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  • Alexandra Rézard

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Alexandra Rézard Technicienne de recherche « Ce qui m’épanouit, c’est de me sentir utile au bien commun. » Alexandra Rézard est technicienne de recherche au laboratoire M2iSH (Microbes Intestin Inflammation et Susceptibilité de l’Hôte, UMR 1071, Inserm/UCA) à l’Université Clermont Auvergne. Tombée amoureuse des sciences du vivant, elle met ses compétences au service des chercheurs et chercheuses pour mieux comprendre le rôle des bactéries dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Alexandra Rézard se souvient encore du jour où le monde du vivant s’est ouvert à elle. Il avait la forme d’un squelette anatomique et était peuplé de curieux noms latins : radius, cubitus… Elle est en CE1 et déjà très décidée : elle met le cap sur les sciences de la vie. En troisième, après un stage à Maisons‑Alfort, elle se voit déjà vétérinaire. Finalement, elle travaillera bien aux côtés des animaux, mais en tant qu’animalière de laboratoire. Elle veillera au confort des animaux élevés en laboratoire, à leurs conditions d’hébergement et aux soins qui leur sont prodigués. L’occasion de découvrir un autre monde tout aussi fascinant, celui de la recherche. Pendant quinze ans, elle assiste des équipes de biologistes, à l’hôpital Necker à Paris puis à Clermont-Ferrand. Elle travaille dans des domaines aussi variés que l’immunologie, le diabète et ce qui est, depuis 2018, sa nouvelle passion : le microbiote intestinal. Déjà concernée par les facéties de ses propres intestins, Alexandra Rézard a la fabuleuse opportunité d’orienter ses missions autour de cet organe sous-estimé au sein du laboratoire M2iSH (UMR 1071, Inserm/UCA). Là, elle apprend avec enthousiasme à connaître les habitants de son « deuxième cerveau », nommé ainsi car un vaste réseau de centaines de millions de neurones s’étend le long du tube digestif. Sa mission est d’apporter un soutien technique aux scientifiques et aux équipes de recherche. Préparation des échantillons, réalisation d’expériences… : sa contribution à la gestion du laboratoire est primordiale. Elle apporte ainsi sa pierre à l’édifice de l’étude de l’interaction entre les bactéries Escherichia coli, – associées aux maladies inflammatoires de l’intestin, notamment la maladie de Crohn – et les cellules de l’intestin. Quand elle évoque son sujet de recherche, Alexandra Rézard est intarissable : « Les bactéries sont des organismes unicellulaires microscopiques, qui font partie des premières formes de vie connues sur Terre, elles sont fascinantes car elles sont partout ! », s’enthousiasme-t-elle. « Sur nous, à l’intérieur de nous, dans notre environnement et surtout, il en existe des “bonnes” et des “mauvaises” et c’est de ce subtil équilibre que dépend notre état de santé général ». Ce que la jeune femme aime par-dessus tout, c’est jouer aux Experts dans le domaine de la biologie moléculaire : comme dans les séries télévisées, ses maîtres-mots sont « extraction d’ADN » et « génotypage par PCR » pour déterminer le profil génétique, non pas des humains, mais des souris ! Quand ses rongeurs sont bien identifiés, elle se préoccupe d’autres organismes bien plus microscopiques mais tout aussi vivants : les bactéries. Son rôle est alors de faire croître et se multiplier ces micro-organismes dans des milieux de culture spécifiques. En parallèle, Alexandra Rézard doit gérer les stocks, commander le matériel et les produits nécessaires à la réalisation de ces activités. Elle doit aussi se préoccuper du respect de l’environnement et de la santé d’autrui dans l’accomplissement de ses missions… sachant que dans un laboratoire, le tri des déchets n’est pas aussi simple qu’à la maison ! Pleine d’énergie, volontiers volubile, elle accompagne aussi les nouveaux membres du personnel et stagiaires dans la découverte du laboratoire de recherche, les forme aux techniques qu’elle maîtrise… « J’aime transmettre. Ce qui m’épanouit, c’est de me sentir utile au bien commun, de participer à mon niveau à la recherche médicale. »

  • Séverine Moune

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Séverine Moune Volcanologue « Le fait d’être une femme n’a jamais été une barrière pour poursuivre mon chemin universitaire et mon parcours professionnel. » Séverine Moune est physicienne adjointe en volcanologie au Laboratoire Magmas et Volcans (UMR 6524, CNRS - UMR 163, IRD/UCA, Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand). Scientifique globe‑trotteuse, elle se passionne pour l’étude des gaz volcaniques. Séverine Moune se souvient comme si c’était hier de ce voyage familial à Yellowstone, aux États-Unis, au cours duquel elle a rencontré sa passion : les sciences de la Terre. Fascinée par les geysers, enivrée par l’odeur des gaz volcaniques, elle découvre des bassins aux mille couleurs et des jets d’eau brûlants expulsés dans les airs jusqu’à 90 mètres de hauteur. Une véritable éruption intérieure pour la jeune femme de dix-huit ans. C’est décidé : elle explorera les volcans. Rien ne prédestinait pourtant cette Ariégeoise, qui a été élevée loin de toute université, à une carrière scientifique ! Après une première année de physique et une licence en sciences de la Terre à Toulouse, l’étudiante décide de suivre son intuition volcanique. Elle quitte la ville rose pour Clermont-Ferrand, direction le Laboratoire Magmas et Volcans (UMR 6524, CNRS - UMR 163, IRD/UCA) pour continuer sa formation. Là, elle s’intéresse au processus de dégazage volcanique, sujet de sa thèse. Ses objets d’étude ? Deux volcans actifs bien différents : l’un explosif, le volcan Hekla en Islande, l’autre au dégazage passif continu, le volcan Masaya au Nicaragua. Puis elle poursuit ses explorations à Hanovre en Allemagne, à l’Institut de Minéralogie, avant d’intégrer définitivement le LMV (UMR 6524, CNRS - UMR 163, IRD/UCA) avec un poste permanent en tant qu’enseignante‑chercheuse. Amérique Centrale, Amérique Latine, Canada, Islande, Petites Antilles, Réunion, Nouvelle‑Zélande… Séverine Moune, aujourd’hui physicienne adjointe en volcanologie, parcourt le monde pour prélever les gaz des volcans et rapporter des échantillons au laboratoire. Étudier ces gaz, du magma profond à la surface, est crucial, car ils contrôlent le style et la force d’une éruption. Ils ont aussi un impact sur la chimie de l’atmosphère, donc sur le climat et sur la santé des populations environnantes. En plus de cela, cette scientifique passionnée a pour mission l’observation et le suivi de l’activité des volcans de France et d’outre-mer, notamment la Soufrière de Guadeloupe. Elle analyse la composition des gaz volcaniques pour détecter de potentiels signes de réactivation ou d’éruption. « J’ai l’impression d’avoir plusieurs métiers en un, c’est très stimulant ! » Physicienne adjointe en volcanologie, enseignante, directrice adjointe de l’Observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe de 2018 à 2021… Et même éditrice ! Cette année, Séverine Moune co-édite en effet une édition spéciale d’un magazine de renommée internationale, « Women in Science : Volcanology », pour montrer tout ce que les femmes apportent à la science. « Parcourir le monde et être scientifique quand on est mère de deux enfants est loin d’être évident tous les jours », concède‑t‑elle. « Mais je suis ravie de montrer que mon métier est compatible avec une vie de famille. Le fait d’être une femme n’a jamais été une barrière pour poursuivre mon chemin universitaire et mon parcours professionnel. »

  • Fanny Petit-Fontyn

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Fanny Petit-Fontyn Technicienne en histologie "Vos tissus me vont comme un gant" Fanny Petit-Fontyn est technicienne en histologie, spécialisée en neuroscience. Elle travaille au CEA, au laboratoire des maladies neurodégénératives (CNRS/CEA/Université Paris-Saclay) spécialisé sur les mécanismes de dégénérescence, l’imagerie cérébrale, et les stratégies thérapeutiques géniques. Dès ses premières années d’études, Fanny Petit-Fontyn veut travailler dans des laboratoires de biologie et ses stages la confortent dans ce choix. Ces expériences lui donnent l’envie de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et les mécanismes qui mènent aux maladies neurodégénératives, pour aider et soigner les patients. Sa discipline de prédilection est l’histologie, discipline très ancienne, qui permet d’étudier la structure des tissus biologiques grâce à des colorations spécifiques ou à des réactions immunohistochimiques ou histoenzymatiques. Pour étudier les tissus, elle réalise des coupes très fines (30-40 µm) grâce à des appareils comme les microtomes et les cryostats. Dessus, elle réalise des marquages permettant de visualiser les interactions entre des antigènes et des anticorps d’intérêts. Avec des microscopes optiques, elle peut observer et analyser différents types cellulaires. Cette technique permet ainsi de détecter les variations des tissus dans des conditions pathologiques. L’équipe de recherche où Fanny Petit-Fontyn travaille, concentre ses travaux sur la maladie d’Alzheimer. Cette maladie est d’abord diagnostiquée par un examen clinique et des tests neuropsychologiques. Cependant le diagnostic définitif nécessite des examens histologiques, car la maladie d’Alzheimer est définie par l’agrégation dans le cerveau de deux protéines anormales (le peptide bêta-amyloïde et la protéine tau). Grâce aux marquages histologiques, elle observe les modifications de ces protéines. Actuellement il n’existe que des traitements symptomatiques de la maladie d’Alzheimer, qui n’apportent qu’un soulagement limité et temporaire des symptômes. L’équipe tente de comprendre l’origine de cette maladie en comparant les analyses histologiques avec de nouveaux marqueurs en imagerie par résonance magnétique (IRM). Cette comparaison leur permet d’évaluer des nouvelles thérapies contre la maladie d’Alzheimer et de tester leur impact sur les lésions histologiques observées par Fanny Petit-Fontyn.

  • Les 40 sœurs d’Hypatie

    Les 40 sœurs d’Hypatie @ Benjamin Rigaud Madame la Maire de Paris annonce l'inscription des noms de 40 femmes scientifiques sur la Tour Eiffel. Madame Anne Hidalgo, la Maire de Paris, a exprimé ce jour sa volonté de réaliser le projet les 40 sœurs d’Hypatie pour la Tour Eiffel. Femmes & Sciences est fière d’avoir porté depuis son origine ce projet initié par Benjamin Rigaud, membre de notre association et de l’association Défi Sorbonne. Cette annonce marque la volonté de la Maire de Paris de continuer à oeuvrer pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines. Le but d’Hypatie est l’inscription des noms de 40 femmes scientifiques au 2ème étage de la Tour Eiffel, en complément des 72 noms d’hommes scientifiques inscrits au 1er étage. Ainsi, nous donnerons une visibilité forte aux femmes scientifiques remarquables qui ont marqué l’histoire des sciences en France mais qui ont été oubliées par la société, victimes de l’effet Matilda. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Jozina De Graaf

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Jozina De Graaf Neuroscientifique « Redonner le pouvoir de tendre la main » Jozina De Graaf est professeure à Aix- Marseille Université et a dirigé jusqu’à récemment une équipe de recherche à l’Institut des sciences du mouvement – Étienne-Jules Marey [1]. Elle occupe aujourd’hui la fonction de vice-doyenne recherche à la Faculté des sciences du sport. « 75 % des patients amputés d’un bras peuvent bouger naturellement leur membre fantôme. Pourtant, ils n’en parlent jamais par peur de passer pour des excentriques ou même des fous ! » s’étonne Jozina De Graaf. Passionnée par la compréhension du fonctionnement du système nerveux, Jozina De Graaf voit depuis quelques années une application concrète au projet de recherche qui la passionne : le développement de prothèses contrôlables de façon naturelle. Le contrôle des prothèses est encore aujourd’hui difficile, non naturel et très limité sur le nombre de mouvements possibles, surtout pour une prothèse de main. Pour contourner ces problèmes, Jozina De Graaf et ses collaborateurs ingénieurs et médecins cliniciens ont imaginé une prothèse « basée fantôme » : les patients ont été invités à exécuter différents mouvements fantômes et les contractions musculaires détectées au niveau du moignon ont été associées à chaque type de mouvement. Dès que le type de mouvement est reconnu par la prothèse, celle-ci le reproduit. Ceci rend le contrôle de prothèse naturel, sans aucune intervention chirurgicale ni phase d’apprentissage de la part des patients. « Avec mes collaborateurs, nous avons pour ambition d’augmenter les degrés de liberté de la prothèse tout en gardant un contrôle naturel, et de la proposer à de nombreux patients. » Vous avez peut-être déjà entendu Jozina De Graaf parler du phénomène de « mobilité du membre fantôme » dans des émissions radio ou télé. « Cette diffusion des connaissances est essentielle pour que la société en général soit consciente des avancées dans ce domaine, et pour les patients en particulier qui doivent comprendre que les sensations fantômes ne sont pas seulement synonymes de douleur ». [1] – ISM (Aix-Marseille Université/CNRS)

  • Vendredi 8 mars 2024 : opération coquelicots

    Vendredi 8 mars 2024 : opération coquelicots Cette année soyons, encore une fois, toutes visibles où que nous soyons le 8 mars 2024. F&S réitère l’opération Coquelicots, mise en place par l’association partenaire femmes & mathématiques, pour le 8 mars 2024. La proportion de femmes scientifiques n'augmente pas et nous voyons "rouge" ! À l'intention des femmes scientifiques Soyons toutes visibles le 8 mars 2024 depuis le ciel ! Portons du rouge et formons un immense champ de coquelicots partout dans le monde. On dit que les femmes sont en train de déserter la science, qu'elles ne s'inscrivent pas dans les filières du numérique, qu'elles se dirigent vers des domaines où la science n'est pas présente... Certes les femmes scientifiques ne sont pas assez nombreuses, pas assez visibles. Et pourtant les femmes scientifiques existent ! Pour le montrer de façon rapide et concise, portons du rouge le 8 mars 2024. Ces points rouges seront comme des coquelicots qui constellent une prairie, symbolisant la présence et l'ancrage des femmes dans les champs de la science. Prenons des photos et distribuons-les sur les réseaux sociaux. https://femmes-et-maths.fr/vendredi-8-mars-2024-operation-coquelicots/ < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Anne Jacquemet-Gauché

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Anne Jacquemet-Gauché Professeure de droit public « La connaissance et la conscience des différences évitent les incompréhensions. » Anne Jacquemet-Gauché est professeure de droit public à l’Université Clermont Auvergne, au sein du Centre Michel de l’Hospital (UR 4232, UCA), et membre junior de l’Institut Universitaire de France. Ses recherches portent notamment sur les droits administratifs français et allemand, et plus précisément sur les différences de culture juridique entre les deux États. Sensible aux questions d’égalité, elle tient aussi fermement au respect de la diversité et de la liberté de chacun s’agissant de ses choix de vie. La professeure aime les paradoxes : si, dans sa vie, il faut que ça file « droit », elle apprécie surtout les petits et les grands écarts. Elle chérit la liberté que lui offre son métier, celle de pouvoir faire de temps en temps un pas de côté (au moins dans ses rêves), aller au musée ou partir en randonnée. Mais le plus souvent c’est au pas de course qu’elle va récupérer, au moment du goûter, ses trois mouflets affamés, avant de retourner travailler toute la soirée. Dans ses recherches aussi, elle cultive cette variété et alterne volontiers entre deux champs de prédilection : le droit de la responsabilité administrative et le droit comparé. Actuellement, elle s’intéresse aux différences culturelles et aux questions d’identité. Loin des théories du genre, c’est plus concrètement vers l’Allemagne qu’elle se tourne et plus précisément vers le droit administratif. « La connaissance et la conscience des différences évitent les incompréhensions et contribuent à poser les bases d’une entente fructueuse entre les peuples », pense-t-elle, « en particulier avec ces cousins germains si proches et pourtant si lointains ». Elle s’attelle à mettre en lumière les spécificités institutionnelles, historiques et sociales qui irriguent les deux systèmes juridiques et donnent à chacun d’eux une physionomie propre. L’occasion lui est parfois offerte de s’évader pour des colloques et pour des séjours de recherche à l’étranger. Ces invitations au voyage sont toujours de belles découvertes, à la fois scientifiques et humaines. Elle s’y rend avec joie et en toute sérénité, son époux étant là pour prendre le relais. Anne Jacquemet-Gauché salue l’engagement de celles et ceux qui œuvrent à la promotion de l’égalité. Elle-même a disposé de modèles inspirants et inspirés de femmes à l’université – en premier lieu sa directrice de thèse – qui assumaient leur féminité, voire leur maternité, sans hésiter. Ses collègues, y compris masculins, l’ont sans cesse encouragée et savent la motiver, surtout lorsqu’elle doute ou fatigue. Ensemble, ils apprécient de pouvoir régulièrement deviser, toujours avec humour, à propos des difficultés passagères rencontrées ou des obstacles à surmonter : « Corriger les copies d’examen à la maternité ? Naturellement ! ». Elle aime transmettre et partager, après avoir tant reçu. Sportive, ses premières expériences en tant qu’enseignante ont eu lieu sur des skis, puis sur une planche à voile. Et si c’est désormais dans un amphithéâtre qu’elle s’épanouit, c’est toujours avec cette même volonté. Elle croit au collectif, dans un domaine où les recherches sont plus solidaires que solitaires et où la vie de laboratoire est parfois virtuelle. Elle soutient à son tour les jeunes femmes (étudiantes, doctorantes, collègues), afin qu’elles apprennent à poser leurs choix de vie sans se les voir imposer : avoir des enfants ou non ; s’investir et progresser dans leur carrière à leur rythme, sans s’épuiser ; décliner certaines sollicitations sans crainte des conséquences. En bref, que chacune soit libre de ses décisions eXXistenti‑Elles.

  • Journée Mat&Prim à l'École Anatole France - Toulouse

    Journée Mat&Prim à l'École Anatole France - Toulouse © Julie Batut Faire découvrir les métiers scientifiques et montrer que la Science c’est pour tout le monde les filles & les garçons avec des ateliers interactifs et des femmes scientifiques. Une intervention scientifique d'une journée dans une école primaire avec la rencontre de 196 élèves du CP au CM1. Les scientifiques animent des ateliers pour montrer leur objet d'étude: - Mr&Mme pipi (découverte du rein) - La mouche on l'étudie - Algorithme, code, jeu - Les bactéries qui nous veulent du bien - Les femmes scientifiques - Vidéo (Stéréotypes et embryons) Les ateliers durent 20 min et les intervenantes échangent avec les élèves et toute l'équipe enseignante pour les impliquer et leur montrer que les métiers scientifiques et techniques sont accessibles à toutes et tous. Cette journée permet de sensibiliser à l’égalité Fille-Garçon (stéréotype et dessins d’une personne scientifique). < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • "Sciences, un métier de femmes !" : 3ème édition à Orléans

    "Sciences, un métier de femmes !" : 3ème édition à Orléans @Anais Groisy 150 lycéennes de la Région Centre-Val de Loire rencontrent plus de 25 marraines de laboratoires privés et publics, marraine d’honneur Pascale Senellart-Mardon. Il s’agit d’un projet à destination de lycéennes pour les inciter à poursuivre leur carrière vers des métiers scientifiques. Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de cette journée "Sciences, un métier de femmes !". Des lycéennes venues des 6 départements de la Région Centre-Val de Loire y participeront. Comme chaque année, nous aurons la chance d’accueillir plus de 25 marraines dont notre marraine d’honneur Pascale Senellart-Mardon, directrice de recherche au CNRS, académicienne et co-fondatrice de Quandela. Les lycéennes pourront aussi échanger avec nos deux séminaristes Isabelle Vauglin, astrophysicienne, vice-présidente de Femmes & Sciences et Axelle Vanhaecke, sociologue au CNES, qui va nous parler de la place des femmes dans le spatial. Quel beau programme ! < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Céline Chevalier

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Céline Chevalier Ingénieure de recherche en nanotechnologies "Une vie sur le nanofil" Céline Chevalier est ingénieure de recherche CNRS à l’Institut des nanotechnologies de Lyon (INL, ECL / INSA Lyon / CPE / Lyon1 / CNRS). Après un DUT Génie électrique et Informatique industrielle à Montluçon, suivi d’une licence et d’une maîtrise Électronique, Électrotechnique et Automatisme à l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, elle intègre un DEA orienté vers les microtechnologies qui deviennent dès lors son sujet de prédilection. Major de sa promo, elle obtient une bourse et initie une thèse en co-tutelle entre Grenoble et le Japon sur les diodes électroluminescentes en diamant et décide de poursuivre en post-doctorat son travail sur les LED. Motivée avant tout par la recherche, et après un intermède dans le privé, elle intègre l’INL où elle exerce un métier « applicatif ». Nano-technologies, micro-technologies ? C'est à l’université que que Céline Chevalier s'est décidée. Élevée et grandie dans un milieu familial sans professeurs ni docteurs « j'étais plutôt scientifique que littéraire, ça marchait bien et au collège j'aimais bien les cours de technologie. J'ai poursuivi sur cette voie. » Céline Chevalier explore désormais diverses thématiques. L’une d’elles porte sur la structuration de la matière à l'échelle nanométrique pour des applications à des cellules photovoltaïques polychromiques. Les dimensions de la structuration font varier la coloration des échantillons, permettant ainsi d’obtenir toute une gamme de couleurs. Appliquées à l’arrière des cellules photovoltaïques, ces couleurs rendent les panneaux plus esthétiques lorsqu’ils doivent être intégrés, par exemple, à l’habitat. Ils pourraient notamment être utilisés pour les panneaux publicitaires. Céline Chevalier développe également une activité relative aux matériaux pour le photovoltaïque. Elle travaille pour cela à l'élaboration de cellules en couches minces de silicium – matériau usuellement utilisé dans ce domaine – ainsi qu'avec d'autres matériaux plus « exotiques » tels que les pérovskites (un cristal sensible à la lumière qui pourrait révolutionner l'énergie solaire) ou les cellules dites « tandem » qui combinent cellules photovoltaïques en nanofils et cellules de silicium. Le grand intérêt des nanofils est leur capacité à collecter dix fois plus d'énergie lumineuse qu'une cellule conventionnelle du fait de leur diamètre plus petit ou comparable aux longueurs d'onde de la lumière visible. Ingénieure de recherche, et ensuite ? Les postes à responsabilités sont-ils réservés aux hommes ? Céline Chevalier préfère voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide et espère que davantage de femmes accèderont à ces postes. Très investie dans son travail, concilier sa vie professionnelle et sa vie en tant que femme et mère est au quotidien une véritable course contre la montre. « Mais je suppose que les femmes scientifiques d’il y a vingt ans avaient le même rythme que celles d'aujourd'hui. » Son domaine, en quelques mots : Le travail de la matière à l’échelle nanométrique – Les produits innovants du futur (les cellules solaires photovoltaïques, les capteurs photoniques, les LEDs, etc.) font tous appel à des structures périodiques dans deux directions pour obtenir des fonctionnalités complexes. L’intégration de ces micro-nanostructures constitue un des leviers majeurs pour développer de nouveaux composants optoélectroniques et photoniques. Céline Chevalier travaille à l’élaboration de ces structures diffractives afin de contrôler les propriétés de ces composants clés. Pour cela, elle développe des moyens de micro-nanotechnologies en salle blanche, telles que la lithographie électronique, interférentielle laser et par nano-impression.

  • Tables Rondes des 140 ans de l'ESPCI Paris PSL

    Tables Rondes des 140 ans de l'ESPCI Paris PSL 17 mars 2023 Caserne Napoléon, rue de Rivoli, Paris 4ème Enregistrement des Tables Rondes Rôle des Femmes en Sciences (ESPCI) Le 17 mars dernier, F&S avait le plaisir d'organiser en partenariat avec ESPCI Alumni, le Fonds ESPCI et la ville de Paris une table ronde autour du rôle des Femmes en Science. Cet évènement faisait écho à l'exposition "Femmes de Sciences" qui met en lumière des profils d'ingénieures de l'ESPCI, aujourd'hui en poste dans la recherche académique, l'industrie ou encore le conseil et la propriété intellectuelle. Vous retrouverez DEPUBLIE NA < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Nadia Hasnaoui

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Nadia Hasnaoui Ingénieure, responsable technique "La clef des champs éléctro-magnétiques" Nadia Hasnaoui est ingénieure, responsable technique au CERDA – un laboratoire d’essais sur appareillage haute tension – chez General Electric à Villeurbanne. Après un bac S, elle intègre l'INSA et obtient un diplôme d’ingénieur en génie mécanique et conception. Douée pour les sciences et particulièrement intéressée par la mécanique, c’est un peu par provocation que Nadia Hasnaoui s'est orientée vers le génie mécanique et la conception. Elle est aujourd’hui responsable technique et qualité d'un laboratoire d'essais spécialisé dans l'appareillage haute tension. Avant d’accéder à ce poste, Nadia Hasnaoui a été, ingénieure calcul puis cheffe de projet technique. Son travail consistait à réaliser des calculs de simulation multi-physique (électrique, mécanique, magnétique) préalables à toute conception de nouveaux appareils de type disjoncteur haute tension. Nadia Hasnaoui évolue dans un univers où sont abordés des sujets riches et variés : du domaine des matériaux à celui de l’électro-magnétique, en passant par la mécanique des solides et des fluides, tout l’intéresse. « C’est stimulant intellectuellement. On a tendance à croire qu'une fille a une prédisposition pour certains domaines, ce sont des préjugés. L’important est de ne pas se mettre soi-même des barrières. » Investie et passionnée par son métier de conception sous haute et très haute tension, 145 000, 250 000, voire 800 000 volts, l'ingénieure s'enflamme : « Le dimensionnement de nos appareils passe par la simulation numérique des solutions déterminées lors des brainstormings en équipe. On retient quelques idées avant le prototypage en l'atelier, puis viennent les essais de puissance pour investigation et pour finir les validations. » Ce processus peut prendre de un à trois ans pour un unique projet. « On ne s’ennuie jamais. C’est de la recherche appliquée, il y a un client, un marché, un budget, des contraintes et à terme, une production en série. Les produits que l’on conçoit sont assez complexes et de taille importante, ce qui permet de toucher à tout et d’apprendre à partir de différentes disciplines. » Quel est l’aspect le plus enrichissant du métier d’ingénieure ? « L'interaction avec le monde de l'atelier, riche en enseignements. Les ouvriers ont une grande expertise en appréhension de conceptions nouvelles et innovantes, en assemblage et en résolution de problèmes pratiques. » « Et si j’avais un conseil à donner aux jeunes lycéennes et étudiantes, je leur dirais d’être curieuses, de suivre leurs aspirations. Le monde d’aujourd’hui est plein de défis et nous avons besoin de tout le monde, dans tous les domaines. » Son domaine, en quelques mots : La principale préoccupation des services publics est d’assurer la fiabilité, l’efficacité et la sécurité du réseau électrique. Pour y parvenir, des sous-stations complexes de composants électriques haute tension sont installées sur tout le réseau. Ces sous-stations ont pour fonction de distribuer l’énergie, protéger le réseau – qui est soumis à des charges de plus en plus importantes – et absorber des contraintes plus élevées que celles prévues à l'origine. Le laboratoire d'essais CERDA permet aux fabricants et aux exploitants du réseau final, comme RTE, de tester leurs équipements grâce à une expertise approfondie du domaine et à des installations d'essai dimensionnées en conséquence. Les résultats d’essai permettent de développer et d’améliorer les appareillages haute tension et certifier leurs capacités avant introduction sur le marché. Le rôle du service technique que dirige Nadia Hasnaoui est de préparer et de superviser l’exécution de ces essais de puissance, ainsi que tout un catalogue d’essais hors puissance, sur du matériel haute tension. Son périmètre comprend toutes les étapes qui interviennent depuis l’étude de faisabilité jusqu’à à l’établissement des rapports de conformité en accord avec les normes internationales, en passant par la mise en place de circuits d’essais complexes et le pilotage de protocoles d’essais innovants. Nous travaillons aussi à la résolution de problématiques techniques liées aux circuits, et aux installations et à l’amélioration continue de nos moyens d’essais

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