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610 résultats

  • Rhône-Auvergne | XXelles Clermont | Femmes & Sciences

    Rhône-Auvergne LA SCIENCE TAILLE XXELLES EXPOSITION La Science taille XX elles à Clermont-Ferrand On ne naît pas scientifique, on le devient. Il est temps de dépasser les préjugés et les stéréotypes : non, les compétences scientifiques ne sont pas innées et propres à la gent masculine, la science s’écrit aussi au féminin ! Le projet La Science taille XX Elles vise à promouvoir et à mettre en lumière les femmes en sciences, à contrer les stéréotypes encore en vigueur et à donner des modèles. Initié en 2018, à Toulouse, par l’association Femmes & Sciences et le CNRS, le projet a été décliné dans plusieurs régions de France : en 2019, à Lyon ; en 2020, en Ile-de-France et en 2021, à Grenoble. Aujourd’hui, ce sont les scientifiques auvergnates, appelées « Ambassadrices », que nous souhaitons mettre en lumière, en présentant vingt portraits de femmes aux profils variés qui reflètent la diversité des métiers scientifiques. Elles sont enseignante-chercheuse en génie mécanique, professeure de droit public, technicienne de recherche, physicochimiste, pédologue, géographe, microbiologiste, chimiste de l’atmosphère, automaticienne, enseignantes-chercheuses en littératures et recherche-création, ingénieure en électronique, doctorantes en informatique, volcanologue, postdoctorante en psychologie sociale… Elles travaillent dans des laboratoires clermontois, des sites universitaires territoriaux (Le Puy-en-Velay, Moulins, Montluçon, Aurillac, Vichy) ou dans le secteur privé. Surtout, elles montrent que la science n’a pas de genre. Ce projet témoigne de notre volonté conjointe, Femmes & Sciences, CNRS et Université Clermont Auvergne, d’œuvrer à rétablir la place des femmes dans les sciences, à leur donner la visibilité qu’elles devraient avoir et à encourager les générations futures, notamment les jeunes filles, à s’engager dans des carrières scientifiques. RENCONTRES SCOLAIRES EXPOS

  • PACA | XXelles Marseille | Femmes & Sciences

    PACA LA SCIENCE TAILLE XXELLES EXPOSITION La Science taille XX elles à Marseille L’association Femmes & Sciences et la délégation Provence et Corse du CNRS sont heureuses de vous présenter la 5ème édition de « La Science taille XX elles ». Au fil des portraits, vous allez découvrir un monde scientifique où 16 femmes de Provence qui, avec leurs passions, leur détermination et leur excellence, repoussent les frontières de la connaissance et nous démontrent que la science n’a pas de genre. « La Science taille XX elles » est une exposition photographique qui s’attaque résolument aux stéréotypes qui depuis trop longtemps ont limité le champ des possibles dans le monde scientifique. Dans une société qui a souvent étouffé leurs voix, ces femmes audacieuses ont relevé le défi pour nous rappeler que l’excellence ne connaît pas de genre. Elles nous incitent à une réflexion profonde sur les raisons pour lesquelles les femmes scientifiques ont longtemps été invisibilisées, pour enfin rendre à Cléopâtre ce qui appartient à Cléopâtre. À travers des photographies à la fois saisissantes et artistiques, « La Science taille XX elles » investit la rue pour inviter à des discussions cruciales sur l’équité dans le monde de la recherche et au-delà. Chaque portrait est une fenêtre ouverte sur le monde intérieur de scientifiques déterminées, dévouées à la quête de connaissance et de découverte. Ce livret illustre que la science est une aven- ture humaine, façonnée par des individus aux parcours uniques et met en lumière le courage des femmes scientifiques qui ont dû lutter contre des barrières invisibles pour marquer leur empreinte dans des domaines caractérisés par une hégémonie masculine. SCOLAIRES

  • La science taille XX elles | Femmes & Sciences

    EXPOSITION La Science taille XX elles plus qu’une exposition À l’occasion du congrès ESOF (European Open Science Forum) organisé à Toulouse en 2018, le groupe toulousain de Femmes & Sciences a développé, conjointement avec la délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS, le projet La Science taille XX elles. Ce projet avait pour objectif de mettre en lumière des femmes scientifiques qui font la science d’aujourd’hui et celles du passé, souvent remarquables mais toujours méconnues. Ainsi, un parcours a été réalisé au cœur de Toulouse à la recherche de savantes dont les noms mériteraient de figurer sur les plaques de rues et douze femmes scientifiques contemporaines exerçant dans des disciplines variées ont été photographiées. Leurs photos ont constitué une exposition qui a été installée dans les vitrines des Galeries Lafayette puis dans différents sites toulousains. Depuis, la partie exposition du concept a été déclinée dans plusieurs régions de France : en Ile de France en 2019, à Lyon en 2020, à Grenoble en 2021, et à Clermont-Ferrand et Marseille en 2023. Tous les portraits ont été réalisés par le photographe Vincent Moncorgé , ce qui en assure l’harmonie esthétique. Pour enrichir ces expositions, un catalogue présentant les ambassadrices, leur parcours et leur métier a été édité pour chaque région. Vous pouvez découvrir les ambassadrices des expositions grâce aux catalogues et aux pages des régions concernées : - La Science taille XX elles de Toulouse et son catalogue - La Science taille XX elles en Ile-de-France et ses catologues ( édition 2019 , édition 2025 ) - La Science taille XX elles de Lyon et son catalogue - La Science taille XX elles à Grenoble et son catalogue - La Science taille XX elles à Clermont-Ferrand et son catalogue - La Science taille XX elles à Marseille et son catalogue

  • Rhône-Auvergne | XXelles Lyon | Femmes & Sciences

    Rhône-Auvergne LA SCIENCE TAILLE XXELLES La Science taille XX elles à Lyon Suite au projet initié en 2018 à Toulouse par l’association, le groupe lyonnais de Femmes & Sciences, la délégation Rhône Auvergne du CNRS et l’École Normale Supérieure de Lyon ont décliné le concept La Science taille XX Elles dans la région lyonnaise pour mettre en lumière les femmes scientifiques d'aujourd'hui et contrer les idées reçues sur la place des femmes en sciences. Vingt femmes scientifiques, travaillant dans tous les domaines, ont été photographiées par Vincent Moncorgé. Elles sont techniciennes, chercheures, étudiantes, ingénieures,... et leurs profils variés reflètent la diversité des métiers scientifiques. L'exposition a été installée sur le parvis du Musée des Confluences pour la Fête de la Sciences 2019 et sera exposée à la fondation Bullukian pour celle de 2020 pour le projet “Sciences au féminin pour le monde de demain”. Elle est empruntable par les établissements scolaires et les lieux de culture. Des rencontres avec les ambassadrices sont proposées aux scolaires et au public à cette occasion. Contact : Isabelle Vauglin RENCONTRES SCOLAIRES EXPOS

  • Occitanie Ouest | XXelles | Femmes & Sciences

    Occitanie Ouest LA SCIENCE TAILLE XXELLES EXPOSITION La Science taille XX elles : plus qu’une exposition À l’occasion du congrès ESOF (European Open Science Forum) organisé à Toulouse en 2018, le groupe toulousain de l’association a développé, conjointement avec la Délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS, le projet La Science Taille XX Elles. Dans ce cadre, 12 femmes scientifiques toulousaines de 10 établissements différents ont été photographiées par Vincent Moncorgé , et les photos exposées dans différents sites toulousains. Un catalogue comportant photos et textes sur les métiers et les disciplines des femmes photographiées accompagne l'exposition. Le concept comporte aussi la réalisation d’un parcours au cœur de la ville de Toulouse à la recherche de femmes scientifiques dont les noms figurent sur les plaques de rues ou de bâtiments. Depuis, l’exposition est régulièrement empruntée par des structures variées (établissements scolaires et universitaires, maisons de la culture,…) sur demande et gratuitement. Le concept a été décliné dans plusieurs régions de France par le CNRS régional et le groupe local de l'association. Contact F&S Communication CNRS Occitanie Ouest MENTORAT RENCONTRES RESSOURCES SCOLAIRES EXPOS MENDELEIEVA EGALITE ELLES ASSURENT

  • Alpes | XXelles | Femmes & Sciences

    Alpes LA SCIENCE TAILLE XXELLES EXPOSITION La Science taille XX elles à Grenoble Un consortium composé de Femmes & Sciences, du CNRS-Alpes, de l'Université Grenoble-Alpes, de Inria et de l'association Parité Science a décliné le concept La Science taille XX Elles dans la région grenobloise pour mettre en lumière les femmes scientifiques d'aujourd'hui et contrer les idées reçues sur la place des femmes en sciences. Vingt et une femmes scientifiques, travaillant dans tous les domaines, ont été photographiées par Vincent Moncorgé. Elles sont techniciennes, chercheures, doctorantes, ingénieures,... et leurs profils variés reflètent la diversité des métiers scientifiques. L'inauguration de l'exposition a eu lieu au jardin de ville de Grenoble le samedi 20 novembre 2021. L'année 2022 verra son déploiement dans les établissements scolaires avec une priorité donnée aux dix établissements bénéficiant du projet "Les cordées de la réussite" et des lieux grand public, ainsi que sur les campus de recherche et d'enseignement des plateaux grenoblois et valencéens. En mars 2022, l'exposition grenobloise sera au coeur de la semaine de l'égalité femmes-hommes. EXPOS JEUX RESSOURCES SCOLAIRES

  • Île-de-France | XXelles | Femmes & Sciences

    Île-de-France LA SCIENCE TAILLE XXELLES La Science taille XX elles en Ile-de-France Avec trois délégations du CNRS IDF (Meudon, Gif-sur-Yvette et Paris Michel Ange), le groupe Île-de-France a décliné l'exposition La Science taille XX elles conçue et réalisée initialement à Toulouse. L'objectif de valoriser le parcours et les métiers de femmes scientifiques s’est concrétisé par 16 portraits constituant la version francilienne de l'exposition et l'édition du catalogue, Elle a été présentée à la Cité des Sciences à Paris, complétée par une rencontre avec des scolaires, une conférences où intervenaient les ambassadrices, et une table ronde avec la députée Céline Calvez. Les 16 portraits ont également été exposés sur le campus CNRS de Gif-sur-Yvette, à Meudon et au siège de l'organisme à Paris. Contact MENTORAT SCOLAIRES

  • Soizic Terrien

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Soizic Terrien Acousticienne Je mets le son en équations Soizic Terrien est acousticienne au Laboratoire d’acoustique de l’Université du Mans [1]. Elle s’intéresse aux systèmes complexes qui produisent des sons par friction, comme les instruments à cordes ou à vent, et cherche à comprendre et prévoir leurs vibrations grâce à des expériences et des modèles mathématiques. Soizic Terrien a grandi et suivi toute sa scolarité à Cholet, en Maine-et-Loire. Elle se passionne alors autant pour les sciences que pour la musique, qu’elle pratique assidûment à travers la flûte et le violon. Après un bac scientifique, elle s’oriente vers une licence de physique à l’université de Nantes. C’est là qu’elle découvre l’acoustique, la science du son, et surtout une manière évidente de faire dialoguer ses deux centres d’intérêt. À la fin de sa thèse, menée au Laboratoire de mécanique et d’acoustique de Marseille [2], Soizic Terrien part quatre ans en Nouvelle-Zélande avant de rentrer en France en 2018. Elle rejoint, en 2021, le Laboratoire d’acoustique de l’Université du Mans, où elle poursuit aujourd’hui ses travaux à l’interface entre mathématiques appliquées et acoustique. Ses recherches portent sur des phénomènes dits auto-oscillants, omniprésents dans la nature et dans le corps humain. Le crissement d’un système de freinage, un doigt mouillé sur un verre ou encore la production de la voix humaine relèvent de ces mécanismes. “Je cherche à comprendre pourquoi ces phénomènes, soumis à une source d’énergie continue, produisent des sons si variés, et pourquoi de très faibles changements de paramètres peuvent entraîner de grandes différences sonores ”. Pour cela, elle modélise ces phénomènes à l’aide d’équations mathématiques “afin de déterminer quels sont les ingrédients minimaux pour produire un son. ” Pour un violon, l’ingrédient essentiel est le frottement : l’archet adhère à la corde, puis glisse, générant des variations brutales à l’origine du son. Soizic Terrien combine ainsi outils mathématiques, simulations numériques et expérimentations afin de cartographier les régimes sonores possibles. Les méthodes qu’elle développe pourraient, à terme, ouvrir de nouveaux champs d’application, notamment pour mieux comprendre des systèmes complexes présentant des transitions ou des basculements de régime, comme en climatologie. [1] CNRS / Le Mans Université [2] CNRS/Aix-Marseille Université/Centrale méditerranée

  • Carole Saout-Grit

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Carole Saout-Grit Océanographe physicienne Je mets en lumière les sciences de la mer Océanographe et physicienne, Carole Saout-Grit est fondatrice et dirigeante du bureau d’études Glazeo. Elle a également créé le média numérique Océans Connectés avec le souhait de contribuer à développer la curiosité pour les sciences et pour l’océan, afin que chacune et chacun puissent agir pour le protéger. Née dans le Morbihan, Carole Saout-Grit grandit « au bord du golfe », les pieds dans l’eau. Très vite, elle choisit de s’orienter vers les sciences. Après un bac scientifique, deux années de classes préparatoires puis une licence et une maîtrise de physique générale, c’est au cours d’un stage de fin d’études consacré à la mécanique des fluides et à la turbulence dans l’eau qu’elle découvre l’océanographie physique. Elle intègre alors un master à Brest, où elle comprend qu’elle peut étudier l’océan avec ses outils de physicienne. Elle choisit toutefois de ne pas poursuivre en thèse, souhaitant travailler au plus proche des applications concrètes de l’océanographie physique. Elle s’oriente vers un rôle de soutien à la recherche, notamment à l’Ifremer où elle travaille sur les données issues des premiers flotteurs Argo, un réseau mondial d'instruments sous-marins fournissant des mesures en temps réel par satellites. Son expertise porte alors sur l’analyse des paramètres physiques de l’océan, comme la température, la salinité, ou la pression, et sur la qualité et l’exploitation de ces données, essentielles pour comprendre la dynamique océanique. Lorsque sa vie personnelle la conduit à quitter Brest pour Nantes, où l’océanographie physique y est peu représentée, elle prend un tournant professionnel. Face au doute (changer de métier ou persévérer), elle fait le choix de l’indépendance et crée son bureau d’études Glazeo, pour continuer à mettre ses compétences au service des équipes scientifiques. “Aujourd’hui, je traite, contrôle et valorise des données collectées en mer ”, contribuant ainsi à des travaux publiés à l’échelle internationale. De cette trajectoire naît aussi Océans Connectés , un média dédié à la diffusion de la culture (et des coulisses) des sciences de la mer. Articles, portraits, grands formats : Carole Saout-Grit, qui a le goût du partage et de la transmission, y défend une science ouverte et incarnée. “Encore minoritaires dans les sciences de la mer, les femmes y ont pourtant toute leur place ”. Elle plaide pour une diversité de parcours, de voix et de regards, convaincue que la science a besoin de cette pluralité pour mieux comprendre et protéger l’océan.

  • Elissa El Rassy

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Elissa El Rassy Enseignante-chercheuse en thermique énergétique De la transition naît l'énergie verte, de la transmission naît le futur Elissa El Rassy est enseignante-chercheuse en thermique et énergétique à Nantes Université, au Laboratoire de thermique et énergie de Nantes (LTEN) [1]. Elle développe des solutions capables de convertir l’électricité renouvelable intermittente en chaleur et de la stocker à travers des matériaux innovants. Poussée par sa famille, Elissa El Rassy a d’abord choisi la médecine, au Liban. “J’adorais les maths, la chimie et la physique mais pas du tout la biologie ! ” regretterait-elle presque. Elle se réoriente en science de l’ingénieur puis enchaîne avec un master en génie chimique… spécialité pétrochimie. Mais très vite, elle s’interroge : « comment remplacer le pétrole ? ». Arrivée en France en 2016, elle poursuit une thèse à l’École nationale supérieure de mécanique et d’aérotechnique (ENSMA) de Poitiers sur la modélisation et la caractérisation thermophysique de matériaux complexes pour l’aéronautique. Elle se tourne ensuite vers la thermique énergétique, domaine qu’elle juge plus concret et surtout plus en prise avec l’urgence climatique. Elle se consacre alors à des questions telles que : comment la chaleur peut être produite, transmise et stockée, en s'appuyant sur son expertise antérieure dans le domaine des matériaux complexes. Depuis 2020, au département Métiers de la transition et de l'efficacité énergétiques (MT2E) de l’IUT de Nantes, elle enseigne les fondamentaux, de la thermodynamique à l’instrumentation. En parallèle, elle mène des projets de recherche sur le stockage thermique de l’électricité intermittente au LTEN à Polytech Nantes. Elle s’appuie notamment sur certains matériaux capables de stocker et de restituer de grandes quantités d’énergie thermique lors d’un changement d’état réversible, par exemple de l’état solide à l’état liquide. Les matériaux composites sont conçus à partir de sous-produits industriels [2] pour améliorer les performances de ces processus. Ils agissent comme des « réservoirs » thermiques ; ils offrent également des perspectives de valorisation des déchets industriels. « Enfin, je vois directement l’intérêt de mes travaux » se réjouit-elle. Elissa El Rassy participe aujourd’hui à plusieurs projets nationaux visant à développer des “batteries thermique s” à grande échelle pour les réseaux énergétiques. La recherche, insiste-t-elle, offre un équilibre rare, particulièrement précieux pour les femmes : la liberté de choisir ses sujets, son rythme, et de concilier vie professionnelle et personnelle. Elle s’investit aussi fortement dans l’accompagnement des étudiantes. “Nous avons besoin d’elles pour l’industrie du futur, elles qui peuvent avoir des visions et des approches différentes et qui enrichissent la science. Contribuer à décarboner l’industrie, c’est aussi contribuer à un monde plus juste, plus durable et plus inclusif ”. [1] LTEN, CNRS/Nantes Université [2] Tels des rebuts ou déchets d'usinage, par exemple des limailles d'acier inox et de fer ou des copeaux d'aluminium.

  • Delphine Racaud Terroitin

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Delphine Racaud Terroitin Ingénieure et manager dans l’industrie automobile Prenez le volant ! Delphine Racaud est ingénieure de formation et actuellement manager au Mans au sein du groupe Renault où elle pilote la chaîne logistique - ou supply chain, réseau qui coordonne l’approvisionnement, la production et la livraison de châssis de voiture. Sa mission : garantir la fluidité de la production industrielle, dans un environnement où chaque jour apporte son lot de défis. Delphine Racaud a grandi dans un environnement familial tourné vers l’artisanat. Sa mère, styliste-modéliste en maroquinerie, travaillait à la maison, entourée de machines de confection. Très tôt attirée par le bricolage, les casse-têtes et les puzzles, ellerêvait d’être ingénieure, sans trop savoir ce que cela voulait dire. « Je voulais simplement comprendre comment fonctionnent les choses .” Une seconde générale, qu’elle juge “trop conceptuelle ”, ne lui convient pas. Après un bac technique dans l’industrie du vêtement, elle s’oriente vers un DUT génie mécanique – un choix qu’elle doit défendre face aux réticences de l’IUT dans une filière largement représenté par les hommes. Elle obtient son diplôme haut la main puis décroche ensuite un diplôme d’ingénieur en alternance aux Arts et Métiers, en partenariat avec Renault qu’elle n’a pas quitté depuis. Pour elle, “une vraie opportunité de mettre en pratique ce que l’on apprend à l’école ”. Durant ses dix premières années au sein du groupe Renault, Delphine Racaud évolue dans le service qualité. Elle travaille à l’international, notamment au Japon, en Turquie et en Inde, où elle apprend à s’adapter à des contextes culturels parfois complexes. Ces expériences renforcent sa conviction que les femmes doivent apprendre à “décider et imposer des choix ” dans l’industrie automobile, secteur qu’elle compare à un mécanisme complexe, rythmé par des imprévus quotidiens. Aujourd’hui à la tête du département Supply Chain, qu’elle assimile à “l’huile des engrenages ”, elle jongle entre logistique et stratégie pour maintenir la production. “En logistique, il faut parfois modifier le type de pièces produites en fonction des contraintes comme les stocks ou le transport, tout en garantissant l’activité de l’usine. ” Son parcours, entre qualité, gestion de projets et logistique, lui a permis de développer une vision globale des métiers de l’industrie automobile. Elle souhaite rassurer les jeunes générations : “Il n’y a pas de parcours tout tracé et il est normal de ne pas savoir ce qu’on veut faire à la fin du collège. ” Aux jeunes filles, elle veut adresser un message clair : « votre place est avec nous, venez découvrir l'immense champ des possibles pour les femmes issues d'une filière scientifique ». En parallèle de sa carrière, Delphine Racaud a aussi mené une autre aventure, celle de l’adoption de ses deux enfants en Thaïlande, convaincue qu’il est possible de concilier ambition professionnelle et vie familiale.

  • Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang Mathématiciennes Rejoignez l'équipe : faisons des maths ensemble ! Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang sont doctorantes de l’Université d’Angers au sein du Laboratoire angevin de recherche mathématiques [1]. Mécanique quantique, statistiques des événements extrêmes et géométrie complexe, toutes trois étudient des domaines très différents. Mais elles partagent le même engagement : faire des mathématiques un espace plus ouvert. Au croisement des mathématiques et de la mécanique quantique [2], Marianne Curely s’intéresse à une équation aux dérivées partielles bien spécifique : l’équation de Schrödinger, fondamentale pour décrire le comportement des particules à l’échelle de l’infiniment petit. “Comme ce type d’équations admet rarement des solutions explicites, j’étudie des solutions approchées appelées paquets d’ondes qui permettent de comprendre le mouvement quantique tout en respectant le principe d’incertitude. Ce principe explique qu’on ne peut pas mesurer simultanément et avec une précision parfaite la position et la vitesse”. Autrement dit : plus l’une est connue précisément, plus l’autre devient floue. Après ses classes préparatoires aux grandes écoles à Epinal (88), Marianne Curely poursuit ses études à l’Université Marie-et-Louis-Pasteur à Besançon (25) - licence, magistère, et master - en mathématiques générales et fondamentales. Aujourd’hui, l’enseignement occupe une place essentielle dans son parcours, nourrie par l’influence de plusieurs femmes qui l’ont encouragée et lui ont montré que ces disciplines étaient accessibles aux filles. Elle, qui a toujours aimé les math, fait découvrir aux élèves de licence à l'Université d'Angers des concepts de mathématiques comme le calcul différentiel ou l’analyse numérique. Solune Denis, elle, étudie la théorie des valeurs extrêmes. Elle cherche notamment à modéliser des événements rares comme les crues exceptionnelles, les vagues de chaleur, ou les crashs financiers. “Je m’intéresse à l’estimation de quantités situées tout au bout des distributions de probabilités, là où les données sont peu nombreuses mais les enjeux et les risques majeurs”, particulièrement en assurance. Son parcours est lié au hasard. Attirée par de nombreuses disciplines au lycée à la Réunion, où elle a grandi, passée par une classe préparatoire qui ne lui correspondait pas, elle a longtemps hésité. Elle envisage un temps le journalisme, avant de découvrir en licence que faire des mathématiques, et seulement des mathématiques, c’est cela qui lui convient. Cette trajectoire faite de bifurcations nourrit aujourd’hui un message qu’elle tient à transmettre : “il n’est pas grave de ne pas savoir tout de suite ce que l’on veut faire, ni de se tromper ”. Yuetong Fang travaille en géométrie complexe, une branche des mathématiques qui étudie les variétés complexes, des espaces abstraits dont la sphère est un exemple simple et intuitif. Ses recherches s’appuient sur des équations comme les équations de Monge - Ampère ou les équations hessiennes complexes. « J'analyse les solutions de ces équations pour mieux comprendre ces espaces complexes. J’essaie par exemple de comprendre leur forme et leur courbure, même si on ne peut pas les visualiser directement ». Formée d’abord en Chine, puis arrivée en France pour son master et sa thèse, elle a dû composer avec la barrière de la langue et un environnement où les femmes restaient très minoritaires. Son expérience lui a appris l’importance d’oser : aller parler à un enseignant, poser une question, demander un stage peut suffire à infléchir une trajectoire. “Quand nous sommes ensemble, nous parlons relativement peu de maths, par rapport à d’autres sujets ” s’amuse Yuetong Fang. “Mais c’est rassurant d’être toutes les trois, de se soutenir mutuellement ” ajoute Solune Denis. “Et nous partageons une même conviction : les sciences se construisent aussi par le collectif, la transmission et la diversité des parcours ” insiste Marianne Curely. 1 Larema, CNRS/Université d’Angers 2 La mécanique quantique est une théorie qui décrit les phénomènes physiques dans le monde de l’infiniment petit, à l’échelle des atomes.

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