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586 résultats

  • Île-de-France | Femmes & Sciences

    Île-de-France Contact F&S Île-de-France - Sylvaine Turck-Chièze, Le groupe Ile-de-France (IdF) - 205 adhérent·es en 2020 - s’est élargi au fil du temps avec un renouveau de plus d’une quarantaine d’adhérent·es ces dernières années. Il comprend des hommes et majoritairement des femmes, à la fois des scientifiques d’expérience ayant effectué une carrière réussie, des scientifiques en activité, des étudiant·es ou jeunes embauché·es. La grande diversité de leurs métiers et cultures est précieuse pour les interventions auprès du public ou dans les établissements scolaires. La difficulté pour les rencontres de l’association est la taille géographique de la région et la forte occupation des membres actifs dans de nombreuses tâches organisationnelles au niveau du conseil d’administration de F&S. L’origine des publications et films F&S qui servent la communauté émane souvent de ce groupe et un noyau expérimenté organise, une année sur deux, le colloque F&S et sa publication, le lieu du colloque alternant entre Paris et les autres régions de France. De plus de très nombreux débats et conférences sont organisés en IdF, qui enrichissent et actualisent nos connaissances sur le sujet sur l’égalité. 26 mars 2026 "Chimie au féminin" le 26 mars 2026 Sorbonne Université, Campus Pierre et Marie Curie En savoir plus 13 mars 2026 Femmes en Sciences : Rencontrez des femmes scientifiques inspirantes ! Visioconférence En savoir plus 4 nov. 2025 Rencontre autour du livre “Ménopause (très) précoce” 4 rue Popincourt, 75011 Paris En savoir plus 29 mars 2025 Le premier festival Science inFuze au hangar Y à Meudon (29-31 mars). Hangar Y, Meudon En savoir plus LA SCIENCE TAILLE XXELLES MENTORAT SCOLAIRES ACTUALITÉ Évènements autour du 11 février 2026 en Ile-de-France Chaque année, F&S Ile-de-France répond à de nombreuses sollicitations à cette période, voici quelques unes des activités de 2026 (dont certaines récurrentes). En savoir plus ACTUALITÉ Inauguration de la seconde édition la Science taille XX Elles en IDF F&S et les délégations Paris Centre et Villejuif du CNRS ont dévoilé 20 nouveaux portraits de femmes scientifiques de la Science taille XX Elles en IDF. En savoir plus ACTUALITÉ Des scientifiques travaillant avec F&S honorées En cette fin d'année, en IDF, c'est la saison des prix, et F&S est heureuse que des scientifiques travaillant avec l'association soient honorées. En savoir plus ACTUALITÉ En l'honneur d' Yvonne Choquet-Bruhat et Cécile DeWitt-Morette Une matinée de conférences a eu lieu à l'IHES le 24 Avril 2025 pour inaugurer le pavillon de jardin réalisé en leur honneur et rappeler leurs carrières et leur amitié. En savoir plus

  • Occitanie Ouest | Mendeleieva | Femmes & Sciences

    Occitanie Ouest MENDELEIEVA Mendeleieva : un jeu pour mettre en valeur 125 femmes scientifiques La célébration des 150 ans du tableau périodique des éléments de Mendeleïev en 2019 a été l’occasion de réaliser le jeu Mendeleieva, une production commune des régions Alsace et Occitanie Ouest, qui fait découvrir de manière ludique 135 femmes scientifiques, historiques ou contemporaines, dont les recherches portent sur un ou des élément(s) du tableau périodique. Au-delà des aspects scientifiques abordés, Mendeleieva permet de parler des différents statuts et métiers de la recherche. Depuis son inauguration lors de la Fête de la science, l’association a présenté le jeu dans plusieurs collèges et lycées et au cours d’occasions « grand public » comme lors de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars 2020 et du festival Maths en scène. Contact F&S Mendeleieva en Alsace Notice explicative du jeu Mendeleieva Vidéo explicative du jeu Mendeleieva LA SCIENCE TAILLE XXELLES MENTORAT RENCONTRES SCOLAIRES EXPOS RESSOURCES EGALITE ELLES ASSURENT

  • Vers une féminisation des professions scientifiques et techniques

    Vers une féminisation des professions scientifiques et techniques @ Sylvaine Turck-Chièze Le 8 Mars, au Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, une table ronde sur cet important thème avec trois parties : défis, enjeux et solutions. Après la constation de la difficulté à recruter des femmes scientifiques dans les ministères techniques et l'impact de ce fait sur l'index d'égalité hommes-femmes, la direction des RH de ce ministère a décidé l'organisation de cette table ronde, pilotée par une journaliste du Figaro, Elsa Bembaron. Ont été invitées une professeure en psychologie (Christine Morin-Messabel), la directrice générale déléguée de Voies navigables de France (Anne Debar), une étudiante à l'École des Ponts ParisTech (Aurore Ngau), la directrice générale de l'énergie et du climat (Sophie Mourlon) et Femmes & Sciences. C'est Sylvaine Turck-Chièze qui a répondu présente, intéressée de débattre de ces trois parties, qui représentent tout l'enjeu de l'association Femmes & Sciences. Il y a eu beaucoup de constats partagés et l'étudiante a, par exemple, précisé qu'aux Ponts où les filles sont minoritaires, beaucoup était fait maintenant pour éviter toute dérive, y compris lors des soirées. Pour les solutions, une proposition de F&S a été de se retourner vers l'association et ses organes de mentorat pour augmenter les candidatures féminines. Toute la table ronde: https://dai.ly/k6Vl5OIcwSe6pUAhDz6 < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • F&S à la journée internationale des femmes et filles de science

    F&S à la journée internationale des femmes et filles de science 14 février 2025 F&S PACA va animer une table ronde et des ateliers lors de la journée internationale des femmes et filles de science. 14h-16h: Table ronde destinée aux professionnel-les : femmes et filles en science, comment agir ? Des modèles inspirants, des actions porteuses de réussite, des outils transférables 14h-16h: Ateliers destinés aux jeunes (11-18 ans), animés par Femmes & Sciences, les petits débrouillards et E-mma Questionner les préjugés et explorer les possibles < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Isabelle Guérin-Lassous

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Isabelle Guérin-Lassous Enseignante-chercheuse en informatique "Isabelle, très à cheval sur la fibre" Isabelle Guérin-Lassous est professeure des universités, elle enseigne au département d’informatique de l'Université Claude Bernard Lyon 1 et elle effectue ses recherches au Laboratoire de l'informatique du parallélisme (LIP, ENS de Lyon / Lyon1 / CNRS / INRIA) au sein de l’équipe DANTE Inria. Après une école d'ingénieurs spécialisée en physique nucléaire dans laquelle elle démarre l'apprentissage de l'informatique, elle intègre l'ENS de Cachan, en informatique. Elle présente une thèse orientée programmation parallèle pour finalement travailler dans l'algorithmique pour les réseaux de communication et le Wi-Fi. Le Wi-Fi est partout, sait tout, peut tout. Dans les réseaux véhiculaires par exemple : sur les routes où les voitures communiquent directement entre elles des informations sur les accidents ou sur la météo. Isabelle Guérin-Lassous travaille à la compréhension et à l’amélioration de ces réseaux après avoir mis en évidence des problèmes de performances de la technologie Wi-Fi quand elle était utilisée dans des réseaux multi-sauts (sans infrastructure). L’informatique n’est pas un domaine réservé aux hommes même si les femmes s’orientent plutôt vers les bases de données, dans la représentation des connaissances, à l'interface homme-machine (ou faudrait-il dire femme-machine). Toutefois Isabelle Guérin-Lassous confirme que les hommes demeurent les grands privilégiés des postes de commande. Dans son laboratoire, elle est encore la seule femme de rang A, correspondant aux professeurs des universités et directeurs de recherche. « C'est un peu agaçant, j'avoue. Pourquoi ? J'ai du mal à l'expliquer… » Le laboratoire d’Isabelle Guérin-Lassous compte 60 personnes et seulement 10 % de femmes. Selon elle, cela s’expliquerait par les domaines de recherche particuliers de son laboratoire. Il y a une vraie volonté des établissements à s'engager pour une plus grande mixité des filières de formation à tous les niveaux d'étude, ainsi que dans les postes à responsabilité, l'informatique a besoin et attend de nouvelles candidates. « J'aimerais vraiment que les filles aillent plus vers la science. Il y a une très grande diversité de choses passionnantes à faire. Les sciences façonnent la société. Il est important que les filles participent à ce façonnage. » Son domaine, en quelques mots : Ses recherches portent sur les réseaux de communication sans fil, et plus spécifiquement sur le Wi-Fi. La technologie Wi-Fi connaît de fortes évolutions qui rendent son fonctionnement complexe. Elle cherche à déterminer les performances du Wi-Fi quand il est utilisé dans des contextes variés et actuellement peu courants (par exemple avec des milliers ou millions d’utilisateurs, entre voitures ou entre drones). Cette connaissance permet ensuite de proposer des solutions améliorant ces performances en matière, par exemple, de débit ou de délai et qui fonctionnent pour des contextes mobiles.

  • Les femmes scientifiques sortent de l’ombre

    Les femmes scientifiques sortent de l’ombre 8 mars 2021 9 avril 2021 Occitanie Ouest Le 8 mars et tout au long du mois, des évènements mettent en lumière les femmes scientifiques, leurs métiers, leurs recherches. 8 mars - 14h Table ronde « Vers une égalité Femme/ Homme en IA : outils et dispositifs » Lien vers la table ronde 9 mars – 16h Webinaire « Intelligence artificielle, les femmes aussi » Lien vers l’inscription Du 11 au 14 mars Éditathon sur le thème : « Femmes de l'intelligence artificielle VS femmes géologues » Lien vers l’évènement Du 2 mars au 10 avril La commune de Mondonville accueillera dans sa médiathèque une exposition sur « L’effet Matilda ». Du 1er mars au 2 avril Le siège de la MGEN Haute-Garonne accueillera l’exposition La science taille XX elles . Du 1er au 31 mars À l’initiative de Toulouse métropole, une exposition de 250 portraits nommée Femmes inspirantes, femmes remarquables sera présentée sur des grilles de jardins publics et bâtiments municipaux. Femmes & Sciences est partenaire de ces évènements qui impliquent le Quai des Savoirs, le CNRS Occitanie Ouest, ANITI (Artificial and natural intelligence Toulouse Institute), Aérospace Valley, la Casemate de Grenoble, le Club de la presse Occitanie, Toulouse is AI, l’Université Fédérale de Toulouse, Wikimédia France, Maths en Scène. Des programmes plus détaillés sont disponibles ici et ici . © Sarah Krichen WMFr < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Hélène Mainet

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Hélène Mainet Géographe « Nos choix d’aménagement, nos modes de vie actuels, auront des conséquences sur les générations futures. » Hélène Mainet est géographe, professeure en aménagement de l’espace à l’Université Clermont Auvergne, rattachée au laboratoire Territoires (UMR 1273, AgroParisTech/INRAE/UCA/VetAgro Sup). À travers ses recherches sur les territoires en transitions, elle pense les mondes à venir. Vivre ailleurs, être en transit, Hélène Mainet connaît bien. Elle a eu la chance de vivre une grande partie de son enfance à l’étranger. Cela explique sans doute sa curiosité, son envie de comprendre ce qui se passe, ici et ailleurs. C’est là l’origine de son goût pour la géographie, une discipline qui met en relation les sociétés et leurs espaces. C’est donc tout naturellement qu’elle s’oriente vers cette discipline après une formation scientifique. Les sciences sociales l’attirent et elle a envie de mettre l’humain au cœur de son activité professionnelle. À ses débuts, elle enseigne en collège et lycée en région parisienne, mais garde un pied dans la recherche. Le contact avec le terrain l’attire. À 25 ans, elle s’envole pour l’Afrique du Sud. Nous sommes à la fin des années 1990, au sortir de l’apartheid et en pleine reconstruction démocratique. Dans cette grisante période de transition, Hélène Mainet choisit de réaliser une thèse sur les communautés indiennes dans la métropole de Durban. Dans les quartiers où vivent ces minorités culturelles, les transformations économiques et sociales sont passionnantes à observer. Recrutée trois ans plus tard à l’Université de Clermont-Ferrand comme enseignante-chercheuse, elle y trouve son territoire d’adoption, l’Auvergne. C’est depuis cet ancrage qu’elle continuera à parcourir le monde. Aujourd’hui, la géographe poursuit ses recherches sur les dynamiques des territoires en transitions : écologiques, sociales, économiques, démocratiques et dans des contextes variés (Auvergne, Allemagne, Pologne, Afrique subsaharienne...). Elle s’intéresse particulièrement aux territoires en déclin, en crise, ceux qui sont un peu relégués, voire oubliés. Des espaces qui témoignent d’enjeux complexes et stimulants. Pourquoi les centres de certaines petites villes d’Auvergne se vident-ils de leur population et de leurs commerces ? Pourquoi choisit-on de vivre dans certains lieux plutôt que dans d’autres ? L’aménagement de l’espace est un champ de recherche mais aussi d’action. Avec le « pourquoi », on s’intéresse aussi au « comment » : comment mettre en place des projets d’aménagement qui tiennent compte des enjeux actuels de développement durable ? Comment aider les acteurs d’un territoire – élus, associations, entreprises – dans leurs projets ? « Mes recherches ont des applications concrètes. Il faut être pragmatique et se méfier des solutions toutes faites. Ce qui est valable quelque part ne l’est pas nécessairement ailleurs. » Également enseignante, Hélène Mainet accompagne de nombreuses étudiantes et étudiants de formations professionnelles en licence, master et doctorat. « Finie l’époque où l’on associait la géographie à la liste des départements et capitales ou à de simples localisations sur les cartes ! Cette discipline aide à comprendre le monde, mais aussi ce qui se passe autour de chez nous. » À travers ses cours, les sorties sur le terrain, le suivi des stages et projets collectifs, cette géographe engagée contribue à former les professionnelles et professionnels de l’aménagement de demain aux enjeux actuels et futurs. Avec le changement climatique, les crises énergétiques, les inégalités sociales, les perspectives sont anxiogènes, mais elle reste positive. Sensibiliser les gens, accompagner au changement, ce n’est pas facile mais possible. « Nos choix d’aménagement, nos modes de vie actuels, auront des conséquences sur les générations futures. Le monde dans lequel grandiront mes petits- enfants se pense et se construit aujourd’hui. »

  • Interventions en milieu scolaire durant le mois de l'égalité, Mars 2023

    Interventions en milieu scolaire durant le mois de l'égalité, Mars 2023 8 mars 2023 Interventions en établissement scolaire accueillant l'exposition la Science Taille XXElles durant le mois de Mars 2023 En Mars 2023, le mois de l'égalité, trois interventions en établissement scolaire accueillent l'exposition la Science Taille XXElles. du 6 au 12 mars 2023 - Collège Lionnel Terray à MEYLAN - Évènement témoignages le vendredi 10 mars avec 6 ambassadrices du 24 février au 31 mars - Collège les Rives du Leman à EVIAN - Évènement visio - conférence + témoignages le mardi 28 mars - 3 ambassadrices. du 7 au 24 mars - Lycée Cartan à la Tour du Pin - Évènement témoignages le vendredi 10 mars avec 1 ambassadrice, 3 membres de l'association et 2 doctorantes NA < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Myriam Zerrad

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Myriam Zerrad Photonicienne « Les pieds sur Terre, la tête dans les étoiles » Myriam Zerrad est ingénieure de recherche à Aix-Marseille Université. Cette experte en ingénierie photonique travaille à l’Institut Fresnel1, où elle a créé et dirige l’équipe CONCEPT ainsi que la plateforme technologique DIFFUSIF. Myriam Zerrad étudie la lumière et s’intéresse plus particulièrement aux défis scientifiques et technologiques liés à la diffusion de la lumière, de sa mesure à son contrôle. C’est l’organisation désordonnée à l’échelle nanométrique au sein des matériaux qu’elle traverse qui est responsable de la diffusion de la lumière. C’est cet effet qui nous permet de voir les objets avec nos yeux, et sa compréhension et son contrôle sont des enjeux majeurs pour un large panel d’applications : de l’étude de végétaux pour étudier le stress hydrique, aux milieux biologiques pour cibler des mélanomes, en passant par les cosmétiques et les peintures pour les effets visuels ou encore l’automobile car l’optique sera très présente dans la voiture du futur. Pour cela, Myriam Zerrad travaille avec son équipe au développement d’outils et de concepts innovants qui vont jusqu’à l’optimisation de composants optiques de pointe embarqués sur les satellites ou de détecteurs d’ondes gravitationnelles. Myriam Zerrad travaille en effet depuis une dizaine d’années avec le Centre national des études spatiales (CNES) au développement d’instruments uniques au monde pour mesurer la lumière dite « parasite », générée par les composants optiques embarqués sur les satellites qui prennent des images de la Terre et de l’espace, et qui limitent leurs performances. La lumière est aussi au coeur des détecteurs d’ondes gravitationnelles qui permettent d’observer des événements qui déforment l’espace-temps, tels que la fusion de deux trous noirs. Dans ce domaine également, Myriam Zerrad a été sollicitée pour travailler avec son équipe à la conception des détecteurs en cours de développement en Europe : Virgo (Prix Nobel 2017), LISA et Einstein Telescope (E.T.). Grâce à son expertise, Myriam Zerrad préside aujourd’hui le groupe d’experts internationaux Lumière parasite de l’Agence spatiale européenne (ESA) et de son équivalent américaine (NASA) pour le grand projet LISA. « Cette diversité d’applications est une source de créativité et d’apprentissage infinie pour moi » s’enthousiasme Myriam Zerrad, qui souhaite partager sa passion et rendre les sciences de la lumière accessibles aux plus jeunes. « Je fais partie des femmes qui ont la chance d’avoir une carrière scientifique épanouissante et enrichissante. Je m’aperçois qu’une certaine réussite professionnelle est indissociable d’une grande responsabilité vis-à-vis des générations futures et doit passer par une représentation plus importante des femmes de sciences dans les médias et dans les instances. » 1 – Institut Fresnel (Aix-Marseille Université/Centrale Méditerranée/ CNRS)

  • Carole Freissinet

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Carole Freissinet Astrochimiste "La vie, je la créé sur Terre, je la traque sur Mars" Caroline Freissinet est chargée de recherche CNRS en sciences planétaires et en astrochimie. Elle travaille au laboratoire atmosphères et observations spatiales à Guyancourt (LATMOS – CNRS/Université Versailles Saint-Quentin/ Sorbonne Université). Dès les premiers épisodes de la série télévisée X-files, Caroline Freissinet se fascine pour la recherche de vie extraterrestre. Pourtant, elle ignore encore qu’il existe une branche de la science qui s’y consacre. C’est au cours de ses études universitaires scientifiques à Lyon qu’elle découvre l’exobiologie (ou astrochimie). Après une année de césure en Nouvelle-Zélande, elle réalise sa thèse à l’école Centrale-Paris autour des analyses de détection de molécules organiques sur Mars. Cette thèse sera suivie de six années de postdoctorat au centre NASA Goddard Space Flight Center aux États-Unis, à la suite duquel elle intègre un poste au CNRS en 2016. Caroline Freissinet essaye de comprendre la distribution de la matière organique dans le système solaire et recherche des traces de vie extraterrestre passées ou présentes. Elle participe à l’analyse des données envoyées par des sondes spatiales et à la conception d’instruments pour l’exploration in situ du système solaire. Ce travail est complété par des études de chimie analytique en laboratoire. Elle parcourt aussi le globe terrestre à la recherche de sites analogues à différents corps du système solaire, comme en Arctique pour simuler des conditions martiennes ou via des lacs hypersalins d’Espagne pour simuler les océans internes d’Europa, satellite de Jupiter. Son implication sur de nombreuses missions lui permet de collaborer avec les agences spatiales française (CNES), européenne (ESA) et américaine (NASA), puisqu’elle participe aux résultats du rover martien Curiosity et à la finalisation de la mission ExoMars2020. Elle prend également part à la réalisation de la mission Dragonfly sélectionnée pour explorer Titan en 2034, ainsi qu’à la conception d’instruments pour le futur atterrisseur à la surface d’Europa (Europa Lander). Qu’elle soit à pied ou à ski, Caroline Freissinet apprécie toutes les formes de vie trouvées lors de ses randonnées, et ne perd jamais une occasion de ramener des échantillons uniques de ces lieux reculés pour les analyser en laboratoire !

  • Océane Dubois & Inès Lacôte

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Océane Dubois & Inès Lacôte Spécialistes des interactions humain-machine « Les deux post-doctorantes partagent la même volonté : avoir un impact positif sur la société. » Toutes deux post-doctorantes à l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (ISIR, CNRS/Inserm/ Sorbonne Université), Océane Dubois et Inès Lacôte travaillent sur les interactions entre les humains et les machines. Chacune dans son domaine mais portées par une même envie : que leur recherche soit utile à la société. Comment un être humain et une machine peuvent-ils collaborer pour effectuer une tâche ? À l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique, la question est au cœur des recherches de l’équipe IRIS (Interface et Robotique pour l’Interaction Sensorimotrice), qui réunit des spécialistes de diverses disciplines : robotique, informatique, neuroscience et santé. Parmi ces scientifiques, Inès Lacôte, titulaire d’un master en ingénierie des systèmes avancés et robotique, poursuit les recherches de sa thèse autour du toucher, un sens dont on sous-estime parfois l’importance alors qu’il peut remplacer ou compenser l’absence d’autres sens : les aveugles, par exemple, peuvent lire le braille et se diriger avec une canne blanche grâce au toucher. Psychophysicienne, Inès Lacôte conçoit des expériences pour mieux comprendre comment fonctionne le toucher et comment une personne perçoit les sensations qui y sont liées, afin de rendre de l’autonomie aux personnes atteintes de handicap sensoriel ou moteur. Elle-même mène un projet de GPS tactile : une sorte de poignée qui donne des informations de direction aux personnes malvoyantes ou malentendantes. De son côté, Océane Dubois travaille sur les exosquelettes, ces structures mécaniques aux allures d’armures qui aident non pas à se défendre, mais à bouger plus facilement ou à porter des charges lourdes : des dispositifs particulièrement utiles pour les personnes en situation de handicap ou dans l’industrie. Au départ ingénieure en informatique, la jeune femme a complété sa formation par des études en biomécanique parce qu’elle voulait sortir de la programmation pure et concevoir des systèmes capables d’interagir avec l’humain. Au quotidien, elle collabore avec des médecins et des kinésithérapeutes pour optimiser le contrôle de robots par des personnes en situation de handicap. Engagées dans des domaines de recherche complémentaires, les deux post- doctorantes partagent la même volonté : avoir un impact positif sur la société. Si les enjeux liés au handicap constituent un terrain d’applications privilégié, elles n’en excluent pas d’en explorer d’autres à l’avenir. À condition de rester au service de l’humain.

  • Laëtitia Rapenne

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Laëtitia Rapenne Ingénieure en caractérisation des matériaux "J’ai toujours été attirée par les sciences mais je n’imaginais pas devenir responsable d’un puissant microscope électronique pour regarder les atomes. Je me souviens encore de mon premier contact en travaux pratiques avec un MET devant mon enseignant à l’université sans imaginer que j’en ferais mon métier. L’affiche de l’appel à participation du CNRS à “La Science taille XX elles” a attiré mon regard et m’a donné envie de concourir. Aujourd’hui, je trouve mon métier passionnant et valorisant et j’arrive à le concilier avec ma vie de maman de trois enfants. En relatant mon parcours professionnel, j’espère montrer aux jeunes collégiennes et lycéennes qu’il est possible de se projeter et de s’épanouir dans un univers scientifique très diversifié." Laëtitia Rapenne est ingénieure de recherche CNRS au Laboratoire des matériaux et du génie physique (LMGP - CNRS / Grenoble INP-UGA). Elle travaille dans le domaine de la synthèse de nouveaux matériaux et de leurs caractérisations structurales jusqu’au niveau de l’échelle atomique. Titulaire d’un DESS (équivalent au Master Pro actuel) en techniques d’élaboration et de caractérisation des matériaux, Laëtitia Rapenne se consacre d’abord à l’optimisation de nouveaux matériaux sous forme de couches minces d’oxydes déposées sur différents substrats pour des applications en microélectronique. Grâce à la formation continue du CNRS, elle acquiert ensuite de nouvelles compétences qui lui permettent de prendre la responsabilité du microscope électronique à transmission (MET) dans son laboratoire. Les activités principales de Laëtitia Rapenne concernent la caractérisation structurale de différents types de matériaux pour des applications très variées dans le domaine des énergies renouvelables (cellules solaires), des mémoires résistives et de la santé (matériaux transparents conducteurs, biomatériaux). Afin de réaliser des images à des grandissements supérieurs à un million de ces matériaux grâce au microscope MET, elle doit amincir certains échantillons par polissage mécanique ou par faisceaux d’ions. Ses observations permettent de comprendre et d’optimiser les propriétés physiques, électriques et optoélectroniques des matériaux, en vue d’applications potentielles. Elle travaille en collaboration avec les chercheurs, ingénieurs et techniciens du laboratoire dans le cadre de nombreux projets scientifiques et participe à des congrès nationaux et internationaux.

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