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574 résultats

  • Rhône-Auvergne | XXelles Lyon | Femmes & Sciences

    Rhône-Auvergne LA SCIENCE TAILLE XXELLES La Science taille XX elles à Lyon Suite au projet initié en 2018 à Toulouse par l’association, le groupe lyonnais de Femmes & Sciences, la délégation Rhône Auvergne du CNRS et l’École Normale Supérieure de Lyon ont décliné le concept La Science taille XX Elles dans la région lyonnaise pour mettre en lumière les femmes scientifiques d'aujourd'hui et contrer les idées reçues sur la place des femmes en sciences. Vingt femmes scientifiques, travaillant dans tous les domaines, ont été photographiées par Vincent Moncorgé. Elles sont techniciennes, chercheures, étudiantes, ingénieures,... et leurs profils variés reflètent la diversité des métiers scientifiques. L'exposition a été installée sur le parvis du Musée des Confluences pour la Fête de la Sciences 2019 et sera exposée à la fondation Bullukian pour celle de 2020 pour le projet “Sciences au féminin pour le monde de demain”. Elle est empruntable par les établissements scolaires et les lieux de culture. Des rencontres avec les ambassadrices sont proposées aux scolaires et au public à cette occasion. Contact : Isabelle Vauglin RENCONTRES SCOLAIRES EXPOS

  • La science taille XX elles | Femmes & Sciences

    EXPOSITION La Science taille XX elles plus qu’une exposition À l’occasion du congrès ESOF (European Open Science Forum) organisé à Toulouse en 2018, le groupe toulousain de Femmes & Sciences a développé, conjointement avec la délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS, le projet La Science taille XX elles. Ce projet avait pour objectif de mettre en lumière des femmes scientifiques qui font la science d’aujourd’hui et celles du passé, souvent remarquables mais toujours méconnues. Ainsi, un parcours a été réalisé au cœur de Toulouse à la recherche de savantes dont les noms mériteraient de figurer sur les plaques de rues et douze femmes scientifiques contemporaines exerçant dans des disciplines variées ont été photographiées. Leurs photos ont constitué une exposition qui a été installée dans les vitrines des Galeries Lafayette puis dans différents sites toulousains. Depuis, la partie exposition du concept a été déclinée dans plusieurs régions de France : en Ile de France en 2019, à Lyon en 2020, à Grenoble en 2021, et à Clermont-Ferrand et Marseille en 2023. Tous les portraits ont été réalisés par le photographe Vincent Moncorgé , ce qui en assure l’harmonie esthétique. Pour enrichir ces expositions, un catalogue présentant les ambassadrices, leur parcours et leur métier a été édité pour chaque région. Vous pouvez découvrir les ambassadrices des expositions grâce aux catalogues et aux pages des régions concernées : - La Science taille XX elles de Toulouse et son catalogue - La Science taille XX elles en Ile-de-France et ses catologues ( édition 2019 , édition 2025 ) - La Science taille XX elles de Lyon et son catalogue - La Science taille XX elles à Grenoble et son catalogue - La Science taille XX elles à Clermont-Ferrand et son catalogue - La Science taille XX elles à Marseille et son catalogue

  • Alexa Dufraisse

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Alexa Dufraisse Archéobotaniste « La recherche s’apparente à un puzzle sans modèle et avec des pièces manquantes. » Directrice de recherche au laboratoire BioArchéologie, Interactions, Sociétés, Environnements (BioArch, CNRS/MNHN/ Inrap), Alexa Dufraisse s’intéresse aux restes de bois carbonisés, témoins d’un passé à la fois biologique et culturel. Cette spécialisation pointue l’a conduite à coordonner un important projet de recherche après l’incendie de Notre-Dame de Paris. Si beaucoup d’enfants s’intéressent aux dinosaures, Alexa Dufraisse, elle, en était passionnée, au point de passer ses étés sur des chantiers de fouilles. Au fil des années, elle continue d’arpenter les sites archéologiques mais n’y cherche plus des fossiles de diplodocus : désormais, ce sont les restes de végétaux qui l’intéressent. L’étudiante s’est en effet orientée vers l’archéobotanique, une discipline qui vise à reconstituer les paysages du passé et à comprendre ce qu’ils révèlent des sociétés humaines. Après une thèse à l’université de Franche-Comté à Besançon et quatre années de post-doctorat en Suisse, Allemagne et Papouasie, la jeune femme entre en 2006 au CNRS, où elle est aujourd’hui directrice de recherche. Sa spécialité ? L’étude du charbon de bois, également appelée anthracologie. Le bois carbonisé se conserve dans les sédiments pendant des millénaires. Et même carbonisé, le bois demeure une archive extrêmement précieuse : la largeur des cernes, ces anneaux qu’on observe sur les troncs et branches coupées, tout comme la taille des vaisseaux qui conduisent la sève ainsi que la composition chimique du bois permettent d’identifier les espèces d’arbres, leur provenance et même le type de forêts à laquelle ils appartenaient. Alexa Dufraisse récolte aussi des informations sur le climat d’autrefois ou encore la manière dont une forêt était exploitée, qui en dit long sur la relation entre une société et son environnement. Pour elle, la recherche s’apparente à un puzzle sans modèle et avec des pièces manquantes. En plus de fournir une image du passé, comprendre comment des arbres ont réussi ou à non s’adapter peut par ailleurs nourrir la réflexion sur les politiques forestières actuelles. Si l’archéobotaniste étudie souvent des charbons vieux de 5 000 ou 6 000 ans, depuis 2019, ses recherches se concentrent sur le Moyen Âge, et pour cause : après l’incendie de Notre-Dame de Paris, le CNRS et le ministère de la Culture lancent un grand chantier scientifique, à côté de la reconstruction. Alexa Dufraisse prend la tête du groupe « Bois et Charpente ». Au-delà de la datation, à l’année près, de certaines poutres, les 70 spécialistes sont parvenus à caractériser l’état des forêts et le climat de l’époque. Signe qu’une catastrophe peut, malgré tout, faire avancer la recherche.

  • Rhône-Auvergne | XXelles Clermont | Femmes & Sciences

    Rhône-Auvergne LA SCIENCE TAILLE XXELLES EXPOSITION La Science taille XX elles à Clermont-Ferrand On ne naît pas scientifique, on le devient. Il est temps de dépasser les préjugés et les stéréotypes : non, les compétences scientifiques ne sont pas innées et propres à la gent masculine, la science s’écrit aussi au féminin ! Le projet La Science taille XX Elles vise à promouvoir et à mettre en lumière les femmes en sciences, à contrer les stéréotypes encore en vigueur et à donner des modèles. Initié en 2018, à Toulouse, par l’association Femmes & Sciences et le CNRS, le projet a été décliné dans plusieurs régions de France : en 2019, à Lyon ; en 2020, en Ile-de-France et en 2021, à Grenoble. Aujourd’hui, ce sont les scientifiques auvergnates, appelées « Ambassadrices », que nous souhaitons mettre en lumière, en présentant vingt portraits de femmes aux profils variés qui reflètent la diversité des métiers scientifiques. Elles sont enseignante-chercheuse en génie mécanique, professeure de droit public, technicienne de recherche, physicochimiste, pédologue, géographe, microbiologiste, chimiste de l’atmosphère, automaticienne, enseignantes-chercheuses en littératures et recherche-création, ingénieure en électronique, doctorantes en informatique, volcanologue, postdoctorante en psychologie sociale… Elles travaillent dans des laboratoires clermontois, des sites universitaires territoriaux (Le Puy-en-Velay, Moulins, Montluçon, Aurillac, Vichy) ou dans le secteur privé. Surtout, elles montrent que la science n’a pas de genre. Ce projet témoigne de notre volonté conjointe, Femmes & Sciences, CNRS et Université Clermont Auvergne, d’œuvrer à rétablir la place des femmes dans les sciences, à leur donner la visibilité qu’elles devraient avoir et à encourager les générations futures, notamment les jeunes filles, à s’engager dans des carrières scientifiques. RENCONTRES SCOLAIRES EXPOS

  • Occitanie Ouest | XXelles | Femmes & Sciences

    Occitanie Ouest LA SCIENCE TAILLE XXELLES EXPOSITION La Science taille XX elles : plus qu’une exposition À l’occasion du congrès ESOF (European Open Science Forum) organisé à Toulouse en 2018, le groupe toulousain de l’association a développé, conjointement avec la Délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS, le projet La Science Taille XX Elles. Dans ce cadre, 12 femmes scientifiques toulousaines de 10 établissements différents ont été photographiées par Vincent Moncorgé , et les photos exposées dans différents sites toulousains. Un catalogue comportant photos et textes sur les métiers et les disciplines des femmes photographiées accompagne l'exposition. Le concept comporte aussi la réalisation d’un parcours au cœur de la ville de Toulouse à la recherche de femmes scientifiques dont les noms figurent sur les plaques de rues ou de bâtiments. Depuis, l’exposition est régulièrement empruntée par des structures variées (établissements scolaires et universitaires, maisons de la culture,…) sur demande et gratuitement. Le concept a été décliné dans plusieurs régions de France par le CNRS régional et le groupe local de l'association. Contact F&S Communication CNRS Occitanie Ouest En dehors de la galerie MENTORAT RENCONTRES RESSOURCES SCOLAIRES EXPOS MENDELEIEVA EGALITE ELLES ASSURENT En dehors de la galerie

  • Île-de-France | XXelles | Femmes & Sciences

    Île-de-France LA SCIENCE TAILLE XXELLES La Science taille XX elles en Ile-de-France Avec trois délégations du CNRS IDF (Meudon, Gif-sur-Yvette et Paris Michel Ange), le groupe Île-de-France a décliné l'exposition La Science taille XX elles conçue et réalisée initialement à Toulouse. L'objectif de valoriser le parcours et les métiers de femmes scientifiques s’est concrétisé par 16 portraits constituant la version francilienne de l'exposition et l'édition du catalogue, Elle a été présentée à la Cité des Sciences à Paris, complétée par une rencontre avec des scolaires, une conférences où intervenaient les ambassadrices, et une table ronde avec la députée Céline Calvez. Les 16 portraits ont également été exposés sur le campus CNRS de Gif-sur-Yvette, à Meudon et au siège de l'organisme à Paris. Contact MENTORAT SCOLAIRES

  • PACA | XXelles Marseille | Femmes & Sciences

    PACA LA SCIENCE TAILLE XXELLES EXPOSITION La Science taille XX elles à Marseille L’association Femmes & Sciences et la délégation Provence et Corse du CNRS sont heureuses de vous présenter la 5ème édition de « La Science taille XX elles ». Au fil des portraits, vous allez découvrir un monde scientifique où 16 femmes de Provence qui, avec leurs passions, leur détermination et leur excellence, repoussent les frontières de la connaissance et nous démontrent que la science n’a pas de genre. « La Science taille XX elles » est une exposition photographique qui s’attaque résolument aux stéréotypes qui depuis trop longtemps ont limité le champ des possibles dans le monde scientifique. Dans une société qui a souvent étouffé leurs voix, ces femmes audacieuses ont relevé le défi pour nous rappeler que l’excellence ne connaît pas de genre. Elles nous incitent à une réflexion profonde sur les raisons pour lesquelles les femmes scientifiques ont longtemps été invisibilisées, pour enfin rendre à Cléopâtre ce qui appartient à Cléopâtre. À travers des photographies à la fois saisissantes et artistiques, « La Science taille XX elles » investit la rue pour inviter à des discussions cruciales sur l’équité dans le monde de la recherche et au-delà. Chaque portrait est une fenêtre ouverte sur le monde intérieur de scientifiques déterminées, dévouées à la quête de connaissance et de découverte. Ce livret illustre que la science est une aven- ture humaine, façonnée par des individus aux parcours uniques et met en lumière le courage des femmes scientifiques qui ont dû lutter contre des barrières invisibles pour marquer leur empreinte dans des domaines caractérisés par une hégémonie masculine. SCOLAIRES

  • Alpes | XXelles | Femmes & Sciences

    Alpes LA SCIENCE TAILLE XXELLES EXPOSITION La Science taille XX elles à Grenoble Un consortium composé de Femmes & Sciences, du CNRS-Alpes, de l'Université Grenoble-Alpes, de Inria et de l'association Parité Science a décliné le concept La Science taille XX Elles dans la région grenobloise pour mettre en lumière les femmes scientifiques d'aujourd'hui et contrer les idées reçues sur la place des femmes en sciences. Vingt et une femmes scientifiques, travaillant dans tous les domaines, ont été photographiées par Vincent Moncorgé. Elles sont techniciennes, chercheures, doctorantes, ingénieures,... et leurs profils variés reflètent la diversité des métiers scientifiques. L'inauguration de l'exposition a eu lieu au jardin de ville de Grenoble le samedi 20 novembre 2021. L'année 2022 verra son déploiement dans les établissements scolaires avec une priorité donnée aux dix établissements bénéficiant du projet "Les cordées de la réussite" et des lieux grand public, ainsi que sur les campus de recherche et d'enseignement des plateaux grenoblois et valencéens. En mars 2022, l'exposition grenobloise sera au coeur de la semaine de l'égalité femmes-hommes. EXPOS JEUX RESSOURCES SCOLAIRES

  • Kristel Chanard

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Kristel Chanard Géophysicienne « La chercheuse parvient ainsi à conjuguer ses deux passions : l’Himalaya et les géosciences » Kristel Chanard est chargée de recherche IGN à l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP, CNRS/Université Paris Cité/IGN). Ses travaux explorent comment les déformations de la Terre solide, mesurées à partir de données satellites, peuvent nous renseigner sur l’évolution des ressources en eau, un sujet majeur pour l’avenir de la planète. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Kristel Chanard a toujours été fascinée par les paysages de montagne. Alors qu’elle s’oriente vers des études scientifiques, elle découvre les géosciences et s’interroge sur les phénomènes physiques qui agitent et sculptent la Terre. Peu à peu, la recherche lui apparaît comme une évidence : elle s’émerveille de pouvoir creuser un sujet, poser des questions et chercher comment y répondre collectivement, en collaborant avec des spécialistes d’autres disciplines. Après une thèse et un post-doctorat, elle rejoint l’Institut de Physique du Globe de Paris, où elle étudie l’effet des variations des masses d’eau, fonte des glaciers et calottes, assèchement des nappes phréatiques, lacs… sur la déformation de la Terre solide. En effet, au-delà de faire augmenter le niveau de la mer, la fonte d’un grand glacier peut, par exemple, créer la remontée du sol, mais aussi modifier très légèrement l’inclinaison de la planète et sa vitesse de rotation. En 2010, elle passe une année complète au Népal où elle installe des stations qui, grâce aux signaux des satellites, permettent de mesurer les déplacements du sol. La chercheuse parvient ainsi à conjuguer ses deux passions : l’Himalaya et les géosciences. Si elle va moins souvent sur le terrain aujourd’hui, Kristel Chanard se concentre sur l’analyse de données variées, relevés, images satellites, et le développement de modèles physiques permettant de mieux comprendre l’évolution des ressources en eau face au changement climatique. Alors que le manque d’eau menace la planète, l’enjeu est plus que jamais crucial. Soucieuse de faire émerger une prise de conscience citoyenne sur ce sujet, la géophysicienne consacre aussi une partie de son temps à vulgariser les connaissances scientifiques : elle participe à des documentaires, donne des conférences, intervient dans des classes et encadre des lycéens en stage. Faire découvrir le métier de chercheuse à celles et ceux qui ne le connaissent pas lui tient aussi particulièrement à cœur. En partageant son parcours, et en parlant d’un sujet qui touche tout le monde, elle espère éveiller des vocations et contribuer à accroître la diversité sociale dans le monde de la recherche.

  • Sakina Kawami

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Sakina Kawami Informaticienne « Au lycée, elle achète des pièces détachées avec son argent de poche et monte son premier ordinateur. » De l’achat d’ordinateurs aux conseils en sécurité informatique en passant par la mise à jour de serveurs et la résolution de bugs, Sakina Kawami s’efforce de faciliter le quotidien des équipes du Laboratoire d’Analyse et de Mathématiques Appliquées (LAMA, CNRS/Université Paris-Est Créteil/Université Gustave Eiffel). Pacman, Mario, Zelda… Comme beaucoup d’adolescents, Sakina Kawami a passé des heures sur son ordinateur et sa console. Mais au-delà des jeux vidéo, elle a envie de comprendre comment ces machines fonctionnent de l’intérieur. Au lycée, elle achète des pièces détachées avec son argent de poche et monte son premier ordinateur. Une exception dans un environnement largement masculin : en BTS, elle est la seule fille de sa classe. Mais peu importe à Sakina Kawami, bien décidée à faire de sa passion pour l’informatique son métier. Elle débute sa carrière dans le privé, mais le rachat de son entreprise la pousse à chercher un nouvel emploi. Attirée par une fiche de poste du CNRS, elle se présente au concours et est recrutée comme assistante ingénieure. Elle gère alors le parc informatique (achats, installations et sécurité), de manière à ce que les enseignants-chercheurs disposent d’outils fiables. Se sentant à sa place dans ce nouvel univers professionnel, Sakina Kawami décide, treize ans plus tard, de passer le concours d’ingénieure d’études qui lui permet de devenir administratrice systèmes et réseaux puis administratrice des systèmes d’information au sein du Laboratoire d’Analyse et de Mathématiques Appliquées (LAMA). En plus du matériel et des logiciels, elle s’occupe désormais aussi des serveurs et intervient pour conseiller les enseignants- chercheurs, qu’il s’agisse de leur proposer de nouveaux outils, de les orienter vers des logiciels ou des centres de calculs adaptés à leurs besoins ou de veiller à ce que leurs publications scientifiques soient bien diffusées sur Internet. Avant les départs en mission, elle fait des recommandations et vérifie les ordinateurs avec d’autant plus de soin que ceux-ci peuvent être fouillés à la douane. Par ailleurs, Sakina Kawami fait partie du réseau national métier Mathrice, spécialisé dans l’informatique pour les mathématiques et qui vise à partager les bonnes pratiques. L’entraide y est réelle, malgré un manque évident de mixité : 20 femmes sur 250, relève-t-elle. Mais elle se réjouit de participer aux réflexions menées au sein du réseau pour attirer davantage de femmes vers l’informatique.

  • Angèle Niclas

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Angèle Niclas Mathématicienne « Elle applique ses connaissances des ondes dans un autre milieu, l’eau, afin de géolocaliser les baleines. » En peu de temps, Angèle Niclas a relevé un double défi : intégrer un laboratoire de recherche, celui de Mathématiques Appliquées à Paris 5 (MAP5 – CNRS/Université Paris Cité), et fonder une famille. « Impossible de faire carrière dans la recherche et d’avoir une vie de famille » : cette phrase, Angèle Niclas l’a entendue des dizaines de fois, à tel point que cela a failli la dissuader de s’engager dans cette voie. À l’origine, la jeune femme souhaitait enseigner les mathématiques au lycée, mais ses brillants résultats la mènent en classe préparatoire puis à l’École normale supérieure de Lyon où un stage en laboratoire lui donne le goût de la recherche. Elle se lance alors dans une thèse et étudie la propagation des ondes dans des tuyaux d’oléoducs ou de centrales, avec une approche particulière car elle travaille sur ce qu’on appelle des problèmes « inverses ». Autrement dit, elle n’essaie pas de prévoir la propagation des ondes : elle l’analyse pour détecter d’éventuels défauts dans les tuyaux et les localiser précisément. Si ces recherches de mathématiques appliquées sont en lien avec la physique et la mécanique, Angèle Niclas ne fait pas d’expérimentation : son domaine, ce sont les équations. À l’issue des trois ans de thèse, la question de poursuivre dans la recherche se pose car les débuts sont souvent synonymes d’instabilité professionnelle. Or, Angèle Niclas veut s’installer avec son conjoint et fonder une famille. Elle hésite, jusqu’à ce qu’elle fasse partie des lauréates du prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco qui distingue des femmes scientifiques : cette reconnaissance laconvainc de continuer en post-doctorat. Elle applique ses connaissances des ondes dans un autre milieu, l’eau, afin de géolocaliser les baleines, ainsi que les sous-marins. Pour la chercheuse, les mathématiques sont comme une boîte à outils grâce à laquelle elle explore de nombreux domaines. Côté carrière, alors qu’elle s’est laissé deux ans pour trouver un poste de maîtresse de conférences, Angèle Niclas a le choix entre deux laboratoires dès la fin de sa première année de post-doctorat. Et c’est même enceinte qu’elle rencontre les équipes car elle a décidé qu’avoir un enfant n’interfèrerait pas dans sa vie professionnelle. Après des années dans un milieu majoritairement masculin, le laboratoire MAP5 l’enthousiasme par sa mixité et sa grande bienveillance. De fait, après son congé maternité et une reprise en douceur, la chercheuse et maman s’investit désormais pleinement dans de nouveaux projets.

  • Adrienne Kish

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Adrienne Kish Microbiologiste des extrêmophiles « Être une chercheuse en situation de handicap, elle en a fait une fierté. » Maîtresse de conférences au Muséum national d’histoire naturelle, Adrienne Kish est membre du laboratoire Molécules de Communication et Adaptation des Micro-organismes (MCAM, CNRS/MNHN). Sa spécialité ? La capacité de certains micro-organismes à s’adapter à des environnements extrêmes. Une rêveuse avec de la rigueur : voilà comment Adrienne Kish se définit elle-même. Et son rêve, depuis toujours, est toujours de participer à l’aventure spatiale. Pas facile, surtout quand un handicap physique vous oblige à vous appuyer parfois sur une canne pour marcher. La jeune Canadienne cherche une porte d’entrée : ce sera la génétique végétale, qui permet de contribuer aux projets d’habitation des astronautes. Elle décroche alors un stage à la Nasa et étudie des micro-organismes utiles pour dégrader les déchets dans la station spatiale. Mais le véritable déclic se produit au contact du laboratoire voisin qui explore la possibilité d’une vie sur Mars. Ce sujet d’avenir soulève des interrogations à la fois vertigineuses et passionnantes : qu’est-ce que le vivant et surtout, quelles sont ses limites ? C’est ainsi qu’Adrienne Kish décide de se consacrer aux micro-organismes extrêmophiles, c’est-à-dire capables de survivre dans des environnements extrêmes : un désert, un volcan ou même un cristal de sel ! Après un master à Strasbourg, suivi d’une thèse et d’un post-doctorat outre-Atlantique, la chercheuse s’installe en France, tant pour la culture que la présence d’une importante communauté scientifique dans son domaine : recrutée en 2014 par le Muséum national d’histoire naturelle, elle tente de comprendre la vie microbienne au niveau moléculaire. Parallèlement, elle donne des conférences grand public et intervient dans des établissements scolaires car faire de la recherche signifie aussi, pour elle, partager les questionnements et les découvertes scientifiques. Aujourd’hui, Adrienne Kish fait également partie des expertes qui contribuent à définir les directions stratégiques du Centre national d’études spéciales (CNES) et de l’Agence spatiale européenne (ESA). Bien que son rôle dans la recherche se soit éloigné d’un travail expérimental direct, elle encadre désormais de jeunes collègues qu’elle encourage à trouver leur propre façon de faire de la science, en accord avec leur identité et les défis qui constituent leur force et leur originalité. Après avoir longtemps eu du mal à assumer le fait d’être une chercheuse en situation de handicap, elle en a fait une fierté, convaincue que rien n’est impossible : les micro-organismes extrêmophiles en sont la preuve !

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