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619 résultats

  • Sciences, un métier de femmes ! - Grand Est 2025

    Sciences, un métier de femmes ! - Grand Est 2025 © Lauraline Feltz Le succès de la première journée dans le Grand Est a motivé les adhérentes de Femmes & Sciences Grand Est à élargir le champ d'action de cette journée. En 2025, trois nouvelles journées ont été organisées en partenariat avec IESF-ARISAL et les universités locales : l'Université de Lorraine , l'Université de Strasbourg et l'Université de Haute-Alsace . Ainsi, 530 lycéennes issues de 34 lycées du Grand Est ont participé à une journée "Sciences, un métier de femmes" : 208 lycéennes le 27 février à Nancy (lycées lorrains - à la FST de Vandoeuvre-lès-Nancy - piloté par Emmanuelle Bignon, F&S, CR CNRS au LPCT) ; 225 lycéennes le 3 mars à Strasbourg (lycées du Bas-Rhin - à l'UFR de Math/Info sur le campus de l'Esplanade - piloté par Véronique Pierron-Bohnes, F&S, DR CNRS émérite à l'IPCMS) ; 97 lycéennes le 4 mars à Mulhouse (lycées du Haut-Rhin - à la FST de l'UHA sur le campus de l'Illberg - piloté par Nicole Bomo, F&S, IESF-ARISAL, ingénieure retraitée d'EDF). Retrouvez les journées dans les vidéos (à Strasbourg et à Nancy ) et les BD (à Strasbourg , Nancy et Mulhouse ) qui relatent les évènements. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Magali Magne

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Magali Magne Ingénieure en électronique « Si je devais résumer mon métier, je dirais que c’est un patchwork d’activités diverses. » Magali Magne est ingénieure d’étude en électronique au Laboratoire de Physique de Clermont (UMR 6533, CNRS/UCA). Depuis 2003, elle participe au développement et à l’installation d’appareils de mesures dans le domaine de la physique des particules. Son métier ? Elle le voit comme un jeu très sérieux, au service de la recherche. Elle s’en souvient encore, de ce badge clignotant, sa première création électronique réalisée en classe de cinquième. L’élève moyenne qu’elle était alors ne le savait pas encore, mais il allait la mener très loin… jusqu’au sommet d’un volcan au Nicaragua ou aux États-Unis sur un site d’accélérateur de particules où l’on trouve des microscopes pour mesurer l’infiniment petit ! Qui aurait pu croire qu’un simple projet de collège allait faire naître chez la jeune fille un irrésistible besoin de créer et de donner vie à des objets ? Cette passion naissante la mène en BTS électronique, puis à une carrière dans ce même domaine, jusqu’au service « Développement d’interface optoélectronique » chez Alcatel Optronics. Là, elle fait une rencontre décisive : celle d’un ingénieur de conception qui lui donne envie de reprendre ses études. Cette expérience lui confirme qu’elle aussi veut concevoir, avec une spécialisation dans l’électronique ! Car bricoler, inventer, créer, elle le fait depuis longtemps, à travers le patchwork. Au milieu d’un joyeux méli-mélo de bobines de fils et de bouts de tissus, elle imagine des ouvrages à son image, où lignes droites et courbes se rencontrent. Une passion pas si éloignée de son envie de créer en électronique. « Aujourd’hui, je conçois pour la recherche des appareils qui n’existent pas, du moins pas encore », dit-elle avec malice. Et pas dans n’importe quel domaine de recherche : celui de la physique des particules, de l’infiniment petit, où les équipements sont paradoxalement très grands ! Et les projets sont tout aussi gigantesques, rassemblant des centaines, voire des milliers de personnes. Notre ingénieure d’étude est l’une d’elles. Quand des physiciennes et physiciens ont besoin d’un équipement spécifique pour réaliser des expériences en physique des particules, elle le réalise selon leurs souhaits avec le support d’ingénieur·es et de technicien·nes. Ses collaborateurs et collaboratrices œuvrent dans des domaines très variés tels que la mécanique, l’informatique et l’électronique. Pour l’électronique, elle doit optimiser la conception du système en fonction de multiples contraintes : budget, temps, fonctionnalités, composants existant sur le marché… Puis il faut tout assembler : « C’est comme un jeu de lego ! », s’amuse l’électronicienne. Et enfin, vient le moment de programmer. Devenu intelligent, « le lego doit faire ce qui a été défini au début. Le but est que cela fonctionne mais c’est souvent un casse-tête ! » C’est le genre de défi qu’elle relève avec plaisir. Une fois le jeu de logique terminé, l’ingénieure saute dans ses chaussures de sécurité et enfile son bleu de travail pour descendre à 100 mètres sous terre dans une caverne du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), situé sur la frontière franco-suisse, pour crapahuter sur des échafaudages, installer, tester et faire fonctionner les équipements qu’elle a participé à concevoir. « Si je devais résumer mon métier, je dirais que c’est un patchwork d’activités diverses et que ça me convient plutôt bien. Que j’aime relever les défis, que cela tombe bien car chaque nouveau projet m’en propose un, parfois simple, parfois complexe. Que c’est justement cela qui est amusant. » Son prochain projet la mènera-t-il au bout du monde ou de l’autre côté du couloir ? Qu’importe, elle sent déjà clignoter au fond d’elle une furieuse envie d’aller voir…

  • Iza Marfisi

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Iza Marfisi Informaticienne Jouons et apprenons ! Iza Marfisi est enseignante-chercheuse de Le Mans Université au Laboratoire d'informatique de l'Université du Mans. L’informaticienne conçoit des outils ludiques à destination des enseignantes et des enseignants, comme des jeux sérieux ou mobiles et des applications de réalité mixte mêlant réalités virtuelle et augmentée, qu’ils construisent ensemble. Elle les forme aussi à utiliser les mécaniques du jeu dans le cadre de leurs cours, de l’école à l’université. Iza Marfisi a toujours eu un penchant pour les maths. Après un bac scientifique, à Clermont-Ferrand, c’est à l’Université de Lyon, en troisième année de licence, qu’elle découvre l’informatique alors qu’elle se sent un peu dépassée par le niveau d’exigence en mathématiques. « Ma mère étant américaine, je suis bilingue en anglais. De ce fait, je pense avoir une certaine aptitude pour les langues. Et d’une certaine manière, le langage informatique en est une » s’amuse-t-elle. Elle comprend que ce nouvel univers lui correspond mieux. A l’heure du choix en master, elle se décide : ce sera l’informatique. « J’aime ce côté créatif et concret du numérique où l’on peut créer tout un tas de mondes et d’applications ». Elle soutient sa thèse en 2012 à l'Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon durant laquelle elle commence à s’intéresser aux jeux éducatifs, de la conception à leur utilisation en classe. En 2013, Iza Marfisi rejoint l’Université du Mans, à Laval, où elle dirige, depuis 2025, l’équipe IEIAH (Environnements informatiques pour l’apprentissage humain) qui travaille sur les outils numériques pour l’apprentissage et la formation professionnelle. Elle élabore des formations à destination des enseignantes et enseignants du primaire à l’université qui souhaitent faire évoluer leurs cours. En s’appuyant sur leurs besoins spécifiques et les difficultés auxquelles ils peuvent faire face, elle conçoit aussi des « outils-auteurs » numériques et multimédias qu’ils peuvent modifier eux-mêmes pour un usage dans la durée et adapter à leurs objectifs pédagogiques. « Cela peut prendre la forme d’un jeu pour apprendre les maths, d’applications mobiles géolocalisées pour les sorties scolaires ou encore d’applications en réalité augmentée pour apprendre à utiliser des machines industrielles ou découvrir les personnages historiques sur une peinture. » Chaque année, elle participe à de nombreuses actions dans le but de promouvoir la recherche, encourager les jeunes femmes à faire des sciences, et ainsi contribuer à ce qu’elles deviennent actrices du numérique de demain. Pour elle, « l’informatique fait l’objet de nombreux stéréotypes, à l’image du geek, collé à son ordinateur. Je veux montrer que c’est autre chose. Les filles et les femmes ont toute leur place au sein du monde numérique, notamment pour développer des applications et des usages qui leur ressemblent ».

  • Ateliers des stéréotypes : nouvelles vidéos

    Ateliers des stéréotypes : nouvelles vidéos De nouvelles vidéos pour apprendre à utiliser ces ateliers mis en place par F&S sont en ligne depuis le 7 juillet. Femmes & Sciences lutte contre les stéréotypes de genre avec ses partenaires : le Ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports , la région Occitanie , la CASDEN et le Quai des Savoirs . Depuis 2019, l’association a mis en place des ateliers, lors des interventions en milieu scolaire et "grand public" pour apprendre à identifier et à combattre les stéréotypes de genre, en particulier dans les sciences. Femmes & Sciences met en ligne sur son site internet et sa chaîne Youtube des vidéos décrivant les ateliers. Le tournage a eu lieu au Quai des Savoirs, à Toulouse, en janvier 2021, avec les bénévoles de la délégation Occitanie Ouest et les figurants Leïla Laporte, Juan Antonio Bertran et Camille Job. Ces vidéos ont été réalisées par Barthélemy G. Thumerelle . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Flash sur le colloque 2024 de F&S

    Flash sur le colloque 2024 de F&S En attendant les actes du colloque, voici un résumé de la journée du 22 novembre Vers des climats inclusifs ? Colloque national - 22 novembre 2024 - Strasbourg "Urgence écologique, violences sexistes et plafond de verre : un climat défavorable aux femmes en science Sur le thème à double signification Vers des Climats Inclusifs ?, le colloque annuel de l’association Femmes et Sciences s’est tenu le 22 novembre à Strasbourg. Plus de cent chercheur·euses, militant·es et responsables institutionnel·les ont souhaité mettre en lumière les obstacles persistants auxquels les femmes sont confrontées, qu’il s’agisse de l’impact des dérèglements climatiques ou des inégalités professionnelles, puis évoquer des solutions concrètes. Le 20 novembre, Femmes & Sciences avait organisé une journée de formation à distance sur les mêmes thèmes, destinée aux enseignant·es des premier et second degrés. [...]" Lire la suite : ici Les Actes complets du colloque 2024 seront disponibles au début de l'année 2025. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • CFM2022 - Session plénière - Place des femmes en Mécanique

    CFM2022 - Session plénière - Place des femmes en Mécanique © Jacqueline Etay La session plénière intitulée « Places des femmes en Mécanique » du CFM2022 a bénéficié du partenariat existant entre l’AFM et Femmes & Sciences. Pour la première fois de son histoire, le Congrès Français de Mécanique a accueilli une session intitulée « Place des Femmes en Mécanique ». Cette session s’est tenue le jeudi 1 septembre 2022 au Palais des Congrès de Nantes devant une assistance mixte de plus de 300 personnes de tous horizons et de tout âge. Pour son organisation, la commission « Egalité Femmes-Hommes » de l’Association Française de Mécanique a été aidé par l’Association Femmes & Sciences, Nantes Université et l’Université Gustave Eiffel. La session s’est déroulée en quatre parties : i) Présentation de la Commission « Egalité femmes-hommes de l’AFM », ii) Eclairages sur la situation actuelle à partir des chiffres, suivi d’une brève présentation des biais de genre dans les jurys de sélection, iii) Table ronde de témoignages et iv) Discussions avec la salle. Les présentations et échanges, riches et sincères, ont marqué par leur pertinence au regard du contexte général, notamment des enjeux sociétaux. Support au déroulé de la session : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Les noms des 72 femmes pour la Tour Eiffel ont été révélés.

    Les noms des 72 femmes pour la Tour Eiffel ont été révélés. © Agence Pierre-Antoine Gatier Le 26 janvier 2026, Femmes & Sciences a remis à Anne Hidalgo, la Maire de Paris, la liste des 72 noms de femmes scientifiques à inscrire sur la tour Eiffel. Quelle meilleure ambassadrice que la tour Eiffel pour éclairer de tous ses feux les femmes scientifiques historiques ? Femmes & Sciences a remis ce jour à la Maire de Paris sa proposition de noms des 72 savantes qui seront prochainement inscrits au 1er étage de la tour Eiffel. Mathématiciennes, ingénieures, climatologues, informaticiennes, physiciennes, biologistes... Par leurs travaux et leurs découvertes, ces femmes scientifiques remarquables ont façonné notre compréhension de monde et ont été pionnières dans de nombreux domaines. Honnorées d'avoir été chargées de cette mission, nous remercions Anne Hidalgo et tous les membres de la commission d'experts de la confiance accordée. Nous remercions également toutes les personnes qui ont contribué à l'éblaboration de cette liste. La tour Eiffel est un monument dont la symbolique est tellement puissante qu'elle fera rayonner mondialement ces femmes qui ont marqué l'histoire des sciences et de l'ingénierie et dont les travaux remarquables justifient pleinement qu'elles soient en lumière. Découvrez les 72 savantes : ici En savoir plus sur le projet : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Anne Piscitelli

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Anne Piscitelli Physicienne des lasers La Force laser est avec nous ! Anne Piscitelli est ingénieure du CNRS au laboratoire de physique subatomique et des technologies associées [1]. Elle conçoit et développe des dispositifs expérimentaux où la puissance de la lumière laser permet d’analyser la matière au niveau atomique. De l’environnement à la santé, elle exploite ces outils pour identifier, séparer et mesurer des isotopes [2], présents à l’échelle d’ultra-traces. Fille de chercheur, attirée très tôt par les sciences, Anne Piscitelli se souvient, « émerveillée, des étudiants et des collaborateurs qui passaient régulièrement à la maison ». Après un bac C, elle choisit l’université plutôt que les classes préparatoires : « La Fac, c’était pour moi la liberté ! ». À Limoges, elle s’oriente vers la physique, puis poursuit un doctorat à l’université Paul-Sabatier de Toulouse en physique des plasmas [3], où elle commence à manipuler des lasers. Du simple pointeur « qui fait jouer le chat » aux expériences de haute précision, les lasers ont de multiples applications : mesurer la distance Terre-Lune, cartographier des sols par LiDAR ou restaurer des œuvres d’art. Aujourd’hui, à Subatech, Anne Piscitelli assure la veille technologique et le développement de chaînes opto-laser complexes mêlant miroirs, fibres et instruments de pointe. Elle développe ainsi des dispositifs combinant lasers et spectromètres de masse : les premiers servent à ioniser sélectivement un élément chimique précis, les seconds à en séparer ensuite les isotopes. Pour ce faire, elle travaille notamment avec des lasers pulsés : certains, focalisés sur une cible, y déposent en quelques nanosecondes une énergie suffisante pour chauffer la matière et lui arracher ses atomes constitutifs. « On crée une soupe d’atomes », explique-t-elle. Puis, d’autres viennent ioniser, dans cette « soupe », l’élément d’intérêt grâce à des longueurs d’onde finement accordées. L’analyse par spectrométrie de masse permet alors de séparer, d’identifier et de quantifier les éléments ionisés et leurs isotopes en fonction de leur masse. Ces travaux servent à la production de radio-isotopes pour la médecine nucléaire, mais aussi à des études environnementales sur des éléments chimiques, par exemple le cuivre, dont les signatures isotopiques naturelles peuvent être modifiées par les activités humaines. Pour Anne Piscitelli, pouvoir aller à la rencontre des scientifiques est un vrai plus pour les nouvelles générations et permet de dépasser l’autocensure, encore très présente chez les jeunes filles. «Il ne faut pas sous-estimer l’importance d’un déclic qui vient de l’extérieur ». Si elle aimerait « être ce déclic », montrer « la richesse et la diversité du métier » reste pour elle essentiel. Alors, « osez les lasers » ! [1] Subatech, CNRS/IMT Atlantique/Nantes Université [2] Les isotopes sont des atomes qui possèdent le même nombre d'électrons mais un nombre différent de neutrons. [3] Le plasma est l’état dans lequel passe un gaz soumis à une forte énergie. Aussi connu comme étant le 4ème état de la matière, le plasma est donc un gaz ionisé, constitué d'un mélange de particules neutres (atomes ou molécules), d'électrons et d'ions positifs ou négatifs. La physique des plasmas étudie les propriétés et la dynamique des plasmas, aussi bien dans les plasmas naturels (la foudre ou le Soleil) que dans les dispositifs de laboratoire, ainsi que ses applications.

  • Aquitaine | Scolaires | Femmes & Sciences

    Nouvelle Aquitaine SCOLAIRES Le groupe régional intervient régulièrement dans plusieurs établissements scolaires afin de présenter la variété des études et métiers scientifiques, de donner des modèles de femmes scientifiques et d’échanger sur l’importance des femmes dans les sciences et sur la lutte contre les stéréotypes et les inégalités. Les interventions sont organisées à la demande des enseignants en fonction des besoins et des moyens des établissements scolaires, afin d’être au plus proche des réalités des élèves et des contextes socio-économiques auxquels ils et elles sont confrontés. Le groupe intervient auprès de classes de tous niveaux et, pour le moment, dans des établissements accessibles depuis Bordeaux. Contact : Isabelle Pianet RENCONTRES JEUX

  • Aude Lereu

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Aude Lereu Physicienne « Lumière sur le nanomonde » Aude Lereu est directrice de recherche CNRS. Après un doctorat entre la Bourgogne et les États-Unis, Aude Lereu effectue trois posts-doctorats, dont un en Espagne et deux en France, avant de rejoindre l’Institut Fresnel [1] où elle travaille aujourd’hui. Elle y étudie les interactions lumineuses avec l’infiniment petit. Les domaines de recherche d’Aude Lereu sont les nanosciences et nanotechnologies et plus spécifiquement la nanophotonique. Cette discipline étudie les interactions de la lumière avec la matière à l’échelle nanométrique. Pour représenter les choses, un nanomètre est 10 000 fois plus petit que le diamètre d’un cheveu. À ces échelles, de nombreux phénomènes, comme les ondes de surfaces, apparaissent et confèrent des propriétés extraordinaires aux matériaux. Aude Lereu suit deux directions principales. La première, comprendre et sonder ces effets invisibles à l’oeil nu. Pour cela, il faut développer et maîtriser des outils dédiés, comme la microscopie à sonde locale qui offre une résolution permettant d’observer des atomes. La seconde, structurer la matière à l’échelle nanométrique pour réaliser des composants optiques innovants. « J’aime les défis et particulièrement les projets interdisciplinaires au service de la santé, de l’environnement ou du développement durable. » L’un de ses projets vise à développer des systèmes d’imagerie et de détection hautement performants afin d’observer des événements qui se déroulent au niveau de la membrane des cellules. Par exemple, les nouveaux virus fabriqués au sein d’une cellule infectée sortent de celle-ci par un mécanisme de bourgeonnement viral. Comprendre et expliquer ces phénomènes vont aider à mieux appréhender la prolifération virale et ainsi permettre de développer des outils de diagnostics rapides et à bas coût. Un autre de ses projets porte sur l’étude du comportement du bois et des plantes à l’échelle nanométrique afin de mieux comprendre leur croissance. « En plus de nourrir ma soif de comprendre notre monde, les applications sont multiples avec des retombées dans les secteurs de la construction, du papier, des biocarburants et bioplastiques, également pour le développement de composants de bâtiments intelligents ou encore l’ingénierie de nouveaux matériaux d’origine végétale, plus respectueux de notre environnement. » « Tout au long de mon parcours scientifique, j’ai rencontré de nombreux obstacles et préjugés. Avec l’expérience, on se forge, on se construit et les obstacles deviennent moins insurmontables. Mon conseil : s’accrocher à ses passions. » C’est aussi ce qui a poussé Aude Lereu à s’investir dans diverses actions de culture scientifique et de promotion des femmes en sciences. Elle a été référente parité au Comité national de la recherche scientifique et est actuellement référente égalité-parité dans son laboratoire afin de bousculer les inégalités diverses et déconstruire les stéréotypes. [1] – Institut Fresnel (Aix-Marseille Université/Centrale Méditerranée/ CNRS)

  • Colloque CNRS / Quels impacts de la crise COVID sur la carrière des femmes ?

    Colloque CNRS / Quels impacts de la crise COVID sur la carrière des femmes ? L’objectif de ce colloque, organisé par la mission pour la place des femmes au CNRS et qui aura lieu le 8 mars, est de répondre aux impacts de la crise COVID sur la carrière des femmes. Femmes & Sciences présentera les résultats de l’ « Enquête sur le vécu des femmes et des hommes du monde académique français pendant le confinement du printemps 2020 ». Ces résulats ont été présentés lors du colloque 2020 de notre association. Après avoir défini les buts de l’enquête et la façon de procéder, nous présenterons le profil des personnes ayant répondu à notre enquête. Nous concentrerons nos résultats sur la partie « travail » du questionnaire, en particulier sur les effets ressentis de la baisse de production scientifique engendrée par le confinement. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Stage de 3ème | Femmes & Sciences

    FEMMES & SCIENCES Stage de 3ème Que peut-on faire au collège – avant le choix des spécialités au lycée puis sur Parcoursup – pour donner le goût de la science ? Chaque année, ce sont environ 800 000 élèves de 3ème qui cherchent un lieu de stage. Comment favoriser, à l’occasion de cette semaine d’observation, des vocations scientifiques et techniques chez les jeunes filles, en particulier celles issues de milieux défavorisés ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre l’association Femmes & Sciences avec le soutien du Groupe ENGIE et en partenariat avec Mines Paris PSL. Milou Balandier et Valérie Archambault ont mené une étude de 5 mois qui comprend une revue de littérature, environ 90 entretiens et un sondage auprès de 250 jeunes entre 15 et 17 ans. Principaux résultats de l’étude L’étude révèle que l’image de la science dépend du genre et du milieu social : les filles et les élèves de milieux défavorisés considèrent la science comme plus difficile et moins utile que la moyenne des élèves. Pour ces élèves, plus encore que pour les autres, la science est hors de portée : réservée aux meilleurs et trop abstraite. Les inégalités face au stage de 3ème sont essentiellement sociales mais aussi de genre. De nombreuses plateformes de mise en relation ont émergé mais restent peu connues des élèves ou du corps enseignant. L’élève doit principalement compter sur les ressources de son territoire et s’appuyer sur le réseau de ses parents, d’où l’inégalité importante entre les élèves issus des milieux défavorisés et les autres. Le stage de 3ème ne permet pas aujourd’hui de découvrir les métiers scientifiques. En effet, moins de 30% des élèves interrogés souhaitent faire un stage de 3ème en milieu scientifique et la proportion est encore plus faible pour celles et ceux issus de milieux défavorisés. Il existe très peu d’offres de stage scientifique, y compris sur les plateformes. Les entreprises sont peu engagées et, sauf dans de rares initiatives individuelles, se limitent généralement à l’accueil des enfants du personnel. Les établissements scientifiques répondent aux nombreuses sollicitations, essentiellement des enfants du quartier ou des élèves poussés par leurs parents. Suites F&S a édité un guide pratique à destination des établissements scientifiques (organismes, universités, écoles, …). D’autres guides suivront, à destination des entreprises, des collèges et des élèves. Stage de 3ème, une étude de F&S, ENGIE et Mines Paris Documents et guides Accueillir des élèves de 3ème en stage : le guide pratique à destination des établissements scientifiques Modèle de Fiche pratique à destination des stagiaires à leur envoyer avant la semaine de stage Modèle de Tableau de suivi pour les organisateurs de la semaine de stage Questionnaire de fin de stage À faire remplir par les élèves : ici F&S vous enverra le tableau complet des réponses et vos élèves pourront contribuer à améliorer l’organisation des stages de 3ème

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