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- Les actes du colloque 2021 sont en ligne !
Les actes du colloque 2021 sont en ligne ! © Femmes & Sciences En ce 08/03/2022, Femmes & Sciences met en ligne les actes du colloque 2021 "Ensemble pour porter l’égalité Femmes-Hommes en Sciences". Le colloque 2021 de l'association Femmes & Sciences a eu lieu en format hybride, à la Mairie du 11ème arrondissement de Paris et en ligne, les 19 et 20 novembre 2021. Retrouvez le contenu des interventions du colloque dans les actes : https://www.femmesetsciences.fr/colloques/colloque-2021 Plus d'informations sur les colloques de Femmes & Sciences : https://www.femmesetsciences.fr/colloques < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- À la découverte des femmes scientifiques de Toulouse
À la découverte des femmes scientifiques de Toulouse 19 septembre 2021 Toulouse (en présentiel) Un parcours théâtralisé en 6 étapes de la place de la Daurade à la place du Capitole pour découvrir une douzaine de femmes scientifiques. Une visite dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine 2021 , conçue par l’association Femmes & Sciences et le CNRS, et adaptée par Sonia Moussay (historienne) et Sylvie Bruyère (comédienne). Ce parcours est effectué par deux femmes scientifiques de la région Occitanie ainsi qu'une comédienne et une historienne. Information et inscription : https://www.curieusesvisitescurieuses.fr/event-details/a-la-decouverte-des-femmes-scientifiques-2021 © Les Chemins Buissonniers < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Charlène Pelé-Meziani
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Charlène Pelé-Meziani Physico-chimiste Je préserve notre patrimoine grâce à la science Charlène Pelé-Meziani est ingénieure en sciences du patrimoine au laboratoire Arc’Antique du département de Loire-Atlantique. Depuis 20 ans, elle cherche à percer les mystères des objets d’art et du patrimoine en étudiant leur matière. Des indices qui permettent tant de reconstituer leur histoire que de pouvoir mieux les restaurer. “Plus jeune, j’étais passionnée par la chimie et l’archéologie. Je ne pensais pas qu’on pouvait allier les deux !” . Après son bac et une année de césure, Charlène Pelé-Meziani intègre en 2006 un BTS Chimie en alternance au laboratoire Arc’Antique, spécialisé dans l' étude et la conservation-restauration des objets archéologiques terrestres et sous-marins, avant de poursuivre en école d’ingénieurs au CESI de Saint-Nazaire. “J’ai toujours voulu chercher à comprendre la matière, en quoi et comment les objets étaient faits, à connaître leur histoire ”. D’abord technicienne, elle devient ingénieure puis responsable adjointe du laboratoire, où elle conjugue aujourd’hui recherche, management et actions de médiation. Charlène Pelé-Meziani étudie des objets patrimoniaux uniques, principalement en bois ou en métal. Issus de fouilles archéologiques terrestres ou sous-marines, ils couvrent des périodes très variées : statuettes égyptiennes vieilles de plus de 4 000 ans, vestiges du front de la Seconde Guerre mondiale ou encore objets découverts dans les fonds marins. Elle analyse également les sédiments associés, qui livrent de précieuses informations sur leur enfouissement. Ses recherches permettent de déterminer ou confirmer l’époque, l’origine et la composition des matériaux et des pigments, souvent altérés par le temps. Au quotidien, elle utilise des techniques d’analyse les moins invasives possibles, comme la microscopie électronique à balayage. “Il suffit d’un échantillon de la taille d’une tête d’épingle, parfois de quelques millimètres pour en connaitre sa composition. “ . L’enjeu : accompagner les musées dans la restauration de ces objets inestimables. « Mon métier repose sur des collaborations interdisciplinaires où la combinaison de nombreuses compétences permet d’aller au-delà de l’analyse de ces objets. » Charlène Pelé-Meziani revendique son parcours en alternance : “L’apprentissage n’est pas une voix de garage ! ” Engagée pour la transmission et la diversité dans les sciences, elle souhaite aussi faire connaître la dimension scientifique du patrimoine et encourager les vocations : “La science n’est heureusement pas une question de genre. Foncez ! Il faut avoir confiance en ses choix. On a cru en moi, alors à mon tour de transmettre l’énergie qui m’a accompagnée jusqu’à aujourd’hui .”
- Mylène Rozelier
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Mylène Rozelier Électrotechnicienne et automaticienne « Dans ce métier, on ne s’ennuie jamais, chaque journée réserve de nouvelles surprises, bonnes ou mauvaises. » Mylène Rozelier est électrotechnicienne et automaticienne à l'Institut Pascal (UMR 6602, UCA/CNRS) et à l’école d’ingénieur·es SIGMA Clermont, membre de Clermont Auvergne INP. Au sein de la plateforme mécanique, elle assure la maintenance des équipements et machines, le soutien technique au corps enseignant et à la communauté étudiante. Connectée à leurs besoins, elle est le « cerveau » des systèmes automatisés ! La méthode essai-erreur, Mylène Rozelier connaît bien, elle l’expérimente depuis la seconde ! Qu’elle obtienne un baccalauréat scientifique, sa mère adorerait, seulement voilà, Mylène Rozelier n’est pas suffisamment attirée par les mathématiques. Un baccalauréat technique correspond mieux à son envie d’exercer un métier manuel. L’électronique et la mécanique ? Ce n’est pas son domaine de prédilection. Elle choisit donc d’intégrer une première électrotechnique où elle découvre l’automatisme. C’est la révélation. Suit un BTS domotique : nouvelle erreur, elle ne s’y plait guère. Puis un BTS technico-commercial, troisième déconvenue : ce métier n’est absolument pas fait pour elle. Un peu dégoûtée par les études, elle décide de faire une pause… salutaire. À vingt-cinq ans, elle trouve enfin sa voie : la maintenance industrielle. La jeune femme décide de reprendre des études en alternance. Le domaine est exclusivement masculin ? Elle n’en a cure, ce n’est pas tous les jours qu’on retrouve son premier amour, l’automatisme ! Et cette fois, pas question de le quitter. On pourrait comparer un système automatisé au corps humain : les actionneurs sont les membres, les capteurs représentent les sens, le courant électrique circule comme le sang et l’automate, c’est le cerveau ! Le rôle de Mylène Rozelier dans tout ça ? Connecter l’automate à chaque capteur et actionneur pour qu’ils communiquent, puis coordonner et optimiser leurs mouvements dans le programme. Un bon équilibre en somme, entre réflexion et manipulation, exactement ce qui plaît à Mylène Rozelier. Si on ajoute un écran au système, on élargit la connexion : la machine communique avec l’être humain. La programmation doit alors tenir compte de cette interaction, ce qui est un vrai casse-tête car les réactions humaines sont imprévisibles ! « Ce que je préfère, c’est le cheminement et la réflexion pour prendre en compte tous les aléas du système et anticiper les comportements des utilisateurs. » Lorsqu’un projet arrive à son terme, la phase de vérifications et de tests débute et se solde par une satisfaction et un peu de fierté personnelle. Ce type de projets requiert une grande autonomie et de la patience. Le monde des machines est plaisant, mais rien ne remplace le contact humain. Le service, entièrement masculin, au sein duquel Mylène Rozelier est parfaitement intégrée, gravite autour d’elle. Sa place est centrale : elle est régulièrement appelée à l’aide pour réparer ou dépanner les machines de la plateforme. L’électrotechnicienne collabore aussi avec ses collègues pour la gestion des stocks, l’organisation et la vie de l’atelier. Référente technique sur plusieurs projets d’étudiantes et d’étudiants, elle aime transmettre ses connaissances et savoir-faire aux futur·es ingénieur·es. Toujours disponible et à l’écoute de l’ensemble du personnel, elle n’hésite pas à mettre ses projets de recherche de côté pour le bon déroulement des travaux pratiques. « Dans ce métier, on ne s’ennuie jamais, chaque journée réserve de nouvelles surprises, bonnes ou mauvaises. Parfois je m’apprête à commencer une tâche, quand un·e collègue ou un·e professeur·e vient m’appeler au secours, sa machine étant en défaut. Je dois donc intervenir au pied levé et mon projet n’est alors que partie remise ! »
- Claire Faidit
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Claire Faidit Enseignante et doctorante en sciences de l’éducation et de la formation « Les sciences ne sont pas l’œuvre d’un génie, mais des aventures humaines partagées, tangibles et incarnées ! » Claire Faidit est enseignante à l’Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation (INSPÉ) et doctorante au laboratoire Activité, Connaissance, Transmission, éducation (UR 4281, UCA) à l’Université Clermont Auvergne et à la Haute école pédagogique du canton de Vaud en Suisse. Débordante d’énergie, elle poursuit sa quête avec persévérance : repenser l’apprentissage des sciences. Claire Faidit se souvient encore de ses débuts en tant qu’enseignante agrégée de sciences de la vie et de la Terre dans un collège du sud de la France. Face aux élèves, armée de son solide bagage de connaissances, quelque chose clochait. Ou plutôt quelque chose manquait. Les sciences, la jeune femme ne veut pas seulement les enseigner, mais aussi les faire comprendre, les faire vivre et les partager. C’est ce qu’elle s’échine à explorer depuis lors. Très vite, grâce à une formatrice inspirante de l’IUFM (actuel INSPÉ), elle perçoit que les sciences peuvent être enseignées et apprises de différentes manières, notamment en amenant les élèves à endosser le rôle de « chercheur ou chercheuse en herbe ». Poussée par une envie constante d’améliorer ses enseignements, elle s’engage dans un master en histoire, philosophie et didactique des sciences, qui transforme radicalement sa perception : « Les sciences ne sont pas l’œuvre d’un génie, mais des aventures humaines partagées, tangibles et incarnées ! », s’enthousiasme-t-elle. Convaincue de la force du collectif, Claire Faidit souhaite partager ses réflexions, ses pratiques. Elle s’engage dans plusieurs associations professionnelles et devient à son tour formatrice d’enseignantes et d’enseignants. Mais quelque chose lui manque encore. Persévérante, elle veut mieux comprendre les théories de l’enseignement, de l’apprentissage et de la formation. Après la didactique, c’est de pédagogie dont elle a besoin. Cap sur un second master, puis une thèse. Son sujet ? Étudier comment une enseignante et ses élèves évaluent leurs hypothèses, les discutent et les modifient, en s’appuyant sur quatre questions clés : l’hypothèse répond-elle à la question posée ? Contient-elle une explication ? Est-elle cohérente avec ce que sait la classe ? Soulève-t-elle de nouvelles interrogations ? Pour cela, Claire Faidit observe une séance de classe – sur la reproduction des plantes à fleurs – qu’elle a aidé à concevoir dans le cadre d’une recherche collaborative, où formateurs et formatrices, étudiantes et étudiants travaillent ensemble pour résoudre des problèmes d’enseignement et d’apprentissage. « Je veux montrer que travailler sur les hypothèses en classe, ce n’est pas juste demander aux élèves leurs idées et sélectionner celles qui sont exactes, pour ensuite faire des expériences », explique-t-elle. « Autrement dit, je veux transformer les pratiques enseignantes en essayant de conceptualiser une autre façon de travailler les hypothèses avec les élèves, afin d’enrichir les pratiques existantes. » Au fond, l’enseignante n’a jamais cessé d’être étudiante. Elle projette déjà de se perfectionner pour appréhender les spécificités des établissements français à l’étranger… En tant que jeune chercheuse, guidée par ses rencontres, elle trace sa route avec détermination, convaincue que l’enseignement et la recherche, main dans la main, peuvent révolutionner la manière dont nous apprenons.
- Nadia Mahituku
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Nadia Mahituku Ingénieure projet « retour à l’emploi » Chacun de mes pas suit le même élan : servir la vie D’origine polynésienne, Nadia Mahituku est ingénieure d’études à l’Inserm, au sein de l’Institut de recherche en santé, environnement et travail [1], à l’Université d’Angers. Elle œuvre à l’interface entre recherche scientifique, expérience vécue et action collective avec un fil rouge affirmé et profondément relié à son propre parcours : l’accompagnement du retour et du maintien en emploi des personnes touchées par le cancer. Après un bac scientifique, Nadia Mahituku se présente aux concours d’infirmière, dont celui de l’armée, dans un environnement familial marqué par l’engagement militaire. Bien qu’admise, elle s’investit en parallèle dans l’éducation populaire et l’animation socioculturelle et obtient un BPJEPS [2] Animation puis un DEJEPS [3] à Caen. Elle choisit cette voie et se spécialise, après son master en management des organisations sociales et politiques publiques locales à Paris, dans les politiques publiques d’inclusion. La maladie traverse ensuite sa trajectoire de vie, avec un diagnostic d’endométriose profonde, suivi d’un cancer du sein. Ces expériences transforment son rapport au travail, à la santé et à la place accordée à la parole des personnes concernées. En 2025, elle rejoint l’Inserm pour ce qu’elle qualifie de "poste pépite". Engagée dans un diplôme universitaire de patiente partenaire, ses travaux portent sur le partenariat en santé, du dialogue à la co-construction, afin de faciliter les liens entre patients, professionnels de santé et employeurs. Elle résume ainsi le cœur de sa démarche : « la place du patient dans le parcours de soins n’est pas simple. Se poser la question, scientifiquement, est important pour une santé plus démocratique. Je cherche ainsi à identifier les actions à mener par ces patients partenaires dans le cadre d’un retour à l’emploi des personnes atteintes par un cancer. » Son engagement dépasse le champ académique ; elle agit pour l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap, participe au Rallye des Roses 2026 avec l’équipage Ninja Boobs, et s’inscrit dans un collectif national de patients experts engagés. Trop investie ? « Non, vivante ! Si je n’avais pas été malade, je n’en serais pas là. Je me suis fait une promesse, être au service des autres. ». Attentive aux parcours de confiance et d’affirmation, elle adresse ce message aux jeunes générations : « on hésite, on pense que ça n’est pas notre place en tant que femme mais aussi en tant que mère. Ne laissez personne définir la taille de vos rêves ! Qu’on vienne des Outre-mer, de Bretagne ou d’ailleurs, qu’on ait un corps cabossé ou une trajectoire atypique, on peut devenir chercheuse, ingénieure, patiente-chercheuse, et changer le monde. » Nadia Mahituku aime rappeler cette phrase de Saint-Exupéry, « pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible ». [1] Dans l’équipe Épidémiologie en santé au travail et ergonomie (Ester 1085). [2] Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport. [3] Diplôme d’état de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport.
- À l'occasion du 11 février, un enjeu décisif pour les filles !
À l'occasion du 11 février, un enjeu décisif pour les filles ! Femmes & Sciences participe à une tribune pour alerter le Gouvernement sur l'enjeu décisif de la formation en sciences des enseignant·es du primaire. À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de sciences de l’ONU, 16 sociétés savantes et associations de promotion de la place des femmes dans les sciences lancent un appel urgent à améliorer la formation en sciences des professeur·es des écoles. Elles publient une tribune et une lettre ouverte à M. Blanquer et Mmes Vidal, Moreno et Schiappa pour que les futur·es enseignant·es du primaire, à 84% des femmes et à 86% des non-scientifiques, acquièrent une culture scientifique et technologique leur permettant de transmettre à leurs élèves que « oui, les sciences c’est aussi pour les filles ! ». Accéder à la lettre ouverte Science et Avenir en parle < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Discussion sur les femmes scientifiques
Discussion sur les femmes scientifiques À l'occasion du 8 mars, une discussion est organisée avec des personnes âgées non dépendantes sur la place des femmes dans les sciences, hier et aujourd'hui. Le 8 mars, une conversation à bâtons rompus aura lieu avec des personnes âgées sur le rôle et la place des femmes en sciences, en insistant sur le domaine de l'astronomie. Les résidents verront ensuite un film "Les figures de l'ombre" sur la conquête spatiale américaine, et en discuteront le lendemain (9 mars) avec Sylvaine Turck-Chièze. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Grand débat : L'importance des modèles féminins dans les sciences
Grand débat : L'importance des modèles féminins dans les sciences © Vincent Moncorgé – CNRS / Femmes & Sciences / La Science taille XX elles – 2023 Première échappée belle de Marseille avec le grand débat organisé par Femmes & Sciences et la délégation régionale du CNRS En amont de l'exposition La science taille XX elles dont la version marseillaise sera dévoilée en mars 2024, un grand débat a rassemblé quatre spécialistes pour débattre de l'importance des modèles féminins dans les sciences. Animé par Mathieu Rouault, il a rassemblé Marianne Blanchard, Thomas Breda, Louis-Pascal Jacquemond et Isabelle Régner. Après un panorama historique et sociologique qui avait pour but de montrer les différents aspects de cet enjeu, le public a pu échanger avec ces spécialistes. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Rencontre avec les lycéens de Paul Bert
Rencontre avec les lycéens de Paul Bert 8 mars 2021 Lycée Paul Bert A l'occasion de la journée des droits des femmes, le CEA et l'association Femmes & Sciences propose une après-midi sur le thème Filles & Sciences. L'après midi comprendra la projection de films de métiers du CEA ; un exposé de F&S sur les freins à bien connaitre pour ne pas limiter son futur, des quiz et deux tables rondes avec participation d'ambassadrices XX Elles du CEA. Puis un échange aura lieu avec les 90 élèves du lycée. © CEA/Femmes&Sciences < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Contactez-nous | Femmes & Sciences
Contactez-nous Association Femmes & Sciences Institut Henri Poincaré, 11 rue Pierre et Marie Curie, 75 231 Paris cedex 05 Contact : secretariat@femmesetsciences.fr Vous avez une question, souhaitez entrer en contact avec un·e membre de l'association, recherchez un·e expert·e, utilisez le formulaire ci-dessous ! Pour une demande d'adhésion, suivez ce lien . Objet de la demande Je souhaite recevoir la newsletter Envoyer Formulaire envoyé. Merci !
- Armelle Corpet
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Armelle Corpet Enseignante-chercheuse en épigénétique "L'origamiste du vivant" Armelle Corpet est maître de conférences de l’Université Claude Bernard Lyon 1, et chercheuse à l’Institut neuromyogène (INMG, Lyon1 / CNRS / Inserm). Après une classe préparatoire à Sainte Geneviève, elle intègre l’ENS de Paris et obtient une agrégation en sciences de la vie, de la Terre et de l’Univers puis un master en cancérologie. À la suite de sa thèse portant sur le rôle des protéines impliquées dans le maintien de l’organisation du génome, elle continue ses recherches sur la dynamique de la chromatine au sein des cellules humaines. « J’aimerais dire aux jeunes filles cette phrase de Marie Curie, une femme scientifique que j’admire : Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre. » Armelle Corpet travaille dans un domaine qu'on appelle l'épigénétique, c’est à dire l’étude des changements de l’activité des gènes n’impliquant pas de modification de la séquence d’ADN et pouvant être transmis lors des divisions cellulaires. « Cet ADN, porteur de notre information génétique, est compacté, enroulé autour de protéines histones, précise-t-elle. Il a été découvert ces dernières années que, sur ces protéines, on peut faire d'infimes modifications qui vont influencer la lecture de l'information génétique et l'expression des gènes. Mon domaine de recherche étudie comment l'ADN va s'enrouler autour de ces protéines et comment ce processus d’assemblage est régulé de façon dynamique au cours de la vie cellulaire. » Issue d’un milieu scientifique – un père chercheur en géophysique et une mère médecin – Armelle Corpet a très tôt bénéficié de sorties savantes en famille dans les montagnes du Puy. Pourtant les grandes orgues basaltiques ne lui suffisent pas, « j'avais aussi l'envie de comprendre comment fonctionne le corps humain. C'est ce qui m'a poussée à intégrer l'ENS pour faire des études de biologie. » Interrogée sur ses études, Armelle Corpet est un peu nostalgique des deux années passées en classes préparatoires qu’elle qualifie de meilleures années de sa vie. Années de bonheur pour cette jeune fille qui possède une véritable soif de connaissance. Et si cela lui demande beaucoup de travail – tant de choses à apprendre et à connaître jour après jour – elle profite aussi de toutes sortes d'activités culturelles et sportives sur place, et surtout, elle y rencontre celui qui deviendra son mari. Devenue scientifique et mère de famille, la disponibilité n'est pas toujours évidente pour Armelle Corpet qui sourit en ajoutant : « en France, nous avons la chance d'avoir un système qui facilite le travail des femmes, ce qui n'est pas le cas dans d'autres pays, même très proches de nous. » L'exception culturelle atteint toutefois certaines limites : « j'ai failli abandonner en cours de route. Il y a énormément de pression en recherche pour avoir des résultats. J'ai deux filles et trois garçons, et j'ai toujours clairement dit que je voulais équilibrer ma vie familiale et ma vie professionnelle, mais ce n’est pas facile. J’adore ce que je fais mais je pense que je n'y serais pas arrivée sans l'aide de mon mari, qui prend sa part de charge mentale. C'est un point extrêmement important, les pères ont clairement leur rôle à jouer. » Son domaine, en quelques mots : Rôle du complexe chaperon d’histones HIRA dans la dynamique de la chromatine - Au cœur de chacune de nos cellules se trouve l'ADN qui est le support essentiel de notre information génétique. Cet ADN s’enroule autour de protéines histones pour former la chromatine. Les histones sont accompagnées par des protéines spécialisées nommées chaperons d'histones. Armelle Corpet étudie le rôle du complexe chaperon d’histones HIRA dans la déposition des histones pour former la chromatine. En particulier, elle s’intéresse au rôle de ce complexe lorsque les cellules sont soumises à des stress tels que des dommages à l’ADN ou lors du vieillissement cellulaire.











