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- Participez avec Femmes & Sciences au Village de la Chimie !
Participez avec Femmes & Sciences au Village de la Chimie ! 12 mars 2021 Évènement en ligne Le Village de la Chimie réunit des entreprises, formations et associations pour renseigner et/ou recruter des élèves et étudiants dans les métiers de la Chimie. Oganisé par France Chimie Ile-de-France, le Village de la Chimie est devenu un évènement annuel incontournable pour l’information et l’orientation des jeunes vers les métiers de la chimie. Il s’inscrit pleinement dans le cadre des efforts conduits, pour développer l’emploi et l’inclusion professionnelle des jeunes. Grâce à ce Village, les étudiants, les familles et les enseignants peuvent rencontrer des entreprises qui recrutent et trouver de nombreuses offres d’alternance. Avec l’aide des organismes d’insertion professionnelle présents sur ce salon, le Village de la Chimie montre la voie, dans une logique d’inclusion professionnelle et d’égalité des chances au moment ou la crise sanitaire a un impact direct sur l’accès au marché du travail de centaines de milliers de jeunes. L’association Femmes & Sciences sera présente pour montrer aux filles et aux garçons que les sciences sont à leur portée et pournles renseigner sur les études scientifiques. Lien vers l'évènement : https://www.villagedelachimie.org/ < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Wassila Dali Ali
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Wassila Dali Ali Physicienne "Tendre un miroir aux étoiles" Wassila Dali-Ali est post-doctorante au Centre de recherche astrophysique de Lyon (CRAL, ENS de Lyon / Lyon1 / CNRS) qu’elle a rejoint en 2018 après des études en sciences nucléaires à Alger suivies d’un doctorat en astronomie à l'université de Nice sur la modélisation de la turbulence atmosphérique et plusieurs post-doctorats dans l'instrumentation pour l'astronomie. L'astronomie fait rêver les enfants, elle tend un même miroir aux filles et aux garçons. Wassila Dali-Ali a eu cette chance de vivre à Biskra, aux portes du Sahara algérien. Passionnée d'astronomie, elle voulait comprendre tout ce qui se passe dans le ciel du désert. « Mes parents y habitent toujours, dit-elle. Dans le désert, dans les oasis, on dort sur les terrasses, à la belle étoile toutes les nuits d'été. Petits, on s'amusait à compter les étoiles filantes et les satellites. » Aujourd’hui Wassila Dali-Ali est devenue spécialiste de l’instrumentation et travaille sur une nouvelle méthode utilisée en Optique Adaptative (OA), technique qui a conduit à des avancées spectaculaires telles que l'obtention d'images directes d'exoplanètes, la cartographie du sol de Titan ou encore l'étude de sources extra-galactiques... une technologie dont tous les futurs télescopes géants type E-ELT (European Extremely Large Telescope) seront équipés. « La principale limitation de nos instruments n'est plus la dimension physique des miroirs, mais l'atmosphère. Les astronomes ont adopté cette technique qui permet, en temps réel, de corriger les déformations introduites par l'atmosphère sur les images. Un miroir déformable les compense le plus exactement possible en se déformant sous l'action d'actuateurs. » Qu’il s’agisse de conception, de tests de composants ou de modélisation, cette technologie est expérimentée concrètement par Wassila Dali-Ali, dans l'équipe du CRAL à Saint-Genis-Laval. Et puisque l’on parle de miroirs, qu’en est-il du plafond de verre ? D’où provient cette difficulté des femmes à accéder aux postes supérieurs ? « C'est hélas par manque de confiance en elles-mêmes. C'est aussi une question d'honnêteté, les femmes n'ont pas peur de dire je ne suis pas sûre d'y arriver, je ne le sens pas, alors que les hommes ne le font pas, il y a une sorte d'hypocrisie. Il me semble que dans le milieu de la recherche, les problèmes auxquels peuvent être confrontées les femmes sont moins fréquents que dans d’autres métiers. Mais les femmes, subissant aussi le plafond de verre, sont moins présentes dans les postes de direction. » Cependant « avec les moyens de communication, il y a aujourd'hui plus de flexibilité dans les plannings, ce qui rend la vie plus facile pour une femme ou une mère. Il faut que la science s'adapte. » C’est donc avec plaisir que Wassila Dali-Ali se rend tous les matins à son travail pour tendre un miroir vers le ciel et revivre chaque jour un rêve d'enfance. Son domaine, en quelques mots : L'Optique Adaptative (OA), une technique qui révolutionne l'astronomie d'aujourd'hui, étudie les limitations optiques des instruments et propose des méthodes pour s'en affranchir. Wassila Dali-Ali, physicienne de formation, s'est spécialisée dans l'étude de la turbulence atmosphérique et ses effets sur la qualité des observations en astronomie. Elle a rejoint le CRAL, comme post-doctorante, pour travailler sur une des techniques de l'OA adaptée aux grands télescopes de type VLT et E-ELT.
- Formation INP CNRS pour ingénieures, techniciennes et chercheuses
Formation INP CNRS pour ingénieures, techniciennes et chercheuses 18 juin 2023 L'institut de physique du CNRS propose la formation "accompagner le parcours des femmes" dans les laboratoires de physique du CNRS L'institut de physique du CNRS et plus généralement la direction de l’organisme attachent une haute importance à l'épanouissement des femmes dans leurs parcours professionnels au sein de l'établissement. Parmi les mesures d’accompagnement pour une meilleure parité dans les laboratoires de physique, l’INP, en collaboration avec le service mutualisé de formation d’Ile de France (IFSeM), propose une formation spécifique « accompagner le parcours des femmes dans les laboratoires de physique du CNRS » pour les ingénieures, techniciennes et chercheuses. Cette année, cette formation aura lieu au domaine Saint-Paul à Saint-Rémy-lès-Chevreuse sur 3 jours en présentiel, divisés en deux périodes permettant un retour d’expérience. Les deux premiers jours seront les 19 et 20 juin 2023 , et le troisième jour (retour d’expérience) le 9 novembre 2023. L’ouverture des inscriptions se fera courant mars sur le site SYGEFOR où le programme détaillé sera précisé. NA < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- "Chimie au féminin" le 26 mars 2026
"Chimie au féminin" le 26 mars 2026 26 mars 2026 Sorbonne Université, Campus Pierre et Marie Curie Une matinée consacrée à la mise en lumière de parcours féminins inspirants dans les sciences chimiques. La Société Chimique de France organise cet événement qui s'inscrit dans une dynamique plus large de valorisation des femmes chimistes, portée notamment par sa participation au projet des 72 femmes de sciences sur la Tour Eiffel , ainsi que par le numéro n°512 de l'Actualité Chimique consacré aux femmes chimistes. Cette rencontre aura lieu le jeudi 26 mars 2026, de 9h à 13h à l'Amphithéâtre Charpak (Sorbonne Université, Campus Pierre et Marie Curie, Paris) Françoise Conan, présidente de Femmes & Sciences, y donnera une conférence. Flyer de l'évènement avec le programme : ICI Plus d'informations : ICI © SCF < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Numérisation du jeu Mendeleieva
Numérisation du jeu Mendeleieva 24 octobre 2021 28 octobre 2021 Quai des Savoirs, Toulouse L’association Femmes & Sciences et la Compagnie du Code sont partenaires pour réaliser la numérisation du jeu Mendeleieva. Utilisez la programmation web pour numériser Mendeleieva , un jeu de plateau pédagogique créé par l’association Femmes & Sciences pour mettre en avant les femmes scientifiques. Venez travailler en équipe pour imaginer, expérimenter et réaliser un premier prototype de ce jeu en ligne. Stage gratuit, ouvert à toutes et tous à partir de 16 ans Du 25 au 29 octobre, de 14h à 17h Inscriptions sur le site de la Compagnie du Code Flyer du stage © Femmes & Sciences, Compagnie du Code < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Lucile Savary
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Lucile Savary Physicienne "Le cantique des quantiques" Lucile Savary est chargée de recherche au CNRS, théoricienne de la matière condensée au Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon (LP, ENS de Lyon / Lyon1 / CNRS). Ancienne étudiante de l'ENS de Lyon, elle a effectué un doctorat à l'Université de Californie à Santa Barbara, puis obtenu une bourse postdoctorale ‘Gordon et Betty Moore’ au MIT. Ses recherches portent actuellement sur les phénomènes exotiques dans les systèmes réels, avec un accent particulier sur les électrons fortement corrélés. En 2017, elle reçoit le F. Nevill Mott Prize 2017. En 2019, elle est lauréate du 'Young Scientist Prize in Statistical Physics' 2019. « La première chose que j'ai à dire aux jeunes filles qui veulent faire de la physique, c'est : Yes, you can ! Allez-y ! Pourquoi pas vous ? » Magnétisme quantique, liquides de spins quantiques, criticité quantique, ordre par le désordre, RIXS, systèmes spin-orbitalaires, transport thermique dans les isolants magnétiques, supraconductivité non conventionnelle dans les matériaux à fort couplage spin-orbite et multiples bandes, les thématiques de recherche que Lucile Savary aborde aujourd’hui résultent d’une vocation qui lui est venue en terminale grâce à une « prof exceptionnelle ». Lucile – seule femme de son équipe de recherche – ne sait pas pourquoi les femmes sont si peu nombreuses en physique. Il arrive même à Lucile de se rendre à des conférences où elle est la seule femme parmi une quarantaine d’hommes. Interrogée sur la parité, Lucile estime que les mentalités ont évolué mais qu’elles doivent encore changer. En physique, comme dans d’autres domaines, même si la prise de conscience est réelle, les femmes pâtissent encore des représentations archaïques et subissent les postures de pouvoir que prennent parfois certains scientifiques. On a l’exemple d’un chercheur assez connu qui s’est risqué un jour à décrire la physique comme un « métier d’homme ». La place des femmes en sciences serait-elle contestée ? Bien sûr que non, mais les cas de « mansplaining » (où un homme explique à une femme ce qu’elle sait déjà parfaitement) ne sont malheureusement pas rares. Pour lutter contre les biais implicites, il existe des politiques de discrimination positive, mais ce type d’initiative crée parfois des tensions au lieu de les apaiser. Car certains hommes – voire certaines femmes – font encore de la résistance. Alors, comment faire pour inverser la tendance ? Le parcours académique d’une femme est souvent plus compliqué que celui d’un homme mais Lucile Savary pense que la prise de conscience du problème commence à être bien réelle et qu’il faut persévérer dans la poursuite de l’équité, par l’éducation, par le démontage des représentations sociétales, par l’information et par des politiques volontaristes pour contrecarrer les biais que nos sociétés ont créés. Il faut cultiver la diversité « Les approches des femmes sur certains problèmes ou sur la pédagogie varient de celles des hommes. On ne peut que gagner à profiter de toutes ces différentes méthodes. Les gens ont désormais beaucoup plus conscience de l'importance que cela revêt, à la fois pour la qualité de la recherche, pour la qualité de vie de chacun et pour l’ambiance générale dans les laboratoires. » Son domaine, en quelques mots : Lucile Savary travaille sur la physique quantique des matériaux. L’objectif est de comprendre comment les électrons se comportent à l’échelle microscopique dans les solides qui nous entourent, et donnent lieu à des phénomènes observables, ou exploitables, à notre échelle. Déchiffrer les propriétés fondamentales de la matière, concevoir des systèmes où on peut se saisir de l’immensité des possibilités offertes par la mécanique quantique, mais aussi comprendre des résultats d’expériences de collègues, et proposer des modèles font partie de son quotidien. Ses travaux peuvent également ouvrir des perspectives sur l’élaboration de solutions nouvelles, plus performantes, plus efficaces, plus petites, plus rapides dans le domaine des technologies.
- Sepideh Mirrahimi
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Sepideh Mirrahimi Mathématicienne "Mathématiques pour mieux guérir" Sepideh Mirrahimi est mathématicienne. Après avoir fait une thèse en mathématiques appliquées à la biologie à l’Université Pierre et Marie Curie à Paris et un post-doctorat à l’École polytechnique à Palaiseau, elle a été recrutée en tant que chargée de recherche au CNRS en 2012. Depuis, elle travaille à l’Institut de mathématiques de Toulouse (IMT – CNRS, Université Toulouse Capitole, Université Toulouse – Jean Jaurès, Université Toulouse III – Paul Sabatier, Insa Toulouse) sur l’étude de modèles mathématiques issus de la biologie. Sepideh Mirrahimi s’intéresse notamment à l’analyse des équations différentielles préalablement établies lors d’études en biologie évolutive et en écologie. En effectuant une étude du comportement des solutions de ces équations en fonction de certains paramètres, elle cherche à comprendre l’effet de différents mécanismes de l’évolution (mutations, transfert horizontal des gènes, sélection), sur la survie et la distribution génétique ou phénotypique d’une population d’êtres vivants donnée. Elle peut ainsi décrire sa dynamique en prenant en compte l’interaction des individus avec leur environnement. Son approche théorique peut aider à fournir des réponses appropriées à des questions biologiques ou médicales concrètes. Par exemple, comment évaluer la résistance d’une population à un antibiotique ou comment traiter de manière optimale tel cancer ou telle maladie infectieuse. L’analyse de ses équations a pour objectif d’apporter des éléments de réponse aux praticien.ne.s et faciliter leur choix d’un protocole thérapeutique efficace (en modifiant les doses de médicament, le moment du traitement, ou en combinant des thérapies…), tout en réduisant le risque d’émergence de résistance aux médicaments. Pour étudier ces problèmes, Sepideh Mirrahimi entretient de nombreuses collaborations avec des scientifiques en France et à l’étranger, notamment aux États-Unis et au Chili.
- Émilie Capron
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Émilie Capron Paléoclimatologue "En tant que maman qui a construit sa carrière entre la France et l’étranger et qui est partie à plusieurs reprises travailler au Groenland et en Antarctique, je souhaite participer à casser le stéréotype du chercheur vieux, échevelé et isolé dans son laboratoire et inciter les jeunes filles à s’engager dans des carrières scientifiques. Sensibiliser notre société aux problématiques liées au changement climatique actuel et futur est aussi essentiel. En tant que chercheuse en sciences du climat, je considère que cela relève de ma responsabilité de communiquer sur ce sujet avec le public, et la jeune génération en particulier." Émilie Capron est chargée de recherche CNRS à l’Institut des géosciences de l’environnement (IGE - CNRS / IRD / UGA - Grenoble INP-UGA). Elle étudie le climat passé à partir de l’analyse d’échantillons de glace polaire. Il y a dix ans, Émilie Capron était confinée volontaire avec six personnes, pendant soixante jours, dans un camp isolé en Antarctique pour participer au forage de carottes de glace. Depuis, elle réalise la chance qu’elle a de faire ce métier. Il lui permet de vivre des aventures scientifiques et humaines uniques dans un des endroits les plus fascinants sur Terre ! Pourtant, adolescente, peu de choses la prédestinent à cet avenir puisqu’un professeur de physique au lycée lui déconseille vivement de poursuivre dans une filière scientifique. Elle a alors en tête de devenir professeure des écoles. Mais à l’université, son goût pour les études, sa découverte de la paléoclimatologie et sa rencontre avec deux chercheuses passionnantes en sciences du climat, ses futures directrices de thèse, en décide autrement ! Émilie Capron porte un projet de recherche financé par l’initiative “Make Our Planet Great Again”. Le but est de déterminer l’évolution du climat et de la concentration atmosphérique en CO2pendant des périodes du passé, caractérisées par un réchauffement polaire dont l’amplitude est proche de celle projetée pour la fin du siècle. Pour cela, elle analyse des données géochimiques mesurées sur la glace et l’air piégé dans des carottes de glace forées en Antarctique qui sont ensuite reliées à différents paramètres climatiques et environnementaux. Ses données offrent une meilleure compréhension de l’impact d’un climat chaud sur les calottes polaires et représentent des bancs d’essai pour évaluer les modèles du climat utilisés pour effectuer les projections climatiques pour le futur.
- Delphine Jublot
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Delphine Jublot Biologiste "Évoluant dans des structures où la parité est respectée, je n’ai pas de problème pour me faire une place et m’épanouir dans mon travail. Malheureusement, en dehors de ce cercle fermé que représentent les scientifiques, je me suis aperçue, que peu de monde connaissait mon métier et avait une idée précise de mes activités. Je souhaite donc donner plus de visibilité aux femmes qui œuvrent comme moi dans la recherche et la technologie. La recherche c’est travailler ensemble, main dans la main, femmes et hommes, pour vaincre la maladie." Delphine Jublot est assistante ingénieure CNRS en techniques biologiques à l’Institut pour l’avancée des biosciences (IAB - CNRS / Inserm / UGA). Elle travaille au sein de l’équipe “Apicolipid” qui se concentre sur les maladies infectieuses. Delphine Jublot a une dizaine d’années quand elle découvre ce qu’elle veut faire plus tard. En allumant la télévision, elle tombe sur une émission du téléthon où l’on peut voir des enfants handicapés atteints de maladies génétiques. Elle se dit alors «je veux les aider à guérir, je veux travailler dans la recherche». En revanche, elle ne se sent pas prête à affronter de longues études. Elle s’oriente donc vers un bac technologique suivi d’un BTS biochimiste. Elle réalise ensuite différentes expériences dans des laboratoires de biologie végétale, puis dans des laboratoires de parasitologie et d’embryologie moléculaire à l’Institut Pasteur. Ces expériences diverses la confortent dans son choix de poursuivre son activité dans un laboratoire de recherche en biologie humaine pour la santé. Delphine Jublot intègre alors l’IAB, dans une équipe qui travaille sur les maladies infectieuses, en particulier sur le parasite Toxoplasma gondii , présent dans 30% de la population mondiale. L’infection, asymptomatique dans la majorité des cas, peut causer des dommages sévères chez les sujets immunodéprimés (HIV). À ce jour, il n’existe pas de vaccin efficace contre cette maladie. De nouvelles cibles thérapeutiques et de nouveaux futurs traitements sont les bienvenus. Delphine Jublot s’implique dans des projets de recherche qui portent sur l’identification des facteurs qui contrôlent la réponse immunitaire innée au cours de l’infection de l’hôte par le parasite. Dans son travail, elle interagit directement avec les chercheurs et elle participe aux enseignements universitaires.
- Elsa Garcin
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Elsa Garcin Biochimiste « En bande organisée, je peux tous les cristalliser » Elsa Garcin est professeure à Aix-Marseille Université et mène ses recherches au laboratoire Information génomique et structurale [1]. Elle détermine la structure atomique de protéines de virus géants afin de mieux comprendre leur fonction. Enfant, Elsa Garcin était passionnée de lecture et dévorait les livres de mystères et d’enquêtes, une passion qui ne l’a jamais quittée. « Être chercheur, c’est un peu comme jouer au détective : on étudie un problème, on établit des hypothèses que l’on teste avec des expériences, on élimine les suspects, on assemble les pièces du puzzle, et on tire des conclusions. La vie est un grand mystère à élucider. » Après un bac scientifique, c’est à l’université qu’elle découvre la biochimie et la biophysique grâce à des enseignants-chercheurs qui lui transmettent leur passion pour la recherche. Elle part alors à Grenoble pour poursuivre son initiation à la recherche et y trouve sa voie : la cristallographie aux rayons X, une technique qui permet de construire des images à l’échelle atomique de la structure des macromolécules qui composent le vivant. L’ambition est de comprendre leur mode d’interaction avec leur environnement. Son doctorat en poche, elle part en Californie poursuivre ses recherches et y restera neuf ans pour étudier une protéine impliquée dans les maladies cardiovasculaires et le cancer. Elle a par la suite l’opportunité de créer un nouveau laboratoire spécialisé dans les études de protéines impliquées dans les maladies cardiovasculaires et inflammatoires, et le cancer, sur la côte est des États-Unis, près de Baltimore. Dans son équipe, se côtoient des étudiantes et étudiants de tous les niveaux, et également des lycéennes et lycéens. Dans cette université américaine pionnière de l’inclusivité au service de l’excellence, Elsa Garcin découvre une deuxième passion : l’enseignement et le mentorat. « Permettre aux étudiantes et étudiants de participer activement à la recherche et la vie d’un labo durant tout leur cursus universitaire est la meilleure stratégie pour les aider dans leurs apprentissages. » En 2020, elle revient poser ses valises à Marseille et rejoint le laboratoire spécialiste des virus géants dans lequel elle travaille aujourd’hui. Dotés d’un génome approchant celui de certaines bactéries, ces virus possèdent un très grand nombre de protéines dont la plupart ne ressemblent à rien de connu. Déterminer leur structure atomique pourrait permettre de comprendre à quoi servent ces protéines orphelines. « Mon nouveau défi, c’est de continuer à jouer au détective, tout en partageant mon temps entre enseignement, mentorat et recherche. » [1] – IGS (Aix-Marseille Université/CNRS)
- Rencontre Exploreur du cycle Femmes en Sciences le 1er juin 2021
Rencontre Exploreur du cycle Femmes en Sciences le 1er juin 2021 31 mai 2021 Évènement en ligne / en présentiel (Toulouse) Inès Massiot, chargée de recherche CNRS en photonique pour l‘énergie et Nathalie Ladouce, assistante ingénieure CNRS en biotechnologie végétale animeront cette rencontre autour de leurs parcours, leurs métiers au quotidien et leurs recherches actuelles. Rendez-vous en ligne, ou au Quai des Savoirs (jauge de 35 personnes) le mardi 1er juin à partir de 18h15. Inès Massiot, chargée de recherche CNRS en photonique pour l‘énergie au Laboratoire d‘analyse et d‘architecture des systèmes (LAAS-CNRS) et Nathalie Ladouce, assistante ingénieure CNRS en biotechnologie végétale au Laboratoire de recherche en sciences végétales (LRSV - CNRS, UT3) animeront cette rencontre autour de leurs parcours, leurs métiers au quotidien et leurs recherches actuelles. Le dispositif en ligne est pensé pour favoriser les échanges avec le public. Comme toujours, un quiz ouvrira la rencontre pour briser la glace et les stéréotypes. Lien d'inscription et informations complémentaires Inscription gratuite mais obligatoire Le cycle Femmes en Sciences est proposé par le CNRS Occitanie Ouest et l'association Femmes & Sciences. Il s'inscrit dans le cadre des rencontres Exploreur pilotées par l'Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées © CNRS < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Anne Jacquemet-Gauché
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Anne Jacquemet-Gauché Professeure de droit public « La connaissance et la conscience des différences évitent les incompréhensions. » Anne Jacquemet-Gauché est professeure de droit public à l’Université Clermont Auvergne, au sein du Centre Michel de l’Hospital (UR 4232, UCA), et membre junior de l’Institut Universitaire de France. Ses recherches portent notamment sur les droits administratifs français et allemand, et plus précisément sur les différences de culture juridique entre les deux États. Sensible aux questions d’égalité, elle tient aussi fermement au respect de la diversité et de la liberté de chacun s’agissant de ses choix de vie. La professeure aime les paradoxes : si, dans sa vie, il faut que ça file « droit », elle apprécie surtout les petits et les grands écarts. Elle chérit la liberté que lui offre son métier, celle de pouvoir faire de temps en temps un pas de côté (au moins dans ses rêves), aller au musée ou partir en randonnée. Mais le plus souvent c’est au pas de course qu’elle va récupérer, au moment du goûter, ses trois mouflets affamés, avant de retourner travailler toute la soirée. Dans ses recherches aussi, elle cultive cette variété et alterne volontiers entre deux champs de prédilection : le droit de la responsabilité administrative et le droit comparé. Actuellement, elle s’intéresse aux différences culturelles et aux questions d’identité. Loin des théories du genre, c’est plus concrètement vers l’Allemagne qu’elle se tourne et plus précisément vers le droit administratif. « La connaissance et la conscience des différences évitent les incompréhensions et contribuent à poser les bases d’une entente fructueuse entre les peuples », pense-t-elle, « en particulier avec ces cousins germains si proches et pourtant si lointains ». Elle s’attelle à mettre en lumière les spécificités institutionnelles, historiques et sociales qui irriguent les deux systèmes juridiques et donnent à chacun d’eux une physionomie propre. L’occasion lui est parfois offerte de s’évader pour des colloques et pour des séjours de recherche à l’étranger. Ces invitations au voyage sont toujours de belles découvertes, à la fois scientifiques et humaines. Elle s’y rend avec joie et en toute sérénité, son époux étant là pour prendre le relais. Anne Jacquemet-Gauché salue l’engagement de celles et ceux qui œuvrent à la promotion de l’égalité. Elle-même a disposé de modèles inspirants et inspirés de femmes à l’université – en premier lieu sa directrice de thèse – qui assumaient leur féminité, voire leur maternité, sans hésiter. Ses collègues, y compris masculins, l’ont sans cesse encouragée et savent la motiver, surtout lorsqu’elle doute ou fatigue. Ensemble, ils apprécient de pouvoir régulièrement deviser, toujours avec humour, à propos des difficultés passagères rencontrées ou des obstacles à surmonter : « Corriger les copies d’examen à la maternité ? Naturellement ! ». Elle aime transmettre et partager, après avoir tant reçu. Sportive, ses premières expériences en tant qu’enseignante ont eu lieu sur des skis, puis sur une planche à voile. Et si c’est désormais dans un amphithéâtre qu’elle s’épanouit, c’est toujours avec cette même volonté. Elle croit au collectif, dans un domaine où les recherches sont plus solidaires que solitaires et où la vie de laboratoire est parfois virtuelle. Elle soutient à son tour les jeunes femmes (étudiantes, doctorantes, collègues), afin qu’elles apprennent à poser leurs choix de vie sans se les voir imposer : avoir des enfants ou non ; s’investir et progresser dans leur carrière à leur rythme, sans s’épuiser ; décliner certaines sollicitations sans crainte des conséquences. En bref, que chacune soit libre de ses décisions eXXistenti‑Elles.











