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- Les 40 sœurs d’Hypatie
Les 40 sœurs d’Hypatie @ Benjamin Rigaud Madame la Maire de Paris annonce l'inscription des noms de 40 femmes scientifiques sur la Tour Eiffel. Madame Anne Hidalgo, la Maire de Paris, a exprimé ce jour sa volonté de réaliser le projet les 40 sœurs d’Hypatie pour la Tour Eiffel. Femmes & Sciences est fière d’avoir porté depuis son origine ce projet initié par Benjamin Rigaud, membre de notre association et de l’association Défi Sorbonne. Cette annonce marque la volonté de la Maire de Paris de continuer à oeuvrer pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines. Le but d’Hypatie est l’inscription des noms de 40 femmes scientifiques au 2ème étage de la Tour Eiffel, en complément des 72 noms d’hommes scientifiques inscrits au 1er étage. Ainsi, nous donnerons une visibilité forte aux femmes scientifiques remarquables qui ont marqué l’histoire des sciences en France mais qui ont été oubliées par la société, victimes de l’effet Matilda. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Jozina De Graaf
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Jozina De Graaf Neuroscientifique « Redonner le pouvoir de tendre la main » Jozina De Graaf est professeure à Aix- Marseille Université et a dirigé jusqu’à récemment une équipe de recherche à l’Institut des sciences du mouvement – Étienne-Jules Marey [1]. Elle occupe aujourd’hui la fonction de vice-doyenne recherche à la Faculté des sciences du sport. « 75 % des patients amputés d’un bras peuvent bouger naturellement leur membre fantôme. Pourtant, ils n’en parlent jamais par peur de passer pour des excentriques ou même des fous ! » s’étonne Jozina De Graaf. Passionnée par la compréhension du fonctionnement du système nerveux, Jozina De Graaf voit depuis quelques années une application concrète au projet de recherche qui la passionne : le développement de prothèses contrôlables de façon naturelle. Le contrôle des prothèses est encore aujourd’hui difficile, non naturel et très limité sur le nombre de mouvements possibles, surtout pour une prothèse de main. Pour contourner ces problèmes, Jozina De Graaf et ses collaborateurs ingénieurs et médecins cliniciens ont imaginé une prothèse « basée fantôme » : les patients ont été invités à exécuter différents mouvements fantômes et les contractions musculaires détectées au niveau du moignon ont été associées à chaque type de mouvement. Dès que le type de mouvement est reconnu par la prothèse, celle-ci le reproduit. Ceci rend le contrôle de prothèse naturel, sans aucune intervention chirurgicale ni phase d’apprentissage de la part des patients. « Avec mes collaborateurs, nous avons pour ambition d’augmenter les degrés de liberté de la prothèse tout en gardant un contrôle naturel, et de la proposer à de nombreux patients. » Vous avez peut-être déjà entendu Jozina De Graaf parler du phénomène de « mobilité du membre fantôme » dans des émissions radio ou télé. « Cette diffusion des connaissances est essentielle pour que la société en général soit consciente des avancées dans ce domaine, et pour les patients en particulier qui doivent comprendre que les sensations fantômes ne sont pas seulement synonymes de douleur ». [1] – ISM (Aix-Marseille Université/CNRS)
- Vendredi 8 mars 2024 : opération coquelicots
Vendredi 8 mars 2024 : opération coquelicots Cette année soyons, encore une fois, toutes visibles où que nous soyons le 8 mars 2024. F&S réitère l’opération Coquelicots, mise en place par l’association partenaire femmes & mathématiques, pour le 8 mars 2024. La proportion de femmes scientifiques n'augmente pas et nous voyons "rouge" ! À l'intention des femmes scientifiques Soyons toutes visibles le 8 mars 2024 depuis le ciel ! Portons du rouge et formons un immense champ de coquelicots partout dans le monde. On dit que les femmes sont en train de déserter la science, qu'elles ne s'inscrivent pas dans les filières du numérique, qu'elles se dirigent vers des domaines où la science n'est pas présente... Certes les femmes scientifiques ne sont pas assez nombreuses, pas assez visibles. Et pourtant les femmes scientifiques existent ! Pour le montrer de façon rapide et concise, portons du rouge le 8 mars 2024. Ces points rouges seront comme des coquelicots qui constellent une prairie, symbolisant la présence et l'ancrage des femmes dans les champs de la science. Prenons des photos et distribuons-les sur les réseaux sociaux. https://femmes-et-maths.fr/vendredi-8-mars-2024-operation-coquelicots/ < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Anne Jacquemet-Gauché
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Anne Jacquemet-Gauché Professeure de droit public « La connaissance et la conscience des différences évitent les incompréhensions. » Anne Jacquemet-Gauché est professeure de droit public à l’Université Clermont Auvergne, au sein du Centre Michel de l’Hospital (UR 4232, UCA), et membre junior de l’Institut Universitaire de France. Ses recherches portent notamment sur les droits administratifs français et allemand, et plus précisément sur les différences de culture juridique entre les deux États. Sensible aux questions d’égalité, elle tient aussi fermement au respect de la diversité et de la liberté de chacun s’agissant de ses choix de vie. La professeure aime les paradoxes : si, dans sa vie, il faut que ça file « droit », elle apprécie surtout les petits et les grands écarts. Elle chérit la liberté que lui offre son métier, celle de pouvoir faire de temps en temps un pas de côté (au moins dans ses rêves), aller au musée ou partir en randonnée. Mais le plus souvent c’est au pas de course qu’elle va récupérer, au moment du goûter, ses trois mouflets affamés, avant de retourner travailler toute la soirée. Dans ses recherches aussi, elle cultive cette variété et alterne volontiers entre deux champs de prédilection : le droit de la responsabilité administrative et le droit comparé. Actuellement, elle s’intéresse aux différences culturelles et aux questions d’identité. Loin des théories du genre, c’est plus concrètement vers l’Allemagne qu’elle se tourne et plus précisément vers le droit administratif. « La connaissance et la conscience des différences évitent les incompréhensions et contribuent à poser les bases d’une entente fructueuse entre les peuples », pense-t-elle, « en particulier avec ces cousins germains si proches et pourtant si lointains ». Elle s’attelle à mettre en lumière les spécificités institutionnelles, historiques et sociales qui irriguent les deux systèmes juridiques et donnent à chacun d’eux une physionomie propre. L’occasion lui est parfois offerte de s’évader pour des colloques et pour des séjours de recherche à l’étranger. Ces invitations au voyage sont toujours de belles découvertes, à la fois scientifiques et humaines. Elle s’y rend avec joie et en toute sérénité, son époux étant là pour prendre le relais. Anne Jacquemet-Gauché salue l’engagement de celles et ceux qui œuvrent à la promotion de l’égalité. Elle-même a disposé de modèles inspirants et inspirés de femmes à l’université – en premier lieu sa directrice de thèse – qui assumaient leur féminité, voire leur maternité, sans hésiter. Ses collègues, y compris masculins, l’ont sans cesse encouragée et savent la motiver, surtout lorsqu’elle doute ou fatigue. Ensemble, ils apprécient de pouvoir régulièrement deviser, toujours avec humour, à propos des difficultés passagères rencontrées ou des obstacles à surmonter : « Corriger les copies d’examen à la maternité ? Naturellement ! ». Elle aime transmettre et partager, après avoir tant reçu. Sportive, ses premières expériences en tant qu’enseignante ont eu lieu sur des skis, puis sur une planche à voile. Et si c’est désormais dans un amphithéâtre qu’elle s’épanouit, c’est toujours avec cette même volonté. Elle croit au collectif, dans un domaine où les recherches sont plus solidaires que solitaires et où la vie de laboratoire est parfois virtuelle. Elle soutient à son tour les jeunes femmes (étudiantes, doctorantes, collègues), afin qu’elles apprennent à poser leurs choix de vie sans se les voir imposer : avoir des enfants ou non ; s’investir et progresser dans leur carrière à leur rythme, sans s’épuiser ; décliner certaines sollicitations sans crainte des conséquences. En bref, que chacune soit libre de ses décisions eXXistenti‑Elles.
- Journée Mat&Prim à l'École Anatole France - Toulouse
Journée Mat&Prim à l'École Anatole France - Toulouse © Julie Batut Faire découvrir les métiers scientifiques et montrer que la Science c’est pour tout le monde les filles & les garçons avec des ateliers interactifs et des femmes scientifiques. Une intervention scientifique d'une journée dans une école primaire avec la rencontre de 196 élèves du CP au CM1. Les scientifiques animent des ateliers pour montrer leur objet d'étude: - Mr&Mme pipi (découverte du rein) - La mouche on l'étudie - Algorithme, code, jeu - Les bactéries qui nous veulent du bien - Les femmes scientifiques - Vidéo (Stéréotypes et embryons) Les ateliers durent 20 min et les intervenantes échangent avec les élèves et toute l'équipe enseignante pour les impliquer et leur montrer que les métiers scientifiques et techniques sont accessibles à toutes et tous. Cette journée permet de sensibiliser à l’égalité Fille-Garçon (stéréotype et dessins d’une personne scientifique). < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- "Sciences, un métier de femmes !" : 3ème édition à Orléans
"Sciences, un métier de femmes !" : 3ème édition à Orléans @Anais Groisy 150 lycéennes de la Région Centre-Val de Loire rencontrent plus de 25 marraines de laboratoires privés et publics, marraine d’honneur Pascale Senellart-Mardon. Il s’agit d’un projet à destination de lycéennes pour les inciter à poursuivre leur carrière vers des métiers scientifiques. Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de cette journée "Sciences, un métier de femmes !". Des lycéennes venues des 6 départements de la Région Centre-Val de Loire y participeront. Comme chaque année, nous aurons la chance d’accueillir plus de 25 marraines dont notre marraine d’honneur Pascale Senellart-Mardon, directrice de recherche au CNRS, académicienne et co-fondatrice de Quandela. Les lycéennes pourront aussi échanger avec nos deux séminaristes Isabelle Vauglin, astrophysicienne, vice-présidente de Femmes & Sciences et Axelle Vanhaecke, sociologue au CNES, qui va nous parler de la place des femmes dans le spatial. Quel beau programme ! < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Femmes de Science dans l'histoire
Femmes de Science dans l'histoire 19 mai 2022 La Tréso, Malakoff Dans le cadre du cycle de conférences "Femmes de Science", à la Tréso, à Malakoff, le jeudi 19 Mai, Sylvaine Turck-Chièze parlera du livret F&S des femmes remarquables. Si ce n’est qu’en 1924 qu’une loi permit aux filles d’accéder au baccalauréat, avant cette date, l’université française leur est ouverte, mais les femmes y font figures de pionnières, à l’instar de Marie Curie venue étudier en France dès 1891. Pendant longtemps, les femmes scientifiques ont été considérées comme des assistantes, plutôt que de réelles collaboratrices ou des découvreuses. Lors de cette conférence, plusieurs femmes françaises seront mises à l’honneur pour leurs découvertes et retombées : Marie Curie et sa fille Irène Joliot-Curie dans les domaines de la physique et de la chimie, ou Françoise Barré-Sinoussi et Emmanuelle Charpentier en médecine, seules femmes scientifiques françaises honorées par le prix Nobel depuis 1901. D’autres femmes ont été spoliées de leur découverte, comme Marthe Gautier dont le rôle dans la découverte de la trisomie 21 a été occulté. D'autres femmes seront évoquées, Sophie Germain, Jeanne Villepreux Power, Caroline Aigle ... © Ville de Malakoff < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Egalité, elles assurent, 1ère session
Egalité, elles assurent, 1ère session 12 octobre 2020 Évènement en ligne Un évènement à ne pas manquer et à suivre en ligne, organisé par le groupe Occitanie. L'association Femmes & Sciences, lauréate de l'appel à projet de la Région Occitanie "Pour une égalité réelle entre les femmes et les hommes en Occitanie 2018-2021", propose la première journée "Egalité Elles Assurent". Son objectif est de favoriser des échanges entre les femmes et les hommes des entreprises, des laboratoires scientifiques et technologiques (publics ou privés) et des associations pour confronter et évaluer les mesures existantes en faveur de l'égalité professionnelle et en susciter de nouvelles. La journée se compose de sessions plénières et de trois ateliers en parallèle. Découvrir le programme et s’inscrire © Frédéric Maligne / LCC / CNRS Photothèque < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Appel à candidature Prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences 2022
Appel à candidature Prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences 2022 © F&S L’appel à candidature pour ce prix pour l’encouragement des jeunes femmes de talent en situation de handicap est ouvert du 30 avril au 30 juin 2022. Le Prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences pour l’encouragement des jeunes femmes de talent en situation de handicap est, en 2022, un prix unique doté de 10 000 €, récompensant une jeune femme en situation de handicap sérieux, de 20 à 28 ans, ayant pour objectif de réaliser un projet scientifique ambitieux, soit d’études supérieures, soit de recherche, soit d’innovation technologique. Voir règlement : ici Les candidatures pour l'édition 2022 sont closes. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Projection et Repas - débat à la Médiathèque de Balma
Projection et Repas - débat à la Médiathèque de Balma 10 mars 2022 Médiathèque de Balma Une projection du film "Les figures de l'ombre" suivie d’un débat auront lieu le 10 mars à la Médiathèque de Balma. Dans le cadre de l'exposition l'Effet Matilda (conçue par Femmes & Sciences en partenariat avec la Délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS et le Quai des Savoirs), présentée à la Médiathèque de Balma en mars 2022, une projection du film "Les figures de l'ombre" et un repas-débat sont organisés le 10 mars à 9h30. Florence Sèdes, professeure des universités en informatique (laboratoire IRIT ) , vice-présidente Responsabilité Sociétale de l’Université Toulouse III - Paul Sabatier , et administratrice de Femmes & Sciences y interviendra. Plus d'informations : ici < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Remise du Prix Alfred et Valentine Wallach 2023 à Laure Marêché
Remise du Prix Alfred et Valentine Wallach 2023 à Laure Marêché 2 mai 2023 Strasbourg Femmes & Sciences participe à la remise du Prix Alfred et Valentine Wallach 2023, prix de l'Académie d’Alsace des sciences, lettres et arts Véronique Pierron-Bohnes, responsable Grand-Est de Femmes & Sciences, a participé, en tant que membre de l'AASLA (Académie d'Alsace des Sciences, des Arts et des Lettres), à l'organisation du prix Wallach de cette année et à la sélection de la candidate parmi les 4 propositions de mathématicien.nes faites par Nalini Amantharaman (membre de l'Académie des sciences de Paris et professeur au Collège de France). La lauréate est Laure Marêché , une jeune mathématicienne prometteuse de l'IRMA. La remise de prix aura lieu le 2 mai après-midi à l'IRMA, avec une première partie grand-public à 14h30 en présence de lycéen·nes et une partie remise de prix à partir de 16h. Huit classes de secondes ou premières des lycées de Mulhouse, Guebwiller, Colmar, Sélestat, Sainte-Marie-aux-Mines, Erstein, Sarre-Union et Strasbourg seront reçues. Mmes Nalini Amantharaman et Laure Marêché leur exposeront certains de leurs résultats, respectivement sur les équations des ondes électromagnétiques et les cinétiques dans les verres. © Catherine Shröder - Université de Strasbourg < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- F&S marraine du projet "Hypatie pour la Tour Eiffel"
F&S marraine du projet "Hypatie pour la Tour Eiffel" Un projet d'inscrire au deuxième étage de la tour Eiffel le nom de 40 femmes scientifiques éminentes - astronomes, mathématiciennes... Ce projet a été dévoilé à l'Observatoire de Paris, à l'occasion d'une éclipse partielle du Soleil, le 25/10/2022. Tout commence un jour au 1er étage de la Tour Eiffel quand une touriste américaine s’étonne devant les 72 noms de savants écrits en très grandes lettres capitales dorées : "Il n’y a pas Marie Curie" ? Le jeune guide rappelle qu’à l’inscription de ces noms célébrant la science et le progrès, cent ans après la Révolution de 1789, la célèbre physicienne n’avait que 22 ans et devrait encore attendre quatorze ans avant de recevoir le premier de ses deux prix Nobel. Mais la question lui trotte dans la tête. Pourquoi seulement des hommes… Et on retrouve aujourd’hui Benjamin Rigaud comme président de l’association « Défis Sorbonne » qui se démène pour "continuer le rêve de Gustave Eiffel" avec le projet baptisé « Hypatie pour la Tour Eiffel ». Objectif, inscrire 40 noms de femmes scientifiques au deuxième étage du monument français emblématique par excellence. Moins de noms égrenés que les hommes ? Oui, mais plus haut ! Et ce, pour faire sortir de l’ombre des femmes exemplaires qui, au fil des siècles, ont été astronomes, mathématiciennes, médecins… mais dont la mémoire a été effacée et les noms occultés. Extrait de l'article rédigé par Dominique Leglu, Directrice éditoriale à Sciences et Avenir et membre du Conseil d'Administration de F&S Pour lire la suite, c'est ici . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >












