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- Stand "Intello, c'est pas ton genre"
Stand "Intello, c'est pas ton genre" 4 octobre 2025 Avignon Y-a-t-il une différence entre l'intelligence des femmes et celle des hommes ! Réponse sur le stand, venez tester vos connaissances en vous amusant ! Nous avons tous et toutes des idées reçues sur les différences d'intelligence entre les femmes et les hommes. Les scientifiques ont mené des recherches sur cette question. Vous pourrez tester vos stéréotypes et vos préjugés dans ce domaine et savoir s'il existe un cerveau masculin et un cerveau féminin ! Est-ce un mythe ou une réalité ? L'intelligence a-t-elle un genre ? Vous pourrez découvrir les conséquences de ces croyances, sur l'orientation scolaire, les inégalités notamment en science, et dans le développement des carrières. Finalement vous découvrirez que l'égalité des cerveaux est une idée encore à défendre et qu'il reste un combat à mener pour que le genre ne soit plus un critère dans l'évaluation de l'intelligence et des potentiels des personnes. L'association Femmes & Sciences et INRAE sont engagés dans ce combat pour plus d'égalité entre les femmes et les hommes en science et seront heureux de vous accueillir sur le stand pour partager et échanger avec vous. En savoir plus : https://www.fetedelascience.fr/stand-intello-c-est-pas-ton-genre © Salima Kerchache < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Exposition Femmes de sciences d’hier et d’aujourd’hui - Planet Ocean
Exposition Femmes de sciences d’hier et d’aujourd’hui - Planet Ocean 8 mars 2025 Montpellier Du 11 février au 8 mars, Planet Ocean organise une exposition "Femmes de sciences d’hier et d’aujourd’hui". À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science et jusqu'à la Journée Internationale des droits des femmes, Planet Ocean organise une exposition afin de mettre en lumière les contributions exceptionnelles des femmes dans le domaine scientifique. Cette exposition vise à découvrir, sensibiliser et inspirer en soulignant les réussites et les trajectoires remarquables de femmes scientifiques. En savoir plus : https://www.planetoceanworld.fr/agenda/ https://www.planetoceanworld.fr/evenements/exposition-femmes-de-sciences/ Cette exposition fait suite à une conférence de portraits de femmes scientifiques donnée par May Morris, adhérente et membre du CA de F&S, en 2023. Vous pourrez d'ailleurs retrouver son portrait dans l'exposition. © Planet Ocean < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Première rencontre du cercle de soutien de Strasbourg
Première rencontre du cercle de soutien de Strasbourg Suite à la constitution du GT Réagir face au sexisme, la première rencontre du cercle de soutien de Strasbourg a eu lieu le 18 octobre 2024 pendant le déjeuner. Ce groupe qui se réunira de manière régulière, a pour but celui de permettre aux participantes qui ont déjà été confrontées à des épisodes de sexisme, de partager leurs expériences afin d’imaginer des solutions ensemble. L’environnement bienveillant et rassurant qui est souhaité, ainsi que la dimension solidaire du groupe, permettra de libérer la parole, et de bénéficier d'un soutien mutuel et d’une écoute active. Les premières rencontres serviront à faire connaissance et à imaginer le fonctionnement de ces groupes de parole. De même une réunion avec Jean-Baptiste Chauvet, psychologue au CNRS de la DR10, permettra de recevoir les conseils d’un professionnel pour que le fonctionnement de ces cercles soit optimal. Si d’autres villes souhaitent mettre en place de tels cercles de paroles, les coordinatrices du groupe sont disponibles par visioconférence afin de permettre le partage des bonnes pratiques. Pour la mise en place d'un cercle de soutien, vous pouvez écouter : https://www.binge.audio/podcast/le-coeur-sur-la-table/cercles-de-parole-et-decoute . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Hélène Mainet
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Hélène Mainet Géographe « Nos choix d’aménagement, nos modes de vie actuels, auront des conséquences sur les générations futures. » Hélène Mainet est géographe, professeure en aménagement de l’espace à l’Université Clermont Auvergne, rattachée au laboratoire Territoires (UMR 1273, AgroParisTech/INRAE/UCA/VetAgro Sup). À travers ses recherches sur les territoires en transitions, elle pense les mondes à venir. Vivre ailleurs, être en transit, Hélène Mainet connaît bien. Elle a eu la chance de vivre une grande partie de son enfance à l’étranger. Cela explique sans doute sa curiosité, son envie de comprendre ce qui se passe, ici et ailleurs. C’est là l’origine de son goût pour la géographie, une discipline qui met en relation les sociétés et leurs espaces. C’est donc tout naturellement qu’elle s’oriente vers cette discipline après une formation scientifique. Les sciences sociales l’attirent et elle a envie de mettre l’humain au cœur de son activité professionnelle. À ses débuts, elle enseigne en collège et lycée en région parisienne, mais garde un pied dans la recherche. Le contact avec le terrain l’attire. À 25 ans, elle s’envole pour l’Afrique du Sud. Nous sommes à la fin des années 1990, au sortir de l’apartheid et en pleine reconstruction démocratique. Dans cette grisante période de transition, Hélène Mainet choisit de réaliser une thèse sur les communautés indiennes dans la métropole de Durban. Dans les quartiers où vivent ces minorités culturelles, les transformations économiques et sociales sont passionnantes à observer. Recrutée trois ans plus tard à l’Université de Clermont-Ferrand comme enseignante-chercheuse, elle y trouve son territoire d’adoption, l’Auvergne. C’est depuis cet ancrage qu’elle continuera à parcourir le monde. Aujourd’hui, la géographe poursuit ses recherches sur les dynamiques des territoires en transitions : écologiques, sociales, économiques, démocratiques et dans des contextes variés (Auvergne, Allemagne, Pologne, Afrique subsaharienne...). Elle s’intéresse particulièrement aux territoires en déclin, en crise, ceux qui sont un peu relégués, voire oubliés. Des espaces qui témoignent d’enjeux complexes et stimulants. Pourquoi les centres de certaines petites villes d’Auvergne se vident-ils de leur population et de leurs commerces ? Pourquoi choisit-on de vivre dans certains lieux plutôt que dans d’autres ? L’aménagement de l’espace est un champ de recherche mais aussi d’action. Avec le « pourquoi », on s’intéresse aussi au « comment » : comment mettre en place des projets d’aménagement qui tiennent compte des enjeux actuels de développement durable ? Comment aider les acteurs d’un territoire – élus, associations, entreprises – dans leurs projets ? « Mes recherches ont des applications concrètes. Il faut être pragmatique et se méfier des solutions toutes faites. Ce qui est valable quelque part ne l’est pas nécessairement ailleurs. » Également enseignante, Hélène Mainet accompagne de nombreuses étudiantes et étudiants de formations professionnelles en licence, master et doctorat. « Finie l’époque où l’on associait la géographie à la liste des départements et capitales ou à de simples localisations sur les cartes ! Cette discipline aide à comprendre le monde, mais aussi ce qui se passe autour de chez nous. » À travers ses cours, les sorties sur le terrain, le suivi des stages et projets collectifs, cette géographe engagée contribue à former les professionnelles et professionnels de l’aménagement de demain aux enjeux actuels et futurs. Avec le changement climatique, les crises énergétiques, les inégalités sociales, les perspectives sont anxiogènes, mais elle reste positive. Sensibiliser les gens, accompagner au changement, ce n’est pas facile mais possible. « Nos choix d’aménagement, nos modes de vie actuels, auront des conséquences sur les générations futures. Le monde dans lequel grandiront mes petits- enfants se pense et se construit aujourd’hui. »
- Sylvie Manguin, lauréate du prix Tremplin ASEAN de l'Académie des Sciences
Sylvie Manguin, lauréate du prix Tremplin ASEAN de l'Académie des Sciences NA Sylvie Manguin, Directrice de Recherche à l'IRD, entomologiste médicale et moléculaire à l’UMR Hydrosciences Montpellier est lauréate 2023 du Prix Tremplin ASEAN. Ce prix récompense à la fois sa collaboration, depuis 2004, avec Theeraphap Chareonviriyaphap, Professeur de l’Université Kasetsart à Bangkok (Thaïlande), mais aussi les travaux de recherche qu’ils développent ensemble sur des approches innovantes pour l’étude de la transmission du paludisme simien dans les zones endémiques de Thaïlande. Le projet de recherche qui a obtenu le prix de l’Académie des Sciences porte sur la prévalence du paludisme simien, axe d’étude prioritaire pour la Thaïlande dans un contexte d’augmentation de la transmission de cette maladie en Asie du Sud-Est. « Nous visons à explorer, dans le contexte "One Health" , les caractéristiques biologiques des vecteurs et la dynamique de transmission du paludisme simien afin de faciliter l'élimination du paludisme en Thaïlande, programmée pour 2025 », souligne Sylvie Manguin. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Encarnación Torralba Peñalver
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Encarnación Torralba Peñalver Électrochimiste « Concevoir des matériaux performants pour améliorer le rendement de la réaction chimique et la dépollution. » Encarnación Torralba Peñalver a quitté son Espagne natale pour mener ses recherches en France. Aujourd’hui, elle travaille sur le recyclage photoélectrochimique du dioxyde de carbone (CO2) à l’Institut de Chimie et des Matériaux Paris-Est (ICMPE, CNRS/Université Paris-Est Créteil). Au départ, elle n’était venue que pour un an en France : espagnole, Encarnación Torralba Peñalver a étudié la chimie jusqu’au doctorat à Murcia, dans le sud du pays. Pendant sa thèse, elle cherche à comprendre comment des ions se déplacent à travers une membrane sous l’effet d’une perturbation électrique. Un sujet d'électrochimie pointu, et surtout très théorique qui lui donne envie d’aller vers des expérimentations plus concrètes. L’Institut des Sciences Chimiques de Rennes lui offre cette opportunité : lors de son premier post-doctorat, elle explore le domaine de la photoélectrochimie dans lequel une partie de l’énergie est fournie par la lumière. Elle travaille sur le silicium, utilisé dans les panneaux photovoltaïques, pour transformer l’énergie solaire en énergie chimique via le recyclage du dioxyde de carbone (CO2). Encarnación Torralba Peñalver s’épanouit tellement dans ses recherches qu’elle décide de rester en France et de poursuivre cette voie : après un deuxième post-doctorat, elle passe le concours du CNRS, échoue une fois mais réussit la seconde. Recrutée comme chargée de recherche, elle savoure la chance de faire partie de ce réseau de laboratoires et la liberté de développer des projets. Depuis 2017, Encarnación Torralba Peñalver met à profit ses connaissances à l’Institut de Chimie et des Matériaux Paris-Est pour travailler sur le recyclage du dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique. Heureuse de travailler en équipe sur un sujet aussi crucial, elle développe de nouveaux matériaux pour la conversion photoélectrochimique du dioxyde de carbone (CO2). Cette méthode a deux avantages : l’énergie solaire, difficile à stocker, est ici conservée sous forme chimique. De plus, la réaction crée des carburants et des produits chimiques utiles pour l’industrie. L’enjeu, désormais, est de concevoir des matériaux plus performants pour améliorer le rendement de la réaction chimique, et donc aussi la dépollution. Porteur, le sujet attire des étudiants qu’Encarnación Torralba Peñalver encadre mais, dès qu’elle le peut, la chercheuse s’échappe et retourne à la paillasse. Car elle a toujours la même fascination pour les expérimentations : lancer une réaction chimique et savoir exactement ce qui se passe dans le bécher reste pour elle un moment magique.
- Kristel Chanard
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Kristel Chanard Géophysicienne « La chercheuse parvient ainsi à conjuguer ses deux passions : l’Himalaya et les géosciences » Kristel Chanard est chargée de recherche IGN à l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP, CNRS/Université Paris Cité/IGN). Ses travaux explorent comment les déformations de la Terre solide, mesurées à partir de données satellites, peuvent nous renseigner sur l’évolution des ressources en eau, un sujet majeur pour l’avenir de la planète. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, Kristel Chanard a toujours été fascinée par les paysages de montagne. Alors qu’elle s’oriente vers des études scientifiques, elle découvre les géosciences et s’interroge sur les phénomènes physiques qui agitent et sculptent la Terre. Peu à peu, la recherche lui apparaît comme une évidence : elle s’émerveille de pouvoir creuser un sujet, poser des questions et chercher comment y répondre collectivement, en collaborant avec des spécialistes d’autres disciplines. Après une thèse et un post-doctorat, elle rejoint l’Institut de Physique du Globe de Paris, où elle étudie l’effet des variations des masses d’eau, fonte des glaciers et calottes, assèchement des nappes phréatiques, lacs… sur la déformation de la Terre solide. En effet, au-delà de faire augmenter le niveau de la mer, la fonte d’un grand glacier peut, par exemple, créer la remontée du sol, mais aussi modifier très légèrement l’inclinaison de la planète et sa vitesse de rotation. En 2010, elle passe une année complète au Népal où elle installe des stations qui, grâce aux signaux des satellites, permettent de mesurer les déplacements du sol. La chercheuse parvient ainsi à conjuguer ses deux passions : l’Himalaya et les géosciences. Si elle va moins souvent sur le terrain aujourd’hui, Kristel Chanard se concentre sur l’analyse de données variées, relevés, images satellites, et le développement de modèles physiques permettant de mieux comprendre l’évolution des ressources en eau face au changement climatique. Alors que le manque d’eau menace la planète, l’enjeu est plus que jamais crucial. Soucieuse de faire émerger une prise de conscience citoyenne sur ce sujet, la géophysicienne consacre aussi une partie de son temps à vulgariser les connaissances scientifiques : elle participe à des documentaires, donne des conférences, intervient dans des classes et encadre des lycéens en stage. Faire découvrir le métier de chercheuse à celles et ceux qui ne le connaissent pas lui tient aussi particulièrement à cœur. En partageant son parcours, et en parlant d’un sujet qui touche tout le monde, elle espère éveiller des vocations et contribuer à accroître la diversité sociale dans le monde de la recherche.
- Laurianne Mouysset
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Laurianne Mouysset Économiste de la biodiversité « La prise de conscience des limites écologiques de la planète nous invite à réfléchir aux relations entre les humains et le reste du monde. » Directrice de recherche CNRS au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (CIRED, CNRS/ENPC/CiradAgroParisTech/EHESS), Lauriane Mouysset travaille à l’interface des trois disciplines : l’économie, l’écologie et la philosophie. Alors que beaucoup de jeunes choisissent d’étudier l’écologie par militantisme, Lauriane Mouysset, s’y intéresse d’un point de vue avant tout scientifique. Ce qui la motive, c’est de comprendre les dynamiques des écosystèmes, c’est-à-dire les interactions entre les êtres vivants, qu’il s’agisse de compétition, de coopération ou de prédation. Consciente que l’économie influence profondément les décisions à l’échelle mondiale, notamment en matière d’environnement, l’étudiante s’interroge sur les fondements de cette logique. Pour y répondre, elle suit deux masters en parallèle : l’un en écologie, l’autre en économie et soutient une thèse à la frontière entre ces deux disciplines. Devenue chercheuse au CNRS, elle poursuit dans cette voie, animée par une question centrale : comment intégrer la biodiversité dans les choix économiques sans pour autant réduire la nature à une valeur marchande et en avoir une approche uniquement instrumentale ? Alors que l’économie et l’écologie sont des domaines traditionnellement séparés, Lauriane Mouysset combine des équations venues de l’un ou de l’autre pour comprendre les conséquences croisées de leurs interactions. Dans les milieux agricoles, elle étudie comment le choix, par exemple, de planter des haies pour maximiser les profits influence les ressources alimentaires des oiseaux présents sur le territoire. En retour, ceux-ci peuvent être utiles aux agriculteurs : en mangeant des insectes nuisibles, ils protègent les cultures et améliorent les rendements. Désireuse de compléter ses travaux par une réflexion théorique, Lauriane Mouysset reprend des études en philosophie, tout en travaillant, et soutient une thèse en 2024. Elle y analyse comment la prise de conscience des limites écologiques de la planète nous invite à réfléchir aux relations que les humains entretiennent avec le reste du monde : les animaux et végétaux mais aussi les virus, les montagnes, les minéraux… Des problématiques sur la construction d’un monde en commun que la chercheuse aborde comme des énigmes complexes, mais stimulantes avec une vision globale. Ayant eu la chance de choisir une orientation scientifique sans jamais se poser de questions sur son genre, elle milite en faveur d’une orientation affranchie des stéréotypes.
- Les évènements autour du 8 mars 2024 en région Occitanie Ouest
Les évènements autour du 8 mars 2024 en région Occitanie Ouest © Quai des Savoirs Expo, rencontres et déambulation pour mettre en lumière les femmes scientifiques autour du 8 mars. Une semaine riche en actions autour du 8 mars 2024 : - le 5 mars, F&S propose une Déambulation dans l'univers des femmes scientifiques , une visite guidée pour rendre visibles des personnalités scientifiques féminines et faire connaître les centres de recherche du campus Rangueil - le 6 mars, en partenariat avec le Quai des Savoirs et le CNRS, le vernissage de l'exposition "L'effet Matilda" avec 8 nouveaux portraits de femmes scientifiques aura lieu au Quai des Savoirs Un évènement du rendez-vous "Les femmes scientifiques sortent de l'ombre" - le 7 mars, Julie Batut donnera une conférence intitulée “La recherche scientifique : un domaine féminin” Un évènement du rendez-vous "Les femmes scientifiques sortent de l'ombre" - le 8 mars, F&S animera des ateliers pour les scolaires au Quai des Savoirs Un évènement du rendez-vous "Les femmes scientifiques sortent de l'ombre" < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Succès du Colloque des 20 ans de Femmes & Sciences !
Succès du Colloque des 20 ans de Femmes & Sciences ! © Sandra Turner Il y a eu une grande affluence pour la session visio dédiée au monde académique. Les membres ont aussi bénéficié pour la première fois d'une session exclusive. Vue la crise sanitaire, une réorganisation du Colloque 2020 de Femmes & Sciences a été faite pour l'adapter à un mode visioconférence. Le succès de la session orientée vers le monde académique (+600 inscriptions et +400 connexions) permettra de la proposer l'an prochain à l'ensemble des académies. La matinée du 21 novembre a permis aux membres d'échanger sur les projets dans les différentes régions. Une présentation des résultats de l'enquête sur l'impact de la crise de COVID-19 sera bientôt disponible sur notre site web. D'autres sessions seront prochainement proposées aux membres en cette période où les besoins de partager sont grands ! L’association European Platform of Women Scientists (EPWS ) dont Femmes & Sciences est membre, en parle . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Margaux Brégère
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Margaux Brégère Statisticienne pour les systèmes électriques « Prévoir la consommation au plus près pour optimiser la gestion du réseau électrique bas carbone et éviter le black-out. » Professeure associée au Laboratoire de Probabilités, Statistique et Modélisation (LPSM, CNRS/Sorbonne Université/ Université Paris Cité), Margaux Brégère partage son temps entre la recherche académique et celle en entreprise, au sein d’EDF. Son métier : créer des algorithmes pour gérer au mieux notre système électrique. À quels métiers mènent les mathématiques ? Au collège et au lycée, Margaux Brégère n’imaginait que celui de ses enseignants, dans lequel elle ne se projette pas. Si elle s’engage dans la voie scientifique, c’est d’abord pour devenir vétérinaire. Mais elle aime tellement les maths qu’elle se dirige finalement vers une école d’ingénieurs puis, pour approfondir encore plus, vers un master de recherche en mathématiques appliquées aux sciences du vivant. Car si se plonger dans des formules la passionne, la jeune femme souhaite avant tout agir concrètement sur le réel, en particulier dans un domaine qui a du sens pour elle : l’environnement. C’est aussi la raison qui la pousse à faire une thèse au sein d’EDF. Elle développe alors des algorithmes pour piloter la consommation électrique, c’est-à-dire la superviser et l’ajuster en temps réel. En effet, dans la mesure où l’électricité ne peut pas être stockée efficacement à grande échelle, il faut maintenir à chaque instant l’équilibre entre la production et la consommation, en y intégrant le plus possible des énergies renouvelables. Dans un contexte de transition énergétique et d’explosion de l’intelligence artificielle, ce défi apparaît à Margaux Brégère comme extrêmement stimulant sur le plan scientifique, tout en s’inscrivant dans des enjeux environnementaux majeurs et une logique de service public. Après sa thèse, elle intègre une équipe d’EDF mais souhaite garder un pied dans la recherche académique et devient professeure associée à Sorbonne Université. Ce statut lui permet non seulement de tisser des liens entre public et privé, mais aussi de mettre les modèles théoriques à l’épreuve des données réelles. La chercheuse analyse l’évolution des comportements des consommateurs après, par exemple, des changements de tarifs ou une campagne de sensibilisation. Elle travaille aussi sur le pilotage d’équipements, comme la mise en route de chauffe-eaux ou la recharge de voitures électriques. Avec toujours le même objectif : prévoir la consommation au plus près pour optimiser la gestion du réseau électrique bas carbone et éviter le black-out.
- Nalini Anantharaman : une mathématicienne au parcours époustouflant !
Nalini Anantharaman : une mathématicienne au parcours époustouflant ! © P. Imbert, Collège de France Nalini Anantharaman est nommée, en octobre 2022, professeure du collège de France, titulaire de la chaire de géométrie spectrale. Maîtresse de conférence à Normale Sup Lyon, chargée de recherche et professeure sur une chaire « Hadamard » de l’Ecole Polytechnique, invitée à Berkeley, Princeton, professeure à l’IRMA et à l’USIAS (Strasbourg), elle est nommée, en octobre 2022, professeure du collège de France, titulaire de la chaire de géométrie spectrale. Née en 1976, elle a étudié les mathématiques à l’Ecole Normale Supérieure (Paris), et a obtenu un doctorat à l’Université Paris 6 sous la direction de F. Ledrappier, intitulée « Géodésiques fermées d'une surface sous contraintes homologiques » . Elle a reçu une dizaine de prix et distinctions, dont le prix Henri-Poincaré (2012), la médaille d’argent du CNRS (2013), the Infosys Prize in Mathematics (2019), the Frederic Esser Nemmers Prize in Mathematics (2020). Nalini fait partie de l’exposition « Femmes scientifiques d’Alsace et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd‘hui » réalisée par la section Alsace de Femmes & Sciences en collaboration avec le Jardin des Sciences de l’Unistra ( https://www.femmesetsciences.fr/alsace-expositions ). Son CV complet, la liste de ses distinctions et son cours introductif « Histoires de spectres » sont disponibles sur le site du collège de France : www.college-de-france.fr/personne/nalini-anantharaman < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >












