Recherche
618 résultats
- Nadia Hasnaoui
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Nadia Hasnaoui Ingénieure, responsable technique "La clef des champs éléctro-magnétiques" Nadia Hasnaoui est ingénieure, responsable technique au CERDA – un laboratoire d’essais sur appareillage haute tension – chez General Electric à Villeurbanne. Après un bac S, elle intègre l'INSA et obtient un diplôme d’ingénieur en génie mécanique et conception. Douée pour les sciences et particulièrement intéressée par la mécanique, c’est un peu par provocation que Nadia Hasnaoui s'est orientée vers le génie mécanique et la conception. Elle est aujourd’hui responsable technique et qualité d'un laboratoire d'essais spécialisé dans l'appareillage haute tension. Avant d’accéder à ce poste, Nadia Hasnaoui a été, ingénieure calcul puis cheffe de projet technique. Son travail consistait à réaliser des calculs de simulation multi-physique (électrique, mécanique, magnétique) préalables à toute conception de nouveaux appareils de type disjoncteur haute tension. Nadia Hasnaoui évolue dans un univers où sont abordés des sujets riches et variés : du domaine des matériaux à celui de l’électro-magnétique, en passant par la mécanique des solides et des fluides, tout l’intéresse. « C’est stimulant intellectuellement. On a tendance à croire qu'une fille a une prédisposition pour certains domaines, ce sont des préjugés. L’important est de ne pas se mettre soi-même des barrières. » Investie et passionnée par son métier de conception sous haute et très haute tension, 145 000, 250 000, voire 800 000 volts, l'ingénieure s'enflamme : « Le dimensionnement de nos appareils passe par la simulation numérique des solutions déterminées lors des brainstormings en équipe. On retient quelques idées avant le prototypage en l'atelier, puis viennent les essais de puissance pour investigation et pour finir les validations. » Ce processus peut prendre de un à trois ans pour un unique projet. « On ne s’ennuie jamais. C’est de la recherche appliquée, il y a un client, un marché, un budget, des contraintes et à terme, une production en série. Les produits que l’on conçoit sont assez complexes et de taille importante, ce qui permet de toucher à tout et d’apprendre à partir de différentes disciplines. » Quel est l’aspect le plus enrichissant du métier d’ingénieure ? « L'interaction avec le monde de l'atelier, riche en enseignements. Les ouvriers ont une grande expertise en appréhension de conceptions nouvelles et innovantes, en assemblage et en résolution de problèmes pratiques. » « Et si j’avais un conseil à donner aux jeunes lycéennes et étudiantes, je leur dirais d’être curieuses, de suivre leurs aspirations. Le monde d’aujourd’hui est plein de défis et nous avons besoin de tout le monde, dans tous les domaines. » Son domaine, en quelques mots : La principale préoccupation des services publics est d’assurer la fiabilité, l’efficacité et la sécurité du réseau électrique. Pour y parvenir, des sous-stations complexes de composants électriques haute tension sont installées sur tout le réseau. Ces sous-stations ont pour fonction de distribuer l’énergie, protéger le réseau – qui est soumis à des charges de plus en plus importantes – et absorber des contraintes plus élevées que celles prévues à l'origine. Le laboratoire d'essais CERDA permet aux fabricants et aux exploitants du réseau final, comme RTE, de tester leurs équipements grâce à une expertise approfondie du domaine et à des installations d'essai dimensionnées en conséquence. Les résultats d’essai permettent de développer et d’améliorer les appareillages haute tension et certifier leurs capacités avant introduction sur le marché. Le rôle du service technique que dirige Nadia Hasnaoui est de préparer et de superviser l’exécution de ces essais de puissance, ainsi que tout un catalogue d’essais hors puissance, sur du matériel haute tension. Son périmètre comprend toutes les étapes qui interviennent depuis l’étude de faisabilité jusqu’à à l’établissement des rapports de conformité en accord avec les normes internationales, en passant par la mise en place de circuits d’essais complexes et le pilotage de protocoles d’essais innovants. Nous travaillons aussi à la résolution de problématiques techniques liées aux circuits, et aux installations et à l’amélioration continue de nos moyens d’essais
- Jenny Sorce
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Jenny Sorce Cosmologiste "L’Univers, je le mets en boîte" Jenny Sorce est post-doctorante CNES au Centre de recherche astrophysique de Lyon (CRAL, ENS de Lyon / Lyon1 / CNRS) depuis 2018 où elle poursuit les recherches qu’elle a initiées durant sa thèse et continuées lors de ses postdoctorats à Potsdam, en Allemagne, et à Strasbourg. La cosmologie, c’est-à-dire la compréhension de la formation et de l’évolution de l'Univers, est son domaine. « À défaut de pouvoir rapporter l’Univers sur une paillasse pour l’étudier, les supercalculateurs nous permettent d’en modéliser des portions » Les activités de recherche de Jenny Sorce consistent à modéliser notre « coin » de l’Univers depuis ses débuts, il y a quelques 13,8 milliards d’années, jusqu’à nos jours pour comprendre sa formation et son évolution. Ce qu'elle appelle notre « coin » de l’Univers a pour modestes dimensions dix mille milliards de milliards de kilomètres, partie minuscule dans un Univers infini ! mais qui abrite tout de même des milliards de galaxies. Dans l’Univers, les galaxies sont agencées un peu comme une toile d’araignée : des filaments remplis de galaxies et des vides qui en sont quasiment dépourvus. Étudier cette toile cosmique n’est pas une mince affaire quand seulement 5% de l’Univers est de la matière visible. La nature des autres 95% reste jusqu’à présent un mystère. Afin de comprendre leur nature, il faut étudier leur effet et leur rôle dans la formation de la toile cosmique observée. Pour comparer directement les modèles avec les observations locales détaillées sans biais environnemental, Jenny Sorce a développé de nouvelles simulations numériques « contraintes » à ressembler à notre « coin » d’Univers. Celui-ci est représenté par une boîte cubique remplie de particules de matière qui se déplacent en suivant les lois de la physique. Elle paramètre ses boîtes cubiques grâce aux algorithmes mathématiques et aux observations auxquels elle a contribué pour reproduire l’Univers local observé. Avec ses boîtes, elle peut également déduire l’impact de notre environnement local sur les mesures globales que nous obtenons en observant les parties de l’Univers plus lointaines… Pour poursuivre ses recherches prometteuses, elle a d’abord obtenu une bourse postdoctorale de la fondation Humboldt puis une seconde bourse du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES). Ses travaux novateurs ont été récompensés par le prix Jeune Chercheur de la ville de Lyon en 2016. Elle a reçu également en 2017 la distinction l’Oréal-UNESCO pour les femmes et la Science. Issue d’un milieu modeste, elle est préoccupée par le faible nombre de femmes en Science et l’autocensure sociale. En réponse, elle s’investit considérablement dans la diffusion des sciences à tous les niveaux. Son domaine, en quelques mots : Jenny Sorce réalise des simulations cosmologiques contraintes à reproduire notre environnement cosmique pour atteindre une cosmologie de précision exacte. En simulant avec précision les grandes structures de l’Univers local jusqu’à l’échelle des amas de galaxies, elle s’affranchit des biais dus aux spécificités de notre environnement. Elle compare ainsi ce qui est comparable aux petites échelles, peut corriger des effets de notre voisinage les mesures locales des paramètres cosmologiques et construire des cartes d’effet d’écran de notre environnement sur les observations lointaines.
- La science taille XX elles | Femmes & Sciences
EXPOSITION La Science taille XX elles plus qu’une exposition À l’occasion du congrès ESOF (European Open Science Forum) organisé à Toulouse en 2018, le groupe toulousain de Femmes & Sciences a développé, conjointement avec la délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS, le projet La Science taille XX elles. Ce projet avait pour objectif de mettre en lumière des femmes scientifiques qui font la science d’aujourd’hui et celles du passé, souvent remarquables mais toujours méconnues. Ainsi, un parcours a été réalisé au cœur de Toulouse à la recherche de savantes dont les noms mériteraient de figurer sur les plaques de rues et douze femmes scientifiques contemporaines exerçant dans des disciplines variées ont été photographiées. Leurs photos ont constitué une exposition qui a été installée dans les vitrines des Galeries Lafayette puis dans différents sites toulousains. Depuis, la partie exposition du concept a été déclinée dans plusieurs régions de France : en Ile de France en 2019, à Lyon en 2020, à Grenoble en 2021, à Clermont-Ferrand et Marseille en 2023, en Ile-de-France en 2025, et en Pays de la Loire et Hauts de France en 2026. Tous les portraits ont été réalisés par le photographe Vincent Moncorgé , ce qui en assure l’harmonie esthétique. Vous pouvez découvrir les ambassadrices des expositions grâce aux catalogues et aux pages des régions concernées : - La Science taille XX elles de Toulouse et son catalogue - La Science taille XX elles en Ile-de-France et ses catologues ( édition 2019 , édition 2025 ) - La Science taille XX elles de Lyon et son catalogue - La Science taille XX elles à Grenoble et son catalogue - La Science taille XX elles à Clermont-Ferrand et son catalogue - La Science taille XX elles à Marseille et son catalogue - La Science taille XX elles Pays de la Loire et son catalogue - La Science taille XX elles Hauts-de-France et son catalogue Les ressources pédagogiques de l'exposition Dans le cadre de l’exposition « La Science taille XX elles » édition Pays de la Loire, le CNRS, l’association Femmes et Sciences, Le Mans Université, Nantes Université et l’Université d’Angers vous proposent un ensemble de ressources pédagogiques spécialement conçues pour explorer la thématique de l’orientation, du genre et des sciences et pour valoriser les portraits de l’exposition avec vos élèves. En savoir plus : Télécharger la mallette complète (138MB) Télécharger la présentation de la mallette Sélection des ressources 1 - DESSINE-MOI : JE FAIS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Préparer la visite de l'exposition 6ème, 5ème, 4ème, 3ème, 2nde, 1ère, Terminale Télécharger la ressource Visite de l'expo intégrée 2 - ENQUÊTE SUR LES DOSSIERS PERDUS DES AMBASSADRICES Préparer la visite de l'exposition 6ème, 5ème, 4ème, 3ème, 2nde, 1ère, Terminale Télécharger la ressource Visite de l'expo intégrée 3 - EXPLORONS NOTRE ENTOURAGE SCIENTIFIQUE Préparer la visite de l'exposition 5ème, 4ème, 3ème, 2nde, 1ère, Terminale Télécharger la ressource Visite de l'expo non intégrée 4 - TESTE TES REPRÉSENTATIONS SUR L’UNIVERS DES SCIENCES Préparer la visite de l'exposition 3ème, 2nde, 1ère, Terminale Télécharger la ressource Visite de l'expo non intégrée 5 - TROUVE S’IL Y A UN PORTRAIT INVENTÉ Préparer la visite de l'exposition 2nde, 1ère, Terminale Télécharger la ressource Visite de l'expo non intégrée 6 - IMAGINE LE PROFIL DE L’AMBASSADRICE COLLÉGIENNE/LYCÉENNE Préparer la médiation avec les ambassadrices 6ème, 5ème, 4ème, 3ème, 2nde, 1ère, Terminale Télécharger la ressource Visite de l'expo non intégrée 7 - PIOCHE, CHOISIS, QUESTIONNE Préparer la médiation avec les ambassadrices 6ème, 5ème, 4ème, 3ème, 2nde, 1ère, Terminale Télécharger la ressource Visite de l'expo non intégrée
- Marie Coupé
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Marie Coupé Ingénieure recherche et développement industrielle Innover pour demain, c'est ce qui me donne chaque jour de l'énergie A l’Institut de recherche technologique Jules Verne, Marie Coupé pense et conçoit de nouvelles manières de fabriquer, à partir de matériaux innovants pour les énergies renouvelables de demain, les transports ou encore les avions du futur. Plus légers, résistants et avec un potentiel de recyclabilité, ces matériaux pourraient répondre aux enjeux de réduction des déchets industriels et transformer ceux qui restent en ressource. Depuis un stage de 3e dans l’industrie, Marie Coupé nourrit un vif intérêt pour les innovations de demain. “J’ai très tôt été attirée par la possibilité de résoudre des problèmes de terrain, de trouver des solutions, de travailler sur des structures complexes ”. Après un bac scientifique, puis un diplôme universitaire de technologie en génie mécanique, elle rejoint l’Ecole Centrale Nantes où elle s’engage dans un apprentissage en R&D dans une entreprise développant des outillages en matériaux composites. Un matériau composite naît de l'assemblage d’au moins deux matériaux de nature différente, où les propriétés de l’un et de l’autre s'ajoutent. Il est ainsi constitué d'une ossature appelée renfort, assurant sa bonne tenue mécanique comme une fibre de verre ou de carbone, et d'une protection appelée matrice, généralement une matière plastique comme une résine thermodurcissable (difficilement recyclable) ou thermoplastique. De par leur légèreté, leur longévité et leur flexibilité, ces matériaux innovants sont de plus en plus utilisés dans l’industrie. “La question de leur impact environnemental se pose désormais ”. Depuis 2023 à l’IRT Jules Verne, Marie Coupé utilise ces composites dans les projets de recherche collaboratifs auxquels elle prend part. Elle a notamment participé au développement d’une pale d’éolienne unique en son genre : un prototype de 62 mètres, 100 % recyclable à toutes ses étapes de production. Car actuellement, les pales sont constituées de fibre de verre et d’une résine thermodurcissable. “Mais il est particulièrement complexe d’isoler les deux pour les recycler séparément ”. Des défis qu’elle retrouve aussi dans l’aéronautique dont l’objectif est, entre autres, de remplacer l’aluminium afin de concevoir des avions plus légers et ainsi diminuer leur consommation de carburant. “J’ai bon espoir que d’ici 5 à 10 ans ce que nous développons passe à l’échelle industrielle ! » Marie Coupé est aussi engagée dans l’association Elles bougent où elle a déjà pu présenter son métier à des lycéennes. Elle souhaite partager son expérience pour donner confiance aux jeunes filles qui pourraient hésiter. Du haut de son 1m90, elle veut les rassurer : “nos idées sont aussi pertinentes que celles de nos homonymes masculins. Alors allez-y, foncez ! Nous n’attendons que vous ! ”
- Maïca Clavel
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Maïca Clavel Astrophysicienne "Au-delà du métier de chercheuse, il me paraît important d’expliquer ce qu’est une démarche scientifique et comment se construisent nos connaissances afin de permettre à toutes et tous d’appréhender les informations scientifiques sans défiance. L’Univers s’avère être un excellent sujet pour échanger autour de ces thématiques et promouvoir la science, notamment auprès des plus jeunes. Je suis donc investie dans la diffusion des connaissances à destination des scolaires et du grand public : rien ne vaut les étoiles dans les yeux d’enfants captivés par les trous noirs." Maïca Clavel est chargée de recherche CNRS à l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble (IPAG - CNRS / UGA). Spécialisée dans l’étude des trous noirs et les observations en rayons X, elle poursuit ses recherches au sein de l’équipe “Sherpas” qui s’intéresse aux processus astrophysiques de haute énergie. Attirée par les matières scientifiques depuis l’enfance, c’est au lycée en stage sur un chantier de fouilles archéologiques que Maïca Clavel découvre un nouveau terrain de jeu : chercher et découvrir. Au cours de ses études d’ingénieur, elle confirme progressivement son attrait pour la recherche fondamentale, puis elle se spécialise en astronomie et astrophysique. Elle choisit alors un sujet de thèse sur le centre galactique, amusée par l’idée que l’on puisse faire de l’astro-archéologie en cherchant dans l’environnement d’un trou noir supermassif des traces de son activité passée. Elle diversifie ensuite ses axes de recherche en postdoc avant d’intégrer le CNRS en 2017. À l’aide d’observatoires internationaux en orbite autour de notre Terre, Maïca Clavel continue d’observer le ciel en rayons X afin de mieux comprendre l’activité des trous noirs présents dans notre Galaxie. Où et combien sont-ils ? Que mangent-ils et à quelle fréquence ? Quelle influence ont-ils sur leur environnement ? Ses recherches visent à apporter des éléments de réponse à ces questions. Son travail consiste à la fois à proposer de nouvelles observations et à analyser les données obtenues pour en extraire des informations quantifiées permettant de tester les prédictions théoriques, et ainsi améliorer notre compréhension des phénomènes extrêmes se produisant aux abords des trous noirs.
- Delphine Jublot
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Delphine Jublot Biologiste "Évoluant dans des structures où la parité est respectée, je n’ai pas de problème pour me faire une place et m’épanouir dans mon travail. Malheureusement, en dehors de ce cercle fermé que représentent les scientifiques, je me suis aperçue, que peu de monde connaissait mon métier et avait une idée précise de mes activités. Je souhaite donc donner plus de visibilité aux femmes qui œuvrent comme moi dans la recherche et la technologie. La recherche c’est travailler ensemble, main dans la main, femmes et hommes, pour vaincre la maladie." Delphine Jublot est assistante ingénieure CNRS en techniques biologiques à l’Institut pour l’avancée des biosciences (IAB - CNRS / Inserm / UGA). Elle travaille au sein de l’équipe “Apicolipid” qui se concentre sur les maladies infectieuses. Delphine Jublot a une dizaine d’années quand elle découvre ce qu’elle veut faire plus tard. En allumant la télévision, elle tombe sur une émission du téléthon où l’on peut voir des enfants handicapés atteints de maladies génétiques. Elle se dit alors «je veux les aider à guérir, je veux travailler dans la recherche». En revanche, elle ne se sent pas prête à affronter de longues études. Elle s’oriente donc vers un bac technologique suivi d’un BTS biochimiste. Elle réalise ensuite différentes expériences dans des laboratoires de biologie végétale, puis dans des laboratoires de parasitologie et d’embryologie moléculaire à l’Institut Pasteur. Ces expériences diverses la confortent dans son choix de poursuivre son activité dans un laboratoire de recherche en biologie humaine pour la santé. Delphine Jublot intègre alors l’IAB, dans une équipe qui travaille sur les maladies infectieuses, en particulier sur le parasite Toxoplasma gondii , présent dans 30% de la population mondiale. L’infection, asymptomatique dans la majorité des cas, peut causer des dommages sévères chez les sujets immunodéprimés (HIV). À ce jour, il n’existe pas de vaccin efficace contre cette maladie. De nouvelles cibles thérapeutiques et de nouveaux futurs traitements sont les bienvenus. Delphine Jublot s’implique dans des projets de recherche qui portent sur l’identification des facteurs qui contrôlent la réponse immunitaire innée au cours de l’infection de l’hôte par le parasite. Dans son travail, elle interagit directement avec les chercheurs et elle participe aux enseignements universitaires.
- Hélène Brault et Aurélie Girard
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Hélène Brault et Aurélie Girard Chimiste et physicienne Duo de choc pour concevoir de nouveaux matériaux Hélène Brault et Aurélie Girard sont enseignantes-chercheuses de Nantes Université à l’Institut des matériaux de Nantes Jean Rouxel [1] (IMN). Collègues au laboratoire, amies dans la vie, la chimiste et la physicienne mènent des recherches complémentaires dédiées à l’élaboration de nouveaux matériaux innovants pour l’optique et l’électronique. “Au lycée, j’étais une grande rêveuse mais je savais déjà ce que je voulais : un métier qui me permettrait toujours d’apprendre ” se souvient Hélène Brault. Après son bac, elle se spécialise dans la chimie du solide, à l’École nationale supérieure de matériaux, d'agroalimentaire et de chimie (ENSMAC, ex ENSCBP), puis elle part une année à l’Institut Max Planck de Stuttgart, en Allemagne. “Dès le début, je me suis particulièrement intéressée aux matériaux pour l’optique, les caractériser, comprendre leurs propriétés ”. Pour Aurélie Girard, c’est un peu différent. “Après mon bac scientifique, je voulais faire des études courtes. Ce qui me plaisait, c’était l’électronique et surtout la microélectronique, comprendre les interactions à l’échelle atomique.” Et pourtant, après un master en sciences appliquées à l'Université de Sherbrooke au Canada, son intérêt la pousse finalement jusqu’au doctorat en génie électronique, à l’Université de Rennes. Entrées à l’IMN à quelques années d’intervalles, aujourd’hui, “l’une est le miroir de l’autre ” sourit Aurélie Girard. Pour innover dans le domaine des matériaux la chimie et la physique sont indissociables ; les deux chercheuses insistent sur la synergie de leurs compétences scientifiques. Hélène Brault élabore des nouveaux matériaux qu’Aurélie Girard met en forme. Toutes deux partagent également une passion commune pour l’enseignement, la transmission de savoirs auprès des nouvelles générations. A l’IMN, Hélène Brault développe de nouveaux matériaux cristallins appelés MOFs (pour metal–organic frameworks ) dopés avec des lanthanides, éléments connus pour leurs propriétés luminescentes [2]. Ces MOFs émettent une lumière dont l’intensité varie avec la température. Ils fonctionnent ainsi comme de véritables nanothermomètres optiques, 1000 fois plus petits qu’un cheveu humain. Elle les rend utilisables sous forme de nanoparticules dans des milieux complexes, comme le corps humain, où ils peuvent être excités par la lumière infrarouge [3] afin de mesurer la température à distance. “Ces matériaux ouvrent la voie à des applications clés, par exemple pour des caméras thermiques miniatures ou pour la détection précoce du cancer, les cellules cancéreuses étant plus chaudes de deux à cinq degrés que les cellules saines ”. De son côté, Aurélie Girard étudie et optimise, à l’échelle nanométrique, la manière dont les plasmas (des gaz ionisés très énergétiques) interagissent avec les matériaux afin d’améliorer les procédés de micro- et nano-fabrication utilisés notamment en microélectronique et dans les capteurs. A très basse température et à l’aide de ces plasmas, elle traite et grave à l’échelle atomique la surface des matériaux avec une extrême précision. L’objectif : créer des motifs ou des structures pour donner une fonctionnalité précise aux composants toujours plus petits et plus performants. Hélène Brault et Aurélie Girard tiennent à préciser qu’il faut combattre certains stéréotypes dans leurs domaines respectifs de recherche, qui restent malgré tout très masculins. “On exerce un métier majoritairement masculin, au parcours exigeant, mais tellement passionnant. Ce n'est pas toujours facile mais faites-le !” lancent-elles à l’unisson. [1] IMN, CNRS / Nantes Université [2] Les lanthanides forment un groupe d’éléments chimiques, aussi appelés terres rares. Ils possèdent des propriétés chimiques et physiques utilisées dans les aimants puissants, les phosphores et les alliages spéciaux. [3] Invisible pour l’œil humain, la lumière infrarouge est une forme de rayonnement électromagnétique. Elle est surtout perçue sous forme de chaleur.
- F&S Occitanie participe à Exposcience Occitanie
F&S Occitanie participe à Exposcience Occitanie 9 juin 2022 10 juin 2022 À l’APSAR – Maison de Quartier Amouroux, 31500 Toulouse F&S présentera des jeux autour des stéréotypes à cet évenement organisé par CIRASTI. L’Exposcience est un événement rassemblant des jeunes de 6 à 25 ans ayant réalisé un projet avec une démarche scientifique sur des thématiques STEAM (Sciences, Technologiques, Environnement, Arts et Mathématiques). Ces enfants et jeunes tiennent un stand afin de faire découvrir leur projet au public, en prallèle des animations et ateliers sont également à découvrir ! Le vendredi 10 juin est accessible aux groupes scolaires à partir de la maternelle au lycée ! Le samedi 11 juin est accessible à tous ! Tous les ateliers et animations sont gratuits et accessibles à tous à partir de 4 ans jusqu'à 104 ans ! De nombreux projets seront présents avec des thématiques robotiques, biologie, environnement, chimie, astronomie, etc ! Pour les 20 ans du collectif, plein de surprises sont à prévoir et de découvertes extraordinaires ! F&S Occitanie présentera des jeux /ateliers autour des stéréotypes de genre dans les sciences et la société. Plus d'infos : ici Flyer de l'évènement : ici © CIRASTI < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Femmes En Tête 2023 – Portrait de Céline Merlet
Femmes En Tête 2023 – Portrait de Céline Merlet © Collège des Sociétés Savantes Académiques de France Des portraits à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Collège des Sociétés Savantes Académiques de France publie une série de portraits de femmes scientifiques françaises. Parmi elles, Dr Céline Merlet, adhérente Femmes & Sciences (membre du CA, co-coordinatrice en Occitanie Ouest et webmistress), chargée de recherche au CNRS en chimie des matériaux au CIRIMAT à Toulouse. Dans ce portrait, sous forme d’entretien, Céline Merlet aborde son parcours, ses recherches et sa vision de l'égalité femmes-hommes. Voir le portrait : https://societes-savantes.fr/femmes-en-tete-2023-celine-merlet/ < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Table ronde avec Anne L'Huillier à l'ENS de Lyon
Table ronde avec Anne L'Huillier à l'ENS de Lyon 1 février 2024 ENS de Lyon et visio Une table ronde avec la lauréate du prix Nobel de physique 2023 sur la place des femmes dans les sciences avec la participation de Femmes & Sciences. L'École normale supérieure de Lyon reçoit Anne L'Huillier, lauréate du prix Nobel de physique 2023, ancienne élève de l'ENS de Fontenay-aux-Roses, pour une journée exceptionnelle le jeudi 1er février 2024 . L'amphithéâtre de physique-chimie de l'Ecole sera rebaptisé Amphithéâtre Anne L'Huillier. Ensuite, dans l'amphithéâtre Mérieux , Anne L'Huillier donnera une conférence grand public à 16h30 , sur ses travaux de recherche, donnant à toutes et tous l'occasion de découvrir la physique de l'attoseconde. La conférence sera suivie, à 18h, d'une table ronde sur la place des femmes dans les sciences , en présence d'Isabelle Vauglin, présidente de l'association Femmes & Sciences et astrophysicienne au Centre de Recherche Astrophysique de Lyon. La conférence et la table ronde seront retransmises en direct sur le site de l'ENS de Lyon . Informations sur les horaires et les inscriptions: https://www.ens-lyon.fr/evenement/recherche/rencontre-avec-anne-lhuillier Anne L'Huillier, Université de Lund, octobre 2012, © Wikimédia Commons < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Une table ronde pour la journée internationale des droits des femmes
Une table ronde pour la journée internationale des droits des femmes 7 mars 2019 Hôtel du Département, Évreux Le 8 mars 2019, Sandrine Morin, membre du groupe normand, a participé à une soirée organisée par le Département de l’Eure pour la journée Internationale du droit des femmes. La table ronde "Femmes d’exception dans l’Eure" a été l’occasion d’entendre les témoignages de femmes avec des métiers majoritairement masculins. Cet évènement a permis de nombreux échanges, questions et réponses avec le public ainsi que la présentation de l’association Femmes & Sciences. < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Mendeleieva aux fêtes de la science de Lingolsheim et de Strasbourg
Mendeleieva aux fêtes de la science de Lingolsheim et de Strasbourg 7 octobre 2022 18 octobre 2022 Alsace L'atelier Mendeleieva, qui fait découvrir de manière ludique 135 femmes scientifiques historiques ou contemporaines, sera présenté aux fêtes de la science de Lingolsheim et de Strasbourg. L'atelier Mendeleieva sera présenté aux fêtes de la science de Lingolsheim entre le 7 et le 9 octobre 2022 (Gymnase im Sand, 31 rue du travail, 67380 Lingolsheim) et à Strasbourg du 14 au 18 octobre 2022 (Palais Universitaire 9 Pl. de l'Université, 67000 Strasbourg). En savoir plus sur Mendeleieva : https://www.femmesetsciences.fr/mendeleieva © F&S < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >











