Recherche
612 résultats
- Femmes & Sciences fête ses 20 ans
Femmes & Sciences fête ses 20 ans 19 novembre 2020 Evènement en ligne Les 20 ans de l'association Femmes & Sciences ! En raison de la crise COVID-19, certaines sessions du colloque 2020 prévu les 20 et 21 novembre à Paris sont reportées en 2021 et d'autres auront lieu en visioconférence. Session reportée en 2021 : « Partenariats de Femmes & Sciences avec les institutions et les entreprises » Sessions maintenues en visioconférence : « Orientation des filles vers les sciences : état des lieux et leviers » Vendredi 20 novembre 14h-18h En 2020, les filles sont toujours peu présentes dans les sciences et les technologies… La faute aux stéréotypes ? Au sentiment d’incompétence ? A une moindre appétence ? A l’absence de modèles ? Dans un objectif d’encourager les filles à aller, plus nombreuses, vers des études scientifiques, il convient de les aider à connaître et comprendre les obstacles qui les freinent et de leur procurer des exemples de « femmes scientifiques ». Cette session/formation s’adresse au corps enseignant, au sens large, catalyseur de ces possibles changements (enseignant·es, inspecteurs·trices et chef·fes d’établissement…), mais aussi à toute personne soucieuse de connaître les chiffres clefs et des outils efficaces pour mieux appréhender les stéréotypes de genre dans l’orientation. En deuxième partie de cette formation, en guise d’exemples singuliers « à suivre », quelques-unes de nos ambassadrices de l'exposition La Science taille XX elles vous présenteront leur parcours. Programme 14:00 -14:15 : Accueil 14:15-15:00 : Filles+sciences = retour d'enquêtes , Marianne Blanchard, chercheuse, INSPE Toulouse 15:00-16:15 : conférence et atelier « Combattre les stéréotypes », Céline Pétrovic, formatrice et experte genre, Strasbourg 16:15-16:45 : « Les outils de Femmes & Sciences à l'intention des jeunes », Femmes & Sciences 16:45-18:00 : Speed-meeting avec des femmes scientifiques : Anke Brock, enseignante-chercheuse en interaction humain-machine, Toulouse Sandrine Codis, chercheuse CNRS en astrophysique, Paris Armelle Corpet, enseignante-chercheuse en épigénétique, Lyon Inbar Fijalkow, enseignante-chercheuse en informatique, Paris Marie-Laure Michon, ingénieure chimiste en matériaux polymères, Solvay, Lyon « Nous les membres » Samedi 21 novembre 9h30-13h Cette session est réservée aux adhérent·es de l'association < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Bourgogne | Ressources | Femmes & Sciences
Bourgogne Franche-Comté RESSOURCES 100 femmes et des milliers d’autres : un ouvrage et des vidéos Une des adhérentes du groupe a participé au projet “100 femmes et des milliers d’autres”. Dans le cadre d’un projet européen entre l’Université de Franche-Comté et l’Université de Genève, des portraits de femmes scientifiques ont été dressés selon deux formats : l’un sous la forme de fiches rassemblées dans un bel ouvrage, l’autre sous la forme de vidéos courtes et percutantes. En savoir plus Contact : Marie-Cécile Pera
- Flash sur le colloque 2024 de F&S
Flash sur le colloque 2024 de F&S En attendant les actes du colloque, voici un résumé de la journée du 22 novembre Vers des climats inclusifs ? Colloque national - 22 novembre 2024 - Strasbourg "Urgence écologique, violences sexistes et plafond de verre : un climat défavorable aux femmes en science Sur le thème à double signification Vers des Climats Inclusifs ?, le colloque annuel de l’association Femmes et Sciences s’est tenu le 22 novembre à Strasbourg. Plus de cent chercheur·euses, militant·es et responsables institutionnel·les ont souhaité mettre en lumière les obstacles persistants auxquels les femmes sont confrontées, qu’il s’agisse de l’impact des dérèglements climatiques ou des inégalités professionnelles, puis évoquer des solutions concrètes. Le 20 novembre, Femmes & Sciences avait organisé une journée de formation à distance sur les mêmes thèmes, destinée aux enseignant·es des premier et second degrés. [...]" Lire la suite : ici Les Actes complets du colloque 2024 seront disponibles au début de l'année 2025. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Claire Faidit
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Claire Faidit Enseignante et doctorante en sciences de l’éducation et de la formation « Les sciences ne sont pas l’œuvre d’un génie, mais des aventures humaines partagées, tangibles et incarnées ! » Claire Faidit est enseignante à l’Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation (INSPÉ) et doctorante au laboratoire Activité, Connaissance, Transmission, éducation (UR 4281, UCA) à l’Université Clermont Auvergne et à la Haute école pédagogique du canton de Vaud en Suisse. Débordante d’énergie, elle poursuit sa quête avec persévérance : repenser l’apprentissage des sciences. Claire Faidit se souvient encore de ses débuts en tant qu’enseignante agrégée de sciences de la vie et de la Terre dans un collège du sud de la France. Face aux élèves, armée de son solide bagage de connaissances, quelque chose clochait. Ou plutôt quelque chose manquait. Les sciences, la jeune femme ne veut pas seulement les enseigner, mais aussi les faire comprendre, les faire vivre et les partager. C’est ce qu’elle s’échine à explorer depuis lors. Très vite, grâce à une formatrice inspirante de l’IUFM (actuel INSPÉ), elle perçoit que les sciences peuvent être enseignées et apprises de différentes manières, notamment en amenant les élèves à endosser le rôle de « chercheur ou chercheuse en herbe ». Poussée par une envie constante d’améliorer ses enseignements, elle s’engage dans un master en histoire, philosophie et didactique des sciences, qui transforme radicalement sa perception : « Les sciences ne sont pas l’œuvre d’un génie, mais des aventures humaines partagées, tangibles et incarnées ! », s’enthousiasme-t-elle. Convaincue de la force du collectif, Claire Faidit souhaite partager ses réflexions, ses pratiques. Elle s’engage dans plusieurs associations professionnelles et devient à son tour formatrice d’enseignantes et d’enseignants. Mais quelque chose lui manque encore. Persévérante, elle veut mieux comprendre les théories de l’enseignement, de l’apprentissage et de la formation. Après la didactique, c’est de pédagogie dont elle a besoin. Cap sur un second master, puis une thèse. Son sujet ? Étudier comment une enseignante et ses élèves évaluent leurs hypothèses, les discutent et les modifient, en s’appuyant sur quatre questions clés : l’hypothèse répond-elle à la question posée ? Contient-elle une explication ? Est-elle cohérente avec ce que sait la classe ? Soulève-t-elle de nouvelles interrogations ? Pour cela, Claire Faidit observe une séance de classe – sur la reproduction des plantes à fleurs – qu’elle a aidé à concevoir dans le cadre d’une recherche collaborative, où formateurs et formatrices, étudiantes et étudiants travaillent ensemble pour résoudre des problèmes d’enseignement et d’apprentissage. « Je veux montrer que travailler sur les hypothèses en classe, ce n’est pas juste demander aux élèves leurs idées et sélectionner celles qui sont exactes, pour ensuite faire des expériences », explique-t-elle. « Autrement dit, je veux transformer les pratiques enseignantes en essayant de conceptualiser une autre façon de travailler les hypothèses avec les élèves, afin d’enrichir les pratiques existantes. » Au fond, l’enseignante n’a jamais cessé d’être étudiante. Elle projette déjà de se perfectionner pour appréhender les spécificités des établissements français à l’étranger… En tant que jeune chercheuse, guidée par ses rencontres, elle trace sa route avec détermination, convaincue que l’enseignement et la recherche, main dans la main, peuvent révolutionner la manière dont nous apprenons.
- Lucile Savary
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Lucile Savary Physicienne "Le cantique des quantiques" Lucile Savary est chargée de recherche au CNRS, théoricienne de la matière condensée au Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon (LP, ENS de Lyon / Lyon1 / CNRS). Ancienne étudiante de l'ENS de Lyon, elle a effectué un doctorat à l'Université de Californie à Santa Barbara, puis obtenu une bourse postdoctorale ‘Gordon et Betty Moore’ au MIT. Ses recherches portent actuellement sur les phénomènes exotiques dans les systèmes réels, avec un accent particulier sur les électrons fortement corrélés. En 2017, elle reçoit le F. Nevill Mott Prize 2017. En 2019, elle est lauréate du 'Young Scientist Prize in Statistical Physics' 2019. « La première chose que j'ai à dire aux jeunes filles qui veulent faire de la physique, c'est : Yes, you can ! Allez-y ! Pourquoi pas vous ? » Magnétisme quantique, liquides de spins quantiques, criticité quantique, ordre par le désordre, RIXS, systèmes spin-orbitalaires, transport thermique dans les isolants magnétiques, supraconductivité non conventionnelle dans les matériaux à fort couplage spin-orbite et multiples bandes, les thématiques de recherche que Lucile Savary aborde aujourd’hui résultent d’une vocation qui lui est venue en terminale grâce à une « prof exceptionnelle ». Lucile – seule femme de son équipe de recherche – ne sait pas pourquoi les femmes sont si peu nombreuses en physique. Il arrive même à Lucile de se rendre à des conférences où elle est la seule femme parmi une quarantaine d’hommes. Interrogée sur la parité, Lucile estime que les mentalités ont évolué mais qu’elles doivent encore changer. En physique, comme dans d’autres domaines, même si la prise de conscience est réelle, les femmes pâtissent encore des représentations archaïques et subissent les postures de pouvoir que prennent parfois certains scientifiques. On a l’exemple d’un chercheur assez connu qui s’est risqué un jour à décrire la physique comme un « métier d’homme ». La place des femmes en sciences serait-elle contestée ? Bien sûr que non, mais les cas de « mansplaining » (où un homme explique à une femme ce qu’elle sait déjà parfaitement) ne sont malheureusement pas rares. Pour lutter contre les biais implicites, il existe des politiques de discrimination positive, mais ce type d’initiative crée parfois des tensions au lieu de les apaiser. Car certains hommes – voire certaines femmes – font encore de la résistance. Alors, comment faire pour inverser la tendance ? Le parcours académique d’une femme est souvent plus compliqué que celui d’un homme mais Lucile Savary pense que la prise de conscience du problème commence à être bien réelle et qu’il faut persévérer dans la poursuite de l’équité, par l’éducation, par le démontage des représentations sociétales, par l’information et par des politiques volontaristes pour contrecarrer les biais que nos sociétés ont créés. Il faut cultiver la diversité « Les approches des femmes sur certains problèmes ou sur la pédagogie varient de celles des hommes. On ne peut que gagner à profiter de toutes ces différentes méthodes. Les gens ont désormais beaucoup plus conscience de l'importance que cela revêt, à la fois pour la qualité de la recherche, pour la qualité de vie de chacun et pour l’ambiance générale dans les laboratoires. » Son domaine, en quelques mots : Lucile Savary travaille sur la physique quantique des matériaux. L’objectif est de comprendre comment les électrons se comportent à l’échelle microscopique dans les solides qui nous entourent, et donnent lieu à des phénomènes observables, ou exploitables, à notre échelle. Déchiffrer les propriétés fondamentales de la matière, concevoir des systèmes où on peut se saisir de l’immensité des possibilités offertes par la mécanique quantique, mais aussi comprendre des résultats d’expériences de collègues, et proposer des modèles font partie de son quotidien. Ses travaux peuvent également ouvrir des perspectives sur l’élaboration de solutions nouvelles, plus performantes, plus efficaces, plus petites, plus rapides dans le domaine des technologies.
- Visite de la Plateforme Hydrogène Energie, Belfort
Visite de la Plateforme Hydrogène Energie, Belfort 6 octobre 2025 Le laboratoire FEMTO-ST et le centre technique FCLAB ouvrent à la visite la plateforme Hydrogène Energie située à Belfort. Les chercheurs et ingénieurs de la plateforme Hydrogène Energie vous ouvrent leurs portes pour faire visiter les installations et répondre à vos questions sur les enjeux, les opportunités et les défis de l'hydrogène pour faciliter la décarbonation et la transition énergétique, le 7 octobre 2025 à 17h30, dans le cadre de la Fête de la Science. La visite est gratuite et sur réservation à venir. © Simon Daval - Périples_Cie < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Bourgogne Franche-Comté | Femmes & Sciences
Bourgogne-Franche-Comté Contact F&S Bourgogne-Franche-Comté - Marie-Cécile Pera Le groupe Bourgogne Franche-Comté est à ce jour encore en devenir car il ne compte que 3 membres et espère dans le futur agréger plus de forces. Les actions menées concernent essentiellement les rencontres auprès d’élèves de collèges et de lycées, dans le cadre d’opérations “1 classe - 1 chercheur·se”, d’interventions pour l’orientation des élèves de classes de première et terminale, de la Fête de la Science ou de Portes Ouvertes des établissements d’enseignement supérieur. RESSOURCES
- Sylvie Ducki
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Sylvie Ducki Chimiste organicienne « Avec mes collègues, nous essayons d’innover en créant des médicaments, nous imaginons de nouvelles molécules […] » Sylvie Ducki est professeure des universités en chimie organique et médicinale. Elle partage son temps entre la recherche à l’Institut de Chimie de Clermont-Ferrand (UMR 6296, CNRS/UCA), où elle développe des médicaments pour combattre la douleur, et l’enseignement à l’école SIGMA Clermont, membre de Clermont INP, où elle forme les ingénieures et ingénieurs de demain. Avec elle, la chimie, c’est sans mal ! Pourquoi ce pull gratte-t-il ? Pourquoi les carottes donnent-elles les joues roses ? Elle a mauvais goût l’eau de la piscine ! Pourquoi le chewing-gum colle-t-il aux appareils dentaires ? Tant de questions sans réponse que Sylvie Ducki s’est posées jusqu’à ce qu’elle découvre la chimie ! À quatorze ans, un monde insoupçonné s’ouvre à elle : l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les aliments que nous mangeons jusqu’aux matériaux du quotidien, plastiques, métaux, tissus, tout est molécule… même les médicaments qu’elle développe désormais. Passionnée par les sciences de la vie, Sylvie Ducki s’oriente à dix-huit ans vers la chimie organique, une discipline essentielle pour comprendre le vivant. Son aventure débute en Angleterre, où elle étudie les plantes médicinales utilisées dans le traitement du cancer. Ses recherches la mèneront aux États‑Unis, au Chili, en Italie et dans bien d’autres pays. Quinze ans à parcourir le monde pour cultiver les savoirs et comprendre comment sont développés les médicaments. Le goût du voyage ne la quittera plus. « J’adore découvrir de nouvelles cultures, faire de belles rencontres, parler différentes langues... », s’émerveille la chercheuse. Forte de ses expériences à l’international, elle revient en France avec un objectif en tête et un défi de taille : soulager les vingt millions de Françaises et Français qui souffrent de douleur chronique. Avoir mal est un cri d’alarme, mais quand la douleur persiste au-delà de trois à six mois, quand elle s’installe et se répète, elle devient une maladie qu’il faut soigner. Seulement voilà, chez 60 % des patients, les antalgiques actuels – paracétamol, tramadol et même morphine – ne sont pas efficaces. Et il y a des maux que la science n’arrive pas encore à soulager, les douleurs qui affectent le système nerveux quand il est endommagé ou celles liées à des maladies graves, comme le cancer ou la maladie d’Alzheimer. Au laboratoire, Sylvie Ducki cherche à améliorer les antalgiques pour qu’ils soient plus efficaces et provoquent moins d’effets indésirables. « Avec mes collègues, nous essayons d’innover en créant des médicaments, nous imaginons de nouvelles molécules : un carbone ici, un hydrogène par là… C’est un peu comme créer un nouveau plat, on essaie, on retente, jusqu’à trouver la meilleure recette. » Cette scientifique s’inspire aussi de la nature, car 50 % des médicaments viennent des plantes. Saviez-vous que l’Auvergne abrite une flore exceptionnelle et possède une riche tradition d’utilisation de plantes médicinales ? Arnica montana pour soulager les douleurs musculaires, reine-des-prés pour les maux de tête, prêle pour traiter l’arthrite… Cette fois, pas de voyage en solitaire mais un travail en équipe avec des modélisateurs et modélisatrices qui réalisent des simulations moléculaires et des pharmacologues qui décodent les modes d’action des médicaments. Fruit de cet effort commun, l’Institut Analgesia, dont elle est cofondatrice, est aujourd’hui la première fondation de recherche dédiée à l’innovation contre la douleur en France. Il y a de quoi se lancer des fleurs !
- Adrienne Kish
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Adrienne Kish Microbiologiste des extrêmophiles « Être une chercheuse en situation de handicap, elle en a fait une fierté. » Maîtresse de conférences au Muséum national d’histoire naturelle, Adrienne Kish est membre du laboratoire Molécules de Communication et Adaptation des Micro-organismes (MCAM, CNRS/MNHN). Sa spécialité ? La capacité de certains micro-organismes à s’adapter à des environnements extrêmes. Une rêveuse avec de la rigueur : voilà comment Adrienne Kish se définit elle-même. Et son rêve, depuis toujours, est toujours de participer à l’aventure spatiale. Pas facile, surtout quand un handicap physique vous oblige à vous appuyer parfois sur une canne pour marcher. La jeune Canadienne cherche une porte d’entrée : ce sera la génétique végétale, qui permet de contribuer aux projets d’habitation des astronautes. Elle décroche alors un stage à la Nasa et étudie des micro-organismes utiles pour dégrader les déchets dans la station spatiale. Mais le véritable déclic se produit au contact du laboratoire voisin qui explore la possibilité d’une vie sur Mars. Ce sujet d’avenir soulève des interrogations à la fois vertigineuses et passionnantes : qu’est-ce que le vivant et surtout, quelles sont ses limites ? C’est ainsi qu’Adrienne Kish décide de se consacrer aux micro-organismes extrêmophiles, c’est-à-dire capables de survivre dans des environnements extrêmes : un désert, un volcan ou même un cristal de sel ! Après un master à Strasbourg, suivi d’une thèse et d’un post-doctorat outre-Atlantique, la chercheuse s’installe en France, tant pour la culture que la présence d’une importante communauté scientifique dans son domaine : recrutée en 2014 par le Muséum national d’histoire naturelle, elle tente de comprendre la vie microbienne au niveau moléculaire. Parallèlement, elle donne des conférences grand public et intervient dans des établissements scolaires car faire de la recherche signifie aussi, pour elle, partager les questionnements et les découvertes scientifiques. Aujourd’hui, Adrienne Kish fait également partie des expertes qui contribuent à définir les directions stratégiques du Centre national d’études spéciales (CNES) et de l’Agence spatiale européenne (ESA). Bien que son rôle dans la recherche se soit éloigné d’un travail expérimental direct, elle encadre désormais de jeunes collègues qu’elle encourage à trouver leur propre façon de faire de la science, en accord avec leur identité et les défis qui constituent leur force et leur originalité. Après avoir longtemps eu du mal à assumer le fait d’être une chercheuse en situation de handicap, elle en a fait une fierté, convaincue que rien n’est impossible : les micro-organismes extrêmophiles en sont la preuve !
- Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang Mathématiciennes Rejoignez l'équipe : faisons des maths ensemble ! Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang sont doctorantes de l’Université d’Angers au sein du Laboratoire angevin de recherche mathématiques [1]. Mécanique quantique, statistiques des événements extrêmes et géométrie complexe, toutes trois étudient des domaines très différents. Mais elles partagent le même engagement : faire des mathématiques un espace plus ouvert. Au croisement des mathématiques et de la mécanique quantique [2], Marianne Curely s’intéresse à une équation aux dérivées partielles bien spécifique : l’équation de Schrödinger, fondamentale pour décrire le comportement des particules à l’échelle de l’infiniment petit. “Comme ce type d’équations admet rarement des solutions explicites, j’étudie des solutions approchées appelées paquets d’ondes qui permettent de comprendre le mouvement quantique tout en respectant le principe d’incertitude. Ce principe explique qu’on ne peut pas mesurer simultanément et avec une précision parfaite la position et la vitesse”. Autrement dit : plus l’une est connue précisément, plus l’autre devient floue. Après ses classes préparatoires aux grandes écoles à Epinal (88), Marianne Curely poursuit ses études à l’Université Marie-et-Louis-Pasteur à Besançon (25) - licence, magistère, et master - en mathématiques générales et fondamentales. Aujourd’hui, l’enseignement occupe une place essentielle dans son parcours, nourrie par l’influence de plusieurs femmes qui l’ont encouragée et lui ont montré que ces disciplines étaient accessibles aux filles. Elle, qui a toujours aimé les math, fait découvrir aux élèves de licence à l'Université d'Angers des concepts de mathématiques comme le calcul différentiel ou l’analyse numérique. Solune Denis, elle, étudie la théorie des valeurs extrêmes. Elle cherche notamment à modéliser des événements rares comme les crues exceptionnelles, les vagues de chaleur, ou les crashs financiers. “Je m’intéresse à l’estimation de quantités situées tout au bout des distributions de probabilités, là où les données sont peu nombreuses mais les enjeux et les risques majeurs”, particulièrement en assurance. Son parcours est lié au hasard. Attirée par de nombreuses disciplines au lycée à la Réunion, où elle a grandi, passée par une classe préparatoire qui ne lui correspondait pas, elle a longtemps hésité. Elle envisage un temps le journalisme, avant de découvrir en licence que faire des mathématiques, et seulement des mathématiques, c’est cela qui lui convient. Cette trajectoire faite de bifurcations nourrit aujourd’hui un message qu’elle tient à transmettre : “il n’est pas grave de ne pas savoir tout de suite ce que l’on veut faire, ni de se tromper ”. Yuetong Fang travaille en géométrie complexe, une branche des mathématiques qui étudie les variétés complexes, des espaces abstraits dont la sphère est un exemple simple et intuitif. Ses recherches s’appuient sur des équations comme les équations de Monge - Ampère ou les équations hessiennes complexes. « J'analyse les solutions de ces équations pour mieux comprendre ces espaces complexes. J’essaie par exemple de comprendre leur forme et leur courbure, même si on ne peut pas les visualiser directement ». Formée d’abord en Chine, puis arrivée en France pour son master et sa thèse, elle a dû composer avec la barrière de la langue et un environnement où les femmes restaient très minoritaires. Son expérience lui a appris l’importance d’oser : aller parler à un enseignant, poser une question, demander un stage peut suffire à infléchir une trajectoire. “Quand nous sommes ensemble, nous parlons relativement peu de maths, par rapport à d’autres sujets ” s’amuse Yuetong Fang. “Mais c’est rassurant d’être toutes les trois, de se soutenir mutuellement ” ajoute Solune Denis. “Et nous partageons une même conviction : les sciences se construisent aussi par le collectif, la transmission et la diversité des parcours ” insiste Marianne Curely. 1 Larema, CNRS/Université d’Angers 2 La mécanique quantique est une théorie qui décrit les phénomènes physiques dans le monde de l’infiniment petit, à l’échelle des atomes.
- Égalité Elles Assurent : EEA en Occitanie - enquête
Égalité Elles Assurent : EEA en Occitanie - enquête © Julie Batut Une enquête sur l'égalité professionnelle Femme-Homme en Occitanie Dans le cadre du projet « Egalité Elles Assurent » en Occitanie porté par Femmes & Sciences, et soutenu par La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée Région Occitanie, l'association a souhaité effectuer une enquête pour faire un état des lieux qualitatif sur le thème de la parité professionnelle au sein des instituts et des entreprises scientifiques et technologiques en Occitanie. Vous pouvez répondre à cette enquête anonyme ici : https://enquetes.univ-tlse3.fr/index.php/574187 Plus d'informations sur l'enquête : description , affiche Plus d'informations sur le projet EEA : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Rencontre Exploreur du cycle Femmes en Sciences le 4 mai 2021
Rencontre Exploreur du cycle Femmes en Sciences le 4 mai 2021 3 mai 2021 Évènement en ligne Anne Condamines, directrice de recherche CNRS en linguistique, et Catherine Biscarat, ingénieure de recherche CNRS en ingéniérie informatique, animeront cette rencontre autour de leurs parcours, leurs métiers au quotidien et leurs recherches actuelles. Rendez-vous en ligne le mardi 4 mai à partir de 18h. Anne Condamines, directrice de recherche CNRS en linguistique au laboratoire Cognition, langues, langages, ergonomie (CLLE - CNRS, Université Toulouse Jean Jaurès) et Catherine Biscarat, ingénieure de recherche CNRS en ingénierie informatique au Laboratoire des 2 infinis Toulouse (L2IT - CNRS, UT3), animeront cette rencontre autour de leurs parcours, leurs métiers au quotidien et leurs recherches actuelles. Le dispositif en ligne est pensé pour favoriser les échanges avec le public. Un quiz introduira les échanges ; il sera animé par Clio Der Sarkissian, membre de l'association Femmes & Sciences et paléo-génomicienne CNRS au Centre d'anthropobiologie et de génomique de Toulouse (CAGT - CNRS/UT3). Lien d'inscription et informations complémentaires Inscription gratuite mais obligatoire Le cycle Femmes en Sciences est proposé par le CNRS Occitanie Ouest et l'association Femmes & Sciences. Il s'inscrit dans le cadre des rencontres Exploreur pilotées par l'Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées © CNRS < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >










