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619 résultats
- Mentorat | Femmes & Sciences
FEMMES ET SCIENCES Mentorat Le programme de mentorat se déroule sur une période de 12 mois (janvier à décembre) et comporte 4 axes : des échanges individuels mensuels entre mentors et doctorantes ; des cercles de discussion thématiques (le manque de confiance en soi, l’équilibre vie professionnelle/privée, carrière dans le public ou dans le privé, etc.) ; des témoignages de femmes scientifiques décrivant leurs parcours et choix de carrière ; des ateliers de formation (préparation à l’entretien d’embauche, le postdoc à l’étranger). Femmes & Sciences a décidé de soutenir le développement d’un programme de mentorat pour accompagner les doctorantes et les inciter à construire leur projet de carrière, en réfléchissant aux possibilités et aux choix qui s’ouvrent à elles avec l’aide de personnes d’expérience et de confiance qui seront leurs mentors. Ce programme, qui a beaucoup de succès, a accueilli de nombreuses jeunes femmes. Il a été initié à Montpellier en 2015 et se décline à Paris-Saclay, Toulouse, Bordeaux, Rouen, Lille, Strasbourg, Nice, et Aix-Marseille. Vous êtes jeune chercheuse et avez envie d’être accompagnée, guidée et soutenue par une personne expérimentée du milieu professionnel académique ? N'hésitez pas à prendre contact avec les responsables du programme dans les différentes régions ! Contacts : Aix-Marseille : Anne Alexandre , Guilaine Lagache (mentorat dédié aux jeunes scientifiques en poste) Bordeaux : Camille Douillet Lille : Maude Jimenez Montpellier : May Morris (en savoir plus ) Nice : Karima Boudaoud Paris-Saclay : Géraldine Liot , Gwenaëlle André, Jessica Andreani ( en savoir plus ) Rouen : Sandrine Morin Strasbourg : Véronique Pierron-Bohnes (en savoir plus ) Toulouse : Julie Batut (en savoir plus ) En savoir plus sur le mentorat : When mentoring matters: a French mentoring program for women in science Julie Batut, Marina Kvaskoff & May C. Morris, Nature Biotechnology, 39 , 776–779 (2021) Collectively building a mentor–mentee relationship through a one-day workshop Julie Foncy, Marta Kwapisz, Martine Knibiehler & Julie Batut, Nature Biotechnology, 41 , 1829–1833 (2023) Un programme de mentorat pour les jeunes doctorantes CNRS info, 2021 Femmes & Sciences : construire un mentorat opérationnel avec les outils de l’intelligence collective CNRS info, 2024 Mentorat, coaching et accompagnement professionnel des femmes scientifiques dans le public et le privé Actes du colloque F&S 2017
- Audrey Dussutour reçoit l’ordre national du mérite 2021
Audrey Dussutour reçoit l’ordre national du mérite 2021 © CNRS/Femmes & Sciences/Vincent Moncorgé Félicitations à Audrey Dussutour décorée de l'ordre national du mérite pour ses travaux sur le blob. Directrice de recherche au Centre de Recherches sur la Cognition Animale à Toulouse (CRCA/CBI - CNRS, Université Toulouse III - Paul Sabatier), Audrey Dussutour vient d’être nommée Chevalier de l’Ordre National du Mérite. Débuté en 2008, son travail sur le blob, organisme unicellulaire aussi connu sous le nom de Physarum Polycephalum a déjà été récompensé à plusieurs reprises : en 2007 par le prix Le Monde de la recherche, puis en 2009 et 2011 respectivement par la Société française pour l’étude du comportement animal et l’Académie royale des sciences de Belgique. Avec son équipe, elle a notamment révélé récemment les capacités d’apprentissage de cet organisme pourtant dépourvu de système nerveux. Très investie dans la diffusion de la science, elle fait connaître via le blob tout un domaine scientifique à un large public. En 2018, elle a également participé à la campagne La Science taille XX elles , mettant en lumière des femmes scientifiques lors de sa première édition à Toulouse. Pour en savoir plus : https://www.ladepeche.fr/2021/05/22/toulouse-lordre-national-du-merite-pour-la-chercheuse-audrey-dussutour-specialiste-du-blob-9559965.php https://www.cnrs.fr/fr/personne/audrey-dussutour-0 < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Delphine Virte
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Delphine Virte Ingénieure d’essai sur chantiers de maintenance "Ouvrir le chantier des possibles" Delphine Virte est ingénieure d'essai sur chantiers de maintenance chez Framatome (ex-Areva). Nancéienne d’origine, elle poursuit des études d'ingénieur à Toulouse, spécialité hydraulique-mécanique des fluides. Après plusieurs stages dans l'automobile et l'aéronautique, elle obtient avant même d'avoir son diplôme, son premier poste dans une entreprise qui s'appelait encore Areva. Curieuse des sciences, amatrice de TP et de manips au laboratoire, dès le collège, Delphine Virte avait une vague idée de son avenir, mais elle n’aurait jamais parié qu'elle serait un jour responsable d'essais sur des chantiers d'arrêt de tranche – ou de construction – de centrales nucléaires. En 2011, Delphine Virte décide en 24h de partir en expatriation en Finlande, histoire de troquer son ordinateur et son bureau à la Défense contre un casque de chantier et des chaussures de sécurité sur le site en construction de l'EPR d’Olkiluoto. « Le monde du chantier, ça été un coup de foudre » assure-t-elle. À ces trois ans de chantier passés en Finlande succèdent beaucoup d’autres . « Aujourd'hui, quand on arrête une centrale nucléaire pour la recharger, on en profite pour faire un certain nombre de modifications et d'améliorations. J'arrive après ces modifications et ces travaux pour piloter la réalisation des essais de requalification, qui peuvent durer de quelques semaines à plusieurs mois. » Ce travail très prenant lui laisse tout de même un peu de place pour jouer au rugby en troisième ligne, et pour s’impliquer dans l'association Femmes Ingénieurs avec laquelle elle intervient dans des lycées et des collèges afin de présenter et d’expliquer son métier et les différentes filières. Lors de ces rencontres, les questions – à propos de sa vie de femme ingénieure et à propos du nucléaire – ne manquent pas. « Il y a pas mal de femmes sur les chantiers, il y en a plus que je ne le pensais. J'avais quelques préjugés sur le milieu et j'ai été très bien accueillie. C'est plus concret, ça va plus vite, on ne peut pas tricher avec la qualité du travail, tout le monde se tient les coudes, sans distinction hommes-femmes. » Lorsqu’on demande à Delphine Virte des conseils pour accéder aux métiers de la science, elle répond enthousiaste : « il ne faut pas hésiter à consulter Internet qui met à disposition des jeunes filles un formidable matériau pour se trouver des role-models, c'est précieux quand on n'en a pas dans son entourage. Et si un jour vous êtes la première sur un créneau, tant mieux, vous allez inspirer les autres. Travailler dans les sciences et techniques c’est l’assurance de pouvoir adapter facilement son métier à ses choix de vie. » Son domaine, en quelques mots : Attirée par le terrain, Delphine Virte est ingénieure d’essais depuis 2011. Elle se déplace de chantiers en chantiers, aussi bien pour la mise en service du réacteur EPR en Finlande que sur les activités de maintenance du parc nucléaire français. Sur chaque mission, elle coordonne et réalise les essais sur l’instrumentation et les systèmes fluides de la chaudière, en pilotant les équipes d’essais et assurant l’interface avec les travaux.
- Fekrije Selimi
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Fekrije Selimi Neurobiologiste « La recherche reste un jeu fait d’échanges avec les collègues venus d’horizons multiples. » Après avoir soutenu sa thèse à l’Université Pierre et Marie Curie et débuté sa carrière à l’université américaine de Rockefeller, Fekrije Selimi revient en France et entre au CNRS. Aujourd’hui, directrice de recherche au Centre interdisciplinaire de recherche en biologie (CIRB, Collège de France-PSL/CNRS/Inserm), elle est à la tête de l’équipe Identité et diversité moléculaire des synapses qu’elle a créée en 2011. Née en France de parents albanais, Fekrije Selimi a toujours considéré la diversité comme une richesse, qu’il s’agisse du mélange des cultures et de la mixité au sein de la société, ou, à une échelle microscopique, de la spécialisation de nos cellules, notamment celles du cerveau. Intriguée par le fonctionnement de cette incroyable machine, la biologiste étudie la diversité des synapses, c’est-à-dire la manière dont les connexions entre les neurones se forment puis se différencient les unes des autres pour permettre la transmission des informations. Le schéma global du cerveau des souris étant assez proche de celui des humains, Fekrije Selimi mène des expériences portant sur les rongeurs, dans le respect du bien-être animal. Avec son équipe, elle s’efforce de comprendre pourquoi certaines molécules sont présentes dans telle synapse plutôt que dans telle autre. Elle étudie aussi dans quelle mesure cela influence le nombre de connexions et leur fonctionnement, sachant que ces variations jouent un rôle important dans la capacité d’apprentissage des souris. Adaptés aux humains, ces travaux pourraient, à terme, permettre de mieux appréhender certaines maladies liées aux synapses comme les troubles du spectre de l’autisme, qui affectent la communication, les interactions sociales ou le comportement d’une personne, mais aussi la schizophrénie, qui donne une perception perturbée de la réalité. Au-delà du domaine médical, les enjeux sont également cruciaux en termes d’éducation et de modèle de société. En effet, il est désormais prouvé que les premières années sont essentielles dans le développement du cerveau. D’où la nécessité, insiste Fekrije Selimi, de stimuler les enfants, et donc d’investir dans les crèches et les écoles. Cependant, la recherche a beau traiter de sujets très sérieux, pour la biologiste, cela reste un jeu, fait d’inconnu, de remise en question permanente et d’échanges avec des collègues venus d’horizons multiples. Une diversité que Fekrije Selimi compte continuer à défendre avec détermination.
- Remise des prix Jeunes Talents France L’Oréal-Unesco 2023
Remise des prix Jeunes Talents France L’Oréal-Unesco 2023 © Fondation L'Oréal Félicitations aux 35 doctorantes et post-doctorantes lauréates ! Le 11 octobre dernier a eu lieu à l’Académie des Sciences la cérémonie de remise des Prix Jeunes Talents France L’Oréal Unesco Pour les Femmes et la Science 2023. Ces jeunes chercheuses, sélectionnées parmi plus de 600 dossiers, recevront une dotation financière, ainsi qu’une formation au management, afin de les aider à briser le plafond de verre. Cette récompense est également l’occasion d’inspirer les plus jeunes et de les encourager à se tourner vers des parcours scientifiques : près de 1000 lycéennes et lycéens d’Ile de France ont pu échanger avec les 35 lauréates lors d’une journée à la Cité des Sciences et de l’Industrie. Pour en savoir plus : https://www.fondationloreal.com/sites/default/files/2023-10/cp_fondation_l_oreal_jeunes_talents_2023.pdf https://www.sciencesetavenir.fr/decouvrir/agenda/35-jeunes-femmes-recompensees-pour-leur-carriere-scientifique-lors-du-prix-l-oreal-unesco_174471 < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Retour sur Science in Fuze
Retour sur Science in Fuze © Sylvaine Turck-Chièze Grand succès pour ce tout premier festival de Science pour tous et toutes Merci encore à Françoise Cyrot et toute son équipe de bénévoles pour avoir si bien organisé ce festival. C'est un très gros succès avec 5500 entrées tout public avec : Des conférences, dont plusieurs avec des membres de F&S. Des ateliers, F&S en a tenu 6 pour les enfants avec 3 thèmes : théatre avec Cécilia Payne, Système solaire et Jeanne Villepreux Power. Ils ont tous fait salle comble. Mais il y avait bien d'autres ateliers pour tous âges, beaucoup d'associations, dont F&S avec ORACCLE, Femmes Ingénieures et femmes et mathématiques , des dédicaces de livres ... Trois jours intenses et passionnants qui ont permis de faire encore plus connaitre F&S et pas seulement ses membres d'IDF. Ce festival devrait se pérenniser tous les 2 ans. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Portraits de femmes scientifiques
Portraits de femmes scientifiques © F&S Cette vidéo, produite par l’association No Smoking Production et soutenue par l’association Femmes & Sciences, met en lumière des parcours de femmes scientifiques. À travers des réponses courtes et dynamiques, plusieurs femmes dans des domaines variés de la science partagent leurs expériences, leur quotidien et les défis de leur métier. Leur diversité d’origine et de parcours est un formidable témoignage de la pluralité des profils féminins dans les sciences. Cette vidéo a pour objectif d’éveiller la curiosité des élèves, de briser les stéréotypes et de susciter des vocations en science. Idéale à diffuser dans les classes, notamment avant une intervention de membres de Femmes & Sciences, elle servira de point de départ inspirant pour les jeunes et les encouragera à envisager la science comme une voie ouverte à tous, et à toutes. Voir la vidéo : ici Remerciements : Nos sincères remerciements à Anne Charmantier, Priyanka Das Rajkakati, Charlotte Francesiaz, Katja Oychinnikova, Emeline Pettex et Peggy Rigou, dont les témoignages reflètent la richesse et la diversité des parcours de femmes scientifiques. Merci à l'initiative Homeward Bound (https://homewardboundprojects.com.au/), qui réunit toutes les participantes autour de la promotion du leadership féminin en sciences. Un grand merci à Stephen et Marie-Ange de No Smoking Production pour le tournage et le montage de la vidéo. Nous espérons que cette vidéo inspirera et éveillera des vocations chez les jeunes générations ! < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Muriel Thomasset
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Muriel Thomasset Ingénieure de recherche en optique instrumentale "Les miroirs, je les mets en lumière" Muriel Thomasset est ingénieure de recherche CNRS en optique instrumentale au sein du Groupe Optique du Synchrotron SOLEIL (SOLEIL – CNRS). Il est clair, dès la seconde, que Muriel Thomasset n’est pas faite pour les études littéraires. « Vous avez plus de logique que de sensibilité littéraire », lui dit sa professeure de lettres. Logiquement, elle opte pour des études scientifiques rêvant de l’université, de ses grands amphis et de ses belles bibliothèques qu’elle a découverts un peu plus tôt grâce à sa grande sœur. Son intérêt pour le concret la conduit vers la physique et elle s’oriente vers un Master d’Optique et Photonique. Après un doctorat en optique instrumentale dans le domaine des rayons X réalisé en 1998, elle tente sa chance dans le privé, mais déçue de son expérience en tant que responsable d’un bureau d’études spécialisé dans l’éclairage par fibre optique, elle retourne à la recherche publique. Cette fois-ci, elle intègre le CNRS en 2000 au laboratoire LURE, l’ancêtre du synchrotron SOLEIL, où elle trouve sa place. Depuis, Muriel Thomasset travaille au synchrotron SOLEIL, un laboratoire capable de produire et de fournir un faisceau de lumière extrêmement intense aux chercheurs du monde entier, et utile pour concevoir des expériences dans toutes les disciplines scientifiques comme la biologie ou la physique fondamentale. Elle conçoit des systèmes de mesure et met en place les contrôles et acceptations des éléments d’optique, comme les miroirs ou les réseaux de diffraction, nécessaires à la focalisation du faisceau lumineux provenant du synchrotron. Son expertise est cruciale car ces éléments d’optique doivent supporter l’intensité extrême du faisceau de lumière et présenter peu de défauts de surface, une qualité difficile à obtenir. Lors de la conception de ces éléments, elle apporte conseils et soutiens aux membres de son groupe pour définir le système optique le plus adéquat aux scientifiques. C’est une activité de service que Muriel Thomasset apprécie beaucoup, car l’important pour elle, « ce n’est pas le sujet sur lequel on travaille mais ce que l’on en fait ». En 2023, Muriel a intégré le Centre de Nanosciences et de Nanotechnologies de Palaiseau, en tant que co-responsable de la plateforme multiphysique.
- Visotheary Ung
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Visotheary Ung Biogéographe « Rendre la recherche plus équitable entre les pays du Nord et du Sud, et plus équilibrée entre les hommes et les femmes. » Directrice adjointe de l’Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité (ISYEB, CNRS / EPHE-PSL / MNHN / Sorbonne Université / Université des Antilles), Visotheary Ung est à la fois informaticienne et chercheuse. Un profil atypique qu’elle met au service d’une science plus ouverte et diverse. Comprendre l’ordre de la nature, savoir comment les espèces évoluent les unes par rapport aux autres et établir leur plus ou moins grande proximité : ces classements passionnent Visotheary Ung. Mais avec un parcours loin d’être linéaire, elle échappe elle-même à toute catégorisation. Titulaire d’un master en biologie, c’est d’abord grâce à ses compétences en informatique qu’elle intègre le CNRS, en tant qu’administratrice système et réseaux : un poste mixte où elle consacre la moitié de son temps à l’informatique et l’autre moitié à la recherche. Au bout d’une dizaine d’années, elle se lance dans une thèse en biogéographie, cette science qui étudie la répartition des êtres vivants à la surface de la Terre. Par la suite, Visotheary Ung conserve sa double expertise en informatique et biologie, qui lui permet de faire le lien entre ces deux mondes. Directrice adjointe de l’Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, elle accompagne les agents dans leur évolution de carrière. Côté recherche, elle poursuit ses travaux pour comprendre les événements physiques, géologiques ou climatiques qui expliquent la répartition d’espèces animales et végétales sur un territoire donné : elle montre, par exemple, que les espèces présentes sur l’île de Sulawesi étaient en fait déjà présentes dans les quatre terrains géologiques différents qui se sont regroupés pour former l’île telle qu’on la connaît maintenant. Pour mener ses projets, Visotheary Ung collecte et analyse des jeux de données divers (listes d’espèces associées à leurs liens de parenté et leurs distributions, modèles géologiques…) à partir desquelles elle reconstruit des arbres de relations de parenté entre les aires biogéographiques pour établir l’histoire évolutive de la région examinée. L’informaticienne s’attache aussi à mettre en place des standards communs pour faciliter l’accès aux données et leur réutilisation de façon à démocratiser la recherche scientifique et intégrer une dimension plus éthique. Elle est ainsi référente pour la science ouverte, en plus d’être correspondante égalité au CNRS et à Sorbonne Université. Deux engagements qui poursuivent un même objectif : rendre la recherche plus équitable entre les pays du Nord et du Sud, et plus équilibrée entre les hommes et les femmes.
- Appel à candidature Prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences 2023
Appel à candidature Prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences 2023 © F&S L’appel à candidature pour ce prix pour l’encouragement des jeunes femmes de talent en situation de handicap est ouvert jusqu'au 20 septembre 2023. Le Prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences pour l’encouragement des jeunes femmes de talent en situation de handicap est, en 2023, un prix unique doté de 10 000 €, récompensant une jeune femme en situation de handicap sérieux, de 20 à 28 ans, ayant pour objectif de réaliser un projet scientifique ambitieux, soit d’études supérieures, soit de recherche, soit d’innovation technologique. Prolongation du délai de dépôt des candidatures : nouvelle date limite 20 septembre 2023 Voir règlement : ici Candidater : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Amandine Beau
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Amandine Beau Microbiologiste « Je souhaite changer la vie des femmes qui connaissent des infections à répétition, améliorer leur confort de vie. » Amandine Beau est ingénieure d’études en microbiologie, au sein d’une unité de recherche basée à l’IUT Clermont Auvergne - site d’Aurillac. Fascinée par les bactéries, elle étudie les caractéristiques d’un probiotique en partenariat avec l’entreprise Biose Industrie, pour améliorer le bien-être des femmes. Il y a trois ans, en pleine pandémie de la COVID-19, Amandine Beau réalise que de nombreuses personnes de son entourage ont peur. Elles redoutent ce qu’elles ne voient pas et qui paraît insaisissable : les virus, levures, bactéries… Le monde de l’infiniment petit. La jeune femme est en master de microbiologie, on lui demande des conseils, elle aide autant qu’elle peut. Les microorganismes, elle connaît bien, elle les étudie en cours et lors d’expériences professionnelles en laboratoire. Mais elle réalise alors qu’ils sont très mal perçus par la population, alors même qu’ils peuvent être bénéfiques pour la santé. Elle se jure de ne jamais oublier cet épisode singulier et se fixe un but : aider les femmes et les hommes à mieux vivre avec les micro-organismes. Ceux qu’elle étudie et qui la fascinent, ce sont les bactéries. Savez-vous que vous en hébergez plus que le nombre de cellules qui composent votre corps ? Elles sont partout, sur votre peau, dans vos intestins… Et heureusement car elles vous protègent de nombreuses agressions du monde extérieur ! Une en particulier a la faveur de la jeune ingénieure : Lactobacillus rhamnosus. Un nom barbare pour une bactérie lactique au superpouvoir anti-pathogène ! Miraculeusement, elle est déjà présente naturellement dans le tube digestif et dans les voies génitales des femmes. Elle permet notamment de lutter contre Candida albicans, un champignon microscopique à l’origine de candidoses intestinales et vaginales, qui affectent 75 % des femmes. Lactobacillus rhamnosus est ce qu’on appelle un probiotique, un micro-organisme vivant qui, lorsqu’il est ingéré en quantité suffisante, exerce des effets positifs sur la santé. Comme beaucoup d’autres bactéries aux effets bénéfiques, on le trouve communément dans les yaourts ou le fromage, mais il peut arriver qu’il soit en nombre insuffisant, notamment après un traitement antibiotique. Heureusement, il est possible de le synthétiser, en le cultivant dans un fermenteur, c’est ce que réalise l’entreprise Biose Industrie. Depuis un an, Amandine Beau étudie les effets de bactéries bénéfiques pour l’Homme, comme Lactobacillus rhamnosus et Lactobacillus crispatus qui ont la propriété d’empêcher des pathogènes de s'installer dans le corps des patientes. « Je souhaite changer la vie des femmes qui connaissent des infections à répétition, améliorer leur confort de vie », dit-elle. Au sein de son équipe, la jeune femme mène son combat à l’abri des regards, en espérant que ses découvertes auront un impact positif sur la vie de nombreuses femmes. En réalisant ses recherches, elle se voit un peu comme la gardienne de micro-organismes aux super-pouvoirs, prêts à attaquer une armée de pathogènes pour sauver le corps humain…
- Appel à candidatures : Ambassadrice de La Science taille XX elles Ile-de-France
Appel à candidatures : Ambassadrice de La Science taille XX elles Ile-de-France © Vincent Moncorgé Une nouvelle édition du projet « La Science taille XX elles » voit le jour en 2025 ! Elle mettra à l’honneur 20 profils de femmes scientifiques en Île-de-France. Le dispositif « La Science taille XX elles », impulsé conjointement par le CNRS Occitanie Ouest et Femmes & Sciences en 2018, célèbre la pluralité des talents féminins dans l'univers scientifique. Il aspire ainsi à déconstruire les stéréotypes qui y persistent et à proposer des modèles de femmes investies dans les sciences afin de susciter des vocations auprès des jeunes filles. Articulé autour d'une exposition de portraits-photos adossée à des rencontres, le projet entend faire rayonner la diversité de celles qui œuvrent quotidiennement au développement de la recherche, en laboratoire, en délégation, ou encore en entreprise : techniciennes, doctorantes, ingénieures d'études et de recherche, chercheuses et enseignantes-chercheuses, fonctions administratives et support, etc. Dans ce cadre, les délégations régionales CNRS Île-de-France Villejuif et Paris-Centre s'associent avec Femmes & Sciences pour déployer ce dispositif à l'échelle de leurs circonscriptions respectives, à travers 20 portraits de femmes. Si vous souhaitez candidater afin de devenir ambassadrice, il suffit compléter le formulaire ci-dessous (temps estimé : 10-15 minutes) avant le dimanche 16 février 2025 à minuit. Accès au formulaire < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >











