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619 résultats

  • Aquitaine | Scolaires | Femmes & Sciences

    Nouvelle Aquitaine SCOLAIRES Le groupe régional intervient régulièrement dans plusieurs établissements scolaires afin de présenter la variété des études et métiers scientifiques, de donner des modèles de femmes scientifiques et d’échanger sur l’importance des femmes dans les sciences et sur la lutte contre les stéréotypes et les inégalités. Les interventions sont organisées à la demande des enseignants en fonction des besoins et des moyens des établissements scolaires, afin d’être au plus proche des réalités des élèves et des contextes socio-économiques auxquels ils et elles sont confrontés. Le groupe intervient auprès de classes de tous niveaux et, pour le moment, dans des établissements accessibles depuis Bordeaux. Contact : Isabelle Pianet RENCONTRES JEUX

  • Aude Lereu

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Aude Lereu Physicienne « Lumière sur le nanomonde » Aude Lereu est directrice de recherche CNRS. Après un doctorat entre la Bourgogne et les États-Unis, Aude Lereu effectue trois posts-doctorats, dont un en Espagne et deux en France, avant de rejoindre l’Institut Fresnel [1] où elle travaille aujourd’hui. Elle y étudie les interactions lumineuses avec l’infiniment petit. Les domaines de recherche d’Aude Lereu sont les nanosciences et nanotechnologies et plus spécifiquement la nanophotonique. Cette discipline étudie les interactions de la lumière avec la matière à l’échelle nanométrique. Pour représenter les choses, un nanomètre est 10 000 fois plus petit que le diamètre d’un cheveu. À ces échelles, de nombreux phénomènes, comme les ondes de surfaces, apparaissent et confèrent des propriétés extraordinaires aux matériaux. Aude Lereu suit deux directions principales. La première, comprendre et sonder ces effets invisibles à l’oeil nu. Pour cela, il faut développer et maîtriser des outils dédiés, comme la microscopie à sonde locale qui offre une résolution permettant d’observer des atomes. La seconde, structurer la matière à l’échelle nanométrique pour réaliser des composants optiques innovants. « J’aime les défis et particulièrement les projets interdisciplinaires au service de la santé, de l’environnement ou du développement durable. » L’un de ses projets vise à développer des systèmes d’imagerie et de détection hautement performants afin d’observer des événements qui se déroulent au niveau de la membrane des cellules. Par exemple, les nouveaux virus fabriqués au sein d’une cellule infectée sortent de celle-ci par un mécanisme de bourgeonnement viral. Comprendre et expliquer ces phénomènes vont aider à mieux appréhender la prolifération virale et ainsi permettre de développer des outils de diagnostics rapides et à bas coût. Un autre de ses projets porte sur l’étude du comportement du bois et des plantes à l’échelle nanométrique afin de mieux comprendre leur croissance. « En plus de nourrir ma soif de comprendre notre monde, les applications sont multiples avec des retombées dans les secteurs de la construction, du papier, des biocarburants et bioplastiques, également pour le développement de composants de bâtiments intelligents ou encore l’ingénierie de nouveaux matériaux d’origine végétale, plus respectueux de notre environnement. » « Tout au long de mon parcours scientifique, j’ai rencontré de nombreux obstacles et préjugés. Avec l’expérience, on se forge, on se construit et les obstacles deviennent moins insurmontables. Mon conseil : s’accrocher à ses passions. » C’est aussi ce qui a poussé Aude Lereu à s’investir dans diverses actions de culture scientifique et de promotion des femmes en sciences. Elle a été référente parité au Comité national de la recherche scientifique et est actuellement référente égalité-parité dans son laboratoire afin de bousculer les inégalités diverses et déconstruire les stéréotypes. [1] – Institut Fresnel (Aix-Marseille Université/Centrale Méditerranée/ CNRS)

  • Colloque CNRS / Quels impacts de la crise COVID sur la carrière des femmes ?

    Colloque CNRS / Quels impacts de la crise COVID sur la carrière des femmes ? L’objectif de ce colloque, organisé par la mission pour la place des femmes au CNRS et qui aura lieu le 8 mars, est de répondre aux impacts de la crise COVID sur la carrière des femmes. Femmes & Sciences présentera les résultats de l’ « Enquête sur le vécu des femmes et des hommes du monde académique français pendant le confinement du printemps 2020 ». Ces résulats ont été présentés lors du colloque 2020 de notre association. Après avoir défini les buts de l’enquête et la façon de procéder, nous présenterons le profil des personnes ayant répondu à notre enquête. Nous concentrerons nos résultats sur la partie « travail » du questionnaire, en particulier sur les effets ressentis de la baisse de production scientifique engendrée par le confinement. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Stage de 3ème | Femmes & Sciences

    FEMMES & SCIENCES Stage de 3ème Que peut-on faire au collège – avant le choix des spécialités au lycée puis sur Parcoursup – pour donner le goût de la science ? Chaque année, ce sont environ 800 000 élèves de 3ème qui cherchent un lieu de stage. Comment favoriser, à l’occasion de cette semaine d’observation, des vocations scientifiques et techniques chez les jeunes filles, en particulier celles issues de milieux défavorisés ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre l’association Femmes & Sciences avec le soutien du Groupe ENGIE et en partenariat avec Mines Paris PSL. Milou Balandier et Valérie Archambault ont mené une étude de 5 mois qui comprend une revue de littérature, environ 90 entretiens et un sondage auprès de 250 jeunes entre 15 et 17 ans. Principaux résultats de l’étude L’étude révèle que l’image de la science dépend du genre et du milieu social : les filles et les élèves de milieux défavorisés considèrent la science comme plus difficile et moins utile que la moyenne des élèves. Pour ces élèves, plus encore que pour les autres, la science est hors de portée : réservée aux meilleurs et trop abstraite. Les inégalités face au stage de 3ème sont essentiellement sociales mais aussi de genre. De nombreuses plateformes de mise en relation ont émergé mais restent peu connues des élèves ou du corps enseignant. L’élève doit principalement compter sur les ressources de son territoire et s’appuyer sur le réseau de ses parents, d’où l’inégalité importante entre les élèves issus des milieux défavorisés et les autres. Le stage de 3ème ne permet pas aujourd’hui de découvrir les métiers scientifiques. En effet, moins de 30% des élèves interrogés souhaitent faire un stage de 3ème en milieu scientifique et la proportion est encore plus faible pour celles et ceux issus de milieux défavorisés. Il existe très peu d’offres de stage scientifique, y compris sur les plateformes. Les entreprises sont peu engagées et, sauf dans de rares initiatives individuelles, se limitent généralement à l’accueil des enfants du personnel. Les établissements scientifiques répondent aux nombreuses sollicitations, essentiellement des enfants du quartier ou des élèves poussés par leurs parents. Suites F&S a édité un guide pratique à destination des établissements scientifiques (organismes, universités, écoles, …). D’autres guides suivront, à destination des entreprises, des collèges et des élèves. Stage de 3ème, une étude de F&S, ENGIE et Mines Paris Documents et guides Accueillir des élèves de 3ème en stage : le guide pratique à destination des établissements scientifiques Modèle de Fiche pratique à destination des stagiaires à leur envoyer avant la semaine de stage Modèle de Tableau de suivi pour les organisateurs de la semaine de stage Questionnaire de fin de stage À faire remplir par les élèves : ici F&S vous enverra le tableau complet des réponses et vos élèves pourront contribuer à améliorer l’organisation des stages de 3ème

  • Élodie Bordat-Chauvin

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Élodie Bordat-Chauvin Enseignante-chercheuse en sociologie "Quand on parle de Culture, les mots ont du poids" Élodie Bordat-Chauvin est sociologue politique. Elle est maîtresse de conférences à l’Institut d’Études Européennes de l’Université Paris 8 et chercheuse au Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA – CNRS/Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis/Université Paris Nanterre). Dès le collège, Élodie Bordat-Chauvin rêve d’être ethnologue et décide, après son bac, de partir étudier l’ethnologie au Mexique. Passionnée par les échanges interculturels, elle y mène une enquête ethnographique sur une association d’expatriés français à Mexico. Puis, lors de son Master à Sciences Po Aix, elle continue dans cette voie et réalise son mémoire sur la diplomatie culturelle de la France au Mexique. Elle poursuit ses études avec une thèse. Elle compare alors les processus d’institutionnalisation des actions culturelles menées par les pouvoirs publics au Mexique et en Argentine. Son travail sera récompensé en 2014 par le Cultural Policy Research Award . Grâce à ce prix, elle publie un premier ouvrage en anglais comparant les politiques culturelles argentine et mexicaine, rédigé pendant son premier congé de maternité. Deux ans plus tard, à l’occasion d’un second congé de maternité, elle publie en français un livre actualisant ses recherches. Dans ces ouvrages, Élodie Bordat-Chauvin démontre que la politique culturelle mexicaine est – historiquement et jusqu’à aujourd’hui – plus stable et consolidée que la politique culturelle argentine. Ce résultat, elle l’obtient en étudiant la planification de l’action culturelle dans ces pays et en s’intéressant aux lois et règles non-écrites qui impactent les politiques de culture. Par la suite, Élodie Bordat-Chauvin obtient un contrat de recherche postdoctoral et effectue quatre mois d’observation participante au ministère argentin de la Culture. Ce séjour lui a permis d’appréhender les pratiques et les représentations des agents administratifs sur leurs missions, ainsi que la façon dont ils s’acquittent de leurs rôles. Aujourd’hui, Élodie Bordat-Chauvin travaille sur les conséquences de la crise économique de 2018 sur le travail des agents du programme socio-culturel pour lequel elle a travaillé en Argentine. Elle s’intéresse également à la manière dont ce programme a circulé vers différents pays d’Amérique latine et d’Europe. Grâce à son métier d’enseignante-chercheuse en sociologie, Élodie Bordat-Chauvin a la chance d’être quotidiennement au contact d’étudiantes, de professionnelles de la culture et de travailler avec des chercheuses provenant de multiples pays. De l’ethnologie à la sociologie, en passant par les sciences politiques, elle continue à vivre son rêve d’enfant : apprendre à connaître d’autres cultures.

  • Inauguration de la seconde édition la Science taille XX Elles en IDF

    Inauguration de la seconde édition la Science taille XX Elles en IDF © Sylvaine Turck-Chièze -Céline Barreteau présentant F&S à côté des représentant du CNRS et de la Mairie F&S et les délégations Paris Centre et Villejuif du CNRS ont dévoilé 20 nouveaux portraits de femmes scientifiques de la Science taille XX Elles en IDF. Depuis le 18 Septembre et pendant 15 jours, ces 20 nouveaux portraits (21 figures) de femmes scientifiques sont révélés au public sur la place de la Mairie de Montreuil. Ils illustrent le dynamisme, la diversité, le handicap de toutes ces femmes, magnifiés par le talent de Vincent Moncorgé. Céline Barreteau a présenté F&S à cette occasion, suivie d'un représentant du CNRS et du message de la Ville de Montreuil, bien décidée dans le cadre du matrimoine à faire entendre ces voix féminines. Une table ronde a suivi à la bibliothèque, le public était nombreux et les questions aussi, toujours très pertinentes montrant que ce sujet, la place des femmes dans les domaines scientifiques et techniques, interpelle de plus en plus. Une rencontre avec les collégiens est prévue le 22 septembre. Allez voir l'exposition, ça vaut la peine et merci à ces ambassadrices qui vont tenter de convaincre la jeune génération que ça vaut le coup de s'engager en Science. En savoir plus sur la science taille XXelles Cette édition est un partenariat entre F&S et les délégations CNRS Paris-Centre et Ile-de-France Villejuif. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Armelle Corpet, lauréate junior de l'IUF 2024

    Armelle Corpet, lauréate junior de l'IUF 2024 © Eric Roux, photographe de l'UCBL Armelle Corpet, enseignante-chercheuse en génétique et épigénétique et membre de l'association Femmes & Sciences, est lauréate junior de l'IUF 2024. Enseignante à l'Université Claude Bernard Lyon 1 et chercheuse au sein de l'unité PGNM Armelle Corpet est lauréate junior de l'IUF, promotion 2024 . Elle s'intéresse au rôle de corps nucléaires particuliers, les corps nucléaires PML, dans la régulation de la dynamique de la chromatine, une structure qui permet la compaction de l'ADN au sein du noyau des cellules. Elle développe actuellement de nouvelles approches de génomique et de protéomique pour caractériser le rôle de ces corps nucléaires PML lors de l'entrée en sénescence des cellules, induite par des cassures de l'ADN. Armelle Corpet est également très impliquée dans la promotion des sciences auprès des jeunes filles et jeunes garçons. Elle a participé en tant qu'ambassadrice à l'exposition photographique la Science Taille XX Elles , et a également été marraine lors de la journée "Sciences, un métier de femmes" organisée à l'ENS Lyon. Elle participe activement au groupe Femmes & Sciences de Lyon et intervient régulièrement dans des collèges et lycées pour encourager les jeunes filles à s'orienter vers des études scientifiques. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Le mentorat : une initiative qui pourrait bientôt voir le jour au CNRS ?

    Le mentorat : une initiative qui pourrait bientôt voir le jour au CNRS ? Pour orienter et soutenir des doctorantes, l’association Femmes & Sciences propose un programme de mentorat, dont la description a fait l’objet d’un article dans CNRS Info. Présent dans quatre villes de France - Montpellier, Toulouse, Paris et plus récemment à Nice - le programme national de mentorat Femmes & Sciences dédié aux doctorantes regroupe aujourd’hui un réseau de plus de 300 « mentors » et a accompagné plus de 300 doctorantes depuis 2015. Une initiative qui a su faire ses preuves et se développe désormais au sein de nouvelles universités françaises. Le CNRS a interviewé des membres de Femmes & Sciences et mis en avant ce programme : https://www.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/un-programme-de-mentorat-pour-les-jeunes-doctorantes Le CNRS est un partenaire de l’association Femmes & Sciences qui soutient régulièrement ses actions. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Prix Jeunes Talents L'Oréal-UNESCO 2024

    Prix Jeunes Talents L'Oréal-UNESCO 2024 © Géraldine Liot Femmes & Sciences présente et mentionnée à la cérémonie de remise du prix Jeunes Talents L'Oréal-UNESCO à l'Académie des Sciences 2024 La 26ème édition du Prix Jeunes Talents L'Oréal-UNESCO a été remis à l'Académie des Sciences le 9 octobre 2024. Ce prix distingue chaque année 35 jeunes femmes aux talents prometteurs en thèse ou en post-doctorat. Marina Kvaskoff, initiatrice du mentorat de Femmes & Sciences à Paris-Saclay et Prix Jeunes Talents 2008, a eu l'honneur de faire le discours de clôture de l'événement cette année dans lequel elle a remercié Femmes & Sciences pour le soutien aux femmes en sciences. Lire le discours : ici Madeleine Kubasch, postdoctorante en mathématiques appliquées à l’école Polytechnique, est une des lauréates 2024. Madeleine a bénéficié du mentorat de Femmes & Sciences et Marie Cherasse, adhérente F&S et lauréate en 2022, l’a efficacement conseillée sur la préparation du dossier pour ce prix. Félicitations à toutes pour cette reconnaissance méritée de vos talents ! < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Première rencontre du cercle de soutien de Strasbourg

    Première rencontre du cercle de soutien de Strasbourg Suite à la constitution du GT Réagir face au sexisme, la première rencontre du cercle de soutien de Strasbourg a eu lieu le 18 octobre 2024 pendant le déjeuner. Ce groupe qui se réunira de manière régulière, a pour but celui de permettre aux participantes qui ont déjà été confrontées à des épisodes de sexisme, de partager leurs expériences afin d’imaginer des solutions ensemble. L’environnement bienveillant et rassurant qui est souhaité, ainsi que la dimension solidaire du groupe, permettra de libérer la parole, et de bénéficier d'un soutien mutuel et d’une écoute active. Les premières rencontres serviront à faire connaissance et à imaginer le fonctionnement de ces groupes de parole. De même une réunion avec Jean-Baptiste Chauvet, psychologue au CNRS de la DR10, permettra de recevoir les conseils d’un professionnel pour que le fonctionnement de ces cercles soit optimal. Si d’autres villes souhaitent mettre en place de tels cercles de paroles, les coordinatrices du groupe sont disponibles par visioconférence afin de permettre le partage des bonnes pratiques. Pour la mise en place d'un cercle de soutien, vous pouvez écouter : https://www.binge.audio/podcast/le-coeur-sur-la-table/cercles-de-parole-et-decoute . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Hélène Mainet

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Hélène Mainet Géographe « Nos choix d’aménagement, nos modes de vie actuels, auront des conséquences sur les générations futures. » Hélène Mainet est géographe, professeure en aménagement de l’espace à l’Université Clermont Auvergne, rattachée au laboratoire Territoires (UMR 1273, AgroParisTech/INRAE/UCA/VetAgro Sup). À travers ses recherches sur les territoires en transitions, elle pense les mondes à venir. Vivre ailleurs, être en transit, Hélène Mainet connaît bien. Elle a eu la chance de vivre une grande partie de son enfance à l’étranger. Cela explique sans doute sa curiosité, son envie de comprendre ce qui se passe, ici et ailleurs. C’est là l’origine de son goût pour la géographie, une discipline qui met en relation les sociétés et leurs espaces. C’est donc tout naturellement qu’elle s’oriente vers cette discipline après une formation scientifique. Les sciences sociales l’attirent et elle a envie de mettre l’humain au cœur de son activité professionnelle. À ses débuts, elle enseigne en collège et lycée en région parisienne, mais garde un pied dans la recherche. Le contact avec le terrain l’attire. À 25 ans, elle s’envole pour l’Afrique du Sud. Nous sommes à la fin des années 1990, au sortir de l’apartheid et en pleine reconstruction démocratique. Dans cette grisante période de transition, Hélène Mainet choisit de réaliser une thèse sur les communautés indiennes dans la métropole de Durban. Dans les quartiers où vivent ces minorités culturelles, les transformations économiques et sociales sont passionnantes à observer. Recrutée trois ans plus tard à l’Université de Clermont-Ferrand comme enseignante-chercheuse, elle y trouve son territoire d’adoption, l’Auvergne. C’est depuis cet ancrage qu’elle continuera à parcourir le monde. Aujourd’hui, la géographe poursuit ses recherches sur les dynamiques des territoires en transitions : écologiques, sociales, économiques, démocratiques et dans des contextes variés (Auvergne, Allemagne, Pologne, Afrique subsaharienne...). Elle s’intéresse particulièrement aux territoires en déclin, en crise, ceux qui sont un peu relégués, voire oubliés. Des espaces qui témoignent d’enjeux complexes et stimulants. Pourquoi les centres de certaines petites villes d’Auvergne se vident-ils de leur population et de leurs commerces ? Pourquoi choisit-on de vivre dans certains lieux plutôt que dans d’autres ? L’aménagement de l’espace est un champ de recherche mais aussi d’action. Avec le « pourquoi », on s’intéresse aussi au « comment » : comment mettre en place des projets d’aménagement qui tiennent compte des enjeux actuels de développement durable ? Comment aider les acteurs d’un territoire – élus, associations, entreprises – dans leurs projets ? « Mes recherches ont des applications concrètes. Il faut être pragmatique et se méfier des solutions toutes faites. Ce qui est valable quelque part ne l’est pas nécessairement ailleurs. » Également enseignante, Hélène Mainet accompagne de nombreuses étudiantes et étudiants de formations professionnelles en licence, master et doctorat. « Finie l’époque où l’on associait la géographie à la liste des départements et capitales ou à de simples localisations sur les cartes ! Cette discipline aide à comprendre le monde, mais aussi ce qui se passe autour de chez nous. » À travers ses cours, les sorties sur le terrain, le suivi des stages et projets collectifs, cette géographe engagée contribue à former les professionnelles et professionnels de l’aménagement de demain aux enjeux actuels et futurs. Avec le changement climatique, les crises énergétiques, les inégalités sociales, les perspectives sont anxiogènes, mais elle reste positive. Sensibiliser les gens, accompagner au changement, ce n’est pas facile mais possible. « Nos choix d’aménagement, nos modes de vie actuels, auront des conséquences sur les générations futures. Le monde dans lequel grandiront mes petits- enfants se pense et se construit aujourd’hui. »

  • Sylvie Manguin, lauréate du prix Tremplin ASEAN de l'Académie des Sciences

    Sylvie Manguin, lauréate du prix Tremplin ASEAN de l'Académie des Sciences NA Sylvie Manguin, Directrice de Recherche à l'IRD, entomologiste médicale et moléculaire à l’UMR Hydrosciences Montpellier est lauréate 2023 du Prix Tremplin ASEAN. Ce prix récompense à la fois sa collaboration, depuis 2004, avec Theeraphap Chareonviriyaphap, Professeur de l’Université Kasetsart à Bangkok (Thaïlande), mais aussi les travaux de recherche qu’ils développent ensemble sur des approches innovantes pour l’étude de la transmission du paludisme simien dans les zones endémiques de Thaïlande. Le projet de recherche qui a obtenu le prix de l’Académie des Sciences porte sur la prévalence du paludisme simien, axe d’étude prioritaire pour la Thaïlande dans un contexte d’augmentation de la transmission de cette maladie en Asie du Sud-Est. « Nous visons à explorer, dans le contexte "One Health" , les caractéristiques biologiques des vecteurs et la dynamique de transmission du paludisme simien afin de faciliter l'élimination du paludisme en Thaïlande, programmée pour 2025 », souligne Sylvie Manguin. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

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