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575 résultats

  • Colloque 2019 : "Un rêve pour les filles et les garçons : la science"

    Colloque 2019 : "Un rêve pour les filles et les garçons : la science" 8 novembre 2019 Auditorium de Grenoble INP - UGA Le 19e colloque annuel de l'association Femmes & Sciences s'est tenu à l'Auditorium de Grenoble INP - UGA le samedi 9 novembre 2019. Co-organisé avec les associations grenobloises Parité Science, Union des Professeurs de Physique et de Chimie de Grenoble et Société Française de Physique, il a bénéficié d'un fort soutien de l'Université Grenoble Alpes, via sa mission Égalité, ainsi que des laboratoires, des institutions et d'associations scientifiques. Il a accueilli 180 participant·es et 70 lycéen·nes. Deux programmes ont été proposés : un théâtre forum, des ateliers de physique ou des conférences, des concours de posters pour les jeunes, et un programme pour les adultes. Plusieurs interventions ont porté sur le numérique : initiation des garçons au respect des filles, raisons de la faible place des femmes dans ces professions. Les freins (stéréotypes, pénurie de modèles, poids social, ...) à l'engagement des jeunes filles dans des études scientifiques ont été discutés. La richesse des contenus et des débats, la mise en synergie de personnes, ainsi que la tournée de trente panneaux de l'exposition "Infinités Plurielles , des femmes vous parlent de sciences", visitée par plus de 5000 personnes, seront un appui pour des initiatives ultérieures à Grenoble et dans sa région. © Dir. communication UGA < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Conférence virtuelle pour les chercheuses en Archéologie et en Paléontologie

    Conférence virtuelle pour les chercheuses en Archéologie et en Paléontologie La 1ère conférence virtuelle pour les jeunes chercheuses en Archéologie et en Paléontologie aura lieu le 8 mars 2021. Date limite pour la soumission d’un résumé : 30/01/2021. La création de cette conférence virtuelle part d’un constat simple: bien que nettement plus diplômées de l’enseignement supérieur, les femmes sont sous-représentées dans le milieu de la recherche en France et plus largement en Europe. En outre, la crise du Covid-19 semble avoir particulièrement impacté les femmes, y compris dans le domaine de la recherche. L'ambition de cette conférence est de promouvoir la place des femmes à travers la création d’un événement ouvert à toutes et tous. Cet évènement offre aux jeunes chercheuses en Archéologie et en Paléontologie une opportunité de gagner en visibilité en présentant les récents développements de leurs travaux de recherche. Site web de la conférence Appel à communications L'association Femmes & Sciences vise à promouvoir les femmes scientifiques et soutient les actions allant dans ce sens. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Flash sur le colloque 2023 de F&S

    Flash sur le colloque 2023 de F&S © Femmes & Sciences En attendant les actes du colloque, voici un résumé de la journée du 24 novembre. Femmes et physique : des modèles à la réalité. Pallier la sous-représentation des femmes en physique. "Le 3 octobre dernier, la Franco-suédoise Anne L’Huillier recevait le Prix Nobel de Physique. Pour la cinquième fois seulement en 122 ans, cette récompense est attribuée à une femme, preuve que l’objectif de parité en sciences reste un combat de longue haleine : Le ton est ainsi donné en ouverture du colloque par Isabelle Vauglin, présidente de Femmes & Sciences. [...]" Lire la suite : ici Les Actes complets du colloque 2023 et de la formation pour les enseignants seront disponibles au plus tard fin février 2024. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Les Oubliés de la Science

    Les Oubliés de la Science © Editions Alisio Et si l’Histoire des Sciences n’était pas celle que vous croyez ? Une BD pleine d’humour, par Camille Van Belle, préfacée par Nadine Halberstadt, ancienne présidente de F&S. La Science est réputée être rationnelle, et devrait donc reconnaître objectivement les contributions et découvertes de toutes les personnes ayant participé à l’avancée des connaissances. Mais c’est loin d’être le cas, comme le montre cette BD pleine d’humour, issue de la chronique «Trou de mémoire» du magazine Science et Vie junior, par Camille Van Belle. Partez à la rencontre de ces 48 hommes et femmes passionnant·es, fantasques et attachant·es ; qui, parfois à cause de leur caractère trop mégalo ou procrastinateur, mais surtout en raison du sexisme ou du racisme, ont été injustement évincé·es. Lien vers le site de l'éditeur : ici Préface : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Mon projet dans le Sup en 180s : partenariat ORACCLE

    Mon projet dans le Sup en 180s : partenariat ORACCLE © Sylvaine Turck-Chièze Dans le cadre du partenariat entre F&S et le PIA3 ORACCLE, l'association a accompagné au lycée technologique Branly de Créteil, une classe sélectionnée pour participer à l'action MPS. Femmes & Sciences a un partenariat avec le PIA3 ORACCLE (Orientation Régionale pour l’ACcompagnement du Continuum Lycéens – Étudiants) qui a vocation à améliorer la transition Bac-3, bac+3. Pour cela 10 actions sont en cours et le projet ORACCLE court sur 10 ans. Femmes & Sciences est représentée au COMOP par Edith Legouy et Sylvaine Turck-Chièze. Tout au long de l' année scolaire, les adhérent·es sont investies dans l'action "MPS180s, mon projet dans le sup". Accompagné·es d'une troupe de théatre, de l'Université de Créteil et de F&S, les lycéen·ess sont amené·es à réfléchir à leur avenir et à préparer un oral de 180s présentant leur projet, d'abord en local pour une première sélection. Dans cette classe, il n'y avait qu'une seule fille, Joana Said de nationalité égyptienne (arrivée en France il y a 4 ans), qui a gagné cette sélection. Joana Said s'est ensuite fait remarquée lors de la finale le 16 Mai dans le grand amphi de la Sorbonne puisqu'elle est arrivée seconde. Elle rêve de devenir pilote, F&S lui souhaite le meilleur et espére continuer de la soutenir. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Emmanuelle Rial-Sebbag

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Emmanuelle Rial-Sebbag Juriste "La science en conscience" Emmanuelle Rial-Sebbag, juriste, est directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en bioéthique et droit de la santé. Elle est enseignante associée en droit de la santé et en bioéthique à la Faculté de médecine de Toulouse (Purpan). Emmanuelle Rial-Sebbag est impliquée dans plusieurs projets de recherche nationaux et internationaux. Menés dans une démarche interdisciplinaire conjuguant les sciences humaines et sociales et les sciences biomédicales, fondée sur une dimension bioéthique, ses projets concernent de nombreux sujets aux enjeux sociétaux considérables : les biobanques, les thérapies innovantes, la recherche biomédicale sur les humains, les tests génétiques et la production et l’usage des données de santé. Elle est responsable de plusieurs cours et conférences portant sur les aspects éthiques et juridiques de la recherche biomédicale et des droits des patient.e.s. Elle a notamment coordonné un projet européen relatif aux enjeux sociétaux soulevés par l’utilisation des cellules souches dans le contexte de la médecine régénératrice. Actuellement, Emmanuelle Rial-Sebbag travaille à Toulouse dans l’unité Épidémiologie et analyse de la santé publique : les risques, les maladies chroniques et les handicaps, dans laquelle elle est responsable de l’équipe de recherche pluridisciplinaire Trajectoires d’innovations en santé : enjeux bioéthiques et impact en santé publique. Elle est aussi co-responsable de la plateforme sociétale Éthique et biosciences qui s’attache à développer le dialogue entre différents publics sur les aspects éthiques, légaux et sociétaux associés à la génomique et aux biotechnologies. Elle travaille au développement de la gouvernance des innovations en santé. Ses travaux visent à déterminer le rôle et la place de la loi parmi les différentes normes (éthiques, professionnelles, etc.) encadrant les innovations biomédicales et ce à l’échelle nationale, européenne et internationale.

  • Palais de la découverte : inquiétudes

    Palais de la découverte : inquiétudes © Celette, CC BY-SA 4.0 Lettre à Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Face à la menace de non-réouverture du Palais de la Découverte, plus de quarante sociétés savantes et associations ont adressé une lettre au Ministre de l'Enseignement Supérieur et la Recherche, appelant de leurs vœux la réouverture du Palais de la Découverte, à la fois ancré dans une longue et formidable tradition et tourné vers les outils et les préoccupations de la recherche actuelle et future. Monsieur le Ministre, Le Palais de la Découverte est né en 1937, d’une initiative de Jean Perrin, lauréat en 1926 du prix Nobel de physique pour la mise en évidence expérimentale de l’existence des atomes, et alors sous-secrétaire d’État à la recherche. Jean Perrin propose au public de voir « la science en train de se faire », selon son expression. Après la fermeture du Palais de la Découverte pour travaux, et plus de trois ans de travail de la communauté scientifique avec les équipes du Palais, un nouveau projet est sur le point d’être déployé. Ce projet innovant vise à réactualiser la vision de Jean Perrin en permettant l’accès aux sciences au plus grand nombre, y compris dans ses développements les plus récents, tout en tenant compte de ces défis majeurs de notre société que sont le combat contre l’obscurantisme, la désinformation, et la perte d’intérêt pour les filières et les carrières scientifiques. Le Palais de la Découverte est ancré dans l'esprit collectif comme un lieu emblématique de valorisation du métier de scientifique. Nous avons peu de lieux "totem" permettant aux chercheurs et chercheuses de valoriser leurs travaux auprès du grand public, y compris dans les disciplines moins médiatisées (maths, physique fondamentale, chimie, etc.). Ce lieu offre une visibilité concrète à la recherche et constitue une passerelle vers les vocations scientifiques, contribuant à l’attractivité des carrières scientifiques. Nous nous associons aux Commissaires pour nous alarmer du possible renoncement à ce projet en faveur d’un programme moins scientifique, amoindri ou partiel. Par ailleurs, il nous semble essentiel que le Palais de la découverte puisse continuer à accueillir le public au sein du Grand Palais. Les propos que vous avez tenus en ce sens jeudi 19 juin nous semblent rassurants ; nous espérons vivement que ce maintien sera prochainement acté. Nous nous interrogeons sur les modalités de cette future présence du Palais de la Découverte au sein du Grand Palais : y aura-t-il une convention d’occupation des locaux sur une longue durée ? Quelle sera sa surface ? L’exposition préparée pourra-t-elle bien s’étendre sur les espaces prévus ? Enfin plus généralement nous nous inquiétons de la dotation du Palais de la Découverte, et de la place des scientifiques dans sa future organisation. Nous réaffirmons donc ici l’attachement de l’ensemble de la communauté scientifique française au Palais de la Découverte, et espérons vivement que vous saurez lever nos inquiétudes sur tous ces aspects. Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre très haute considération. Signataires : Association des Enseignants-chercheurs de Psychologie des Universités Association Femmes & Mathématiques Association Femmes & Sciences Association Française d'Ethnologie et d'Anthropologie Association Française pour l’Étude du Sol Association Française de Sociologie Association des Professeurs de Mathématiques de l’Enseignement Public Association pour la Recherche en Didactique et Acquisition de l'Anglais Association pour la Recherche en Didactique des Mathématiques Association Tous Chercheurs Collectif Maths&Sciences Comité d’Information et de Liaison pour l’Archéologie, l’Étude et la Mise en Valeur du Patrimoine Industriel Comité de Liaison Enseignants et Astronomes Commission Française pour l’Enseignement des Mathématiques Conférence des Doyens de Sciences Fédération Biogée Groupe Français de Rhéologie Météo et Climat Petits Débrouillards Société Chimique de France Société d'Études Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe Siècles Société Française d’Acoustique Société Française d’Astronomie et d’Astrophysique Société Française de Biologie du Développement Société Française de Biométrie Société Française de Biophysique Société Française pour l'Étude du Comportement Animal Société Française de Génétique Société Française d'Ichtyologie Société Française de Microbiologie Société Française d'Optique Société Française de Physique Société Française de Phytopathologie Société Française de Psychologie Société Française de Statistique Société Francophone de Biologie Théorique Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public Société Informatique de France Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles Société Mathématique de France Société des Professeurs d’Histoire Ancienne Union des Professeurs de classes préparatoires Scientifiques Union Rationaliste Télécharger la lettre : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Intervention au Collège Kleber Sur le thème "Femmes et Sciences"

    Intervention au Collège Kleber Sur le thème "Femmes et Sciences" Intervention d'une membre de Femmes & Sciences au Collège Kléber sur le thème "Femmes et Sciences" auprès de 3 classes de 4ème Florence Beck, membre de Femmes & Sciences, directrice des études à l'Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre, fera une intervention au Collège Kléber sur le thème "Femmes et Sciences" le 8 mars après-midi auprès de 3 classes de 4ème. Elle répond ainsi à la demande d'une enseignante de Sciences de la Vie du collège. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Isabelle Billard

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Isabelle Billard Physicochimiste "De nombreux milieux, autres que celui du domaine scientifique, sont encore difficiles d’accès aux femmes. C’est le cas du monde des échecs, avec seulement 17% de femmes (en France). En tant que présidente de l’Échiquier grenoblois, et ancienne présidente de l’association Échecs&Mixte !, je tente de faire évoluer les choses. Ma nomination en juin 2021 à la présidence de la commission “mixité” de la Fédération Française des Échecs est un pas dans la bonne direction. Les esprits valent ce qu’ils exigent." Isabelle Billard est directrice de recherche CNRS au Laboratoire d’électrochimie et de physicochimie des matériaux et interfaces (LEPMI - CNRS / UGA - Grenoble INP-UGA / USMB). Elle travaille au sein du groupe “recyclage, valorisation et seconde vie”. Petite, quand Isabelle Billard demande pourquoi certains ont les yeux bleus et elle marron, ses parents adaptent leurs explications de l’hérédité à son âge mais quand elle leur demande pourquoi il faut dire bonjour ou mettre la fourchette à gauche de l’assiette, ils répondent simplement «parce que », ce qui l’agace prodigieusement. Ces « parce que » vides de sens lui donnent envie de faire des sciences pour avoir toujours une vraie réponse. À vingt ans, elle adore les mathématiques qui décrivent le monde et sont si élégantes. En école d’ingénieurs, la physique du solide la déçoit, par son absence de fantaisie. En thèse, elle découvre le joyeux désordre qui règne dans les liquides mais qui est cependant décrit par les mathématiques et elle sait alors qu’elle veut étudier la physicochimie des liquides. Isabelle Billard tente de recycler les métaux présents dans les objets du quotidien ou dans les déchets industriels : nickel et terres rares dans les aimants des éoliennes, batteries des téléphones portables, platine et cobalt des piles à combustible des voitures à hydrogène, chrome et fer des déchets d’aciérie. Pour cela, elle cherche des méthodes d’extraction liquide-liquide peu dommageables pour l’environnement et peu coûteuses pour les industriels. Il faut expérimenter pour un métal unique, puis comprendre pourquoi ça marche ou pas, en utilisant les mathématiques qui décrivent la chimie et enfin vérifier dans un cas réel. Elle adore se confronter à la difficulté du cas réel qui lui rappelle toujours que rien n’est jamais gagné. Son métier est différent tous les jours, avec ses surprises et ses déceptions. La routine n’existe pas, elle ne s’ennuie jamais.

  • Karine Ballerat-Busserolles

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Karine Ballerat-Busserolles Thermodynamicienne « Travailler sur des sujets aussi importants que le réchauffement climatique, c’est captivant. » Karine Ballerat-Busserolles est ingénieure de recherche CNRS à l’Institut de Chimie de Clermont-Ferrand (UMR 6296, CNRS/UCA) et chercheuse associée Mines Paris-PSL au Centre Thermodynamique des Procédés (MINES ParisTech/ARMINES). Elle se passionne pour la thermodynamique expérimentale, avec en ligne de mire le captage et le stockage des gaz à effet de serre. Lycéenne, Karine Ballerat-Busserolles est fascinée par les avions. Mais quand elle s’adresse à des pilotes lors d’un forum des métiers, l’atterrissage est brutal : « Mademoiselle, vous savez que vous êtes une femme ? » Étonnée autant que vexée, elle s’en ouvre au conseiller d’orientation, qui lui répond : « Tu as de bonnes notes dans les matières scientifiques, tu iras à la fac pour devenir enseignante. » Disciplinée et résignée, elle entre donc à l’université pour devenir « prof de physique-chimie ». D’envol, il n’est plus question, jusqu’à une rencontre décisive. Un professeur de thermodynamique, branche de la chimie qui étudie les échanges thermiques lors de réactions entre molécules, lui explique à la fin d’un cours qu’il existe des métiers dans la recherche, qu’il suffit de poursuivre ses études au lieu de passer le CAPES. Elle ne se le fait pas dire deux fois, et personne ne la détournera de sa nouvelle passion : elle sera Docteure en chimie-physique. Aujourd’hui ingénieure de recherche au CNRS et chercheuse associée à Mines Paris‑PSL, elle participe à réduire l’empreinte des gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. Elle étudie en effet l’absorption des gaz acides dans des phases liquides, une étape essentielle pour comprendre comment extraire le CO2 des fumées d’usines et le stocker dans l’eau salée que contiennent certaines roches sédimentaires (les aquifères salins). Avec ses collaborateurs et collaboratrices, elle développe des dispositifs expérimentaux et mesure les échanges thermiques qui se produisent lorsque le gaz est absorbé dans le liquide, dans des conditions proches de la réalité du terrain (températures et pressions très élevées). Ces données permettent d’évaluer et d’optimiser l’efficacité du captage du CO2 dans les procédés industriels et de prédire l’impact du stockage du gaz sur l’environnement. « Construire et défendre des projets de recherche, c’est stimulant. Travailler sur des sujets aussi importants que le réchauffement climatique, c’est captivant. Et concevoir de nouveaux équipements, travailler dans des conditions extrêmes, tout en s’assurant de la sécurité des gens qui m’entourent, et tout ça pour faire la chasse au CO2 quel kif ! » Karine Ballerat-Busserolles n’est certes pas pilote de chasse ou de ligne, mais elle pilote aujourd’hui des projets de recherche dans un domaine qui la passionne. C’est elle qui dirige les travaux d’étudiantes et étudiants en thèse, elle qui est membre du bureau directeur de plusieurs sociétés savantes et qui est régulièrement invitée à présenter ses résultats lors de conférences partout dans le monde. Démonstration est faite : pas besoin de porter un costume-cravate pour aider à résoudre des problématiques industrielles et sociétales aussi importantes. La recherche n’étant rien sans la transmission des connaissances, Karine Ballerat-Busserolles explique très souvent son métier aux élèves de collèges et lycées : « C’est toujours une petite victoire de voir des jeunes s’intéresser à votre travail et à votre parcours », se félicite‑t‑elle. « Et c’est une grande réussite de leur permettre de découvrir un univers inconnu, sans préjugé ni discrimination. »

  • Véronique Penin

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Véronique Penin Ingénieure recherche en mécanique des fluides "Avis de turbulences" Véronique Penin est ingénieure recherche en mécanique des fluides chez IFP Énergies nouvelles. Après une thèse à l'École Centrale de Lyon sur les interactions rotor-stator en turbine, elle intègre IFP Énergies nouvelles. Elle est aujourd’hui spécialisée en turbomachines (axiale, mixte, centrifuge) et ses compétences sont à la fois expérimentales et numériques. Issue d'une illustre lignée de graveurs médailleurs à Lyon, Véronique Penin voulait être météorologue, « quand j'étais petite, on regardait les nuages en voiture, je demandais à mon père, ingénieur, ce que c'était et il me disait c'est de la mécanique des fluides. Dans ma famille, on nous a toujours expliqué les phénomènes physiques pour ce qu'ils étaient, pas en nous racontant des histoires. » Aujourd'hui, la météorologue en herbe est devenue ingénieure de recherche en mécanique des fluides (écoulements fluides, liquides ou gazeux) et en étude des tourbillons. Hydrocarbures ou énergies nouvelles, elle travaille ainsi sur divers projets tels que la compression du CO2. Véronique Penin ne travaille pas le mercredi pour s'occuper de ses deux filles de 18 mois et 4 ans. Une flexibilité au travail qui s’avère parfois gênante lorsque des réunions de travail importantes sont programmées ce jour-là et la font passer à coté de certains projets. « Même si on nomme de plus en plus de femmes aux postes décisionnaires, les postes clés sont encore tenus par des hommes. » « Il arrive qu’un homme nous coupe la parole. Je pense que c'est vraiment inconscient, mais on garde son calme et on reprend. Ce que je fais c'est du travail en équipe, et si nous ne sommes pas contentes, nous le disons, et peut être même plus fortement qu'un homme. » Le domaine de la mécanique des fluides compte 40% de femmes pour 60% d'hommes, c’est beaucoup et ce n’est pas le cas dans toutes les disciplines. « En terminale S, il y a 50% de garçons et 50% de filles, ensuite en école d'ingénieur elles disparaissent, où sont-elles passées ? » regrette Véronique Penin. En raison des stéréotypes attribués à certaines filières, les filles ne vont pas naturellement vers les formations scientifiques et technologiques. Elles doutent de leurs capacités à s’intégrer dans des formations où les garçons sont plus nombreux et, au final, elles s’autocensurent. Aujourd’hui l’école – mais aussi l’éducation familiale – doit jouer un rôle de sensibilisation, des filles mais aussi des garçons, aux différents types d’enseignements afin de ne plus orienter les choix et de permettre à chacun de choisir sa voie en toute liberté. Son domaine, en quelques mots : Véronique Penin étudie numériquement et expérimentalement les écoulements (liquide, gazeux ou les deux) au sein de turbomachines. La succession de roues fixes et de roues mobiles rend ces écoulements fortement instationnaires et tridimensionnels. Son travail consiste en la compréhension de la phénoménologie pour déterminer des paramètres clés sur lesquels jouer pour améliorer le design de ces turbomachines et ainsi augmenter leur rendement.

  • Magali Magne

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Magali Magne Ingénieure en électronique « Si je devais résumer mon métier, je dirais que c’est un patchwork d’activités diverses. » Magali Magne est ingénieure d’étude en électronique au Laboratoire de Physique de Clermont (UMR 6533, CNRS/UCA). Depuis 2003, elle participe au développement et à l’installation d’appareils de mesures dans le domaine de la physique des particules. Son métier ? Elle le voit comme un jeu très sérieux, au service de la recherche. Elle s’en souvient encore, de ce badge clignotant, sa première création électronique réalisée en classe de cinquième. L’élève moyenne qu’elle était alors ne le savait pas encore, mais il allait la mener très loin… jusqu’au sommet d’un volcan au Nicaragua ou aux États-Unis sur un site d’accélérateur de particules où l’on trouve des microscopes pour mesurer l’infiniment petit ! Qui aurait pu croire qu’un simple projet de collège allait faire naître chez la jeune fille un irrésistible besoin de créer et de donner vie à des objets ? Cette passion naissante la mène en BTS électronique, puis à une carrière dans ce même domaine, jusqu’au service « Développement d’interface optoélectronique » chez Alcatel Optronics. Là, elle fait une rencontre décisive : celle d’un ingénieur de conception qui lui donne envie de reprendre ses études. Cette expérience lui confirme qu’elle aussi veut concevoir, avec une spécialisation dans l’électronique ! Car bricoler, inventer, créer, elle le fait depuis longtemps, à travers le patchwork. Au milieu d’un joyeux méli-mélo de bobines de fils et de bouts de tissus, elle imagine des ouvrages à son image, où lignes droites et courbes se rencontrent. Une passion pas si éloignée de son envie de créer en électronique. « Aujourd’hui, je conçois pour la recherche des appareils qui n’existent pas, du moins pas encore », dit-elle avec malice. Et pas dans n’importe quel domaine de recherche : celui de la physique des particules, de l’infiniment petit, où les équipements sont paradoxalement très grands ! Et les projets sont tout aussi gigantesques, rassemblant des centaines, voire des milliers de personnes. Notre ingénieure d’étude est l’une d’elles. Quand des physiciennes et physiciens ont besoin d’un équipement spécifique pour réaliser des expériences en physique des particules, elle le réalise selon leurs souhaits avec le support d’ingénieur·es et de technicien·nes. Ses collaborateurs et collaboratrices œuvrent dans des domaines très variés tels que la mécanique, l’informatique et l’électronique. Pour l’électronique, elle doit optimiser la conception du système en fonction de multiples contraintes : budget, temps, fonctionnalités, composants existant sur le marché… Puis il faut tout assembler : « C’est comme un jeu de lego ! », s’amuse l’électronicienne. Et enfin, vient le moment de programmer. Devenu intelligent, « le lego doit faire ce qui a été défini au début. Le but est que cela fonctionne mais c’est souvent un casse-tête ! » C’est le genre de défi qu’elle relève avec plaisir. Une fois le jeu de logique terminé, l’ingénieure saute dans ses chaussures de sécurité et enfile son bleu de travail pour descendre à 100 mètres sous terre dans une caverne du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), situé sur la frontière franco-suisse, pour crapahuter sur des échafaudages, installer, tester et faire fonctionner les équipements qu’elle a participé à concevoir. « Si je devais résumer mon métier, je dirais que c’est un patchwork d’activités diverses et que ça me convient plutôt bien. Que j’aime relever les défis, que cela tombe bien car chaque nouveau projet m’en propose un, parfois simple, parfois complexe. Que c’est justement cela qui est amusant. » Son prochain projet la mènera-t-il au bout du monde ou de l’autre côté du couloir ? Qu’importe, elle sent déjà clignoter au fond d’elle une furieuse envie d’aller voir…

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