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  • Marianne Blanchard

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Marianne Blanchard Sociologue "Si c'est une fille... scientifique" Marianne Blanchard est sociologue, maîtresse de conférence à l’Université Toulouse – Jean Jaurès depuis 2013. Elle enseigne à l’École supérieure du professorat et de l’éducation Midi- Pyrénées (ESPE) ; elle est chercheuse au Centre d’étude et de recherche travail organisation pouvoir (CERTOP – CNRS ; Université Toulouse – Jean Jaurès ; Université Toulouse III – Paul Sabatier ; CEREQ Marseille ; Toulouse INP ; INU Champollion). Ses travaux portent sur les questions relatives au système éducatif. Depuis quelques années, Marianne Blanchard s’intéresse à l’orientation des filles et des femmes vers les études scientifiques. Elle a ainsi entrepris une recherche sur les classes préparatoires scientifiques en interrogeant 2 200 élèves de ces formations, réparties dans toute la France, sur leurs aspirations scolaires et professionnelles. Les travaux de son équipe ont mis en évidence des différences qui existent encore à ce niveau d’étude entre filles et garçons : celles-ci n’envisagent pas d’intégrer les mêmes secteurs professionnels que leurs camarades masculins et tentent aussi moins fréquemment les concours d’entrée des écoles d’ingénieur.e.s les plus prestigieuses. Plus récemment, elle a débuté une étude dans deux lycées toulousains visant à saisir la façon dont évoluaient, au fil du temps, les rapports aux différentes disciplines – particulièrement les disciplines scientifiques – et les projets d’orientation des élèves, en seconde générale et technologique, puis en filière scientifique (classe de 1reS). Là encore, l’un des enjeux est de mettre en évidence les différences entre filles et garçons, cette fois de manière dynamique. Loin de ramener à des dispositions innées, les recherches existant sur le sujet montrent que ces différences s’expliquent par de multiples facteurs sociaux, impliquant à la fois l’éducation reçue au sein de la famille, les interactions entre pairs, celles avec les enseignant.e.s mais aussi les représentations associées aux sciences. Les travaux de Marianne Blanchard contribuent à mieux comprendre comment ces facteurs agissent concrètement, s’articulent entre eux et produisent des différences d’accès en fonction du sexe, aux études et emplois scientifiques.

  • Egalité, elles assurent, 2ème session

    Egalité, elles assurent, 2ème session 6 décembre 2021 Campus Triolet, Université de Montpellier et en ligne Rejoignez-nous en présentiel ou en distanciel pour cet évènement à ne pas manquer pour échanger sur l’égalité professionnelle femmes-hommes en Occitanie Depuis 2020, les associations Femmes & Sciences et Elles Bougent, avec le soutien de la région Occitanie, développent le projet Égalité Elles Assurent (EEA), sur l'égalité professionnelle F/H dans les établissements scientifiques et technologiques privés et publics en Occitanie. Après la 1ère session en octobre 2020, la 2ème journée EEA aura lieu le lundi 6 Décembre 2021 à Montpellier. Y seront présentées : 1) les analyses genrées des établissements scientifiques et technologiques d'Occitanie ayant accepté de participer au projet, 2) les analyses de 2 enquêtes qualitatives et quantitatives sur la perception de la parité dans le milieu professionnel en Occitanie. PROGRAMME L'inscription en ligne est gratuite mais obligatoire : ici < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Sciences, un métier de femmes ! 2024

    Sciences, un métier de femmes ! 2024 8 mars 2024 ENS de Lyon 8ème édition de la journée "Sciences, un métier de femmes !" pour inciter les lycéennes de l'Académie de Lyon à choisir des filières d'études scientifiques et technologiques Initiée en 2017 par Femmes & Sciences (Isabelle Vauglin et Audrey Mazur), la 8ème édition de la journée "Sciences, un métier de femmes !" aura lieu le 8 mars prochain et rassemblera près de 500 lycéennes de l’Académie de Lyon, à l’ENS de Lyon. La marraine d'honneur cette année est Anne L'Huillier , prix Nobel de Physique 2023 ! Spécifiquement dédiée aux lycéennes, c'est une journée de rencontre avec des femmes travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, dans le public et le privé. Notre but est de montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, d'aider les jeunes filles à décrypter les stéréotypes et de les convaincre d’avoir confiance en leurs capacités de réussir. Le succès constant a démontré la pertinence de s’adresser directement aux lycéennes et l'impact énorme du manque de références féminines sur la représentation qu’ont les filles de la place des femmes dans les sciences et les technologies. Organisateurs : Femmes & Sciences, LabEx ASLAN , ICAR et CRAL avec un fort soutien de l'ENS de Lyon @ Léah Touitou < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Projection-débat : journée des femmes et des filles de science

    Projection-débat : journée des femmes et des filles de science 15 février 2024 15 février 2024 Campus Triolet, Université de Montpellier F&S organise une soirée projection-débat autour des stéréotypes qui empêchent les filles de choisir une carrière scientifique, À l'occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science, l'Association Femmes & Sciences organise une soirée projection-débat à laquelle vous êtes chaleureusement invité.es. Quand? Jeudi 15 février 2024 de 18h30 à 20h00 Où? Amphi 5.03 (bâtiment 5), Campus Triolet, Université de Montpellier En partant d'une série de courts-métrages inspirants, nous discuterons des stéréotypes qui empêchent les filles de choisir une carrière scientifique, des raisons pour lesquelles elles quittent la science malgré avoir engagé des études dans des domaines scientifiques et nous découvrirons pourquoi la plupart des gens ne peuvent citer que Marie Curie lorsqu'on leur demande de nommer une femme scientifique. Un reportage a été réalisé par France 3 lors de cette soirée : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/programmes/france-3_occitanie_ici-12-13-languedoc-roussillon © Femmes & Sciences < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Mariem Ben Saada

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Mariem Ben Saada Enseignante-chercheuse en fonderie La fonderie, c'est comme la chocolaterie avec du métal chaud. Ça fait des étincelles ! Mariem Ben Saada est enseignante-chercheuse en fonderie à l'École nationale supérieure d'arts et métiers - Campus d’Angers (ENSAM) au Laboratoire angevin de mécanique, procédés et innovation (LAMPA). Elle cherche à approfondir la compréhension des matériaux et leur comportement en modélisant et en optimisant les procédés de fabrication de pièces industrielles. Mariem Ben Saada aime comparer la fonderie à la chocolaterie. Pour elle, on y retrouve les mêmes étapes-clé : faire fondre la matière, la verser dans un moule, la laisser refroidir. A une précision près : “La fonderie permet de fabriquer des pièces métalliques aux formes complexes, ensuite utilisées dans des secteurs aussi variés que l’automobile, l’aéronautique, la construction ou encore l’industrie mécanique. ” Après un bac en sciences expérimentales puis un cycle préparatoire en physique-chimie, Mariem Ben Saada intègre l’Ecole nationale d’ingénieurs de Sfax, en Tunisie, où elle se spécialise en génie des matériaux. “Déjà toute petite, je voulais être enseignante ! Et puis, tout au long de mon parcours, je me suis passionnée pour l’étude des matériaux et leur comportement. ”. Elle poursuit par un doctorat en science des matériaux de l’Université de Lorraine où elle avoue s’être « vraiment amusée » durant sa thèse. C’est en 2018 qu’elle rejoint le domaine de la fonderie, à l’ENSAM d’Aix-en-Provence. “Un domaine comme un autre, à la seule différence que l’on manipule de la matière à haute température ” sourit-elle. En 2021, elle rejoint le campus d’Angers et le LAMPA où elle travaille depuis à la digitalisation des procédés de fabrication ainsi qu’au développement de leurs jumeaux numériques [1] pour superviser et contrôler le fonctionnement des procédés en temps réel. Mariem Ben Saada s’intéresse également à la valorisation des co-produits de fabrication afin de rendre les procédés industriels plus durables. “L’objectif est de transformer certains de ces co-produits, comme les copeaux métalliques, en ressources utiles afin de produire de nouvelles pièces tout en conservant des propriétés mécaniques comparables aux alliages d’origine .” Attachée au partage et à la transmission, l’enseignante-chercheuse souhaite ouvrir le champ des possibles aux disciplines technologiques dès le plus jeune âge. “Nous sommes toutes capables d’investir ces filières. Il est essentiel d’oser et de ne pas se limiter à cause des stéréotypes de genre qui y persistent encore. Pouvoir être un modèle et encourager les jeunes filles à s’y projeter est une source de motivation quotidienne et souligne l’importance de promouvoir la diversité et l’égalité dans les sciences et les technologies. ” [1] Un jumeau numérique est un modèle virtuel d'un objet physique.

  • Sara Puijalon

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Sara Puijalon Chercheuse en écologie fonctionnelle sur les milieux aquatiques "Parce que la flore c’est périssable" Sara Puijalon est chargée de recherche CNRS au Laboratoire d'écologie des hydrosystèmes naturels et anthropisés (LEHNA, ENTPE / Lyon1 / CNRS). Après des études en biologie moléculaire et cellulaire à l'ENS, elle obtient un DEA puis une thèse de doctorat en écologie sur les stratégies adaptatives des végétaux aquatiques et les stress mécaniques. Sara Puijalon étudie le fonctionnement des milieux aquatiques. D'un point de vue fondamental, ses activités de recherche portent sur les interactions entre la végétation aquatique et les contraintes physiques telles que les contraintes hydrodynamiques (courants, vagues, crues, etc.). Se dégagent dès lors deux problématiques : quelle est la réponse des végétaux à ces contraintes ? Quel est l’effet de la végétation sur les écoulements et les processus qui y sont liés ? En lien avec ces problématiques en éco-hydraulique, elle développe aussi des projets sur la dispersion des végétaux en milieu aquatique ainsi que sur la réponse de ces végétaux à d’autres types de contraintes physiques. D'un point de vue pratique ou appliqué, elle apporte ainsi des solutions de gestion des écosystèmes et des outils d'aide pour la restauration de certains habitats. Ses dernières recherches ont ainsi démontré une corrélation négative entre les stratégies d’évitement et la tolérance des plantes face aux contraintes hydrodynamiques. Soumises à des mouvements d’eau, les plantes aquatiques subissent des forces hydrodynamiques élevées qui tendent à les briser ou à les déraciner. Leur capacité à résister à ces forces sans subir de dégâts dépend de leur capacité à minimiser les forces subies ou à maximiser leur résistance à la brisure. Les travaux de Sara Puijalon ont révélé qu’il existe une contrainte, et potentiellement un compromis, limitant la capacité des espèces à maximiser les deux stratégies simultanément. Un travail riche et varié qui implique donc la rédaction de nombreux rapports ou de fiches techniques ; des opérations de formation ; des études en collaboration ; et surtout des temps de réflexion pour suivre des pistes avec ses collègues. Sara Puijalon évolue dans un milieu assez masculin. L'écologie, notamment l'écologie expérimentale, est un terrain qui semble attirer plus d’hommes que de femmes. Bottes et cirés sont le dress code égalitaire de rigueur pour les uns comme pour les autres. « Dans l’Institut dont je fais partie, ce n'est pas toujours simple, on est soumises à des a priori et il faut se faire sa place, il y a comme un déficit de crédibilité des femmes. Dans mon équipe j'ai de la chance, on est à 50/50. » Son domaine, en quelques mots : Sara Puijalon travaille sur les interactions entre la végétation aquatique et les contraintes mécaniques (courant, vagues, changement de niveau d’eau, etc.). L’objectif est de comprendre comment les communautés végétales répondent à ces contraintes et comment les plantes, en modifiant la composante physique de leur environnement, ont un effet sur le fonctionnement des écosystèmes. Ses travaux ouvrent des perspectives pour la gestion des écosystèmes et l’élaboration de solutions fondées sur la nature.

  • Entretien avec Isabelle Pianet, présidente de F&S, dans le journal l'Humanité

    Entretien avec Isabelle Pianet, présidente de F&S, dans le journal l'Humanité © Sarah Bouillaud L'Humanité consacre un numéro au 8 mars, Journée internationale des droits des femmes. À l’occasion du 8 mars, Isabelle Pianet, présidente de l’association Femmes & Sciences, réalise un entretien avec le journal l'Humanité et souligne la persistance des inégalités de genre dans la recherche et propose des pistes concrètes pour les surmonter. Lire l'article : ici Et en format pdf : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Journée femmes et sciences à l'Université Sorbonne Paris Nord

    Journée femmes et sciences à l'Université Sorbonne Paris Nord 8 mars 2024 Institut Galilée, amphi D, 99 avenue Jean-Baptiste Clément, 93430 Villetaneuse Journée du 8 mars sur le thème de la place des femmes dans les sciences, à la mémoire de Claudine Hermann, co-fondatrice de l'association Femmes & Sciences Cette journée du 8 mars 2024, organisée par l'Université Sorbonne Paris Nord, est consacrée à la place des femmes dans les sciences et est dédiée à la mémoire de Claudine Hermann. L'amphi D portera désormais son nom, les trois autres amphis, A, B et C, porteront des noms de femmes scientifiques, une informaticienne, une mathématicienne, et une chimiste ou biologiste – dont les choix sont faits par une enquête faite en février 2024 auprès des personnels de l'USPN –, alors que six amphis portent déjà les noms d'hommes scientifiques. La journée est abordée en première partie de matinée sous l’angle de l’histoire et de la sociologie. La deuxième partie de la matinée met à l’honneur l’œuvre de Claudine Hermann, physicienne, première femme professeuse à l’Ecole Polytechnique et co-fondatrice de l’association Femmes & Sciences. Trois ateliers auront lieu l’après-midi en parallèle pour réfléchir sur les freins à l’engagement des femmes dans les sciences, aux bonnes pratiques pédagogiques pour les y inciter et au rôle des hommes dans la mixité. Programme de la journée : ici Plus d'informations et inscriptions : ici © Université Sorbonne Paris Nord < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Les femmes scientifiques sortent de l’ombre

    Les femmes scientifiques sortent de l’ombre 8 mars 2021 10 avril 2021 Occitanie Ouest Le 8 mars et tout au long du mois, des évènements mettent en lumière les femmes scientifiques, leurs métiers, leurs recherches. 8 mars - 14h Table ronde « Vers une égalité Femme/ Homme en IA : outils et dispositifs » Lien vers la table ronde 9 mars – 16h Webinaire « Intelligence artificielle, les femmes aussi » Lien vers l’inscription Du 11 au 14 mars Éditathon sur le thème : « Femmes de l'intelligence artificielle VS femmes géologues » Lien vers l’évènement Du 2 mars au 10 avril La commune de Mondonville accueillera dans sa médiathèque une exposition sur « L’effet Matilda ». Du 1er mars au 2 avril Le siège de la MGEN Haute-Garonne accueillera l’exposition La science taille XX elles . Du 1er au 31 mars À l’initiative de Toulouse métropole, une exposition de 250 portraits nommée Femmes inspirantes, femmes remarquables sera présentée sur des grilles de jardins publics et bâtiments municipaux. Femmes & Sciences est partenaire de ces évènements qui impliquent le Quai des Savoirs, le CNRS Occitanie Ouest, ANITI (Artificial and natural intelligence Toulouse Institute), Aérospace Valley, la Casemate de Grenoble, le Club de la presse Occitanie, Toulouse is AI, l’Université Fédérale de Toulouse, Wikimédia France, Maths en Scène. Des programmes plus détaillés sont disponibles ici et ici . © Sarah Krichen WMFr < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Trois journées « Sciences, un Métier de Femmes » dans le Grand Est

    Trois journées « Sciences, un Métier de Femmes » dans le Grand Est 27 février 2025 4 mars 2025 Nancy, Strasbourg et Mulhouse Le succès de la journée "Sciences, un métier de femmes" du 15 mars 2024 a motivé les adhérentes de Femmes & Sciences Grand Est à élargir le champ d'action de cette journée. En 2025, trois nouveaux évènements seront organisés par l’association Femmes & Sciences Grand-Est, en partenariat avec IESF-ARISAL et les universités locales : l'Université de Lorraine, l'Université de Strasbourg et l’Université de Haute Alsace. Ainsi, plus de 540 lycéennes issues de 34 lycées du Grand Est participeront à une journée « Sciences, un métier de femmes » : - le 27 février à Nancy (lycées lorrains - à la FST de Vandœuvre-lès-Nancy - piloté par Emmanuelle Bignon, F&S, CR CNRS au LPCT), - le 3 mars à Strasbourg (lycées du Bas-Rhin - à l'UFR de Maths/Info sur le campus de l'Esplanade - piloté par Véronique Pierron-Bohnes, F&S, DR CNRS émérite à l'IPCMS), - le 4 mars à Mulhouse (lycées du Haut-Rhin - à la FST de l'UHA sur le campus de l'Illberg - piloté par Nicole Bomo, F&S, Présidente IESF Alsace, ingénieure retraitée d'EDF) - voir https://www.femmesetsciences.fr/grand-est-sciences-un-metier-de-femmes. Lauraline Feltz I https://www.lauraline.net/ < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Enquête L'Oréal sur les VSS en sciences : publication et appel à mobilisation

    Enquête L'Oréal sur les VSS en sciences : publication et appel à mobilisation © Fondation L'Oréal La fondation L'Oréal publie, en partenariat avec Femmes & Sciences, femmes et mathématiques, Femmes Ingénieures et AneF, un rapport sur les résultats de l'étude sur les VSS en sciences. La fondation L'Oréal a présenté le 16 mars les résultats de son enquête sur les Violences Sexistes et Sexuelles dans les sciences devant la presse et les instances de l'Enseignement Supérieur et la Recherche. 5 200 scientifiques de 117 pays ont répondu à cette enquête internationale sans précédent menée par IPSOS pour la Fondation L’Oréal. L'étude révèle que 80% des femmes ont vécu au moins une fois une situation de sexisme. Le rapport est publié par la fondation L'Oréal en partenariat avec Femmes & Sciences, femmes et mathématiques , Femmes Ingénieures et AneF. La volonté d'agir est forte, un appel à action est lancé. #StillSearching Rapport : ici Appel à l'action : ici Et toutes les informations : sur le site de la fondation L'Oréal . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Mélissa Clarac

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Mélissa Clarac Technicienne de recherche en chimie "Je rêvais de faire des potions magiques" Mélissa Clarac est technicienne de recherche au Laboratoire de chimie (LC, ENS de Lyon / Lyon1 / CNRS). Après un bac S à Lunel, Mélissa Clarac intègre un DUT chimie à Sète. Avec une forte envie de continuer ses études mais ne sachant pas comment poursuivre, elle préfère arrêter un an et travailler dans tout autre chose, sans jamais pour autant perdre de vue sa passion, la chimie. Elle reprend ensuite une année d’études à Lyon et commence à travailler comme technicienne chimiste. D'où vient l’attirance irrépressible de Mélissa Clarac pour la chimie ? Il faut remonter jusqu'à son enfance quand, toute petite elle voulait déjà faire des potions magiques, et plus tard lorsqu’elle reçut à Noël la boîte du petit chimiste. C’est ainsi que peuvent naître les vocations. Intéressée par la recherche, les manips, l’observation et la paillasse, elle travaille dans un premier temps comme technicienne chimiste dans une entreprise d'analyse de l'eau. Confier des prélèvements à une machine n'étant pas précisément ce qui l’intéresse, elle cherche un autre poste et trouve son bonheur à Lyon. Mélissa Clarac travaille désormais dans la synthèse de matériaux pour batterie au sein d’une start-up hébergée par l’incubateur de l'ENS de Lyon. La création, la recherche, tout ce qu'elle a toujours voulu faire. Pour Mélissa Clarac, doit-on dire chercheure ou chercheuse ? L’une comme l’autre mais elle tient à préciser qu’en recherche, on ne recrute pas exclusivement des chercheuses mais également des techniciennes, dont le travail est indispensable au bon fonctionnement de la recherche. Les techniciennes ont donc toute leur place dans les laboratoires et les portes du monde scientifique leur sont grandes ouvertes. Les jeunes filles doivent y penser ! « En ce qui concerne la parité, je n'ai jamais eu ce souci, que ce soit dans ma scolarité ou au travail. Dans notre laboratoire la proportion est de 40 femmes pour 60 hommes. Dans mon équipe plus précisément, nous sommes trois, dont deux femmes. » Mélissa, jeune scientifique heureuse. Le secret des potions magiques ? Beaucoup de travail, de l'envie, de la détermination et trois fois rien de légèreté. Son domaine, en quelques mots : La course à l’infiniment plus petit bat son plein, notamment en ce qui concerne les circuits électroniques : gain volumique, économique, énergétique, diminution du poids, etc. Les avantages n’en finissent pas, d’où l’apparition des nanotechnologies. Mélissa Clarac travaille dans la conception de micro-batteries totalement solides, utilisant pour cela des nanoparticules de lithium. Plus petites mais aussi plus puissantes, ces micro-batteries cumulent les avantages : elles ne contiennent ni métaux lourds, ni lithium métallique, ni liquide inflammable, permettant ainsi une utilisation universelle et sans danger.

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