top of page

Recherche

575 résultats

  • Julie Batut a reçu le prix Fermat de l'Académie des Sciences du Languedoc.

    Julie Batut a reçu le prix Fermat de l'Académie des Sciences du Languedoc. Julie Batut a reçu ce prix pour ses travaux de recherche. Julie Batut, membre du CA de Femmes & Sciences et coordinatrice d'une partie des actions Toulousaines - en particulier le mentorat, a été récompensée entre autres pour ses travaux de modélisation mathématiques de l'organe olfactif chez l’embryon du poisson Zèbre. Cette recherche originale, qui mêle sciences du vivant et mathématiques, scrute des modèles différents, de la cellule olfactive à l’embryon du poisson Zèbre. Julie, biologiste de formation, a réalisé des modèles mathématiques qu'elle confronte avec ses expériences sur les poissons Zèbre. Elle a reçu le Prix Fermat de l’Académie des Sciences du Languedoc dans la salle des illustres du Capitole de Toulouse. Et cette bonne nouvelle n'arrive pas seule: elle vient d'être nommée Directrice de recherche au CNRS. Une très bonne fin d'année pour Julie ! < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Léonie Canet

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Léonie Canet Physicienne théoricienne "Il y a peu de femmes en physique théorique et ce déficit prive la recherche dans ce domaine de toute une richesse d’approches et aussi d’idées originales. Il me semble que les femmes ont souvent moins d’assurance et de confiance en elles que les hommes, ce qui retient peut-être les jeunes filles de s’engager dans cette voie. Je souhaiterais leur dire qu’elles ne se censurent surtout pas, qu’elles ont toute leur place en sciences et peuvent apporter beaucoup. J’aimerais voir davantage de figures de femmes consultées en tant qu’expertes scientifiques, que leur parole s’entende et pèse autant que celle des hommes, et que cela participe à changer le regard de la société sur les femmes en sciences." Léonie Canet est professeure UGA au Laboratoire de physique et modélisation des milieux condensés (LPMMC - CNRS / UGA). Elle est spécialisée en physique théorique pour comprendre des équations mathématiques caractéristiques de phénomènes physiques comme la turbulence. Attirée par les mathématiques et la physique, Léonie Canet choisit de faire une thèse en physique théorique, dans le domaine de la physique statistique des systèmes hors de l’équilibre. Elle est alors intriguée par les motifs complexes et fascinants qui peuvent être formés par le givre sur une fenêtre, ou ceux créés par les tumultes d’une rivière ou par les volutes des nuages. Ce sont autant de phénomènes qui présentent de façon générique la propriété remarquable d’invariance d’échelle, caractéristique des fractales. Son travail de recherche consiste à comprendre et caractériser comment de tels phénomènes peuvent émerger à partir de la description fondamentale et microscopique de ces systèmes, par exemple l’équation de Navier-Stokes pour la dynamique des fluides ou l’équation de Kardar-Parisi-Zhang pour la croissance stochastique d’interfaces. Pour percer le mystère de ces équations, Léonie Canet utilise des techniques de physique théorique, et en particulier des méthodes comme le groupe de renormalisation fonctionnel et non perturbatif. C’est un aspect original de ses travaux qui lui a permis d’obtenir des résultats jusqu’alors inaccessibles par d’autres approches. Son but est de comprendre et décrire des phénomènes comme la transition rugueuse pour les interfaces ou la turbulence pour les fluides, en caractérisant leurs propriétés statistiques. L’enjeu est d’affiner et d’améliorer les prédictions qui peuvent être déduites de ces équations fondamentales, ainsi que la modélisation effective des comportements qui en découlent. Pour la turbulence par exemple, celle-ci joue un rôle fondamental dans les domaines de la météorologie, des sciences du climat ou de l’ingénierie.

  • Coulisses de La Science taille XX elles Pays de la Loire

    Coulisses de La Science taille XX elles Pays de la Loire Une nouvelle édition du projet « La Science taille XX elles » voit le jour en 2026 sur le territoire des Pays de la Loire ! Pilotée par le CNRS en Bretagne et Pays de la Loire , Le Mans Université , Nantes Université , l’Université d’Angers et l’association Femmes & Sciences, elle mettra à l’honneur vingt nouveaux portraits de femmes de science afin de lutter contre les stéréotypes de genre qui éloignent les filles des métiers liés à la recherche scientifique. Le dispositif « La Science taille XX elles », impulsé conjointement par le CNRS en Occitanie Ouest et l'association Femmes & Sciences en 2018, célèbre la pluralité des talents dans l'univers scientifique. Il aspire ainsi à déconstruire les stéréotypes de genre qui y persistent et à proposer des modèles de femmes différentes et investies dans les sciences quelle que soit leur discipline afin de susciter des vocations auprès des jeunes filles et des jeunes femmes. Articulé autour d'une exposition photo, réalisée par le photographe Vincent Moncorgé et adossée à des rencontres, le projet entend faire rayonner et faire voir les diversités de celles qui œuvrent quotidiennement au développement de la recherche, en laboratoire ou encore en entreprise : techniciennes, doctorantes, ingénieures d'études et de recherche, chercheuses et enseignantes-chercheuses, etc. L’édition « Pays de la Loire » s’inscrit dans une démarche pédagogique, en mettant l’accent sur l’ancrage territorial. En valorisant des femmes scientifiques ambassadrices, l’exposition offre au public ligérien des modèles inspirants issus de leur territoire, stimulant ainsi leur intérêt pour les sciences. Intégrée aux outils développés dans le cadre du partenariat et accompagnée d’interventions dans les établissements scolaires, l’exposition deviendra un véritable levier pour sensibiliser les jeunes aux opportunités qu’offrent les carrières scientifiques et techniques. Les ambassadrices de « La Science taille XX elles » édition Pays de la Loire 2026 Mariem Ben Saada, enseignante-chercheuse de l'ENSAM au Laboratoire angevin de mécanique, procédés et innovation (LAMPA) Aurélie Bernard, ingénieure de recherche du CNRS au laboratoire Chimie et interdisciplinarité : synthèse, analyse, modélisation (Ceisam, CNRS/Nantes Université) Charlotte Boullier, doctorante de Le Mans Université à l'Institut des molécules et matériaux du Mans (IMMM, CNRS/Le Mans Université) Hélène Brault, enseignante-chercheuse de Nantes Université à l'Institut des matériaux de Nantes Jean Rouxel (IMN, CNRS/Nantes Université) Anne-Caroline Chany, chargée de recherche du CNRS à l'Institut des molécules et matériaux du Mans (IMMM, CNRS/Le Mans université) Marie Coupé, ingénieure recherche et développement en matériaux composites à l’Institut de recherche technologique Jules Verne Marianne Curely, doctorante de l’Université d’Angers au Laboratoire angevin de recherche mathématiques (Larema, CNRS/Université d’Angers) Solune Denis, doctorante de l’Université d’Angers au Laboratoire angevin de recherche mathématiques (Larema, CNRS/Université d’Angers) Marie Durye, manager santé et sécurité au travail Europe pour le groupe Flowserve, division Pompes Elissa El Rassy, enseignante-chercheuse de Nantes Université au Laboratoire de thermique et énergie de Nantes (LTEN, CNRS/Nantes Université) Yuetong Fang, doctorante de l’Université d’Angers au Laboratoire angevin de recherche mathématiques (Larema, CNRS/Université d’Angers) Aurélie Girard, enseignante-chercheuse de Nantes Université à l'Institut des matériaux de Nantes Jean Rouxel (IMN, CNRS/Nantes Université) Clarisse Girault, ingénieure systèmes embarqués chez Evolis Nadia Mahituku, ingénieure Inserm au laboratoire Irset - équipe Ester (Inserm/Université d’Angers) Iza Marfisi, professeure des universités de Le Mans Université au Laboratoire d'informatique de l'Université du Mans (LIUM) Elodie Paquet, enseignante-chercheuse de Nantes Université au Laboratoire des sciences du numérique de Nantes (LS2N, CNRS/Nantes Université/Ecole centrale de Nantes) Charlène Pelé-Meziani, ingénieure en sciences du patrimoine au laboratoire Arc'Antique du Département Loire-Atlantique Alexandra Pierre, enseignante-chercheuse de Le Mans Université au laboratoire Espaces et sociétés (ESO, CNRS/Le Mans Université/Université d’Angers/Nantes Université/Université de Rennes 2/Unicaen/Institut Agro) Anne Piscitelli, ingénieure du CNRS au laboratoire de physique subatomique et des technologies associées (Subatech, CNRS/IMT Atlantique/Nantes Université) Wissal Sabbagh, enseignante-chercheuse de Le Mans Université au Laboratoire manceau de mathématiques Carole Saout-Grit, océanographe et physicienne, fondatrice-dirigeante du bureau d'études Glazeo et du média numérique Océans connectés Magali Schweizer, enseignante-chercheuse de l’Université d’Angers au Laboratoire de planétologie et géosciences (CNRS/Université d’Angers/Nantes Université/Le Mans Université) Soizic Terrien, chargée de recherche du CNRS au Laboratoire d'acoustique de l'Université du Mans (CNRS/Le Mans Université) Delphine Terroitin Racaud, ingénieure et manager chez Renault Group < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Rohini Godbole est honorée de l’Ordre National du Mérite 2021

    Rohini Godbole est honorée de l’Ordre National du Mérite 2021 © DR. R. Godbole Rohini Godbole professeure au Centre de Physique Théorique des hautes énergies de l’Institut Indien des sciences (IISc) a reçu, en Janvier 2021, l’Ordre National du Mérite. L’Ordre National du Mérite fait partie des plus hautes distinctions françaises et a pour but de traduire le dynamisme de la société. La professeure Godbole a été honorée de cette distinction pour ses collaborations scientifiques avec la France depuis les années 1990 ainsi que pour son grand investissement dans la promotion et la visibilité des femmes en sciences. Ses travaux portent sur des particules physiques décrivant les propriétés et le comportement des particules élémentaires de l’Univers. Elle a notamment collaboré avec le laboratoire d’Annecy (LAPTh, CNRS/Université Savoie Mont Blanc) sur la structure hadronique des photons et sur la phénoménologie de la supersymétrie. De plus, c’est une excellente communicante, très engagée dans la promotion des femmes et jeunes filles dans la science. Rohini Godbole a co-écrit en 2008, Lilavati’s daughter , livre recueillant les biographies de centaines de femmes scientifiques indiennes, véritable source d’inspiration. Elle est également la présidente de la « Commission des Femmes en Sciences » de l’académie indienne des sciences. Pour plus d’informations sur son parcours ainsi que sur son engagement fervent auprès des jeunes filles et femmes scientifiques : Site personnel Communiqué du CNRS < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • En toustes conScience

    En toustes conScience Le projet "En toustes conScience" vise à sensibiliser les agents des établissements de l’ESR aux VSS dans leur environnement de travail. À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2023, l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) en Occitanie a lancé le projet "En toustes conScience" dans le cadre de son plan action égalité, en collaboration avec l'association Femmes & Sciences. Ce projet est financé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Au programme plusieurs actions sur une année : - 13 capsules vidéos co-construites avec Gonzalo Ruiz (de la chaine Drop of curiosity ) couvrant des thèmes comme le consentement, le mansplaining, l’effet Matilda…. qui ont été postées sur les comptes TikTok, Instagram et Youtube du projet "En toustes conScience" et sur le compte Instagram de Femmes & Sciences Voir les capsules vidéos - une collaboration avec l’influenceuse et créatrice de contenus Marie Treibert (de La Boite à curiosités) pour parler de la place des femmes dans le monde de la recherche - des ateliers de théâtre forum autour des VSS avec la compagnie de théâtre forum d'Agropolis - 3 podcasts avec Radio Campus Montpellier pour parler des VSS dans le monde de la recherche avec des victimes et des experts engagés Écouter les podcasts Contact : Julie Sansoulet, référente égalité IRD Occitanie et adhérente F&S, julie.sansoulet@ird.fr En savoir plus : Article 1 sur le site de l'IRD Article 2 sur le site de l'IRD Compte TikTok Compte Instagram < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Anne Charmantier : Chevalier de l’ordre national du Mérite 2025

    Anne Charmantier : Chevalier de l’ordre national du Mérite 2025 CEFE Anne Charmantier, DRCE CNRS au CEFE à Montpellier, a été nommée en mai 2025 au grade de Chevalier de l’ordre national du Mérite par le Ministère de l’ENESR. Ses travaux en écologie évolutive visent à comprendre comment les organismes s'adaptent dans les environnements naturels, et en particulier en réponse aux changements rapides des milieux. Elle étudie la variation inter-individuelle de traits de morphologie, de comportement et d’histoire de vie, présente dans les populations naturelles. Elle coordonne en particulier un programme d’étude sur les mésanges qui a débuté il y a 50 ans, et dont les données lui permettent notamment de modéliser la réponse des oiseaux face au changement climatique et à l’urbanisation croissante. Anne Charmantier est également très engagée depuis plusieurs années dans F&S sur Montpellier où elle coordonne entre autres le mentorat. Cette distinction de Chevalier de l’ONM s’ajoute à sa médaille d’argent 2024 du CNRS. BRAVO ! En savoir plus : https://annecharmantier.weebly.com/ < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Sakina Kawami

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Sakina Kawami Informaticienne « Au lycée, elle achète des pièces détachées avec son argent de poche et monte son premier ordinateur. » De l’achat d’ordinateurs aux conseils en sécurité informatique en passant par la mise à jour de serveurs et la résolution de bugs, Sakina Kawami s’efforce de faciliter le quotidien des équipes du Laboratoire d’Analyse et de Mathématiques Appliquées (LAMA, CNRS/Université Paris-Est Créteil/Université Gustave Eiffel). Pacman, Mario, Zelda… Comme beaucoup d’adolescents, Sakina Kawami a passé des heures sur son ordinateur et sa console. Mais au-delà des jeux vidéo, elle a envie de comprendre comment ces machines fonctionnent de l’intérieur. Au lycée, elle achète des pièces détachées avec son argent de poche et monte son premier ordinateur. Une exception dans un environnement largement masculin : en BTS, elle est la seule fille de sa classe. Mais peu importe à Sakina Kawami, bien décidée à faire de sa passion pour l’informatique son métier. Elle débute sa carrière dans le privé, mais le rachat de son entreprise la pousse à chercher un nouvel emploi. Attirée par une fiche de poste du CNRS, elle se présente au concours et est recrutée comme assistante ingénieure. Elle gère alors le parc informatique (achats, installations et sécurité), de manière à ce que les enseignants-chercheurs disposent d’outils fiables. Se sentant à sa place dans ce nouvel univers professionnel, Sakina Kawami décide, treize ans plus tard, de passer le concours d’ingénieure d’études qui lui permet de devenir administratrice systèmes et réseaux puis administratrice des systèmes d’information au sein du Laboratoire d’Analyse et de Mathématiques Appliquées (LAMA). En plus du matériel et des logiciels, elle s’occupe désormais aussi des serveurs et intervient pour conseiller les enseignants- chercheurs, qu’il s’agisse de leur proposer de nouveaux outils, de les orienter vers des logiciels ou des centres de calculs adaptés à leurs besoins ou de veiller à ce que leurs publications scientifiques soient bien diffusées sur Internet. Avant les départs en mission, elle fait des recommandations et vérifie les ordinateurs avec d’autant plus de soin que ceux-ci peuvent être fouillés à la douane. Par ailleurs, Sakina Kawami fait partie du réseau national métier Mathrice, spécialisé dans l’informatique pour les mathématiques et qui vise à partager les bonnes pratiques. L’entraide y est réelle, malgré un manque évident de mixité : 20 femmes sur 250, relève-t-elle. Mais elle se réjouit de participer aux réflexions menées au sein du réseau pour attirer davantage de femmes vers l’informatique.

  • F&S marraine du projet "Hypatie pour la Tour Eiffel"

    F&S marraine du projet "Hypatie pour la Tour Eiffel" Un projet d'inscrire au deuxième étage de la tour Eiffel le nom de 40 femmes scientifiques éminentes - astronomes, mathématiciennes... Ce projet a été dévoilé à l'Observatoire de Paris, à l'occasion d'une éclipse partielle du Soleil, le 25/10/2022. Tout commence un jour au 1er étage de la Tour Eiffel quand une touriste américaine s’étonne devant les 72 noms de savants écrits en très grandes lettres capitales dorées : "Il n’y a pas Marie Curie" ? Le jeune guide rappelle qu’à l’inscription de ces noms célébrant la science et le progrès, cent ans après la Révolution de 1789, la célèbre physicienne n’avait que 22 ans et devrait encore attendre quatorze ans avant de recevoir le premier de ses deux prix Nobel. Mais la question lui trotte dans la tête. Pourquoi seulement des hommes… Et on retrouve aujourd’hui Benjamin Rigaud comme président de l’association « Défis Sorbonne » qui se démène pour "continuer le rêve de Gustave Eiffel" avec le projet baptisé « Hypatie pour la Tour Eiffel ». Objectif, inscrire 40 noms de femmes scientifiques au deuxième étage du monument français emblématique par excellence. Moins de noms égrenés que les hommes ? Oui, mais plus haut ! Et ce, pour faire sortir de l’ombre des femmes exemplaires qui, au fil des siècles, ont été astronomes, mathématiciennes, médecins… mais dont la mémoire a été effacée et les noms occultés. Extrait de l'article rédigé par Dominique Leglu, Directrice éditoriale à Sciences et Avenir et membre du Conseil d'Administration de F&S Pour lire la suite, c'est ici . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Intervention à l'école d'été CENTURI

    Intervention à l'école d'été CENTURI Intervention auprès des étudiants de l'école d'été autour des enjeux des Femmes en Sciences à travers le monde Caroline Champenois était invitée à animer une session au nom de Femmes & Sciences et de la commission Femmes et Physique de la SFP, sur le thème "Women in Science all over the world" à l'école d'été CENTURI, the Turing center for living system, ici : https://centuri-livingsystems.org/centuri-summer-school-2021/ Elle était accompagnée des 2 jeunes talents L'Oreal de 2020 qui travaillent à Marseille, Simona Lombardo et Marine Moussu. Elles ont ainsi pu partager leur parcours personnel et le mettre en regard des problèmes abordés lors de l'exposé. Un moment d'échange très constructif et ouvert a ainsi suivi la presentation avec les 25 jeunes gens qui participaient à cette école. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Remise du prix 2023 Thierry Célérier - Femmes & Sciences

    Remise du prix 2023 Thierry Célérier - Femmes & Sciences © F&S Ce prix a été remis à Emilia Turc durant le Colloque national 2023 de Femmes & Sciences. Polytechnicienne et doctorante à l’APHP Hôpital Lariboisière, Emilia Turc est lauréate du prix "Thierry Célérier - Femmes & Sciences 2023", destiné à encourager des jeunes femmes, en situation de handicap, dans la réalisation de leur projet scientifique ou technique. Ce prix lui a été décerné le 24 novembre 2023, à l’occasion du colloque annuel de l’Association Femmes & Sciences. Depuis sa création en 2021, le prix "Thierry Célérier - Femmes & Sciences" récompense des jeunes femmes de 20 à 28 ans en situation de handicap souhaitant réaliser un projet ambitieux, soit d’études ou de recherches scientifiques, soit d’innovation technologique. Depuis deux ans, le prix a déjà mis à l’honneur et soutenu dans leur entreprise trois jeunes femmes, au parcours exceptionnel. Décerné pour sa troisième édition à l’École Normale Supérieure - PSL, par Isabelle Vauglin, Présidente de l’association Femmes & Sciences et par Marie-Noëlle Célérier, fondatrice du prix, celui-ci récompense cette année Emilia Turc, ingénieure de l’École polytechnique, actuellement en première année de thèse à l’APHP Hôpital Lariboisière. Une personnalité au parcours exemplaire Malgré de multiples handicaps qui l’obligent notamment à se déplacer en fauteuil roulant, et après deux années de classe préparatoire au Lycée Henri IV, Emilia entre à l’École polytechnique où elle effectue une scolarité exemptée des obligations militaires. Elle suit parallèlement des cours de licence de philosophie, un stage de recherche en entreprise pharmaceutique, un master de mathématiques appliquées à l’apprentissage machine. Son projet est de se spécialiser dans l’intelligence artificielle appliquée à la santé. Depuis la rentrée universitaire 2023 - 2024, elle a donc débuté une thèse de doctorat intitulée « modélisation des réponses du cerveau de patients sous anesthésie générale », visant à contribuer à la réduction des complications postopératoires de certains patients anesthésiés. Débordante d’énergie et dotée d’un sens aigu du service à la communauté du handicap, Emilia s’investit parallèlement dans des actions humanitaires, tout d’abord au profit d’enfants hospitalisés, puis auprès d’autres jeunes en situation de handicap. Doté d’un montant de 10 000 euros, le prix lui permettra de motoriser son fauteuil roulant, d’effectuer des adaptations à son domicile, de se procurer des appareillages non remboursés et de faciliter ses déplacements domicile-travail. Nous lui adressons nos plus sincères félicitations. ------ Extraits de l’intervention d’Emilia lors de la remise du prix "Je ressens en ce moment ce qu’on appelle une fierté du handicap - un concept émergent du mouvement des droits des personnes handicapées aux Etats-Unis. Que cela signifie-t-il ? Cela veut-il dire que je suis fière d’être malade, d’être en souffrance ? Certainement pas, mais j’ai pourtant de nombreuses raisons d’être fière d’être handicapée. Alors que j’accepte ce prix, l’enseignement supérieur reste inaccessible à des milliers de personnes handicapées. A ce jour, seules 8,3 % des personnes ayant une reconnaissance de leur handicap ont un diplôme supérieur au Bac, soit moins du tiers de la population non handicapée. J’ai pu constater par moi-même la réalité d’un parcours d’études totalement inadapté au handicap, et les conséquences néfastes de cette inaccessibilité sur ma santé. Mon vécu est semé de difficultés, et marqué par une nette perte de confiance en soi en lien avec les déficiences dues à mon handicap. J’ai souvent douté de moi, je ne me suis pas sentie à ma place, n’ayant pas de personne modèle, femme scientifique et handicapée, pour me donner espoir pour ma carrière scientifique. Ainsi, cette fierté handicapée promeut, au contraire, une attitude positive envers le handicap, encourageant les personnes handicapées à célébrer leur identité, leur diversité, et à revendiquer leurs droits, s'opposant ainsi à la stigmatisation et à la discrimination souvent associées au handicap. Le handicap fait partie de moi et a forgé mon parcours. Je ne suis certes pas fière de ma maladie, mais je suis fière de prendre de la place dans une société souvent validiste. Je suis fière de m’être adaptée et d’avoir réussi dans un monde qui s’adapte peu à moi. Fière de faire face chaque jour aux symptômes liés à ma pathologie, mais de continuer à me construire malgré cela. Et je suis fière de la force et de la solidarité de la communauté handicapée. C’est la raison pour laquelle je m’adresse aujourd’hui également à toutes les jeunes femmes handicapées qui hésitent à poursuivre une carrière scientifique, et je suis là pour leur dire : vous pouvez y arriver, vous êtes fortes et vous avez votre place dans le monde scientifique." < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Sophie Trélat

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Sophie Trélat Ingénieure-chercheuse en sûreté nucléaire « En plaçant la science au cœur de son expertise, elle contribue à limiter les risques liés aux explosions. » Au sein de la direction de l’expertise nucléaire française de défense et de sécurité, Sophie Trélat allie rigueur et créativité pour prévenir les risques d’explosion et protéger les installations sensibles. Certains après-midis, un parfum de caramel flotte dans l’école d’ingénieurs de Bourges : c’est Sophie Trélat qui fait des expériences à base de sucre glace avec des étudiants, pour simuler des explosions de poussière. D’autres fois, la doctorante fait sursauter les classes voisines du laboratoire avec des « Boum ! » retentissants : de mini-explosions de bulles de savon remplies d’hydrogène et d’oxygène. Bien qu’impressionnants, ces phénomènes sont bien maîtrisés, et surtout beaucoup moins dangereux que s’ils se produisaient près d’une centrale nucléaire. C’est précisément ce que Sophie Trélat explore dans sa thèse, après un cursus d’ingénieure dans cette même école. Elle a choisi son sujet après deux événements majeurs : les attentats du 11 septembre 2001 suivis, dix jours plus tard, d’une explosion d’engrais dans l’usine AZF, un accident industriel qui ravage la région toulousaine. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) vient d’être créé et la jeune diplômée se réjouit de travailler sur un enjeu aussi actuel et porteur de sens. Mêlant la mécanique et l’énergétique, elle étudie les effets des explosions, à travers notamment les phénomènes de propagation des ondes et de combustion, dans le but de protéger les installations nucléaires. Très marqué par l’image militaire, le secteur de la pyrotechnie et de la détonique attire peu de femmes mais cela n’empêche pas Sophie Trélat de devenir une spécialiste. Elle commence par relire des rapports de sûreté nucléaire dans une entreprise avant d’être embauchée à l’IRSN, en 2008. En plus de son travail d’expertise, elle réalise alors des expériences et des calculs qui lui donnent des arguments solides pour analyser les dossiers. Ici, l’anticipation et la créativité sont essentielles. Sophie Trélat imagine différents scénarios pour faire varier le type et la quantité d’explosif ainsi que le milieu, air ou eau, dans lequel les ondes se propagent. Elle mesure ensuite la pression, étudie la déformation d’un matériau sous l’effet du souffle, l’envol de fragments qui viennent percuter un mur… Comprendre et prévoir ces phénomènes permet de formuler des recommandations pour limiter les dégâts et de développer des outils de calculs faciles à utiliser. En plaçant la science au cœur de son expertise, Sophie Trélat contribue ainsi à limiter les risques liés aux explosions.

  • "La Science taille XX elles" à Grenoble

    "La Science taille XX elles" à Grenoble © Vincent Moncorgé Créée en 2018 par le CNRS et Femmes & Sciences, La Science taille XX elles met en lumière des femmes scientifiques contemporaines. Après Toulouse, Lyon et Paris, Grenoble s'empare du projet en 2021. À l’occasion du congrès ESOF (European Open Science Forum) organisé à Toulouse en 2018, le groupe toulousain de Femmes & Sciences a développé, conjointement avec la délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS, le projet La Science taille XX elles . Ce projet avait pour objectif de mettre en lumière des femmes scientifiques qui font la science d’aujourd’hui et celles du passé, souvent remarquables mais toujours méconnues. Ainsi, un parcours a été réalisé au cœur de Toulouse à la recherche de savantes dont les noms mériteraient de figurer sur les plaques de rues et douze femmes scientifiques contemporaines exerçant dans des disciplines variées ont été photographiées. Leurs photos ont constitué une exposition qui a été installée dans les vitrines des Galeries Lafayette puis dans différents sites toulousains. Depuis, la partie exposition du concept a été déclinée dans plusieurs régions de France : en 2019, à Lyon, vingt portraits ; en 2020, en Ile de France, seize portraits et maintenant à Grenoble où 21 femmes scientifiques se sont engagées à donner leur temps et leur image afin de susciter l'intérêt et la curiosité de tous. Cette exposition grenobloise est un projet impliquant Femmes & Sciences, le CNRS, l’Université Grenoble Alpes, Grenoble INP – UGA, Inria Grenoble Rhône-Alpes et l’association Parité Science. Tous les portraits ont été réalisés par le photographe Vincent Moncorgé , ce qui en assure l’harmonie esthétique. Pour enrichir ces expositions, un catalogue présentant les ambassadrices, leur parcours et leur métier a été édité pour chaque région. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

bottom of page