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- Colloque 2024 de Femmes & Sciences
Colloque 2024 de Femmes & Sciences 20 novembre 2024 22 novembre 2024 Strasbourg Le colloque annuel de l'association aura lieu le 22 novembre 2024 à Strasbourg. Femmes & Sciences annonce son colloque 2024 "Vers des climats inclusifs". Chaque année, l’association organise un colloque sur un thème spécifique permettant de discuter de la place des femmes dans les métiers scientifiques et techniques. L’édition 2024 se tiendra à Strasbourg. Nous évoquerons le bouleversement du climat planétaire et son impact sur la vie des femmes. Nous évoquerons aussi le climat au travail dans le monde scientifique ; nous analyserons les discriminations qui freinent l’engouement des jeunes filles pour les sciences ou participent à l’érosion de la présence des femmes dans les domaines scientifiques. Enfin, nous interrogerons la notion d’inclusion en élargissant le thème de la diversité à d’autres facteurs de discriminations que le genre. - Mercredi 20 novembre : formation pour le corps enseignant et toutes personnes intéressées - évènement en ligne - Vendredi 22 novembre : colloque ouvert à toutes personnes intéressées - à Strasbourg - Samedi 23 novembre : journée "Nous les membres", réservée aux membres de l'association ----------------------------------- Télécharger le programme complet : ici ----------------------------------- Des vidéos de la formation < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Céline Chevalier
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Céline Chevalier Ingénieure de recherche en nanotechnologies "Une vie sur le nanofil" Céline Chevalier est ingénieure de recherche CNRS à l’Institut des nanotechnologies de Lyon (INL, ECL / INSA Lyon / CPE / Lyon1 / CNRS). Après un DUT Génie électrique et Informatique industrielle à Montluçon, suivi d’une licence et d’une maîtrise Électronique, Électrotechnique et Automatisme à l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, elle intègre un DEA orienté vers les microtechnologies qui deviennent dès lors son sujet de prédilection. Major de sa promo, elle obtient une bourse et initie une thèse en co-tutelle entre Grenoble et le Japon sur les diodes électroluminescentes en diamant et décide de poursuivre en post-doctorat son travail sur les LED. Motivée avant tout par la recherche, et après un intermède dans le privé, elle intègre l’INL où elle exerce un métier « applicatif ». Nano-technologies, micro-technologies ? C'est à l’université que que Céline Chevalier s'est décidée. Élevée et grandie dans un milieu familial sans professeurs ni docteurs « j'étais plutôt scientifique que littéraire, ça marchait bien et au collège j'aimais bien les cours de technologie. J'ai poursuivi sur cette voie. » Céline Chevalier explore désormais diverses thématiques. L’une d’elles porte sur la structuration de la matière à l'échelle nanométrique pour des applications à des cellules photovoltaïques polychromiques. Les dimensions de la structuration font varier la coloration des échantillons, permettant ainsi d’obtenir toute une gamme de couleurs. Appliquées à l’arrière des cellules photovoltaïques, ces couleurs rendent les panneaux plus esthétiques lorsqu’ils doivent être intégrés, par exemple, à l’habitat. Ils pourraient notamment être utilisés pour les panneaux publicitaires. Céline Chevalier développe également une activité relative aux matériaux pour le photovoltaïque. Elle travaille pour cela à l'élaboration de cellules en couches minces de silicium – matériau usuellement utilisé dans ce domaine – ainsi qu'avec d'autres matériaux plus « exotiques » tels que les pérovskites (un cristal sensible à la lumière qui pourrait révolutionner l'énergie solaire) ou les cellules dites « tandem » qui combinent cellules photovoltaïques en nanofils et cellules de silicium. Le grand intérêt des nanofils est leur capacité à collecter dix fois plus d'énergie lumineuse qu'une cellule conventionnelle du fait de leur diamètre plus petit ou comparable aux longueurs d'onde de la lumière visible. Ingénieure de recherche, et ensuite ? Les postes à responsabilités sont-ils réservés aux hommes ? Céline Chevalier préfère voir le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide et espère que davantage de femmes accèderont à ces postes. Très investie dans son travail, concilier sa vie professionnelle et sa vie en tant que femme et mère est au quotidien une véritable course contre la montre. « Mais je suppose que les femmes scientifiques d’il y a vingt ans avaient le même rythme que celles d'aujourd'hui. » Son domaine, en quelques mots : Le travail de la matière à l’échelle nanométrique – Les produits innovants du futur (les cellules solaires photovoltaïques, les capteurs photoniques, les LEDs, etc.) font tous appel à des structures périodiques dans deux directions pour obtenir des fonctionnalités complexes. L’intégration de ces micro-nanostructures constitue un des leviers majeurs pour développer de nouveaux composants optoélectroniques et photoniques. Céline Chevalier travaille à l’élaboration de ces structures diffractives afin de contrôler les propriétés de ces composants clés. Pour cela, elle développe des moyens de micro-nanotechnologies en salle blanche, telles que la lithographie électronique, interférentielle laser et par nano-impression.
- Tables Rondes des 140 ans de l'ESPCI Paris PSL
Tables Rondes des 140 ans de l'ESPCI Paris PSL 17 mars 2023 Caserne Napoléon, rue de Rivoli, Paris 4ème Enregistrement des Tables Rondes Rôle des Femmes en Sciences (ESPCI) Le 17 mars dernier, F&S avait le plaisir d'organiser en partenariat avec ESPCI Alumni, le Fonds ESPCI et la ville de Paris une table ronde autour du rôle des Femmes en Science. Cet évènement faisait écho à l'exposition "Femmes de Sciences" qui met en lumière des profils d'ingénieures de l'ESPCI, aujourd'hui en poste dans la recherche académique, l'industrie ou encore le conseil et la propriété intellectuelle. Vous retrouverez DEPUBLIE NA < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Nadia Hasnaoui
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Nadia Hasnaoui Ingénieure, responsable technique "La clef des champs éléctro-magnétiques" Nadia Hasnaoui est ingénieure, responsable technique au CERDA – un laboratoire d’essais sur appareillage haute tension – chez General Electric à Villeurbanne. Après un bac S, elle intègre l'INSA et obtient un diplôme d’ingénieur en génie mécanique et conception. Douée pour les sciences et particulièrement intéressée par la mécanique, c’est un peu par provocation que Nadia Hasnaoui s'est orientée vers le génie mécanique et la conception. Elle est aujourd’hui responsable technique et qualité d'un laboratoire d'essais spécialisé dans l'appareillage haute tension. Avant d’accéder à ce poste, Nadia Hasnaoui a été, ingénieure calcul puis cheffe de projet technique. Son travail consistait à réaliser des calculs de simulation multi-physique (électrique, mécanique, magnétique) préalables à toute conception de nouveaux appareils de type disjoncteur haute tension. Nadia Hasnaoui évolue dans un univers où sont abordés des sujets riches et variés : du domaine des matériaux à celui de l’électro-magnétique, en passant par la mécanique des solides et des fluides, tout l’intéresse. « C’est stimulant intellectuellement. On a tendance à croire qu'une fille a une prédisposition pour certains domaines, ce sont des préjugés. L’important est de ne pas se mettre soi-même des barrières. » Investie et passionnée par son métier de conception sous haute et très haute tension, 145 000, 250 000, voire 800 000 volts, l'ingénieure s'enflamme : « Le dimensionnement de nos appareils passe par la simulation numérique des solutions déterminées lors des brainstormings en équipe. On retient quelques idées avant le prototypage en l'atelier, puis viennent les essais de puissance pour investigation et pour finir les validations. » Ce processus peut prendre de un à trois ans pour un unique projet. « On ne s’ennuie jamais. C’est de la recherche appliquée, il y a un client, un marché, un budget, des contraintes et à terme, une production en série. Les produits que l’on conçoit sont assez complexes et de taille importante, ce qui permet de toucher à tout et d’apprendre à partir de différentes disciplines. » Quel est l’aspect le plus enrichissant du métier d’ingénieure ? « L'interaction avec le monde de l'atelier, riche en enseignements. Les ouvriers ont une grande expertise en appréhension de conceptions nouvelles et innovantes, en assemblage et en résolution de problèmes pratiques. » « Et si j’avais un conseil à donner aux jeunes lycéennes et étudiantes, je leur dirais d’être curieuses, de suivre leurs aspirations. Le monde d’aujourd’hui est plein de défis et nous avons besoin de tout le monde, dans tous les domaines. » Son domaine, en quelques mots : La principale préoccupation des services publics est d’assurer la fiabilité, l’efficacité et la sécurité du réseau électrique. Pour y parvenir, des sous-stations complexes de composants électriques haute tension sont installées sur tout le réseau. Ces sous-stations ont pour fonction de distribuer l’énergie, protéger le réseau – qui est soumis à des charges de plus en plus importantes – et absorber des contraintes plus élevées que celles prévues à l'origine. Le laboratoire d'essais CERDA permet aux fabricants et aux exploitants du réseau final, comme RTE, de tester leurs équipements grâce à une expertise approfondie du domaine et à des installations d'essai dimensionnées en conséquence. Les résultats d’essai permettent de développer et d’améliorer les appareillages haute tension et certifier leurs capacités avant introduction sur le marché. Le rôle du service technique que dirige Nadia Hasnaoui est de préparer et de superviser l’exécution de ces essais de puissance, ainsi que tout un catalogue d’essais hors puissance, sur du matériel haute tension. Son périmètre comprend toutes les étapes qui interviennent depuis l’étude de faisabilité jusqu’à à l’établissement des rapports de conformité en accord avec les normes internationales, en passant par la mise en place de circuits d’essais complexes et le pilotage de protocoles d’essais innovants. Nous travaillons aussi à la résolution de problématiques techniques liées aux circuits, et aux installations et à l’amélioration continue de nos moyens d’essais
- Delphine Racaud Terroitin
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Delphine Racaud Terroitin Ingénieure et manager dans l’industrie automobile Prenez le volant ! Delphine Racaud est ingénieure de formation et actuellement manager au Mans au sein du groupe Renault où elle pilote la chaîne logistique - ou supply chain, réseau qui coordonne l’approvisionnement, la production et la livraison de châssis de voiture. Sa mission : garantir la fluidité de la production industrielle, dans un environnement où chaque jour apporte son lot de défis. Delphine Racaud a grandi dans un environnement familial tourné vers l’artisanat. Sa mère, styliste-modéliste en maroquinerie, travaillait à la maison, entourée de machines de confection. Très tôt attirée par le bricolage, les casse-têtes et les puzzles, ellerêvait d’être ingénieure, sans trop savoir ce que cela voulait dire. « Je voulais simplement comprendre comment fonctionnent les choses .” Une seconde générale, qu’elle juge “trop conceptuelle ”, ne lui convient pas. Après un bac technique dans l’industrie du vêtement, elle s’oriente vers un DUT génie mécanique – un choix qu’elle doit défendre face aux réticences de l’IUT dans une filière largement représenté par les hommes. Elle obtient son diplôme haut la main puis décroche ensuite un diplôme d’ingénieur en alternance aux Arts et Métiers, en partenariat avec Renault qu’elle n’a pas quitté depuis. Pour elle, “une vraie opportunité de mettre en pratique ce que l’on apprend à l’école ”. Durant ses dix premières années au sein du groupe Renault, Delphine Racaud évolue dans le service qualité. Elle travaille à l’international, notamment au Japon, en Turquie et en Inde, où elle apprend à s’adapter à des contextes culturels parfois complexes. Ces expériences renforcent sa conviction que les femmes doivent apprendre à “décider et imposer des choix ” dans l’industrie automobile, secteur qu’elle compare à un mécanisme complexe, rythmé par des imprévus quotidiens. Aujourd’hui à la tête du département Supply Chain, qu’elle assimile à “l’huile des engrenages ”, elle jongle entre logistique et stratégie pour maintenir la production. “En logistique, il faut parfois modifier le type de pièces produites en fonction des contraintes comme les stocks ou le transport, tout en garantissant l’activité de l’usine. ” Son parcours, entre qualité, gestion de projets et logistique, lui a permis de développer une vision globale des métiers de l’industrie automobile. Elle souhaite rassurer les jeunes générations : “Il n’y a pas de parcours tout tracé et il est normal de ne pas savoir ce qu’on veut faire à la fin du collège. ” Aux jeunes filles, elle veut adresser un message clair : « votre place est avec nous, venez découvrir l'immense champ des possibles pour les femmes issues d'une filière scientifique ». En parallèle de sa carrière, Delphine Racaud a aussi mené une autre aventure, celle de l’adoption de ses deux enfants en Thaïlande, convaincue qu’il est possible de concilier ambition professionnelle et vie familiale.
- Tribune : Cessez de parler « d’autocensure »
Tribune : Cessez de parler « d’autocensure » Image générée par IA Cessez de parler « d’autocensure » : ce ne sont pas les femmes qui se taisent, ce sont les structures qui les réduisent au silence Parler d’autocensure pour expliquer la faible présence des femmes dans les espaces de pouvoir, de savoir ou de parole est devenu un réflexe, presque un lieu commun. Si elles ne s’expriment pas, c’est qu’elles n’oseraient pas. Si elles n’occupent pas certains postes, c’est qu’elles ne s’y projetteraient pas. Cette interprétation, aussi répandue que commode, occulte une réalité bien plus structurelle : ce ne sont pas les femmes qui choisissent de se taire, ce sont les institutions, les normes et les dynamiques de pouvoir qui les y contraignent. Des interprétations erronées qui déplacent la responsabilité Sous couvert d’objectivité, l’idée d’autocensure opère un glissement insidieux : elle fait porter aux femmes la responsabilité de leur propre invisibilisation. Comme si le problème n’était pas dans l’environnement, mais dans leur comportement, leur manque de confiance ou une prétendue réserve naturelle. Or, les recherches montrent que dans un climat inclusif et équitable, les femmes prennent la parole autant que les hommes. Ce n’est donc pas le courage qui leur manque, mais des conditions propices à l’écoute et à la reconnaissance. Lorsque les femmes hésitent à s’exprimer, à publier ou à postuler dans des secteurs historiquement masculins, est-ce vraiment par choix ? Ou s’agit-il d’une réponse rationnelle à un environnement où elles savent que leurs interventions risquent d’être minimisées, interrompues, voire reprises à leur compte par certains hommes qui s'en attribuent alors le mérite ? Parler d’autocensure dans ces cas-là, c’est ignorer les sanctions – explicites ou implicites – qui pèsent sur leurs prises de parole. Une parole toujours sous surveillance Le paradoxe est connu : quand les femmes parlent peu, on leur reproche leur silence ; quand elles s’expriment avec assurance, on les juge trop émotionnelles ou alors trop directes voire autoritaires. Ce double standard crée un climat où toute intervention devient un exercice d’équilibriste. Il faut parler – mais pas trop. S’imposer – mais sans heurter. Se faire entendre – tout en restant aimable. Dans le monde académique, cette tension est particulièrement manifeste. Les chercheuses sont moins sollicitées comme expertes, moins invitées dans les conférences, moins citées dans les publications. Et quand elles accèdent à la visibilité, elles doivent encore prouver leur légitimité, souvent davantage que leurs homologues masculins. Changer les mots pour changer le regard Le terme « autocensure » a l’apparence de la neutralité, mais il masque les rapports de force. Il invisibilise les mécanismes d’exclusion, le sexisme intériorisé, les normes implicites qui définissent qui a le droit de parler – et d’être écouté. Plutôt que d’enjoindre aux femmes de « prendre la parole », il est urgent d’agir sur les causes systémiques de leur invisibilisation. Cela suppose de : • Limiter les interruptions et le mansplaining dans les réunions ; • Assurer une représentation paritaire dans les comités et les organes décisionnels ; • Reconnaître et valoriser à égalité les contributions des femmes ; • Interroger les biais à l’œuvre sur la légitimité de celles et ceux qui s’expriment. Cesser de confondre la cause et la conséquence En définitive, ce que l’on nomme « autocensure » n’est bien souvent qu’une adaptation à des environnements où la parole des femmes est empêchée par des contextes sexistes et des dynamiques de pouvoir. Ce n’est pas aux femmes de « parler plus fort », mais aux institutions de créer les conditions d’un véritable accès à la parole, dans toute sa diversité. Changer les mots, c’est déjà commencer à changer le regard. Et ce changement de regard est indispensable pour ouvrir la voie à une transformation profonde en vue de l’égalité réelle entre femmes et hommes. C’est pourquoi il est temps de délaisser le mot « autocensure » pour nommer convenablement cette cause et parler dorénavant de censure sociale et institutionnelle . Version pdf de cette tribune : ICI < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Anniversaire 10 ans Mentorat F&S à Montpellier
Anniversaire 10 ans Mentorat F&S à Montpellier © Martine Lumbreras Anniversaire des 10 ans du Programme de Mentorat Femmes & Sciences pour doctorantes à l'Université de Montpellier. Le 28 novembre 2025 a été organisée une très belle soirée pour célébrer les 10 ans du programme de Mentorat Femmes & Sciences pour doctorantes à l'Université de Montpellier. Un anniversaire marqué par de nombreux témoignages inspirants de mentees et mentor·es, de belles rencontres et un enthousiasme partagé autour de l’accompagnement et de la transmission, mettant en évidence les bonnes pratiques et un "safe space" pour les doctorantes Un grand bravo à l'équipe montpellieraine engagée dans la coordination de ce programme depuis dix ans. Un énorme merci au réseau de mentor·es sans qui ce programme n'aurait pas été possible, ainsi qu'à l'Université de Montpellier pour leur soutien, à l'ensemble des intervenant·es et à l'association Femmes & Sciences. Voir le programme : ici En savoir plus sur le Mentorat F&S : ici Et plus particulièrement à Montpellier : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Partenariat sur les grandes figurines féminines de la science.
Partenariat sur les grandes figurines féminines de la science. 30 octobre 2025 Bonjour, Je suis Adriana, assistante de production pour la chaîne YouTube "Antoine VS Science." Je me permets de venir vers vous aujourd'hui, suite à un mail que j'ai fait parvenir à votre secrétariat. Nous voulons vous présentez notre série "Les Géantes" qui retrace les tournants de l'histoire des sciences à travers le travail biographique de grandes figures féminines, dans le but de créer un imaginaire scientifique féminin. Nous sommes convaincus que l'une des causes du faible engagement des femmes dans les carrières techniques et scientifiques réside dans l'absence de modèles. Nous espérons, à notre échelle, répondre à ce problème et inciter les jeunes filles à s'orienter vers des carrières scientifiques. Une partie des financements est assurée par le CNC, mais nous sommes encore à la recherche de partenaires pour nous accompagner dans la réalisation des quatre derniers épisodes. Vous trouverez ci-joint le pitch de notre série, si vous souhaitez également accéder à notre kit média, il a été envoyé sur secretariat@femmesetsciences.fr NA < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Apolline Lecercle
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Apolline Lecercle Physicochimiste « Il n’existe pas de barrière insurmontable pour celles et ceux qui font du partage et de la détermination leurs alliés les plus précieux. » Apolline Lecercle est docteure ingénieure chez Michelin et marraine de l’association Elles bougent qui promeut les sciences auprès des jeunes filles. En science comme en sport, elle aime relever les défis et repousser les limites, mais en la jouant toujours collectif. Apolline Lecercle se souvient d’un tournant dans son approche des sciences. En 2012, la jeune femme, âgée de dix-neuf ans, est en stage au CERN, l’actuelle Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Fascinée par l’engouement et l’engagement de l’équipe de recherche passionnée qui l’entoure, Apolline Lecercle ressort de cette expérience changée mais aussi convaincue : elle aussi sera docteure en thèse. Suit une nouvelle rencontre décisive à l’INSA de Lyon (Institut National des Sciences Appliquées) avec… la corrosion ! Le courant passe instantanément : « Les oxydes c’est joli, c’est assez gracieux. On s’est tout de suite bien aimées, la corrosion et moi », raconte-t-elle avec amusement. Quand Michelin lui propose de faire de la corrosion son sujet de thèse, elle accepte immédiatement. Passionnée par le sport, elle adore relever les défis et cet abord des sciences par la pratique lui correspond bien. Après sa thèse soutenue en 2018, elle intègre le groupe Michelin en tant qu’experte corrosion. Cinq ans plus tard, nouveau challenge : Apolline Lecercle quitte son poste d’experte corrosion pour se lancer dans la conception de matériaux polymères. Au quotidien, elle accompagne doctorant·es, alternant·es et stagiaires et participe activement à créer du lien entre les individus qui gravitent autour d’elle, mettant ainsi un point d’honneur à privilégier toujours la réussite collective. Ce qui l’anime, c’est cette envie de se dépasser pour les autres, d’avancer ensemble vers un objectif commun. Apolline Lecercle en est convaincue : la connaissance fait partie de ces choses qui nous font grandir lorsqu’on la partage. Un idéal qu’elle met en pratique au printemps 2023, en participant à un projet solidaire fou : le raid Amazones en binôme. Durant cette aventure de dix jours, elle allie sport et sciences, repoussant ses limites sur un vélo, un canoë ou dans ses chaussures de trail, tout en partageant son goût des sciences avec ses concurrentes et la jeunesse sri-lankaise. Devenue depuis marraine de l’association Elles Bougent, qui met en avant les sciences auprès des jeunes filles, l’ingénieure énergique en est la preuve : « On peut être une femme et une scientifique impliquée et reconnue, une femme et une sportive assidue et engagée. Il n’existe pas de barrière insurmontable pour celles et ceux qui font du partage et de la détermination leurs alliés les plus précieux. »
- Elodie Paquet
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Elodie Paquet Chercheuse en robotique et impression 3D J'imprime mes idées taille XXL de l'architecture à la pâtisserie Élodie Paquet est enseignante-chercheuse à Nantes Université, au Laboratoire des sciences du numérique de Nantes (LS2N) [1]. Spécialiste de l’impression 3D robotisée, elle conçoit des méthodes de fabrication automatisée de structures de grande taille pour la construction et l’industrie. Elle trace sa voie parmi les rares femmes engagées dans les technologies de fabrication avancée. Le goût d’Elodie Paquet pour la mécanique est apparu relativement tôt. Après un bac technologique (souvent privilégié par les hommes), elle poursuit un DUT Génie mécanique et productique à l’IUT de Nantes, avant d’intégrer une école d’ingénieurs par alternance. Un stage de six mois à l’Université de Cambridge, où elle participe au développement d’une imprimante 3D à visée médicale, marque un tournant. « J’ai compris que je pouvais à la fois concevoir, fabriquer et réfléchir aux usages ». Après plusieurs années dans l’industrie manufacturière, notamment sur des chantiers internationaux, Élodie Paquet revient à Nantes. Elle participe au projet YHNOVA, la première maison imprimée en 3D en France et inaugurée en 2017, avant de poursuivre une thèse [2]. Aujourd’hui spécialiste de l’impression 3D dite « XXL », Élodie Paquet conçoit des procédés permettant à des robots de fabriquer des structures de grande taille par dépôt successif de matière. Elle travaille avec une variété de matériaux comme le béton, la terre crue, les métaux et s’attache à automatiser intelligemment chaque étape du processus. Ses recherches intègrent la modélisation numérique via des jumeaux numériques [3], ainsi que l’utilisation de capteurs, de systèmes de monitoring en temps réel et d’outils d’intelligence artificielle afin d’optimiser et de contrôler la qualité des pièces produites. « Mon travail consiste à générer des trajectoires robotiques adaptées aux performances attendues, qu’elles soient mécaniques, thermiques ou environnementales. L’impression 3D permet de repenser la manière de construire avec moins de matière, moins de déchets et plus de fonctionnalités. » En parallèle de ses recherches, Élodie Paquet enseigne à Nantes Université les procédés de fabrication : l’usinage, le soudage, la robotique et l’impression 3D. Elle mène aussi des actions de médiation scientifique auprès du grand public et des scolaires, avec la volonté de rendre visibles des parcours féminins dans des domaines techniques encore largement masculins. « Longtemps en manque de modèles féminins, je veux aujourd’hui montrer qu’une femme peut s’épanouir pleinement dans ces métiers. Lessciences et l’ingénierie sont accessibles à toutes et à tous », rappelle-t-elle, soulignant que la diversité des profils constitue un levier essentiel de progrès. [1] LS2N, CNRS/Nantes Université/Ecole centrale de Nantes [2] Consacrée au développement de procédés de fabrication additive à base de polymère expansif pour des structures de grande dimension. [3] Un jumeau numérique est un modèle virtuel d'un objet physique.
- Building bridges between GirlsLead to WomenLead @STI
Building bridges between GirlsLead to WomenLead @STI 9 mars 2023 8 Mars - carrières de longue durée en STEM: éveiller et faire prospérer les carrières et les vocations des femmes pour transformer des filles en femmes leaders en STEM. Nous voulons travailler pour étudier et contruibuer à réduire l'écart entre les filles, les jeunes femmes et les femmes dans les STEM pour promouvoir dans leurs différents moments décisifs de choisir de construire de longues carrières dans les STEM-Informatique. Pour commémorer le 8 Mars , nous recuiellons des témoignages des femmes de toutes âges pour savoir: Quand et comment est né leur intérêt en sciences et notamment en Informatique? Comment se projettent elles dans leurs études (universitaires, courts, longs?) Comment se voient elles dans leur vie professionnelle et si elles ont une femme qu’elles trouvent inspirante et pour quelle raison? Ou si c’est plutôt un homme qu’elles ont pris comme modèle, qui et pourquoi? Commission égalité F/H LIRIS, projet Gender STI, Lab 2 prototype 2.1 The Aspire Artemis Foundation < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Trois journées « Sciences, un Métier de Femmes » dans le Grand Est
Trois journées « Sciences, un Métier de Femmes » dans le Grand Est 27 février 2025 4 mars 2025 Nancy, Strasbourg et Mulhouse Le succès de la journée "Sciences, un métier de femmes" du 15 mars 2024 a motivé les adhérentes de Femmes & Sciences Grand Est à élargir le champ d'action de cette journée. En 2025, trois nouveaux évènements seront organisés par l’association Femmes & Sciences Grand-Est, en partenariat avec IESF-ARISAL et les universités locales : l'Université de Lorraine, l'Université de Strasbourg et l’Université de Haute Alsace. Ainsi, plus de 540 lycéennes issues de 34 lycées du Grand Est participeront à une journée « Sciences, un métier de femmes » : - le 27 février à Nancy (lycées lorrains - à la FST de Vandœuvre-lès-Nancy - piloté par Emmanuelle Bignon, F&S, CR CNRS au LPCT), - le 3 mars à Strasbourg (lycées du Bas-Rhin - à l'UFR de Maths/Info sur le campus de l'Esplanade - piloté par Véronique Pierron-Bohnes, F&S, DR CNRS émérite à l'IPCMS), - le 4 mars à Mulhouse (lycées du Haut-Rhin - à la FST de l'UHA sur le campus de l'Illberg - piloté par Nicole Bomo, F&S, Présidente IESF Alsace, ingénieure retraitée d'EDF) - voir https://www.femmesetsciences.fr/grand-est-sciences-un-metier-de-femmes. Lauraline Feltz I https://www.lauraline.net/ < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >










