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619 résultats

  • Magali Tournus

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Magali Tournus Mathématicienne « L’aventure scientifique en équations » Magali Tournus est maîtresse de conférences à Centrale Méditerranée où elle y donne des cours et mène ses travaux de recherche à l’Institut de mathématiques de Marseille [1]. Elle a travaillé pendant deux ans aux États-Unis puis en Espagne, avant de rejoindre son laboratoire actuel. Magali Tournus s’est passionnée dès le plus jeune âge pour les mathématiques et les récits d’aventures scientifiques. Pour elle, une des richesses des mathématiques est de pouvoir appréhender des questions scientifiques de domaines qui peuvent paraître très différents, et d’en faire ressortir les points communs. « En suivant le fil d’une équation, on peut explorer des contrées très surprenantes », s’enthousiasme-t-elle. Aujourd’hui, elle étudie les équations qui décrivent une population dont les individus croissent et se fragmentent. C’est ce qui arrive par exemple pour une population de cellules qui grossissent et se divisent en deux ou encore une population de roches de différentes tailles dans un broyeur. Un champ d’application est l’évolution d’une tumeur cancéreuse soignée composée de deux types de cellules : celles qui résistent au traitement et les autres. Récemment, Magali Tournus et une équipe de biophysiciens se sont intéressés aux maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, les maladies à Prion, etc.). Ils ont pu identifier les différences de comportement entre des fibres de protéines provoquant ces pathologies et les autres. Ces travaux font intervenir des outils de pointe en analyse mathématique et montrent que les fibres provoquant des pathologies sont beaucoup plus fragiles mécaniquement et se cassent plus facilement que les autres fibres. Ces résultats pourraient guider les médecins dans la prévention ou la guérison de ces maladies. « Pour moi, faire des mathématiques, c’est modéliser le monde pour le comprendre, faire des prédictions et prendre les décisions les plus intelligentes possibles, en médecine comme dans beaucoup d’autres domaines. » Magali Tournus participe à des camps scientifiques qui accueillent des lycéennes passionnées de mathématiques. « Je suis convaincue que l’accès aux mathématiques demande peu de moyens : un papier et un crayon pour commencer, et l’aventure peut vous emmener très loin ! » [1] – I2M (Aix-Marseille Université/CNRS)

  • Soizic Terrien

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Soizic Terrien Acousticienne Je mets le son en équations Soizic Terrien est acousticienne au Laboratoire d’acoustique de l’Université du Mans [1]. Elle s’intéresse aux systèmes complexes qui produisent des sons par friction, comme les instruments à cordes ou à vent, et cherche à comprendre et prévoir leurs vibrations grâce à des expériences et des modèles mathématiques. Soizic Terrien a grandi et suivi toute sa scolarité à Cholet, en Maine-et-Loire. Elle se passionne alors autant pour les sciences que pour la musique, qu’elle pratique assidûment à travers la flûte et le violon. Après un bac scientifique, elle s’oriente vers une licence de physique à l’université de Nantes. C’est là qu’elle découvre l’acoustique, la science du son, et surtout une manière évidente de faire dialoguer ses deux centres d’intérêt. À la fin de sa thèse, menée au Laboratoire de mécanique et d’acoustique de Marseille [2], Soizic Terrien part quatre ans en Nouvelle-Zélande avant de rentrer en France en 2018. Elle rejoint, en 2021, le Laboratoire d’acoustique de l’Université du Mans, où elle poursuit aujourd’hui ses travaux à l’interface entre mathématiques appliquées et acoustique. Ses recherches portent sur des phénomènes dits auto-oscillants, omniprésents dans la nature et dans le corps humain. Le crissement d’un système de freinage, un doigt mouillé sur un verre ou encore la production de la voix humaine relèvent de ces mécanismes. “Je cherche à comprendre pourquoi ces phénomènes, soumis à une source d’énergie continue, produisent des sons si variés, et pourquoi de très faibles changements de paramètres peuvent entraîner de grandes différences sonores ”. Pour cela, elle modélise ces phénomènes à l’aide d’équations mathématiques “afin de déterminer quels sont les ingrédients minimaux pour produire un son. ” Pour un violon, l’ingrédient essentiel est le frottement : l’archet adhère à la corde, puis glisse, générant des variations brutales à l’origine du son. Soizic Terrien combine ainsi outils mathématiques, simulations numériques et expérimentations afin de cartographier les régimes sonores possibles. Les méthodes qu’elle développe pourraient, à terme, ouvrir de nouveaux champs d’application, notamment pour mieux comprendre des systèmes complexes présentant des transitions ou des basculements de régime, comme en climatologie. [1] CNRS / Le Mans Université [2] CNRS/Aix-Marseille Université/Centrale méditerranée

  • 72 femmes scientifiques françaises inscrites sur la Tour Eiffel

    72 femmes scientifiques françaises inscrites sur la Tour Eiffel © Agence Pierre-Antoine Gatier Grâce à Femmes & Sciences, les noms de 72 femmes scientifiques seront bientôt inscrits au premier étage de la Tour Eiffel ! La commission d’experts, co-présidée par Jean-François Martins , président de la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel, et Isabelle Vauglin , vice-présidente de Femmes & Sciences, a transmis aujourd'hui à la Maire de Paris son rapport précisant parmi ses 6 recommandations les critères retenus pour sélectionner les noms de femmes scientifiques. La commission a décidé d’élargir la proposition initiale de Femmes & Sciences (inscrire 40 noms au 2ème étage) et préconise d’inscrire au premier étage 72 noms de femmes au-dessus de la frise des 72 hommes. Une parité parfaite donc ! Une décision historique et une avancée majeure pour l'égalité femmes-hommes dont l'impact dépassera largement la France ! La commission donne aussi à Femmes & Sciences la charge d'établir la liste des 72 femmes dont les noms seront inscrits sur la Tour Eiffel ! Une lourde responsabilité mais surtout une belle reconnaissance de notre association, dont nous sommes très fières ! Détails sur le projet et son avancée en cliquant ici Contact: Isabelle Vauglin < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Sylvie Lorthois

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Sylvie Lorthois Bio-mécanicienne "Les réseaux de neurones : mon atlas pour étudier le cerveau" Initialement ingénieure aérospatiale, Sylvie Lorthois se réoriente vers la biomécanique en effectuant une thèse en mécanique des fluides et un DEA de biologie du sang et des vaisseaux. Après un post-doctorat à l’Université de Berkeley, elle est recrutée comme chargée de recherche au CNRS en 2001. Depuis, elle travaille à l’Institut de mécanique des fluides de Toulouse (IMFT – CNRS ; Université Toulouse III – Paul Sabatier ; Toulouse INP). Le cerveau humain est irrigué par un réseau de minuscules vaisseaux sanguins, tous plus fins que le diamètre d’un cheveu, qui serpentent entre les neurones et dialoguent avec eux. Ce dialogue leur permet de moduler localement le débit sanguin de façon à ce que l’apport en oxygène et nutriments corresponde parfaitement aux besoins des neurones. C’est pourquoi, observer sa circulation sanguine permet de voir le cerveau en train de fonctionner. Cette idée simple est importante : elle est à la base d’un grand nombre de travaux d’imagerie dont l’objectif est de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. Mais, comme beaucoup d’idées simples, elle pose beaucoup de questions quand on l’examine plus attentivement. Par exemple, pour des besoins similaires, l’augmentation du débit sanguin et des apports énergétiques associés dépend-elle de l’architecture du réseau vasculaire ? Si oui, comment interpréter les différences entre les images acquises dans différentes aires cérébrales, dont l’architecture peut être différente, ou dans des conditions pathologiques, dans lesquelles de nombreux vaisseaux peuvent se boucher puis progressivement disparaître ? Pour répondre à ces questions, Sylvie Lorthois s’appuie sur les résultats des recherches en cours dans les champs de la mécanique des fluides et de la physique des milieux poreux. Elle travaille sur le développement de modèles mathématiques, numériques et expérimentaux permettant de mieux comprendre comment l’architecture d’un réseau microvasculaire complexe contrôle l’écoulement sanguin en son sein, ainsi que les échanges. Outre l’imagerie, qui a constitué son champ d’investigation initial, les applications se sont maintenant élargies et portent aussi sur la compréhension du rôle de la microcirculation sanguine dans certaines maladies neuro-dégénératives, dont la maladie d’Alzheimer. Sur tous ces aspects, elle collabore avec des biologistes, des physiologistes, des spécialistes d’imagerie biologique ou des neurochirurgien.ne.s, en France et à l’étranger.

  • Prix Thierry Célérier- Femmes & Sciences : remise du prix

    Prix Thierry Célérier- Femmes & Sciences : remise du prix Salomé Nashed, accompagnée d'Isabelle Pianet, présidente de l'association F&S et de Marie Noelle Célérier, fondatrice du prix. © Sylvaine Turck-Chièze Le prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences a été décerné à Salomé Nashed, étudiante en doctorat à l’Institut de Biologie Paris Seine (Sorbonne – Université) en 2021. Pour sa première édition, le prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences a été décerné à Salomé Nashed, étudiante en doctorat à l’Institut de Biologie Paris Seine (Sorbonne – Université). Ce prix, d’un montant de 10 000 €, est destiné à distinguer annuellement une jeune femme de talent en situation de handicap pour l’aider à réaliser un projet ambitieux soit d’études ou de recherches scientifiques, soit d’innovation technologique. La lauréate 2021 est une jeune femme de 25 ans, Salomé Nashed, atteinte de cécité depuis la naissance. Elle a obtenu en 2019 un master avec la mention très bien et est actuellement en troisième année de doctorat au sein du Laboratoire de Biologie Computationnelle et Quantitative. Spécialisée en bio-informatique, elle analyse les données expérimentales de l’équipe dont elle fait partie, en développant un outil d’analyse génétique. Investie dans plusieurs associations au service de personnes en situation de handicap, elle consacre ses loisirs à la musique, en particulier au piano. Le prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences a donc trouvé, pour sa première lauréate, une jeune femme exceptionnelle, possédant une vaste palette de compétences et une grande valeur humaine. Il fut remis lors du Colloque annuel de l'association, pendant la session dédiée aux membres. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • En toustes conScience

    En toustes conScience Le projet "En toustes conScience" vise à sensibiliser les agents des établissements de l’ESR aux VSS dans leur environnement de travail. À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2023, l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) en Occitanie a lancé le projet "En toustes conScience" dans le cadre de son plan action égalité, en collaboration avec l'association Femmes & Sciences. Ce projet est financé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Au programme plusieurs actions sur une année : - 13 capsules vidéos co-construites avec Gonzalo Ruiz (de la chaine Drop of curiosity ) couvrant des thèmes comme le consentement, le mansplaining, l’effet Matilda…. qui ont été postées sur les comptes TikTok, Instagram et Youtube du projet "En toustes conScience" et sur le compte Instagram de Femmes & Sciences Voir les capsules vidéos - une collaboration avec l’influenceuse et créatrice de contenus Marie Treibert (de La Boite à curiosités) pour parler de la place des femmes dans le monde de la recherche - des ateliers de théâtre forum autour des VSS avec la compagnie de théâtre forum d'Agropolis - 3 podcasts avec Radio Campus Montpellier pour parler des VSS dans le monde de la recherche avec des victimes et des experts engagés Écouter les podcasts Contact : Julie Sansoulet, référente égalité IRD Occitanie et adhérente F&S, julie.sansoulet@ird.fr En savoir plus : Article 1 sur le site de l'IRD Article 2 sur le site de l'IRD Compte TikTok Compte Instagram < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • À l'occasion du 11 février, un enjeu décisif pour les filles !

    À l'occasion du 11 février, un enjeu décisif pour les filles ! Femmes & Sciences participe à une tribune pour alerter le Gouvernement sur l'enjeu décisif de la formation en sciences des enseignant·es du primaire. À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de sciences de l’ONU, 16 sociétés savantes et associations de promotion de la place des femmes dans les sciences lancent un appel urgent à améliorer la formation en sciences des professeur·es des écoles. Elles publient une tribune et une lettre ouverte à M. Blanquer et Mmes Vidal, Moreno et Schiappa pour que les futur·es enseignant·es du primaire, à 84% des femmes et à 86% des non-scientifiques, acquièrent une culture scientifique et technologique leur permettant de transmettre à leurs élèves que « oui, les sciences c’est aussi pour les filles ! ». Accéder à la lettre ouverte Science et Avenir en parle < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Corinne Augier

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Corinne Augier Physicienne "Du côté obscur de la matière" Corinne Augier est professeure de l’Université Claude Bernard Lyon 1, membre de l’Institut de physique des deux Infinis de Lyon (IP2I, Lyon1 / CNRS). Après un bac technique suivi d’études à la faculté d’Orsay, elle obtient un magistère en physique. Suite à une thèse dans un laboratoire de l'École Polytechnique sur l'étude de la diffusion élastique proton-antiproton, elle obtient un poste de maîtresse de conférence à Orsay puis un poste de professeure à Lyon où elle travaille actuellement depuis dix ans. Tout a commencé quand elle était enfant, avec la lecture. Au point qu’elle envisage dans un premier temps de devenir bibliothécaire. À quinze ans, elle change ensuite de direction « j'ai lu un article sur la tomographie à émission de positrons. Ça m'a fascinée que l'on puisse utiliser les particules et le nucléaire pour la médecine, alors je me suis dirigée vers les sciences. Ma famille était fière, mais dubitative et, quelques années plus tard, pas un n'a lu ma thèse. » Aujourd’hui, Corinne Augier aime transmettre. Elle aime répondre aux questions des cent cinquante étudiants de son amphi. « Mon double métier d’enseignante-chercheuse nourrit ma vocation. J'enseigne la physique, de la physique générale en licence à la physique plus spécialisée en master. Et je fais de la recherche sur la matière noire, la Dark Matter de l'Univers. Corinne Augier se perçoit comme une chercheuse curieuse. « Et quand on cherche, parfois on trouve. On arrive même, comme ces chasseurs d’images, à traquer les particules qui nous entourent, qui nous traversent, même si ce ne sont pas encore celles qui constituent la matière noire. » Les détecteurs de particules qu'utilise Corinne Augier sont tout petits, très performants, refroidis à une température proche de moins 273 degrés Celsius, la plus basse température qu’on puisse atteindre physiquement. Ils peuvent ainsi mesurer une infime variation de température, au millionième de degrés près. » « Les énergies que nous voulons mesurer, précise-t-elle, ont la même gamme d'énergie que les particules qui nous entourent, celles de la radioactivité naturelle, ou encore les rayonnements cosmiques dont il faut savoir s'isoler pour qu’ils n’interfèrent pas avec nos expériences. » Pour s’isoler, Corinne Augier travaille régulièrement au Laboratoire souterrain de Modane, sous la montagne du tunnel du Fréjus, ce qui bloque un maximum de rayonnements – par exemple les muons cosmiques, grands frères des électrons – et permet de faire des mesures sans interférences. L'équipe de recherche de Corinne Augier s'appelle Edelweiss, acronyme d'Expérience de Détection des WIMPs en site souterrain. Les WIMPs sont des particules hypothétiques constituant peut-être une solution au problème de la matière noire. Son domaine, en quelques mots : Corinne Augier s’intéresse à la physique des astroparticules, lien entre infiniment petit et infiniment grand. Son expérience, Edelweiss, cherche à comprendre la nature de la Matière Sombre de l’Univers et de quelles particules encore inconnues elle est constituée, grâce à l’interaction de ces dernières dans des détecteurs fonctionnant à ultra basse température. Un petit détour vers le côté obscur ? Les femmes ont donc la tête faite pour la physique autant que les hommes, regardez Marie Curie ou Vera Rubin. Et si un chercheur fait du mauvais esprit, aujourd'hui les chercheuses peuvent se défendre. « La parité n'existe pas encore en physique ni même en biologie même si les femmes y sont plus nombreuses. Et encore moins chez les professeurs d’université : une scientifique maîtresse de conférence, oui ; mais professeure, non… en tout cas pas assez. » Corinne Augier relativise toutefois, « les physiciens ne s'étonnent plus qu'il y ait des physiciennes avec eux. Dans mon laboratoire, les femmes ont le pouvoir. À Lyon ou sous la montagne, la force est avec nous ! »

  • Magalie Ochs

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Magalie Ochs Informaticienne « Je pense donc je code » Magalie Ochs est maîtresse de conférences à Aix-Marseille Université. Après l’obtention de son master en intelligence artificielle à Montréal, elle a orienté son doctorat sur la modélisation et la formalisation de l’empathie dans les agents virtuels. Elle travaille aujourd’hui au Laboratoire d’informatique et systèmes [1]. Donner une dimension sociale et émotionnelle aux robots humanoïdes ou aux personnages virtuels, c’est le but des travaux de Magalie Ochs, qui s’inscrivent dans un récent courant de recherche de l’intelligence artificielle. Il s’agit par exemple de leur donner la capacité d’exprimer des émotions (tristesse, joie, colère, etc.) ou des attitudes sociales comme manifester de l’empathie, de l’autorité, ou de la sympathie envers l’utilisateur à travers différents indices verbaux et non-verbaux (expressions faciales, gestes, tours de parole, distance sociale). « Ma motivation est de rendre l’intelligence artificielle plus humaniste. » Pour développer de tels systèmes humanoïdes socio-émotionnels, il faut construire des modèles informatiques de phénomènes complexes telles que les émotions, l’empathie, et les attitudes sociales. Pour ce faire, Magalie Ochs utilise des données provenant de l’observation des interactions entre des personnes, analysées avec des linguistes et des spécialistes de neuroscience, en utilisant des outils d’apprentissage automatique construits pour cette application. Les enjeux sociétaux de ces recherches sont fondamentaux car des systèmes interactifs sont de plus en plus utilisés pour jouer des rôles où l’intelligence socio-émotionnelle est essentielle : tuteur, coach, assistant, acteur, etc. Ces systèmes sont développés dans l’objectif non pas de remplacer l’humain mais de pallier des problématiques sociétales, comme l’absence de formation ou le cloisonnement social. Ils peuvent aussi être utilisés pour lutter contre la discrimination de genre et ethnique. Les domaines d’application des recherches de Magalie Ochs sont vastes : simulation d’entretien d’embauche avec un recruteur virtuel, formation des médecins à l’annonce d’événements graves avec une patiente virtuelle, coach virtuel pour inciter les personnes âgées à faire du sport, formation à la prise de parole en public, lutte contre les stéréotypes de genre dans l’apprentissage, etc. Magalie Ochs est très impliquée dans la lutte pour la parité en sciences. « J’ai été confrontée à la problématique d’absence de parité depuis le début de ma carrière, mais je suis convaincue que nous pouvons renverser cette tendance pour les générations futures. » [1] – LIS (Aix-Marseille Université/CNRS)

  • Carole Freissinet

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Carole Freissinet Astrochimiste "La vie, je la créé sur Terre, je la traque sur Mars" Caroline Freissinet est chargée de recherche CNRS en sciences planétaires et en astrochimie. Elle travaille au laboratoire atmosphères et observations spatiales à Guyancourt (LATMOS – CNRS/Université Versailles Saint-Quentin/ Sorbonne Université). Dès les premiers épisodes de la série télévisée X-files, Caroline Freissinet se fascine pour la recherche de vie extraterrestre. Pourtant, elle ignore encore qu’il existe une branche de la science qui s’y consacre. C’est au cours de ses études universitaires scientifiques à Lyon qu’elle découvre l’exobiologie (ou astrochimie). Après une année de césure en Nouvelle-Zélande, elle réalise sa thèse à l’école Centrale-Paris autour des analyses de détection de molécules organiques sur Mars. Cette thèse sera suivie de six années de postdoctorat au centre NASA Goddard Space Flight Center aux États-Unis, à la suite duquel elle intègre un poste au CNRS en 2016. Caroline Freissinet essaye de comprendre la distribution de la matière organique dans le système solaire et recherche des traces de vie extraterrestre passées ou présentes. Elle participe à l’analyse des données envoyées par des sondes spatiales et à la conception d’instruments pour l’exploration in situ du système solaire. Ce travail est complété par des études de chimie analytique en laboratoire. Elle parcourt aussi le globe terrestre à la recherche de sites analogues à différents corps du système solaire, comme en Arctique pour simuler des conditions martiennes ou via des lacs hypersalins d’Espagne pour simuler les océans internes d’Europa, satellite de Jupiter. Son implication sur de nombreuses missions lui permet de collaborer avec les agences spatiales française (CNES), européenne (ESA) et américaine (NASA), puisqu’elle participe aux résultats du rover martien Curiosity et à la finalisation de la mission ExoMars2020. Elle prend également part à la réalisation de la mission Dragonfly sélectionnée pour explorer Titan en 2034, ainsi qu’à la conception d’instruments pour le futur atterrisseur à la surface d’Europa (Europa Lander). Qu’elle soit à pied ou à ski, Caroline Freissinet apprécie toutes les formes de vie trouvées lors de ses randonnées, et ne perd jamais une occasion de ramener des échantillons uniques de ces lieux reculés pour les analyser en laboratoire !

  • Anne L’Huillier lauréate du prix Nobel de Physique 2023

    Anne L’Huillier lauréate du prix Nobel de Physique 2023 © OLA TORKELSSON / AFP Le prix Nobel de Physique 2023 a été attribué à Anne L’Huillier, Pierre Agostini et Ferenc Krausz Leurs recherches pionnières sur les « impulsions lasers très courtes permettant de suivre le mouvement ultra-rapide des électrons », ou « laser attosecondes », ont été récompensées. Ces lasers permettent d’étudier les phénomènes physiques ayant lieu à l’échelle des électrons et régis par ceux-ci. Anne L’Huillier est une physicienne franco-suédoise, professeure à l’université de Lund. Ayant reçu l’appel lui annonçant son prix Nobel alors qu’elle donnait un cours, elle a tenu à poursuivre celui-ci comme prévu ! Après avoir reçu le Prix L’Oréal Unesco for Women in Science en 2011, Anne L’Huillier devient ainsi la 5ème femme de l’Histoire à recevoir le prix Nobel de Physique. Elle vient également de devenir Docteure Honoris Causa de l’Université Paris Saclay : un role model exemplaire pour encourager les jeunes filles à s’orienter vers les sciences. Pour en savoir plus : https://www.huffingtonpost.fr/science/article/le-prix-nobel-de-physique-2023-remis-a-anne-l-huillier-pierre-agostini-et-ferenc-krausz_223911.html < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Assemblée Générale de l'association Femmes & Sciences

    Assemblée Générale de l'association Femmes & Sciences © Femmes & Sciences L'AG annuelle s'est tenue le 8 juin. Devant un auditoire attentif représentant quelques 170 membres, l'Assemblée générale de F&S s'est tenue le 8 juin dans les locaux de l'Ecole des Mines de Paris. Le travail du CA, du Bureau et de la Présidente sortante, Françoise Conan, a été salué unanimement par l'assemblée, qui a accueilli et encouragé la nouvelle équipe, présidée par Myrtille Gardet. Cette AG fut aussi l'occasion d'annoncer le déménagement de notre siège, désormais situé dans les locaux de l'Institut Henri Poincaré. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

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