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619 résultats

  • Sylvie Lorthois

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Sylvie Lorthois Bio-mécanicienne "Les réseaux de neurones : mon atlas pour étudier le cerveau" Initialement ingénieure aérospatiale, Sylvie Lorthois se réoriente vers la biomécanique en effectuant une thèse en mécanique des fluides et un DEA de biologie du sang et des vaisseaux. Après un post-doctorat à l’Université de Berkeley, elle est recrutée comme chargée de recherche au CNRS en 2001. Depuis, elle travaille à l’Institut de mécanique des fluides de Toulouse (IMFT – CNRS ; Université Toulouse III – Paul Sabatier ; Toulouse INP). Le cerveau humain est irrigué par un réseau de minuscules vaisseaux sanguins, tous plus fins que le diamètre d’un cheveu, qui serpentent entre les neurones et dialoguent avec eux. Ce dialogue leur permet de moduler localement le débit sanguin de façon à ce que l’apport en oxygène et nutriments corresponde parfaitement aux besoins des neurones. C’est pourquoi, observer sa circulation sanguine permet de voir le cerveau en train de fonctionner. Cette idée simple est importante : elle est à la base d’un grand nombre de travaux d’imagerie dont l’objectif est de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau. Mais, comme beaucoup d’idées simples, elle pose beaucoup de questions quand on l’examine plus attentivement. Par exemple, pour des besoins similaires, l’augmentation du débit sanguin et des apports énergétiques associés dépend-elle de l’architecture du réseau vasculaire ? Si oui, comment interpréter les différences entre les images acquises dans différentes aires cérébrales, dont l’architecture peut être différente, ou dans des conditions pathologiques, dans lesquelles de nombreux vaisseaux peuvent se boucher puis progressivement disparaître ? Pour répondre à ces questions, Sylvie Lorthois s’appuie sur les résultats des recherches en cours dans les champs de la mécanique des fluides et de la physique des milieux poreux. Elle travaille sur le développement de modèles mathématiques, numériques et expérimentaux permettant de mieux comprendre comment l’architecture d’un réseau microvasculaire complexe contrôle l’écoulement sanguin en son sein, ainsi que les échanges. Outre l’imagerie, qui a constitué son champ d’investigation initial, les applications se sont maintenant élargies et portent aussi sur la compréhension du rôle de la microcirculation sanguine dans certaines maladies neuro-dégénératives, dont la maladie d’Alzheimer. Sur tous ces aspects, elle collabore avec des biologistes, des physiologistes, des spécialistes d’imagerie biologique ou des neurochirurgien.ne.s, en France et à l’étranger.

  • Prix Thierry Célérier- Femmes & Sciences : remise du prix

    Prix Thierry Célérier- Femmes & Sciences : remise du prix Salomé Nashed, accompagnée d'Isabelle Pianet, présidente de l'association F&S et de Marie Noelle Célérier, fondatrice du prix. © Sylvaine Turck-Chièze Le prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences a été décerné à Salomé Nashed, étudiante en doctorat à l’Institut de Biologie Paris Seine (Sorbonne – Université) en 2021. Pour sa première édition, le prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences a été décerné à Salomé Nashed, étudiante en doctorat à l’Institut de Biologie Paris Seine (Sorbonne – Université). Ce prix, d’un montant de 10 000 €, est destiné à distinguer annuellement une jeune femme de talent en situation de handicap pour l’aider à réaliser un projet ambitieux soit d’études ou de recherches scientifiques, soit d’innovation technologique. La lauréate 2021 est une jeune femme de 25 ans, Salomé Nashed, atteinte de cécité depuis la naissance. Elle a obtenu en 2019 un master avec la mention très bien et est actuellement en troisième année de doctorat au sein du Laboratoire de Biologie Computationnelle et Quantitative. Spécialisée en bio-informatique, elle analyse les données expérimentales de l’équipe dont elle fait partie, en développant un outil d’analyse génétique. Investie dans plusieurs associations au service de personnes en situation de handicap, elle consacre ses loisirs à la musique, en particulier au piano. Le prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences a donc trouvé, pour sa première lauréate, une jeune femme exceptionnelle, possédant une vaste palette de compétences et une grande valeur humaine. Il fut remis lors du Colloque annuel de l'association, pendant la session dédiée aux membres. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • En toustes conScience

    En toustes conScience Le projet "En toustes conScience" vise à sensibiliser les agents des établissements de l’ESR aux VSS dans leur environnement de travail. À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2023, l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) en Occitanie a lancé le projet "En toustes conScience" dans le cadre de son plan action égalité, en collaboration avec l'association Femmes & Sciences. Ce projet est financé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Au programme plusieurs actions sur une année : - 13 capsules vidéos co-construites avec Gonzalo Ruiz (de la chaine Drop of curiosity ) couvrant des thèmes comme le consentement, le mansplaining, l’effet Matilda…. qui ont été postées sur les comptes TikTok, Instagram et Youtube du projet "En toustes conScience" et sur le compte Instagram de Femmes & Sciences Voir les capsules vidéos - une collaboration avec l’influenceuse et créatrice de contenus Marie Treibert (de La Boite à curiosités) pour parler de la place des femmes dans le monde de la recherche - des ateliers de théâtre forum autour des VSS avec la compagnie de théâtre forum d'Agropolis - 3 podcasts avec Radio Campus Montpellier pour parler des VSS dans le monde de la recherche avec des victimes et des experts engagés Écouter les podcasts Contact : Julie Sansoulet, référente égalité IRD Occitanie et adhérente F&S, julie.sansoulet@ird.fr En savoir plus : Article 1 sur le site de l'IRD Article 2 sur le site de l'IRD Compte TikTok Compte Instagram < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • À l'occasion du 11 février, un enjeu décisif pour les filles !

    À l'occasion du 11 février, un enjeu décisif pour les filles ! Femmes & Sciences participe à une tribune pour alerter le Gouvernement sur l'enjeu décisif de la formation en sciences des enseignant·es du primaire. À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de sciences de l’ONU, 16 sociétés savantes et associations de promotion de la place des femmes dans les sciences lancent un appel urgent à améliorer la formation en sciences des professeur·es des écoles. Elles publient une tribune et une lettre ouverte à M. Blanquer et Mmes Vidal, Moreno et Schiappa pour que les futur·es enseignant·es du primaire, à 84% des femmes et à 86% des non-scientifiques, acquièrent une culture scientifique et technologique leur permettant de transmettre à leurs élèves que « oui, les sciences c’est aussi pour les filles ! ». Accéder à la lettre ouverte Science et Avenir en parle < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Corinne Augier

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Corinne Augier Physicienne "Du côté obscur de la matière" Corinne Augier est professeure de l’Université Claude Bernard Lyon 1, membre de l’Institut de physique des deux Infinis de Lyon (IP2I, Lyon1 / CNRS). Après un bac technique suivi d’études à la faculté d’Orsay, elle obtient un magistère en physique. Suite à une thèse dans un laboratoire de l'École Polytechnique sur l'étude de la diffusion élastique proton-antiproton, elle obtient un poste de maîtresse de conférence à Orsay puis un poste de professeure à Lyon où elle travaille actuellement depuis dix ans. Tout a commencé quand elle était enfant, avec la lecture. Au point qu’elle envisage dans un premier temps de devenir bibliothécaire. À quinze ans, elle change ensuite de direction « j'ai lu un article sur la tomographie à émission de positrons. Ça m'a fascinée que l'on puisse utiliser les particules et le nucléaire pour la médecine, alors je me suis dirigée vers les sciences. Ma famille était fière, mais dubitative et, quelques années plus tard, pas un n'a lu ma thèse. » Aujourd’hui, Corinne Augier aime transmettre. Elle aime répondre aux questions des cent cinquante étudiants de son amphi. « Mon double métier d’enseignante-chercheuse nourrit ma vocation. J'enseigne la physique, de la physique générale en licence à la physique plus spécialisée en master. Et je fais de la recherche sur la matière noire, la Dark Matter de l'Univers. Corinne Augier se perçoit comme une chercheuse curieuse. « Et quand on cherche, parfois on trouve. On arrive même, comme ces chasseurs d’images, à traquer les particules qui nous entourent, qui nous traversent, même si ce ne sont pas encore celles qui constituent la matière noire. » Les détecteurs de particules qu'utilise Corinne Augier sont tout petits, très performants, refroidis à une température proche de moins 273 degrés Celsius, la plus basse température qu’on puisse atteindre physiquement. Ils peuvent ainsi mesurer une infime variation de température, au millionième de degrés près. » « Les énergies que nous voulons mesurer, précise-t-elle, ont la même gamme d'énergie que les particules qui nous entourent, celles de la radioactivité naturelle, ou encore les rayonnements cosmiques dont il faut savoir s'isoler pour qu’ils n’interfèrent pas avec nos expériences. » Pour s’isoler, Corinne Augier travaille régulièrement au Laboratoire souterrain de Modane, sous la montagne du tunnel du Fréjus, ce qui bloque un maximum de rayonnements – par exemple les muons cosmiques, grands frères des électrons – et permet de faire des mesures sans interférences. L'équipe de recherche de Corinne Augier s'appelle Edelweiss, acronyme d'Expérience de Détection des WIMPs en site souterrain. Les WIMPs sont des particules hypothétiques constituant peut-être une solution au problème de la matière noire. Son domaine, en quelques mots : Corinne Augier s’intéresse à la physique des astroparticules, lien entre infiniment petit et infiniment grand. Son expérience, Edelweiss, cherche à comprendre la nature de la Matière Sombre de l’Univers et de quelles particules encore inconnues elle est constituée, grâce à l’interaction de ces dernières dans des détecteurs fonctionnant à ultra basse température. Un petit détour vers le côté obscur ? Les femmes ont donc la tête faite pour la physique autant que les hommes, regardez Marie Curie ou Vera Rubin. Et si un chercheur fait du mauvais esprit, aujourd'hui les chercheuses peuvent se défendre. « La parité n'existe pas encore en physique ni même en biologie même si les femmes y sont plus nombreuses. Et encore moins chez les professeurs d’université : une scientifique maîtresse de conférence, oui ; mais professeure, non… en tout cas pas assez. » Corinne Augier relativise toutefois, « les physiciens ne s'étonnent plus qu'il y ait des physiciennes avec eux. Dans mon laboratoire, les femmes ont le pouvoir. À Lyon ou sous la montagne, la force est avec nous ! »

  • Magalie Ochs

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Magalie Ochs Informaticienne « Je pense donc je code » Magalie Ochs est maîtresse de conférences à Aix-Marseille Université. Après l’obtention de son master en intelligence artificielle à Montréal, elle a orienté son doctorat sur la modélisation et la formalisation de l’empathie dans les agents virtuels. Elle travaille aujourd’hui au Laboratoire d’informatique et systèmes [1]. Donner une dimension sociale et émotionnelle aux robots humanoïdes ou aux personnages virtuels, c’est le but des travaux de Magalie Ochs, qui s’inscrivent dans un récent courant de recherche de l’intelligence artificielle. Il s’agit par exemple de leur donner la capacité d’exprimer des émotions (tristesse, joie, colère, etc.) ou des attitudes sociales comme manifester de l’empathie, de l’autorité, ou de la sympathie envers l’utilisateur à travers différents indices verbaux et non-verbaux (expressions faciales, gestes, tours de parole, distance sociale). « Ma motivation est de rendre l’intelligence artificielle plus humaniste. » Pour développer de tels systèmes humanoïdes socio-émotionnels, il faut construire des modèles informatiques de phénomènes complexes telles que les émotions, l’empathie, et les attitudes sociales. Pour ce faire, Magalie Ochs utilise des données provenant de l’observation des interactions entre des personnes, analysées avec des linguistes et des spécialistes de neuroscience, en utilisant des outils d’apprentissage automatique construits pour cette application. Les enjeux sociétaux de ces recherches sont fondamentaux car des systèmes interactifs sont de plus en plus utilisés pour jouer des rôles où l’intelligence socio-émotionnelle est essentielle : tuteur, coach, assistant, acteur, etc. Ces systèmes sont développés dans l’objectif non pas de remplacer l’humain mais de pallier des problématiques sociétales, comme l’absence de formation ou le cloisonnement social. Ils peuvent aussi être utilisés pour lutter contre la discrimination de genre et ethnique. Les domaines d’application des recherches de Magalie Ochs sont vastes : simulation d’entretien d’embauche avec un recruteur virtuel, formation des médecins à l’annonce d’événements graves avec une patiente virtuelle, coach virtuel pour inciter les personnes âgées à faire du sport, formation à la prise de parole en public, lutte contre les stéréotypes de genre dans l’apprentissage, etc. Magalie Ochs est très impliquée dans la lutte pour la parité en sciences. « J’ai été confrontée à la problématique d’absence de parité depuis le début de ma carrière, mais je suis convaincue que nous pouvons renverser cette tendance pour les générations futures. » [1] – LIS (Aix-Marseille Université/CNRS)

  • Carole Freissinet

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Carole Freissinet Astrochimiste "La vie, je la créé sur Terre, je la traque sur Mars" Caroline Freissinet est chargée de recherche CNRS en sciences planétaires et en astrochimie. Elle travaille au laboratoire atmosphères et observations spatiales à Guyancourt (LATMOS – CNRS/Université Versailles Saint-Quentin/ Sorbonne Université). Dès les premiers épisodes de la série télévisée X-files, Caroline Freissinet se fascine pour la recherche de vie extraterrestre. Pourtant, elle ignore encore qu’il existe une branche de la science qui s’y consacre. C’est au cours de ses études universitaires scientifiques à Lyon qu’elle découvre l’exobiologie (ou astrochimie). Après une année de césure en Nouvelle-Zélande, elle réalise sa thèse à l’école Centrale-Paris autour des analyses de détection de molécules organiques sur Mars. Cette thèse sera suivie de six années de postdoctorat au centre NASA Goddard Space Flight Center aux États-Unis, à la suite duquel elle intègre un poste au CNRS en 2016. Caroline Freissinet essaye de comprendre la distribution de la matière organique dans le système solaire et recherche des traces de vie extraterrestre passées ou présentes. Elle participe à l’analyse des données envoyées par des sondes spatiales et à la conception d’instruments pour l’exploration in situ du système solaire. Ce travail est complété par des études de chimie analytique en laboratoire. Elle parcourt aussi le globe terrestre à la recherche de sites analogues à différents corps du système solaire, comme en Arctique pour simuler des conditions martiennes ou via des lacs hypersalins d’Espagne pour simuler les océans internes d’Europa, satellite de Jupiter. Son implication sur de nombreuses missions lui permet de collaborer avec les agences spatiales française (CNES), européenne (ESA) et américaine (NASA), puisqu’elle participe aux résultats du rover martien Curiosity et à la finalisation de la mission ExoMars2020. Elle prend également part à la réalisation de la mission Dragonfly sélectionnée pour explorer Titan en 2034, ainsi qu’à la conception d’instruments pour le futur atterrisseur à la surface d’Europa (Europa Lander). Qu’elle soit à pied ou à ski, Caroline Freissinet apprécie toutes les formes de vie trouvées lors de ses randonnées, et ne perd jamais une occasion de ramener des échantillons uniques de ces lieux reculés pour les analyser en laboratoire !

  • Anne L’Huillier lauréate du prix Nobel de Physique 2023

    Anne L’Huillier lauréate du prix Nobel de Physique 2023 © OLA TORKELSSON / AFP Le prix Nobel de Physique 2023 a été attribué à Anne L’Huillier, Pierre Agostini et Ferenc Krausz Leurs recherches pionnières sur les « impulsions lasers très courtes permettant de suivre le mouvement ultra-rapide des électrons », ou « laser attosecondes », ont été récompensées. Ces lasers permettent d’étudier les phénomènes physiques ayant lieu à l’échelle des électrons et régis par ceux-ci. Anne L’Huillier est une physicienne franco-suédoise, professeure à l’université de Lund. Ayant reçu l’appel lui annonçant son prix Nobel alors qu’elle donnait un cours, elle a tenu à poursuivre celui-ci comme prévu ! Après avoir reçu le Prix L’Oréal Unesco for Women in Science en 2011, Anne L’Huillier devient ainsi la 5ème femme de l’Histoire à recevoir le prix Nobel de Physique. Elle vient également de devenir Docteure Honoris Causa de l’Université Paris Saclay : un role model exemplaire pour encourager les jeunes filles à s’orienter vers les sciences. Pour en savoir plus : https://www.huffingtonpost.fr/science/article/le-prix-nobel-de-physique-2023-remis-a-anne-l-huillier-pierre-agostini-et-ferenc-krausz_223911.html < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Assemblée Générale de l'association Femmes & Sciences

    Assemblée Générale de l'association Femmes & Sciences © Femmes & Sciences L'AG annuelle s'est tenue le 8 juin. Devant un auditoire attentif représentant quelques 170 membres, l'Assemblée générale de F&S s'est tenue le 8 juin dans les locaux de l'Ecole des Mines de Paris. Le travail du CA, du Bureau et de la Présidente sortante, Françoise Conan, a été salué unanimement par l'assemblée, qui a accueilli et encouragé la nouvelle équipe, présidée par Myrtille Gardet. Cette AG fut aussi l'occasion d'annoncer le déménagement de notre siège, désormais situé dans les locaux de l'Institut Henri Poincaré. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Emmanuelle Rial-Sebbag

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Emmanuelle Rial-Sebbag Juriste "La science en conscience" Emmanuelle Rial-Sebbag, juriste, est directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en bioéthique et droit de la santé. Elle est enseignante associée en droit de la santé et en bioéthique à la Faculté de médecine de Toulouse (Purpan). Emmanuelle Rial-Sebbag est impliquée dans plusieurs projets de recherche nationaux et internationaux. Menés dans une démarche interdisciplinaire conjuguant les sciences humaines et sociales et les sciences biomédicales, fondée sur une dimension bioéthique, ses projets concernent de nombreux sujets aux enjeux sociétaux considérables : les biobanques, les thérapies innovantes, la recherche biomédicale sur les humains, les tests génétiques et la production et l’usage des données de santé. Elle est responsable de plusieurs cours et conférences portant sur les aspects éthiques et juridiques de la recherche biomédicale et des droits des patient.e.s. Elle a notamment coordonné un projet européen relatif aux enjeux sociétaux soulevés par l’utilisation des cellules souches dans le contexte de la médecine régénératrice. Actuellement, Emmanuelle Rial-Sebbag travaille à Toulouse dans l’unité Épidémiologie et analyse de la santé publique : les risques, les maladies chroniques et les handicaps, dans laquelle elle est responsable de l’équipe de recherche pluridisciplinaire Trajectoires d’innovations en santé : enjeux bioéthiques et impact en santé publique. Elle est aussi co-responsable de la plateforme sociétale Éthique et biosciences qui s’attache à développer le dialogue entre différents publics sur les aspects éthiques, légaux et sociétaux associés à la génomique et aux biotechnologies. Elle travaille au développement de la gouvernance des innovations en santé. Ses travaux visent à déterminer le rôle et la place de la loi parmi les différentes normes (éthiques, professionnelles, etc.) encadrant les innovations biomédicales et ce à l’échelle nationale, européenne et internationale.

  • F&S marraine du projet "Hypatie pour la Tour Eiffel"

    F&S marraine du projet "Hypatie pour la Tour Eiffel" Un projet d'inscrire au deuxième étage de la tour Eiffel le nom de 40 femmes scientifiques éminentes - astronomes, mathématiciennes... Ce projet a été dévoilé à l'Observatoire de Paris, à l'occasion d'une éclipse partielle du Soleil, le 25/10/2022. Tout commence un jour au 1er étage de la Tour Eiffel quand une touriste américaine s’étonne devant les 72 noms de savants écrits en très grandes lettres capitales dorées : "Il n’y a pas Marie Curie" ? Le jeune guide rappelle qu’à l’inscription de ces noms célébrant la science et le progrès, cent ans après la Révolution de 1789, la célèbre physicienne n’avait que 22 ans et devrait encore attendre quatorze ans avant de recevoir le premier de ses deux prix Nobel. Mais la question lui trotte dans la tête. Pourquoi seulement des hommes… Et on retrouve aujourd’hui Benjamin Rigaud comme président de l’association « Défis Sorbonne » qui se démène pour "continuer le rêve de Gustave Eiffel" avec le projet baptisé « Hypatie pour la Tour Eiffel ». Objectif, inscrire 40 noms de femmes scientifiques au deuxième étage du monument français emblématique par excellence. Moins de noms égrenés que les hommes ? Oui, mais plus haut ! Et ce, pour faire sortir de l’ombre des femmes exemplaires qui, au fil des siècles, ont été astronomes, mathématiciennes, médecins… mais dont la mémoire a été effacée et les noms occultés. Extrait de l'article rédigé par Dominique Leglu, Directrice éditoriale à Sciences et Avenir et membre du Conseil d'Administration de F&S Pour lire la suite, c'est ici . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Laura Pruszko et Céline Coutrix

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Laura Pruszko et Céline Coutrix Informaticiennes "Nous sommes passionnées par ce sujet de recherche et par toutes les possibilités qu’il offre aux humains du futur. La recherche est pour nous comme un jeu de découverte et de construction qu’il nous semble important d’ouvrir davantage aux femmes, pour qu’elles construisent elles-mêmes et pour elles-mêmes les technologies de demain." Laura Pruszko et Céline Coutrix sont respectivement doctorante UGA et chargée de recherche CNRS au Laboratoire d’informatique de Grenoble (LIG - CNRS / Inria / UGA - Grenoble INP-UGA). Leurs recherches s’inscrivent dans le domaine de l’interaction humain - machine. Le 5 décembre 2018, Céline Coutrix reçoit un e-mail d’une étudiante intéressée par son stage : “interaction avec des dispositifs faits de tous petits éléments robotiques permettant le changement de forme du dispositif”. Cette étudiante, c’est Laura Pruszko, pluridisciplinaire et passionnée par l’interaction humain - machine : elle a un master d’informatique et d’ergonomie sur le sujet. Le domaine de l’interaction humain - machine regroupe différentes disciplines, dont l’informatique et l’ergonomie, et vise à faciliter l’utilisation des technologies informatiques par les humains. La matière programmable, faite de petits robots pouvant se déplacer, pourra permettre, dans le futur, d’adapter la forme de l’interface entre l’utilisateur et l’ordinateur aux capacités de l’utilisateur, aux situations dans lesquelles il interagit, ou à ce qu’il veut faire. Ensemble, elles travaillent sur ce sujet depuis 2019. Laura Pruszko propose par exemple des expériences ou des concepts, pour élargir les connaissances sur l’interaction avec des dispositifs faits de tout petits éléments robotiques. Céline Coutrix, avec les autres encadrants de la thèse de Laura Pruszko, la guide dans cette aventure. Elle commence à l’aider, par exemple, à organiser son travail, à trouver les informations, à prendre des décisions, et elle s’assure que la recherche se passe bien. À la fin de sa thèse, Laura Pruszko saura faire cela seule, et deviendra une chercheuse autonome. En attendant, Laura Pruszko a déjà montré quelle taille de robots permet une interaction satisfaisante, et a proposé un espace théorique pour aider la conception d’interfaces faites de petits robots, car l’espace des possibles est très grand !

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