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- Nadia Hasnaoui
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Nadia Hasnaoui Ingénieure, responsable technique "La clef des champs éléctro-magnétiques" Nadia Hasnaoui est ingénieure, responsable technique au CERDA – un laboratoire d’essais sur appareillage haute tension – chez General Electric à Villeurbanne. Après un bac S, elle intègre l'INSA et obtient un diplôme d’ingénieur en génie mécanique et conception. Douée pour les sciences et particulièrement intéressée par la mécanique, c’est un peu par provocation que Nadia Hasnaoui s'est orientée vers le génie mécanique et la conception. Elle est aujourd’hui responsable technique et qualité d'un laboratoire d'essais spécialisé dans l'appareillage haute tension. Avant d’accéder à ce poste, Nadia Hasnaoui a été, ingénieure calcul puis cheffe de projet technique. Son travail consistait à réaliser des calculs de simulation multi-physique (électrique, mécanique, magnétique) préalables à toute conception de nouveaux appareils de type disjoncteur haute tension. Nadia Hasnaoui évolue dans un univers où sont abordés des sujets riches et variés : du domaine des matériaux à celui de l’électro-magnétique, en passant par la mécanique des solides et des fluides, tout l’intéresse. « C’est stimulant intellectuellement. On a tendance à croire qu'une fille a une prédisposition pour certains domaines, ce sont des préjugés. L’important est de ne pas se mettre soi-même des barrières. » Investie et passionnée par son métier de conception sous haute et très haute tension, 145 000, 250 000, voire 800 000 volts, l'ingénieure s'enflamme : « Le dimensionnement de nos appareils passe par la simulation numérique des solutions déterminées lors des brainstormings en équipe. On retient quelques idées avant le prototypage en l'atelier, puis viennent les essais de puissance pour investigation et pour finir les validations. » Ce processus peut prendre de un à trois ans pour un unique projet. « On ne s’ennuie jamais. C’est de la recherche appliquée, il y a un client, un marché, un budget, des contraintes et à terme, une production en série. Les produits que l’on conçoit sont assez complexes et de taille importante, ce qui permet de toucher à tout et d’apprendre à partir de différentes disciplines. » Quel est l’aspect le plus enrichissant du métier d’ingénieure ? « L'interaction avec le monde de l'atelier, riche en enseignements. Les ouvriers ont une grande expertise en appréhension de conceptions nouvelles et innovantes, en assemblage et en résolution de problèmes pratiques. » « Et si j’avais un conseil à donner aux jeunes lycéennes et étudiantes, je leur dirais d’être curieuses, de suivre leurs aspirations. Le monde d’aujourd’hui est plein de défis et nous avons besoin de tout le monde, dans tous les domaines. » Son domaine, en quelques mots : La principale préoccupation des services publics est d’assurer la fiabilité, l’efficacité et la sécurité du réseau électrique. Pour y parvenir, des sous-stations complexes de composants électriques haute tension sont installées sur tout le réseau. Ces sous-stations ont pour fonction de distribuer l’énergie, protéger le réseau – qui est soumis à des charges de plus en plus importantes – et absorber des contraintes plus élevées que celles prévues à l'origine. Le laboratoire d'essais CERDA permet aux fabricants et aux exploitants du réseau final, comme RTE, de tester leurs équipements grâce à une expertise approfondie du domaine et à des installations d'essai dimensionnées en conséquence. Les résultats d’essai permettent de développer et d’améliorer les appareillages haute tension et certifier leurs capacités avant introduction sur le marché. Le rôle du service technique que dirige Nadia Hasnaoui est de préparer et de superviser l’exécution de ces essais de puissance, ainsi que tout un catalogue d’essais hors puissance, sur du matériel haute tension. Son périmètre comprend toutes les étapes qui interviennent depuis l’étude de faisabilité jusqu’à à l’établissement des rapports de conformité en accord avec les normes internationales, en passant par la mise en place de circuits d’essais complexes et le pilotage de protocoles d’essais innovants. Nous travaillons aussi à la résolution de problématiques techniques liées aux circuits, et aux installations et à l’amélioration continue de nos moyens d’essais
- Vendredi 8 mars 2024 : opération coquelicots
Vendredi 8 mars 2024 : opération coquelicots Cette année soyons, encore une fois, toutes visibles où que nous soyons le 8 mars 2024. F&S réitère l’opération Coquelicots, mise en place par l’association partenaire femmes & mathématiques, pour le 8 mars 2024. La proportion de femmes scientifiques n'augmente pas et nous voyons "rouge" ! À l'intention des femmes scientifiques Soyons toutes visibles le 8 mars 2024 depuis le ciel ! Portons du rouge et formons un immense champ de coquelicots partout dans le monde. On dit que les femmes sont en train de déserter la science, qu'elles ne s'inscrivent pas dans les filières du numérique, qu'elles se dirigent vers des domaines où la science n'est pas présente... Certes les femmes scientifiques ne sont pas assez nombreuses, pas assez visibles. Et pourtant les femmes scientifiques existent ! Pour le montrer de façon rapide et concise, portons du rouge le 8 mars 2024. Ces points rouges seront comme des coquelicots qui constellent une prairie, symbolisant la présence et l'ancrage des femmes dans les champs de la science. Prenons des photos et distribuons-les sur les réseaux sociaux. https://femmes-et-maths.fr/vendredi-8-mars-2024-operation-coquelicots/ < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Sylvie Manguin, lauréate du prix Tremplin ASEAN de l'Académie des Sciences
Sylvie Manguin, lauréate du prix Tremplin ASEAN de l'Académie des Sciences NA Sylvie Manguin, Directrice de Recherche à l'IRD, entomologiste médicale et moléculaire à l’UMR Hydrosciences Montpellier est lauréate 2023 du Prix Tremplin ASEAN. Ce prix récompense à la fois sa collaboration, depuis 2004, avec Theeraphap Chareonviriyaphap, Professeur de l’Université Kasetsart à Bangkok (Thaïlande), mais aussi les travaux de recherche qu’ils développent ensemble sur des approches innovantes pour l’étude de la transmission du paludisme simien dans les zones endémiques de Thaïlande. Le projet de recherche qui a obtenu le prix de l’Académie des Sciences porte sur la prévalence du paludisme simien, axe d’étude prioritaire pour la Thaïlande dans un contexte d’augmentation de la transmission de cette maladie en Asie du Sud-Est. « Nous visons à explorer, dans le contexte "One Health" , les caractéristiques biologiques des vecteurs et la dynamique de transmission du paludisme simien afin de faciliter l'élimination du paludisme en Thaïlande, programmée pour 2025 », souligne Sylvie Manguin. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- La Science c'est aussi pour les filles - Article "J'aime Lire"
La Science c'est aussi pour les filles - Article "J'aime Lire" © J'aime Lire Actions dans les écoles pour rencontrer des femmes scientifiques A l’occasion de la Journée Internationale des Femmes et des Filles de Science, l’association Les Chemins Buissonniers, en partenariat avec Femmes & Sciences, organise des évènements dans des écoles élémentaires. Une de ses actions est décrite dans le numéro de février de « J’aime Lire » : les chercheuses partent à la rencontre des élèves pour présenter leurs sujets de recherche et leurs parcours. Trois biologistes, Julie Batut, Marie Zilliox & Aurore Anton ont partagé leur passion pour la science en montrant que "la Science c'est aussi pour les filles". Julie Batut est très impliquée dans l’association Femmes & Sciences où elle développe le mentorat pour les doctorantes, où elle coordonne les actions à Toulouse et où elle est élue au Conseil d'Administration. Elle est aussi engagée au sein de l'association Les Chemins Buissonniers. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Anne Jacquemet-Gauché
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Anne Jacquemet-Gauché Professeure de droit public « La connaissance et la conscience des différences évitent les incompréhensions. » Anne Jacquemet-Gauché est professeure de droit public à l’Université Clermont Auvergne, au sein du Centre Michel de l’Hospital (UR 4232, UCA), et membre junior de l’Institut Universitaire de France. Ses recherches portent notamment sur les droits administratifs français et allemand, et plus précisément sur les différences de culture juridique entre les deux États. Sensible aux questions d’égalité, elle tient aussi fermement au respect de la diversité et de la liberté de chacun s’agissant de ses choix de vie. La professeure aime les paradoxes : si, dans sa vie, il faut que ça file « droit », elle apprécie surtout les petits et les grands écarts. Elle chérit la liberté que lui offre son métier, celle de pouvoir faire de temps en temps un pas de côté (au moins dans ses rêves), aller au musée ou partir en randonnée. Mais le plus souvent c’est au pas de course qu’elle va récupérer, au moment du goûter, ses trois mouflets affamés, avant de retourner travailler toute la soirée. Dans ses recherches aussi, elle cultive cette variété et alterne volontiers entre deux champs de prédilection : le droit de la responsabilité administrative et le droit comparé. Actuellement, elle s’intéresse aux différences culturelles et aux questions d’identité. Loin des théories du genre, c’est plus concrètement vers l’Allemagne qu’elle se tourne et plus précisément vers le droit administratif. « La connaissance et la conscience des différences évitent les incompréhensions et contribuent à poser les bases d’une entente fructueuse entre les peuples », pense-t-elle, « en particulier avec ces cousins germains si proches et pourtant si lointains ». Elle s’attelle à mettre en lumière les spécificités institutionnelles, historiques et sociales qui irriguent les deux systèmes juridiques et donnent à chacun d’eux une physionomie propre. L’occasion lui est parfois offerte de s’évader pour des colloques et pour des séjours de recherche à l’étranger. Ces invitations au voyage sont toujours de belles découvertes, à la fois scientifiques et humaines. Elle s’y rend avec joie et en toute sérénité, son époux étant là pour prendre le relais. Anne Jacquemet-Gauché salue l’engagement de celles et ceux qui œuvrent à la promotion de l’égalité. Elle-même a disposé de modèles inspirants et inspirés de femmes à l’université – en premier lieu sa directrice de thèse – qui assumaient leur féminité, voire leur maternité, sans hésiter. Ses collègues, y compris masculins, l’ont sans cesse encouragée et savent la motiver, surtout lorsqu’elle doute ou fatigue. Ensemble, ils apprécient de pouvoir régulièrement deviser, toujours avec humour, à propos des difficultés passagères rencontrées ou des obstacles à surmonter : « Corriger les copies d’examen à la maternité ? Naturellement ! ». Elle aime transmettre et partager, après avoir tant reçu. Sportive, ses premières expériences en tant qu’enseignante ont eu lieu sur des skis, puis sur une planche à voile. Et si c’est désormais dans un amphithéâtre qu’elle s’épanouit, c’est toujours avec cette même volonté. Elle croit au collectif, dans un domaine où les recherches sont plus solidaires que solitaires et où la vie de laboratoire est parfois virtuelle. Elle soutient à son tour les jeunes femmes (étudiantes, doctorantes, collègues), afin qu’elles apprennent à poser leurs choix de vie sans se les voir imposer : avoir des enfants ou non ; s’investir et progresser dans leur carrière à leur rythme, sans s’épuiser ; décliner certaines sollicitations sans crainte des conséquences. En bref, que chacune soit libre de ses décisions eXXistenti‑Elles.
- Stand Femmes & Sciences à Bordeaux pour la Fête de la Sciences 2022
Stand Femmes & Sciences à Bordeaux pour la Fête de la Sciences 2022 14 octobre 2022 16 octobre 2022 Village des Sciences, Bordeaux La délégation Nouvelle-Aquitaine vient échanger avec le grand public à l'occasion de la Fête de la Science. Pour la fête de la Science 2022, les membres de la région Nouvelle-Aquitaine de Femmes & Sciences vous retrouveront au Village des Sciences (Cap Sciences) à Bordeaux. Vous décrouvrerez deux escapes-games pour vous challenger, un atelier de fouilles pour les tout-petits et de beaux portraits de scientifiques. Venez échanger avec elles sur les carrières scientifiques et l'importance de la place des femmes en sciences. Informations sur le lieu et les horaires : https://www.cap-sciences.net/au-programme/evenement/grand-public/village-des-sciences-2022/ © F&S, Zhanna Santybayeva < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Inbar Fijalkow
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Inbar Fijalkow Enseignante-chercheuse en informatique "Le futur réseau 6G, l’optimiser pour mieux communiquer" Inbar Fijalkow est informaticienne en traitement du signal, professeure des Universités de Classe Exceptionnelle à l’ENSEA de Cergy. Elle travaille au laboratoire Équipes traitement de l’information et systèmes (ETIS – ENSEA/CY Cergy Paris Université/CNRS). Plus jeune, Inbar Fijalkow choisit son école d’ingénieur avant tout pour étudier les équations de Maxwell qu’elle trouve très belles. C’est là qu’elle découvre le traitement du signal : un coup de foudre ! Un cours avancé dans cette discipline lui permet de rencontrer trois professeurs exceptionnels qui la poussent dans cette voie et qui deviendront respectivement un ami, un mentor, et un directeur de thèse. Lors de son doctorat, Inbar Fijalkow apprend la rigueur mais aussi que la beauté d’une équation réside dans sa simplicité. Cela la conduit à un post-doctorat à l’Université de Cornell aux États-Unis où elle tente d’expliquer la magie du constant modulus algorithm (CMA), un algorithme qui fonctionne alors qu’une analyse superficielle prédisait qu’il ne devrait pas. Depuis 1994, Inbar Fijalkow travaille en tant qu’enseignante-chercheuse à l’ENSEA, où elle analyse et invente des algorithmes de traitement du signal pour les télécommunications. Elle effectue ses recherches au laboratoire ETIS dont elle a été la directrice de 2004 à 2013. Ses recherches actuelles concernent la 5G+ ou les objets communicants avec une préoccupation particulière pour la réduction de l’empreinte énergétique et carbone de ces technologies. Elle utilise l’intelligence artificielle au travers d’outils mathématiques d’apprentissage et d’optimisation. Passionnée de transmission, elle a guidé 25 doctorantes et doctorants. Elle s’occupe du parcours « Signal, information, télécommunications » du master recherche « Systèmes intelligents et communicants » (SIC) et présente régulièrement ses recherches dans des conférences internationales. Inbar Fijalkow a été membre du Conseil national des universités et a été nommée chevalier de l’ordre du mérite en 2015.
- Jihane Maalmi
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Jihane Maalmi Ingénieure de recherche en électronique "Je ne voyage jamais sans ma carte" Jihane Maalmi est ingénieure de recherche en électronique au CNRS. Elle travaille au Laboratoire de physique des 2 infinis Irène Joliot-Curie (IJCLab - CNRS/Université Paris-Saclay). Fille d’enseignants dans le secondaire et le supérieur, Jihane Maalmi a grandi avec l’amour des mathématiques. Elle passe son enfance au Maroc à Casablanca, puis obtient son baccalauréat au lycée français de Rome. Elle part ensuite en classes préparatoires à Paris et intègre Supélec où elle découvre la richesse du métier d’ingénieur. Elle entre en 2005 au service d’Aéronomie de Meudon (INSU) pour travailler, en coopération avec le CNES, à la construction du satellite Picard dédié à l’observation du soleil. Elle se perfectionne alors en électronique numérique et dans les circuits programmables et découvre le monde de la recherche scientifique. En 2007, elle intègre le CNRS en tant qu’ingénieure de recherche au Laboratoire de l’accélérateur linéaire à Orsay. Elle découvre un nouveau domaine de la physique : la physique des particules, où la technique joue un rôle majeur. Le cœur de cette communauté mondiale est localisé au CERN à Genève auprès du LHC qui est le plus grand accélérateur de particules du monde. Au quotidien, Jihane Maalmi développe des cartes électroniques et des logiciels qui permettent aux physiciens de contrôler les systèmes d’acquisition et d’exploiter les données recueillies par les détecteurs de particules. Ces détecteurs sont des objets extrêmement complexes, pouvant atteindre parfois la taille d’un immeuble, qui utilisent des technologies de pointe nécessitant en permanence de nouveaux développements techniques. Armée d’une sonde d’oscilloscope et d’un pouvoir aiguisé de déduction, Jihane Maalmi peut passer de longues journées à « débugger » les problèmes subtils que peut engendrer l’électronique ! Tous les projets sur lesquels elle est engagée sont des projets internationaux, où elle est en interaction permanente avec ses collègues ingénieurs et physiciens français et étrangers, ce qui l’amène à voyager à travers le monde. Elle présente régulièrement ses travaux dans des conférences et collabore avec l’industrie pour leur valorisation à travers des partenariats et des cessions de licence.
- En toustes conScience
En toustes conScience Le projet "En toustes conScience" vise à sensibiliser les agents des établissements de l’ESR aux VSS dans leur environnement de travail. À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2023, l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) en Occitanie a lancé le projet "En toustes conScience" dans le cadre de son plan action égalité, en collaboration avec l'association Femmes & Sciences. Ce projet est financé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Au programme plusieurs actions sur une année : - 13 capsules vidéos co-construites avec Gonzalo Ruiz (de la chaine Drop of curiosity ) couvrant des thèmes comme le consentement, le mansplaining, l’effet Matilda…. qui ont été postées sur les comptes TikTok, Instagram et Youtube du projet "En toustes conScience" et sur le compte Instagram de Femmes & Sciences Voir les capsules vidéos - une collaboration avec l’influenceuse et créatrice de contenus Marie Treibert (de La Boite à curiosités) pour parler de la place des femmes dans le monde de la recherche - des ateliers de théâtre forum autour des VSS avec la compagnie de théâtre forum d'Agropolis - 3 podcasts avec Radio Campus Montpellier pour parler des VSS dans le monde de la recherche avec des victimes et des experts engagés Écouter les podcasts Contact : Julie Sansoulet, référente égalité IRD Occitanie et adhérente F&S, julie.sansoulet@ird.fr En savoir plus : Article 1 sur le site de l'IRD Article 2 sur le site de l'IRD Compte TikTok Compte Instagram < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Interview d’Isabelle Pianet, présidente de F&S, dans Ouest-France
Interview d’Isabelle Pianet, présidente de F&S, dans Ouest-France À l’occasion du congrès de l’AFNEUS sur le thème “Femmes en Sciences”, Ouest-France a publié un entretien avec Isabelle Pianet, ingénieure CNRS et présidente de l’association. À l’image de la société, où inégalités entre femmes et hommes persistent, le domaine scientifique n’est pas épargné. À l’occasion du congrès de l’AFNEUS sur le thème “Femmes en Sciences”, Ouest-France a publié un entretien avec Isabelle Pianet, ingénieure de recherche au CNRS et présidente de l’association Femmes & Sciences. Dans cet entretien, elle analyse la sous-représentation des femmes dans les domaines scientifiques. Lire l'article : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Nathalie Fargier
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Nathalie Fargier Conservatrice et directrice de Persée "Une pensée libre pour Persée" Nathalie Fargier est conservatrice et directrice de Persée (Université de Lyon / ENS de Lyon / CNRS). Après avoir intégré Science Po Grenoble, elle poursuit des études de sciences humaines et sociales à Paris. Elle est admise ensuite à l’Enssib et obtient le diplôme de conservateur des bibliothèques. Avant d'arriver à Persée, Nathalie Fargier exerce différents métiers, tous en lien avec l’information scientifique et le numérique : abonnements à des ressources électroniques, acquisition de bases de données et numérisation patrimoniale. En 2017, elle reçoit la médaille de cristal du CNRS. Avec plus de 790 000 documents accessibles gratuitement et plus de 50 000 millions de visites par an, Persée est devenue l'une de plus importantes bibliothèques numériques de documents scientifiques francophones en accès libre. Ouverte en 2005, cette bibliothèque hors normes dépasse aujourd’hui largement sa cible de spécialistes – la sphère des étudiants et des chercheurs – et continue à se développer et s’enrichir. Programme national porté par l'ENS de Lyon, le CNRS et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le portail Persée s'était initialement donné pour objectif de numériser et diffuser les archives des principales publications scientifiques françaises, en commençant avec les sciences humaines et sociales. Depuis trois ans, d’autres disciplines telles que l’entomologie, la botanique ou la géologie ont également rejoint la plateforme. Les documents les plus anciens datent des années 1820, les plus récents de 2018, il s'agit d'articles, de communications, de rapports et de livres rédigés par des chercheurs. Toutes ces publications scientifiques bénéficient d'un traitement documentaire et éditorial extrêmement fin. Elles sont accessibles sur Internet, au plus grand nombre, en lecture et en téléchargement. « Nous sommes sur un pari de démocratisation du savoir, avec au-delà, d'autres projets dans les humanités numériques, le développement d'outils numériques pour aider les chercheurs à diffuser leur corpus, les exploiter et tester des hypothèses nouvelles. » Incitée par sa famille à faire des études, sans discrimination aucune, Nathalie Fargier pense que la recherche est une chance. « C’est le lieu où se croisent biologistes, sociologues, historiens… toutes ces personnes qui portent un regard, précieux, sérieux et méthodique sur ce qui nous entoure – passé et présent – et contribuent à éclairer ce qui forme un citoyen, un être humain, tout simplement » Son domaine, en quelques mots : Livres, revues scientifiques, manuscrits, cartes, plans, photographies… Le patrimoine documentaire des bibliothèques est immense et constitue un volet de notre mémoire collective. Nathalie Fargier s’attache à le valoriser et à le préserver. Elle anime une équipe de documentalistes et d’informaticiens qui développe des méthodes et gère une plateforme intégrée (numérisation, indexation, édition structurée, sites web et archivage). De ce processus résulte une diversité d’usages, de la lecture en ligne offerte aux internautes à l’encodage le plus fin destiné aux spécialistes.
- Stéphane Gerry-Vernières
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Stéphane Gerry-Vernières Juriste "Il existe d’immenses défis à relever pour la recherche de demain et elle a besoin de tous les talents ! J’ai souhaité être ambassadrice de l’exposition “La Science taille XX elles” car les jeunes femmes doivent toutes prendre conscience qu’elles peuvent se projeter dans des carrières ambitieuses, exigeantes, stimulantes et épanouissantes. À cet égard, la recherche en droit ouvre d’enthousiasmantes perspectives de travail faites d’échanges, de créativité et de confrontations d’idées au service de la connaissance et du progrès scientifique." Stéphane Gerry-Vernières est professeure UGA au Centre de recherches juridiques (CRJ - UGA). Spécialisée dans le domaine des sources du droit, elle poursuit ses recherches sur l’axe “Justice et Libertés”. Loin d’être une matière abstraite et désincarnée, le droit est en étroite connexion avec le réel. Dans un contexte de mutations politiques, économiques et sociales et d’avancées scientifiques et technologiques, le droit doit s’adapter, encadrer et protéger. Derrière les textes, il y a les pratiques des acteurs juridiques et non juridiques. C’est cette multitude d’interactions qui poussent Stéphane Gerry-Vernières à s’intéresser à la thématique des sources du droit. Elle étudie le droit souple, qui cherche à orienter plutôt qu’à contraindre au travers de différents instruments comme les recommandations, les circulaires ou les codes de conduite par exemple. Ses travaux les plus récents sur la “barémisation de la justice” s’inscrivent dans une perspective pluridisciplinaire et mobilisent des méthodes issues des autres sciences humaines et sociales qui semblent particulièrement pertinentes pour enrichir la connaissance du droit. Dans le cadre de son activité d’enseignement qui se déploie devant des publics aux attentes différentes (licence, master, préparation aux concours, formations professionnelles), Stéphane Gerry-Vernières apprécie particulièrement les échanges avec les étudiants. Elle a à cœur de les former à la technicité du droit tout en les sensibilisant aux enjeux politiques, sociaux et économiques dont il est porteur. En parallèle, son activité de recherche lui permet d’approfondir son intérêt pour le droit d’un point de vue plus théorique. Dans ce cadre, elle rédige des ouvrages et des articles. Elle est vice-doyenne en charge des affaires pédagogiques au sein de la faculté de droit de l’Université Grenoble Alpes et membre élue du conseil national des universités.
















