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  • Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang Mathématiciennes Rejoignez l'équipe : faisons des maths ensemble ! Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang sont doctorantes de l’Université d’Angers au sein du Laboratoire angevin de recherche mathématiques [1]. Mécanique quantique, statistiques des événements extrêmes et géométrie complexe, toutes trois étudient des domaines très différents. Mais elles partagent le même engagement : faire des mathématiques un espace plus ouvert. Au croisement des mathématiques et de la mécanique quantique [2], Marianne Curely s’intéresse à une équation aux dérivées partielles bien spécifique : l’équation de Schrödinger, fondamentale pour décrire le comportement des particules à l’échelle de l’infiniment petit. “Comme ce type d’équations admet rarement des solutions explicites, j’étudie des solutions approchées appelées paquets d’ondes qui permettent de comprendre le mouvement quantique tout en respectant le principe d’incertitude. Ce principe explique qu’on ne peut pas mesurer simultanément et avec une précision parfaite la position et la vitesse”. Autrement dit : plus l’une est connue précisément, plus l’autre devient floue. Après ses classes préparatoires aux grandes écoles à Epinal (88), Marianne Curely poursuit ses études à l’Université Marie-et-Louis-Pasteur à Besançon (25) - licence, magistère, et master - en mathématiques générales et fondamentales. Aujourd’hui, l’enseignement occupe une place essentielle dans son parcours, nourrie par l’influence de plusieurs femmes qui l’ont encouragée et lui ont montré que ces disciplines étaient accessibles aux filles. Elle, qui a toujours aimé les math, fait découvrir aux élèves de licence à l'Université d'Angers des concepts de mathématiques comme le calcul différentiel ou l’analyse numérique. Solune Denis, elle, étudie la théorie des valeurs extrêmes. Elle cherche notamment à modéliser des événements rares comme les crues exceptionnelles, les vagues de chaleur, ou les crashs financiers. “Je m’intéresse à l’estimation de quantités situées tout au bout des distributions de probabilités, là où les données sont peu nombreuses mais les enjeux et les risques majeurs”, particulièrement en assurance. Son parcours est lié au hasard. Attirée par de nombreuses disciplines au lycée à la Réunion, où elle a grandi, passée par une classe préparatoire qui ne lui correspondait pas, elle a longtemps hésité. Elle envisage un temps le journalisme, avant de découvrir en licence que faire des mathématiques, et seulement des mathématiques, c’est cela qui lui convient. Cette trajectoire faite de bifurcations nourrit aujourd’hui un message qu’elle tient à transmettre : “il n’est pas grave de ne pas savoir tout de suite ce que l’on veut faire, ni de se tromper ”. Yuetong Fang travaille en géométrie complexe, une branche des mathématiques qui étudie les variétés complexes, des espaces abstraits dont la sphère est un exemple simple et intuitif. Ses recherches s’appuient sur des équations comme les équations de Monge - Ampère ou les équations hessiennes complexes. « J'analyse les solutions de ces équations pour mieux comprendre ces espaces complexes. J’essaie par exemple de comprendre leur forme et leur courbure, même si on ne peut pas les visualiser directement ». Formée d’abord en Chine, puis arrivée en France pour son master et sa thèse, elle a dû composer avec la barrière de la langue et un environnement où les femmes restaient très minoritaires. Son expérience lui a appris l’importance d’oser : aller parler à un enseignant, poser une question, demander un stage peut suffire à infléchir une trajectoire. “Quand nous sommes ensemble, nous parlons relativement peu de maths, par rapport à d’autres sujets ” s’amuse Yuetong Fang. “Mais c’est rassurant d’être toutes les trois, de se soutenir mutuellement ” ajoute Solune Denis. “Et nous partageons une même conviction : les sciences se construisent aussi par le collectif, la transmission et la diversité des parcours ” insiste Marianne Curely. 1 Larema, CNRS/Université d’Angers 2 La mécanique quantique est une théorie qui décrit les phénomènes physiques dans le monde de l’infiniment petit, à l’échelle des atomes.

  • La Science taille XX elles à la Mairie de Paris - Exposition reportée

    La Science taille XX elles à la Mairie de Paris - Exposition reportée 3 février 2021 Hôtel de Ville de Paris Les 48 portraits de La Science taille XX elles devaient être exposées du 3 au 28 février 2021 sur les grilles de l’Hôtel de Ville de Paris. Cet évènement est reporté en raison de la situation sanitaire. L’exposition La Science taille XX elles , réalisée par Femmes & Sciences en collaboration avec le CNRS et l’ENS de Lyon, sera installée du 3 au 28 février 2021 sur les grilles de l’Hôtel de Ville de Paris, rue de Rivoli. 48 portraits de femmes scientifiques travaillant en Ile de France, à Toulouse et à Lyon y seront rassemblés pour la première fois. Le 11 février , journée mondiale des femmes et des filles en sciences, l'inauguration de l’exposition aura lieu en présence d’Anne Hidalgo, maire de Paris, de Nadine Halberstadt, présidente de Femmes & Sciences et d’Antoine Petit, président du CNRS. Plutôt que de maintenir l'exposition et son inauguration dans des conditions dégradées, nous avons préféré la reporter à une date ultérieure en 2021, à une période qui nous permettra de valoriser au mieux cette exposition. Femmes & Sciences, Vincent Moncorgé, CNRS < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Alexandra Pierre

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Alexandra Pierre Géographe de la mer À la barre d'un avenir bleu partagé Alexandra Pierre est post-doctorante de Le Mans Université au laboratoire Espaces et sociétés [1]. Elle cherche à identifier les meilleures pratiques en matière de ré-ensauvagement côtier en Europe, une solution basée sur la nature [2] qui invite à repenser les usages des territoires littoraux. Caribéenne, elle s’appuie sur ses ancrages géographiques et culturels pour nourrir une approche scientifique plus ouverte au monde. Etudiante ingénieure-architecte à l’Université d’État d’Haïti, Alexandra Pierre assiste en 2011 à une conférence scientifique sur l’écologie. Là, une rencontre fortuite la convainc de suivre un programme de plongée sous-marine avec l’organisation Reef Check. Sous la surface, elle découvre « l’horizontalité, l’absence de pesanteur, le sentiment de liberté ». Un déclic qui résonne alors avec son histoire familiale : un grand-père pêcheur, un autre impliqué dans le (dé)chargement des marchandises des navires au quai, la présence quotidienne de femmes commerçantes de produits de la pêche. Ses origines familiales, doublées du hasard de la vie, orientent durablement ses recherches vers l’océan, et les sociétés littorales et insulaires. Après un master en chimie, parcours Eau et environnement, elle quitte alors les Caraïbes pour l’École supérieure du professorat et de l’éducation de l’Université Clermont-Auvergne. Alexandra Pierre évolue depuis à l’interface entre recherche, diplomatie environnementale et engagement international, avec une attention particulière portée aux populations locales et aux femmes. Elle travaille aujourd’hui sur la conservation marine, les politiques climatiques et les dynamiques sociales des territoires côtiers dans l’idée de « permettre à la mer de reprendre sa place, que les flux et reflux des vagues puissent se faire dans des conditions optimales ». Elle s’intéresse notamment à l’acceptation sociale des politiques de conservation des littoraux par les populations locales de différents territoires côtiers européens et caribéens « Pour les populations locales, le retour de la mer est souvent perçu comme une perte de territoire imposée par des décisions éloignées de leur quotidien », souligne-t-elle, regrettant l’accès parfois limité aux enquêtes de terrain. Entre la France et Haïti, le Nord et le Sud, et à l’interface de plusieurs disciplines pour penser la résilience des territoires insulaires, Alexandra Pierre porte ainsi une vision inclusive de la sororité, intégrant la question du genre dans la gouvernance des ressources naturelles : « On voit souvent la femme à la barre, mais on oublie toutes celles qui l’ont aidée à tenir le cap ». Convaincue que la science a besoin de diversité incarnée, elle souhaite offrir aux jeunes filles, notamment afro-caribéennes, des figures auxquelles s’identifier. [1] ESO, CNRS / Le Mans Université / Université d’Angers / Nantes Université / Université de Rennes 2 / UNICAEN / Institut Agro [2] Promue par le projet européen REWRITE - Restoration of InterTidal sediment Ecosystems for carbon sequestration, climate adaptation and biodiversity support.

  • Carole Saout-Grit

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Carole Saout-Grit Océanographe physicienne Je mets en lumière les sciences de la mer Océanographe et physicienne, Carole Saout-Grit est fondatrice et dirigeante du bureau d’études Glazeo. Elle a également créé le média numérique Océans Connectés avec le souhait de contribuer à développer la curiosité pour les sciences et pour l’océan, afin que chacune et chacun puissent agir pour le protéger. Née dans le Morbihan, Carole Saout-Grit grandit « au bord du golfe », les pieds dans l’eau. Très vite, elle choisit de s’orienter vers les sciences. Après un bac scientifique, deux années de classes préparatoires puis une licence et une maîtrise de physique générale, c’est au cours d’un stage de fin d’études consacré à la mécanique des fluides et à la turbulence dans l’eau qu’elle découvre l’océanographie physique. Elle intègre alors un master à Brest, où elle comprend qu’elle peut étudier l’océan avec ses outils de physicienne. Elle choisit toutefois de ne pas poursuivre en thèse, souhaitant travailler au plus proche des applications concrètes de l’océanographie physique. Elle s’oriente vers un rôle de soutien à la recherche, notamment à l’Ifremer où elle travaille sur les données issues des premiers flotteurs Argo, un réseau mondial d'instruments sous-marins fournissant des mesures en temps réel par satellites. Son expertise porte alors sur l’analyse des paramètres physiques de l’océan, comme la température, la salinité, ou la pression, et sur la qualité et l’exploitation de ces données, essentielles pour comprendre la dynamique océanique. Lorsque sa vie personnelle la conduit à quitter Brest pour Nantes, où l’océanographie physique y est peu représentée, elle prend un tournant professionnel. Face au doute (changer de métier ou persévérer), elle fait le choix de l’indépendance et crée son bureau d’études Glazeo, pour continuer à mettre ses compétences au service des équipes scientifiques. “Aujourd’hui, je traite, contrôle et valorise des données collectées en mer ”, contribuant ainsi à des travaux publiés à l’échelle internationale. De cette trajectoire naît aussi Océans Connectés , un média dédié à la diffusion de la culture (et des coulisses) des sciences de la mer. Articles, portraits, grands formats : Carole Saout-Grit, qui a le goût du partage et de la transmission, y défend une science ouverte et incarnée. “Encore minoritaires dans les sciences de la mer, les femmes y ont pourtant toute leur place ”. Elle plaide pour une diversité de parcours, de voix et de regards, convaincue que la science a besoin de cette pluralité pour mieux comprendre et protéger l’océan.

  • Claire Maiza

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Claire Maiza Informaticienne "Au travers de ma participation à “La Science taille XX elles”, j’espère avoir l’occasion d’expliquer ce qu’est mon métier à toutes celles et ceux qui grandissent dans un environnement éloigné du système universitaire. Je suis ravie, aussi, de montrer que mon métier est totalement compatible avec une vie de famille et que le fait d’être une femme n’a jamais été une barrière pour poursuivre mon chemin universitaire et mon parcours professionnel. Ce que j’ai appris de mon expérience : il faut apprendre à prendre le temps !" Claire Maiza est maîtresse de conférence Grenoble INP-UGA au laboratoire Verimag (CNRS/UGA - Grenoble INP-UGA). Au sein de l’équipe “SharedResources” (ressources partagées) qu’elle copilote, ses recherches concernent la vérification temporelle des systèmes critiques. Claire Maiza grandit loin de toute université, dans la campagne aveyronnaise. Après le lycée, elle se destine à des études de mathématiques,« prof de maths » étant le seul métier qu’elle connaisse dans cette discipline. À l’université, elle découvre l’informatique et l’aspect ludique de sa logique. Elle continue donc dans cette voie : licence, master, thèse, à l’université de Toulouse. Après sa thèse, elle part deux ans en Allemagne avant d’obtenir son poste à Grenoble. En gardant le cap sur ce qui lui plait, et sans idée de là où cela la mènera, elle arrive au bout du parcours universitaire et à un métier passionnant à deux facettes : l’enseignement et la recherche. À l’aide de modèles mathématiques, Claire Maiza vérifie que l’exécution des programmes dans les systèmes critiques, c’est-à-dire ceux où une erreur pourrait entraîner un danger pour l’homme (transport, énergie, médical, etc.), se déroule correctement. En particulier, elle cherche à garantir que les programmes sont exécutés « dans les temps », par exemple pour la sortie d’un train d’atterrissage. Dans son quotidien, ce qui lui plaît tout particulièrement c’est de continuer à nourrir sa curiosité scientifique au travers de ses recherches, des conférences et aussi de l’enseignement. Elle apprécie également de travailler en groupe, que ce soit avec ses collègues de Grenoble ou d’autres universités françaises mais aussi de plusieurs universités à l’international (Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Suède, etc.).

  • Île-de-France | Femmes & Sciences

    Île-de-France Contact F&S Île-de-France - contact.iledefrance@femmesetsciences.fr, Le groupe Ile-de-France (IdF) - 205 adhérent·es en 2020 - s’est élargi au fil du temps avec un renouveau de plus d’une quarantaine d’adhérent·es ces dernières années. Il comprend des hommes et majoritairement des femmes, à la fois des scientifiques d’expérience ayant effectué une carrière réussie, des scientifiques en activité, des étudiant·es ou jeunes embauché·es. La grande diversité de leurs métiers et cultures est précieuse pour les interventions auprès du public ou dans les établissements scolaires. La difficulté pour les rencontres de l’association est la taille géographique de la région et la forte occupation des membres actifs dans de nombreuses tâches organisationnelles au niveau du conseil d’administration de F&S. L’origine des publications et films F&S qui servent la communauté émane souvent de ce groupe et un noyau expérimenté organise, une année sur deux, le colloque F&S et sa publication, le lieu du colloque alternant entre Paris et les autres régions de France. De plus de très nombreux débats et conférences sont organisés en IdF, qui enrichissent et actualisent nos connaissances sur le sujet sur l’égalité. 26 mars 2026 "Chimie au féminin" le 26 mars 2026 Sorbonne Université, Campus Pierre et Marie Curie En savoir plus 13 mars 2026 Femmes en Sciences : Rencontrez des femmes scientifiques inspirantes ! Visioconférence En savoir plus 4 nov. 2025 Rencontre autour du livre “Ménopause (très) précoce” 4 rue Popincourt, 75011 Paris En savoir plus 29 mars 2025 Le premier festival Science inFuze au hangar Y à Meudon (29-31 mars). Hangar Y, Meudon En savoir plus LA SCIENCE TAILLE XXELLES MENTORAT SCOLAIRES ACTUALITÉ Évènements autour du 11 février 2026 en Ile-de-France Chaque année, F&S Ile-de-France répond à de nombreuses sollicitations à cette période, voici quelques unes des activités de 2026 (dont certaines récurrentes). En savoir plus ACTUALITÉ Inauguration de la seconde édition la Science taille XX Elles en IDF F&S et les délégations Paris Centre et Villejuif du CNRS ont dévoilé 20 nouveaux portraits de femmes scientifiques de la Science taille XX Elles en IDF. En savoir plus ACTUALITÉ Des scientifiques travaillant avec F&S honorées En cette fin d'année, en IDF, c'est la saison des prix, et F&S est heureuse que des scientifiques travaillant avec l'association soient honorées. En savoir plus ACTUALITÉ En l'honneur d' Yvonne Choquet-Bruhat et Cécile DeWitt-Morette Une matinée de conférences a eu lieu à l'IHES le 24 Avril 2025 pour inaugurer le pavillon de jardin réalisé en leur honneur et rappeler leurs carrières et leur amitié. En savoir plus

  • Présentation de l’atelier Mendeleieva à la Canopé de Mulhouse

    Présentation de l’atelier Mendeleieva à la Canopé de Mulhouse 8 mars 2022 La Canopé, Mulhouse L’atelier Mendeleieva sera présenté à la Canopé de Mulhouse le 8 mars à un public de directeurs et animateurs de médiathèques, centres socio-culturels et centres de médiation. Trois membres de Femmes & Sciences présenteront l’atelier Mendeleieva à la Canopé de Mulhouse le 8 mars à un public de directeurs et animateurs de médiathèques, centres socio-culturels et centres de médiation sociale. Dans le cadre d’une formation sur la place des femmes en sciences et les stéréotypes, après une introduction, nous inviterons les participants à découvrir le jeu afin de pouvoir ensuite jouer avec leurs publics (classes, club science, atelier en bibliothèque...). Il est envisagé de les aider à développer leur jeu complet avec leur public par la suite. Pour en savoir plus sur l'évènement : https://www.reseau-canope.fr/academie-de-strasbourg/atelier-canope-68-mulhouse/actualites/article/les-femmes-a-lhonneur-a-latelier-canope-68.html Pour en savoir plus sur le jeu Mendeleiva : https://www.femmesetsciences.fr/mendeleieva © VPB F&S < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Camille Scalliet

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Camille Scalliet Physicienne « Faire apparaître de l’ordre dans le désordre. » Titulaire d’une thèse de l’université de Montpellier, Camille Scalliet a passé quatre ans en Angleterre, dans le cadre d’un post-doctorat à l’université de Cambridge. Depuis octobre 2023, cette trentenaire est chargée de recherche au laboratoire de physique de l’École normale supérieure (ENS-PSL, CNRS) où elle explore, grâce à des simulations numériques, le comportement de matériaux désordonnés comme le verre. « More is different » déclare Camille Scalliet. Elle explique : « Telle est la devise de la physique statistique, une branche de la physique qui cherche à comprendre les comportements collectifs qui émergent quand on met ensemble un très grand nombre d’éléments, qu’il s’agisse d’atomes, de bactéries ou d’êtres humains. En effet, quand on dézoome pour observer l’ensemble, on découvre que le comportement global peut être très différent de ce qu’on observe à petite échelle : il devient souvent complexe, voire surprenant, alors même que les interactions entre les éléments restent simples. Prenons l’eau, par exemple : ses molécules sont toujours les mêmes. Pourtant, à notre échelle, elle peut être liquide, solide ou gazeuse selon la température. Ces états de la matière sont des phénomènes émergents : ils n’existent pas au niveau d’une seule molécule, mais naissent de l’ensemble. » Camille Scalliet est passionnée et sait trouver les mots. Au sein du laboratoire de physique de l’École normale supérieure, Camille Scalliet s’attache à comprendre ces phénomènes émergents. Elle s’intéresse particulièrement aux systèmes désordonnés, où la régularité et l’ordre visibles font défaut, mais qui répondent, malgré tout, à des lois collectives. La physique statistique, à ses yeux, est une manière de faire apparaître de l’ordre dans le désordre, de repérer des motifs là où le monde semble imprévisible. Au quotidien, Camille Scalliet développe des algorithmes pour simuler sur ordinateur des expériences types, afin de guider à la fois les théories et les expériences. Aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle a toujours posé des questions sur tout. Dès le lycée, sa curiosité la pousse à s’orienter vers la recherche. Cependant, il n’est pas toujours simple de trouver sa place dans un environnement très largement masculin. Régulièrement, un sentiment d’imposture la fait douter, mais Camille Scalliet continue d’avancer : après ses études à l’ENS, sa thèse puis son post-doctorat lui permettent d’entrer au CNRS comme chargée de recherche. Fière, elle regrette cependant qu’aucune femme n’ait été recrutée pendant une dizaine d’années. Depuis, plusieurs chercheuses ont rejoint le laboratoire, signe d’un changement en cours dont Camille Scalliet se réjouit.

  • Exposition "Femmes inspirantes, femmes remarquables" par la Mairie de Toulouse

    Exposition "Femmes inspirantes, femmes remarquables" par la Mairie de Toulouse 8 mars 2021 31 mars 2021 Toulouse Dans le cadre du mois de l'égalité femmes-hommes, la Mairie de Toulouse présente une exposition de 250 portraits sur des grilles de jardins publics et bâtiments municipaux. Dans cette exposition, l'association vous invite à chercher Julie Batut, Biologiste, Chercheuse CNRS et membre active de Femmes & Sciences en Occitanie, responsable du Mentorat avec le CBI PhD programme. Cette exposition a été co-construite par divers organismes et la Mairie de Toulouse pour soutenir une dynamique en faveur de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Le Maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a visité l'exposition le 8 mars. Plus d'informations sur les partenaires (dont Femmes & Sciences fait partie) et la semaine de l'égalité femmes - hommes : ici (et en format pdf ). © Toulouse Métropole < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Trois journées « Sciences, un Métier de Femmes » dans le Grand Est

    Trois journées « Sciences, un Métier de Femmes » dans le Grand Est 27 février 2025 4 mars 2025 Nancy, Strasbourg et Mulhouse Le succès de la journée "Sciences, un métier de femmes" du 15 mars 2024 a motivé les adhérentes de Femmes & Sciences Grand Est à élargir le champ d'action de cette journée. En 2025, trois nouveaux évènements seront organisés par l’association Femmes & Sciences Grand-Est, en partenariat avec IESF-ARISAL et les universités locales : l'Université de Lorraine, l'Université de Strasbourg et l’Université de Haute Alsace. Ainsi, plus de 540 lycéennes issues de 34 lycées du Grand Est participeront à une journée « Sciences, un métier de femmes » : - le 27 février à Nancy (lycées lorrains - à la FST de Vandœuvre-lès-Nancy - piloté par Emmanuelle Bignon, F&S, CR CNRS au LPCT), - le 3 mars à Strasbourg (lycées du Bas-Rhin - à l'UFR de Maths/Info sur le campus de l'Esplanade - piloté par Véronique Pierron-Bohnes, F&S, DR CNRS émérite à l'IPCMS), - le 4 mars à Mulhouse (lycées du Haut-Rhin - à la FST de l'UHA sur le campus de l'Illberg - piloté par Nicole Bomo, F&S, Présidente IESF Alsace, ingénieure retraitée d'EDF) - voir https://www.femmesetsciences.fr/grand-est-sciences-un-metier-de-femmes. Lauraline Feltz I https://www.lauraline.net/ < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Mentorat | Femmes & Sciences

    FEMMES ET SCIENCES Mentorat Le programme de mentorat se déroule sur une période de 12 mois (janvier à décembre) et comporte 4 axes : des échanges individuels mensuels entre mentors et doctorantes ; des cercles de discussion thématiques (le manque de confiance en soi, l’équilibre vie professionnelle/privée, carrière dans le public ou dans le privé, etc.) ; des témoignages de femmes scientifiques décrivant leurs parcours et choix de carrière ; des ateliers de formation (préparation à l’entretien d’embauche, le postdoc à l’étranger). Femmes & Sciences a décidé de soutenir le développement d’un programme de mentorat pour accompagner les doctorantes et les inciter à construire leur projet de carrière, en réfléchissant aux possibilités et aux choix qui s’ouvrent à elles avec l’aide de personnes d’expérience et de confiance qui seront leurs mentors. Ce programme, qui a beaucoup de succès, a accueilli de nombreuses jeunes femmes. Il a été initié à Montpellier en 2015 et se décline à Paris-Saclay, Toulouse, Bordeaux, Rouen, Lille, Strasbourg, Nice, et Aix-Marseille. Vous êtes jeune chercheuse et avez envie d’être accompagnée, guidée et soutenue par une personne expérimentée du milieu professionnel académique ? N'hésitez pas à prendre contact avec les responsables du programme dans les différentes régions ! Contacts : Aix-Marseille : Anne Alexandre , Guilaine Lagache (mentorat dédié aux jeunes scientifiques en poste) Bordeaux : Camille Douillet Lille : Maude Jimenez Montpellier : May Morris (en savoir plus ) Nice : Karima Boudaoud Paris-Saclay : Géraldine Liot , Gwenaëlle André, Jessica Andreani ( en savoir plus ) Rouen : Sandrine Morin Strasbourg : Véronique Pierron-Bohnes (en savoir plus ) Toulouse : Julie Batut (en savoir plus ) En savoir plus sur le mentorat : When mentoring matters: a French mentoring program for women in science Julie Batut, Marina Kvaskoff & May C. Morris, Nature Biotechnology, 39 , 776–779 (2021) Collectively building a mentor–mentee relationship through a one-day workshop Julie Foncy, Marta Kwapisz, Martine Knibiehler & Julie Batut, Nature Biotechnology, 41 , 1829–1833 (2023) Un programme de mentorat pour les jeunes doctorantes CNRS info, 2021 Femmes & Sciences : construire un mentorat opérationnel avec les outils de l’intelligence collective CNRS info, 2024 Mentorat, coaching et accompagnement professionnel des femmes scientifiques dans le public et le privé Actes du colloque F&S 2017

  • Rhône-Auvergne | Rencontres | Femmes & Sciences

    Rhône-Auvergne RENCONTRES Sciences, un métier de femmes ! Pour convaincre les jeunes filles que toutes les voies d’études leur sont ouvertes et qu’elles ont le droit d’avoir de l’ambition dans leurs parcours professionnels à venir, le groupe lyonnais organise depuis 4 ans, avec l’ENS de Lyon et le LabEx ASLAN, une journée spécifiquement destinée aux lycéennes. Le but est de les faire rencontrer des femmes techniciennes, ingénieures et chercheures travaillant des domaines technologiques et scientifiques variés, dans le public comme dans le privé. L’idée est ainsi de montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes. Françoise Barré-Sinoussi et Najat Vallaud-Belkacem ont été les marraines d’honneur des éditions 2018 et 2020. Le succès des journées du 8 mars a démontré la pertinence de s’adresser directement aux lycéennes et l’impact important de leur donner des références féminines dans le monde scientifique. Près de 1800 lycéennes ont assisté à cet événement en 4 ans. Contact : Isabelle Vauglin LA SCIENCE TAILLE XXELLES SCOLAIRES EXPOS

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