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620 résultats

  • Les Oubliés de la Science

    Les Oubliés de la Science © Editions Alisio Et si l’Histoire des Sciences n’était pas celle que vous croyez ? Une BD pleine d’humour, par Camille Van Belle, préfacée par Nadine Halberstadt, ancienne présidente de F&S. La Science est réputée être rationnelle, et devrait donc reconnaître objectivement les contributions et découvertes de toutes les personnes ayant participé à l’avancée des connaissances. Mais c’est loin d’être le cas, comme le montre cette BD pleine d’humour, issue de la chronique «Trou de mémoire» du magazine Science et Vie junior, par Camille Van Belle. Partez à la rencontre de ces 48 hommes et femmes passionnant·es, fantasques et attachant·es ; qui, parfois à cause de leur caractère trop mégalo ou procrastinateur, mais surtout en raison du sexisme ou du racisme, ont été injustement évincé·es. Lien vers le site de l'éditeur : ici Préface : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • En l'honneur d' Yvonne Choquet-Bruhat et Cécile DeWitt-Morette

    En l'honneur d' Yvonne Choquet-Bruhat et Cécile DeWitt-Morette © Sylvaine Turck-Chièze Une matinée de conférences a eu lieu à l'IHES le 24 Avril 2025 pour inaugurer le pavillon de jardin réalisé en leur honneur et rappeler leurs carrières et leur amitié. L' IHES a créé un petit pavillon de jardin à l'entrée de l'institut en l'honneur de ces deux scientifiques mathématiciennes-physiciennes, qui étaient amies. Ce fut l'occasion d'évoquer leurs carrières. L'académie des Sciences était représentée par Françoise Combes, qui a évoqué la relation d'Yvonne Bruhat et Einstein, Ses travaux ont particulièrement été mis à l'honneur lors de la découverte des premières ondes gravitationnelles. Bérengère Dubrulle a rappelé que Cécile DeWitt-Morette qui avait épousé un américain, a créé l'école des Houches pour revenir en France l'été et contribué à développer la recherche en France et internationalement. Bérengère Dubrulle dirige maintenant cette école. Les familles d'Yvonne et Cécile étaient présentes et ont pris la parole près du pavillon (voir la photo) pour évoquer leurs mères. Une plaque y est apposée résumant leurs carrières respectives. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • F&S à l'inauguration de l'oeuvre " la Carte du Ciel "

    F&S à l'inauguration de l'oeuvre " la Carte du Ciel " 14 septembre 2024 Floirac, Gironde La Carte du Ciel est une oeuvre monumentale ( 400M2) de Louidgi Beltram incrustée dans le sol entre la salle de spectacle Arkéa Arena et le pont Simone Veil, à Floirac près de Bordeaux. L'oeuvre reproduit un cliché de la Carte du Ciel de Bordeaux pris depuis l'Observatoire de Floirac le 22 juin 1922 à 22h15. A cette occasion F&S, a été sollicitée par Bordeaux Métropole pour proposer des ateliers à la découverte du soleil et des femmes astronomes. Ces ateliers ont été mis en place grâce à la collaboration du laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux. Isabelle Vauglin, qui est venue de Lyon pour cet événement, nous a proposé une conférence sur le thème de " A la (re)découverte de quelques femmes astronomes de l'histoire ". © F&S < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Cérémonie de remise des prix Ingénieuses 2023

    Cérémonie de remise des prix Ingénieuses 2023 Félicitations aux femmes ingénieures, élèves ingénieures et écoles d’ingénieur·es engagées récompensées par la CDEFI le 11 mai dernier ! Lancée en 2011 par la CDEFI, l’opération Ingénieuses a pour but de promouvoir l’égalité femmes-hommes dans les métiers de l’ingénierie, de lutter contre les stéréotypes et d’encourager l’orientation de jeunes filles dans ce domaine. L’édition 2023 a reçu un total de 171 candidatures qui ont été examinées courant avril par un jury constitué de la CDEFI et de ses partenaires, ainsi que, pour la première fois, d’un jury lycéen. Ces jurys ont sélectionné 8 projets d’écoles d’ingénieur·es finalistes, ainsi que 3 élèves ingénieures et 5 femmes ingénieures nominées. Lors de la cérémonie, qui a eu lieu au Ministère de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique les noms des lauréates ont été révélés. Ont été récompensées : - 5 écoles d’ingénieur·es : Toulouse INP – ENSEEIHT, l’UTC, Grenoble INP – Ense3, Mines St-Étienne et l’INSA Hauts-de-France ; - 2 élèves ingénieures : Léa Gaonac’h et Hafssa El Marchani ; - 2 femmes ingénieures : Gaëlle Rondepierre (adhérente de F&S) et Julia Cantel. Pour en savoir plus sur la cérémonie et découvrir les portraits des nominées et des lauréates : https://www.ingenieuses.fr/2023/05/15/ingenieuses-2023-des-eleves-femmes-ingenieures-et-ecoles-dingenieur%c2%b7e%c2%b7s-toujours-plus-investies-pour-une-plus-grande-mixite-dans-lingenierie/ < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • "Femmes Ingénieurs" s'appelle maintenant "Femmes Ingénieures" avec un "e"

    "Femmes Ingénieurs" s'appelle maintenant "Femmes Ingénieures" avec un "e" © FI L’Association Femmes Ingénieures avec laquelle F&S collabore depuis longtemps se nomme maintenant Femmes Ingénieures avec un « e ». Un petit « E » mais une grande avancée dans la mixité des métiers d’ingénieur.e.s. Ce 8 mars 2021, jour de la journée des droits des femmes et pendant les Journées Nationales de l’Ingénieur.e, Femmes Ingénieurs a changé son nom, pour devenir : Femmes Ingénieures. En effet, en 2019, l’Académie française a officiellement féminisé certains noms de métiers comme : professeure, cheffe et ingénieure. L’association Femmes Ingénieures a la conviction que l'égalité réelle est source de richesse. C’est pourquoi elle œuvre pour obtenir la mixité et l’égalité dans les faits et pour qu’elles puissent être nommées pour ce qu’elles sont : des ingénieures. En savoir plus : https://www.femmes-ingenieures.org < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Femmes & Sciences s'engage pour préserver l'Institut du radium, musée Curie.

    Femmes & Sciences s'engage pour préserver l'Institut du radium, musée Curie. © Lacek2, CC BY-SA 3.0 Empêchons la destruction et préservons le Pavillon des sources, ancien laboratoire de préparation de Marie Curie, situé derrière le musée Curie (Paris 5ème). Marie Curie est pour nous, scientifiques, ingénieur·es, épistémologistes, un modèle inestimable d’une femme déterminée qui a révolutionné la façon même de faire de la science en découvrant avec son mari le radium et ses propriétés. Elle n’a eu de cesse de développer les connaissances et de les approfondir pour le bénéfice de l’humanité, de la recherche et de la cancérologie. Unique personne au monde à avoir reçu deux prix Nobel de sciences différents, la Française Marie Curie est une fierté nationale : directrice d’un des plus importants laboratoires de recherche, elle symbolise aujourd’hui dans le monde entier l’accès des femmes à la science à égalité avec les hommes. Les lieux qui ont accueilli ses travaux devraient être sanctuarisés pour que les générations futures puissent en bénéficier. L'association Femmes & Sciences, avec 7 associations co-signataires, a écrit une lettre à la Ministre de la Culture, Madame Rima Abdul Malak, pour préserver ce lieu. Cette lettre est disponible ci-dessous. Lire la lettre : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • 11 février, projet "Hypatie" - 40 femmes de sciences sur la Tour Eiffel

    11 février, projet "Hypatie" - 40 femmes de sciences sur la Tour Eiffel © Benjamin Rigaud Femmes & Sciences porte le projet "les 40 soeurs d'Hypatie" initié par Benjamin Rigaud pour faire inscrire les noms de 40 femmes scientifiques au 2ème étage de la Tour Eiffel. 11 février, journée internationale des femmes et des filles de sciences ! Pour mettre en lumière des femmes de sciences, Femmes & Sciences porte le projet "les 40 soeurs d'Hypatie " qui vise à faire inscrire les noms de 40 femmes scientifiques au 2ème étage de la Tour Eiffel. Ce projet a été initié par Benjamin Rigaud , membre de Femmes & Sciences et président de l'association Défi-Sorbonne et d'Universe City ; il permettra de faire écho aux 72 noms de scientifiques (tous hommes !) inscrits au 1er étage. Une très belle façon de donner de la visibilité et un rayonnement international à des femmes qui ont marqué l’histoire de la recherche en France. C’est aussi une manière unique d’afficher au cœur de Paris l’égalité entre les femmes et les hommes et de symboliser la mixité dans les sciences. Lien vers la vidéo "les Eclipsées" : https://www.youtube.com/watch?v=Z-8vNEEoE6U < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Alexa Dufraisse

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Alexa Dufraisse Archéobotaniste « La recherche s’apparente à un puzzle sans modèle et avec des pièces manquantes. » Directrice de recherche au laboratoire BioArchéologie, Interactions, Sociétés, Environnements (BioArch, CNRS/MNHN/ Inrap), Alexa Dufraisse s’intéresse aux restes de bois carbonisés, témoins d’un passé à la fois biologique et culturel. Cette spécialisation pointue l’a conduite à coordonner un important projet de recherche après l’incendie de Notre-Dame de Paris. Si beaucoup d’enfants s’intéressent aux dinosaures, Alexa Dufraisse, elle, en était passionnée, au point de passer ses étés sur des chantiers de fouilles. Au fil des années, elle continue d’arpenter les sites archéologiques mais n’y cherche plus des fossiles de diplodocus : désormais, ce sont les restes de végétaux qui l’intéressent. L’étudiante s’est en effet orientée vers l’archéobotanique, une discipline qui vise à reconstituer les paysages du passé et à comprendre ce qu’ils révèlent des sociétés humaines. Après une thèse à l’université de Franche-Comté à Besançon et quatre années de post-doctorat en Suisse, Allemagne et Papouasie, la jeune femme entre en 2006 au CNRS, où elle est aujourd’hui directrice de recherche. Sa spécialité ? L’étude du charbon de bois, également appelée anthracologie. Le bois carbonisé se conserve dans les sédiments pendant des millénaires. Et même carbonisé, le bois demeure une archive extrêmement précieuse : la largeur des cernes, ces anneaux qu’on observe sur les troncs et branches coupées, tout comme la taille des vaisseaux qui conduisent la sève ainsi que la composition chimique du bois permettent d’identifier les espèces d’arbres, leur provenance et même le type de forêts à laquelle ils appartenaient. Alexa Dufraisse récolte aussi des informations sur le climat d’autrefois ou encore la manière dont une forêt était exploitée, qui en dit long sur la relation entre une société et son environnement. Pour elle, la recherche s’apparente à un puzzle sans modèle et avec des pièces manquantes. En plus de fournir une image du passé, comprendre comment des arbres ont réussi ou à non s’adapter peut par ailleurs nourrir la réflexion sur les politiques forestières actuelles. Si l’archéobotaniste étudie souvent des charbons vieux de 5 000 ou 6 000 ans, depuis 2019, ses recherches se concentrent sur le Moyen Âge, et pour cause : après l’incendie de Notre-Dame de Paris, le CNRS et le ministère de la Culture lancent un grand chantier scientifique, à côté de la reconstruction. Alexa Dufraisse prend la tête du groupe « Bois et Charpente ». Au-delà de la datation, à l’année près, de certaines poutres, les 70 spécialistes sont parvenus à caractériser l’état des forêts et le climat de l’époque. Signe qu’une catastrophe peut, malgré tout, faire avancer la recherche.

  • Céline Decaux

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Céline Decaux Électrochimiste "Être une femme dans le milieu de la recherche n’a jamais été simple pour moi. Dès le départ, je me suis heurtée à des remarques sexistes qui ont atteint leur paroxysme au moment de mes grossesses. Maman de quatre enfants, j’ai toujours dû me battre pour faire valoir mon travail dans ce milieu très masculin et j’ai réussi ! Il est donc nécessaire de faire connaître les métiers scientifiques aux jeunes filles. En participant à “La Science taille XX elles”, je pense à mes deux filles et à la promotion de la science auprès des jeunes, filles ou garçons." Céline Decaux était professeure associée Grenoble INP au Laboratoire d’électrochimie et physicochimie des matériaux et des interfaces (LEPMI - CNRS / UGA - Grenoble INP-UGA / USMB). Spécialisée dans le domaine de l’électrochimie, elle poursuit ses recherches sur le vieillissement et l’analyse post-mortem de batteries. En 2023, elle a créé sa micro-entreprise de conseil en R&D Batteries et a donc quitté l'UGA-Grenoble INP. Tout commence par un exposé en classe préparatoire en 2000 sur la future génération de véhicules propres à hydrogène. Sa volonté de consacrer sa carrière professionnelle à la science est née. Céline Decaux intègre alors la seule école d’ingénieurs qui propose un enseignement entièrement dédié à l’électrochimie. En 2004, une rencontre avec Francis Dalard lors d’un stage sur la dépollution de béton radioactif, au LEPMI, la convainc de faire de la recherche. Son objectif : devenir experte du stockage électrochimie d’énergie. Elle commence par un doctorat à l’Université d’Orsay sur la purification de l’hydrogène pour les applications à piles à combustible. Puis, elle acquiert une expertise dans les batteries Li-ionet les supercondensateurs dans différents organismes (dont le CNRS et le CEA), avec le dépôt d’un brevet et la publication d’une dizaine de communications scientifiques de portée internationale. Céline Decaux a plusieurs activités. Au sein du département “formation professionnelle” de Grenoble INP-UGA, elle est responsable pédagogique du certificat en gestion des ressources énergétiques et enseigne pour les formations courtes en électrochimie, piles et batteries. Au LEPMI, elle participe à divers projets de recherche sur la compréhension des mécanismes de vieillissement des batteries afin d’adapter au mieux les conditions de charge et de décharge des batteries et ainsi en permettre une meilleure gestion et augmenter leur durée de vie. Céline Decaux a également une activité chez Enerstone, start-up émergente d’activités de recherche au sein de Grenoble INP-UGA. Elle a atteint son objectif de carrière et pour cela il a fallu déjouer les pronostics. Fille d’ouvriers et femme, elle représente moins de 1% des effectifs des scientifiques en France.

  • Myriam Zerrad

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Myriam Zerrad Photonicienne « Les pieds sur Terre, la tête dans les étoiles » Myriam Zerrad est ingénieure de recherche à Aix-Marseille Université. Cette experte en ingénierie photonique travaille à l’Institut Fresnel1, où elle a créé et dirige l’équipe CONCEPT ainsi que la plateforme technologique DIFFUSIF. Myriam Zerrad étudie la lumière et s’intéresse plus particulièrement aux défis scientifiques et technologiques liés à la diffusion de la lumière, de sa mesure à son contrôle. C’est l’organisation désordonnée à l’échelle nanométrique au sein des matériaux qu’elle traverse qui est responsable de la diffusion de la lumière. C’est cet effet qui nous permet de voir les objets avec nos yeux, et sa compréhension et son contrôle sont des enjeux majeurs pour un large panel d’applications : de l’étude de végétaux pour étudier le stress hydrique, aux milieux biologiques pour cibler des mélanomes, en passant par les cosmétiques et les peintures pour les effets visuels ou encore l’automobile car l’optique sera très présente dans la voiture du futur. Pour cela, Myriam Zerrad travaille avec son équipe au développement d’outils et de concepts innovants qui vont jusqu’à l’optimisation de composants optiques de pointe embarqués sur les satellites ou de détecteurs d’ondes gravitationnelles. Myriam Zerrad travaille en effet depuis une dizaine d’années avec le Centre national des études spatiales (CNES) au développement d’instruments uniques au monde pour mesurer la lumière dite « parasite », générée par les composants optiques embarqués sur les satellites qui prennent des images de la Terre et de l’espace, et qui limitent leurs performances. La lumière est aussi au coeur des détecteurs d’ondes gravitationnelles qui permettent d’observer des événements qui déforment l’espace-temps, tels que la fusion de deux trous noirs. Dans ce domaine également, Myriam Zerrad a été sollicitée pour travailler avec son équipe à la conception des détecteurs en cours de développement en Europe : Virgo (Prix Nobel 2017), LISA et Einstein Telescope (E.T.). Grâce à son expertise, Myriam Zerrad préside aujourd’hui le groupe d’experts internationaux Lumière parasite de l’Agence spatiale européenne (ESA) et de son équivalent américaine (NASA) pour le grand projet LISA. « Cette diversité d’applications est une source de créativité et d’apprentissage infinie pour moi » s’enthousiasme Myriam Zerrad, qui souhaite partager sa passion et rendre les sciences de la lumière accessibles aux plus jeunes. « Je fais partie des femmes qui ont la chance d’avoir une carrière scientifique épanouissante et enrichissante. Je m’aperçois qu’une certaine réussite professionnelle est indissociable d’une grande responsabilité vis-à-vis des générations futures et doit passer par une représentation plus importante des femmes de sciences dans les médias et dans les instances. » 1 – Institut Fresnel (Aix-Marseille Université/Centrale Méditerranée/ CNRS)

  • Isabelle Lémonon distinguée pour sa thèse sur la Savante des Lumières

    Isabelle Lémonon distinguée pour sa thèse sur la Savante des Lumières Félicitations à Isabelle Lémonon qui dans son travail de thèse a contribué à l'écriture de l'histoire des techniciennes et techniciens invisibles Isabelle Lémonon est ingénieure de recherche au Cermes3 (Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société) à Villejuif, et membre de Femmes & Sciences. La division d’histoire des sciences et technologies de l’Union internationale d’histoire et philosophie des sciences et technologies (IUHPST), dans le cadre de ses prix de thèse 2021 , a décerné une mention honorable à sa thèse "La Savante des Lumières françaises, histoire d’une persona : pratiques, représentations, espaces et réseaux", soutenue à l'École des hautes études en sciences sociales en 2019 sous la direction de Jeanne Peiffer. Sa thèse a porté notamment sur l'histoire "par en bas" de la persona de la Savante des Lumières, qui éclaire la participation de quelques femmes à la production scientifique, considérée comme une entreprise avec ses divers acteurs, sa division du travail, ses hiérarchies, son économie. Elle a suivi par exemple la trajectoire de Marie Louise Dupiéry (1746-1830), révèlant ainsi l’organisation du travail savant au quotidien dans l'atelier d'astronomie de Jérôme Lalande (1732-1807). < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Lucile Savary

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Lucile Savary Physicienne "Le cantique des quantiques" Lucile Savary est chargée de recherche au CNRS, théoricienne de la matière condensée au Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon (LP, ENS de Lyon / Lyon1 / CNRS). Ancienne étudiante de l'ENS de Lyon, elle a effectué un doctorat à l'Université de Californie à Santa Barbara, puis obtenu une bourse postdoctorale ‘Gordon et Betty Moore’ au MIT. Ses recherches portent actuellement sur les phénomènes exotiques dans les systèmes réels, avec un accent particulier sur les électrons fortement corrélés. En 2017, elle reçoit le F. Nevill Mott Prize 2017. En 2019, elle est lauréate du 'Young Scientist Prize in Statistical Physics' 2019. « La première chose que j'ai à dire aux jeunes filles qui veulent faire de la physique, c'est : Yes, you can ! Allez-y ! Pourquoi pas vous ? » Magnétisme quantique, liquides de spins quantiques, criticité quantique, ordre par le désordre, RIXS, systèmes spin-orbitalaires, transport thermique dans les isolants magnétiques, supraconductivité non conventionnelle dans les matériaux à fort couplage spin-orbite et multiples bandes, les thématiques de recherche que Lucile Savary aborde aujourd’hui résultent d’une vocation qui lui est venue en terminale grâce à une « prof exceptionnelle ». Lucile – seule femme de son équipe de recherche – ne sait pas pourquoi les femmes sont si peu nombreuses en physique. Il arrive même à Lucile de se rendre à des conférences où elle est la seule femme parmi une quarantaine d’hommes. Interrogée sur la parité, Lucile estime que les mentalités ont évolué mais qu’elles doivent encore changer. En physique, comme dans d’autres domaines, même si la prise de conscience est réelle, les femmes pâtissent encore des représentations archaïques et subissent les postures de pouvoir que prennent parfois certains scientifiques. On a l’exemple d’un chercheur assez connu qui s’est risqué un jour à décrire la physique comme un « métier d’homme ». La place des femmes en sciences serait-elle contestée ? Bien sûr que non, mais les cas de « mansplaining » (où un homme explique à une femme ce qu’elle sait déjà parfaitement) ne sont malheureusement pas rares. Pour lutter contre les biais implicites, il existe des politiques de discrimination positive, mais ce type d’initiative crée parfois des tensions au lieu de les apaiser. Car certains hommes – voire certaines femmes – font encore de la résistance. Alors, comment faire pour inverser la tendance ? Le parcours académique d’une femme est souvent plus compliqué que celui d’un homme mais Lucile Savary pense que la prise de conscience du problème commence à être bien réelle et qu’il faut persévérer dans la poursuite de l’équité, par l’éducation, par le démontage des représentations sociétales, par l’information et par des politiques volontaristes pour contrecarrer les biais que nos sociétés ont créés. Il faut cultiver la diversité « Les approches des femmes sur certains problèmes ou sur la pédagogie varient de celles des hommes. On ne peut que gagner à profiter de toutes ces différentes méthodes. Les gens ont désormais beaucoup plus conscience de l'importance que cela revêt, à la fois pour la qualité de la recherche, pour la qualité de vie de chacun et pour l’ambiance générale dans les laboratoires. » Son domaine, en quelques mots : Lucile Savary travaille sur la physique quantique des matériaux. L’objectif est de comprendre comment les électrons se comportent à l’échelle microscopique dans les solides qui nous entourent, et donnent lieu à des phénomènes observables, ou exploitables, à notre échelle. Déchiffrer les propriétés fondamentales de la matière, concevoir des systèmes où on peut se saisir de l’immensité des possibilités offertes par la mécanique quantique, mais aussi comprendre des résultats d’expériences de collègues, et proposer des modèles font partie de son quotidien. Ses travaux peuvent également ouvrir des perspectives sur l’élaboration de solutions nouvelles, plus performantes, plus efficaces, plus petites, plus rapides dans le domaine des technologies.

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