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- Les mémoires de Katalin Kariko, Prix Nobel Physiologie Octobre 2023
Les mémoires de Katalin Kariko, Prix Nobel Physiologie Octobre 2023 NA Katalin Karikó est biochimiste et lauréate du prix Nobel de physiologie ou de médecine 2023. Ses mémoires intitulées "Breaking Through: My Life in Science" viennent de sortir. Katalin KARIKO est une scientifique hongroise aujourd'hui reconnue comme l'une des plus grandes biochimistes du monde, elle a reçu le prix Nobel de physiologie en octobre 2023. Ses travaux ont contribué à créer les vaccins qui ont sauvé des millions de personnes lors de la pandémie de Covid-19. Pourtant, en mai 2013, elle avait été évincée de son laboratoire de l’Université de Pennsylvanie car elle n’avait pas assez de contrats ! Elle a aussi été surnommée " la folle de l'ARNm ". Elle a vécu et travaillé la majeure partie de sa vie adulte aux États-Unis. Pendant trois décennies, elle a travaillé dans l'obscurité, luttant contre les cafards dans un laboratoire sans fenêtre, subissant les rétrogradations, les moqueries de ses collègues et même des menaces d'expulsion. Mais en 2020, la vision de Mme Karikó a été spectaculairement justifiée lorsque son travail a permis de produire les vaccins qui ont mis fin à la pandémie, ouvrant ainsi la voie à des vaccins similaires contre le VIH, le paludisme et d'autres maladies mortelles. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Véronique Penin
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Véronique Penin Ingénieure recherche en mécanique des fluides "Avis de turbulences" Véronique Penin est ingénieure recherche en mécanique des fluides chez IFP Énergies nouvelles. Après une thèse à l'École Centrale de Lyon sur les interactions rotor-stator en turbine, elle intègre IFP Énergies nouvelles. Elle est aujourd’hui spécialisée en turbomachines (axiale, mixte, centrifuge) et ses compétences sont à la fois expérimentales et numériques. Issue d'une illustre lignée de graveurs médailleurs à Lyon, Véronique Penin voulait être météorologue, « quand j'étais petite, on regardait les nuages en voiture, je demandais à mon père, ingénieur, ce que c'était et il me disait c'est de la mécanique des fluides. Dans ma famille, on nous a toujours expliqué les phénomènes physiques pour ce qu'ils étaient, pas en nous racontant des histoires. » Aujourd'hui, la météorologue en herbe est devenue ingénieure de recherche en mécanique des fluides (écoulements fluides, liquides ou gazeux) et en étude des tourbillons. Hydrocarbures ou énergies nouvelles, elle travaille ainsi sur divers projets tels que la compression du CO2. Véronique Penin ne travaille pas le mercredi pour s'occuper de ses deux filles de 18 mois et 4 ans. Une flexibilité au travail qui s’avère parfois gênante lorsque des réunions de travail importantes sont programmées ce jour-là et la font passer à coté de certains projets. « Même si on nomme de plus en plus de femmes aux postes décisionnaires, les postes clés sont encore tenus par des hommes. » « Il arrive qu’un homme nous coupe la parole. Je pense que c'est vraiment inconscient, mais on garde son calme et on reprend. Ce que je fais c'est du travail en équipe, et si nous ne sommes pas contentes, nous le disons, et peut être même plus fortement qu'un homme. » Le domaine de la mécanique des fluides compte 40% de femmes pour 60% d'hommes, c’est beaucoup et ce n’est pas le cas dans toutes les disciplines. « En terminale S, il y a 50% de garçons et 50% de filles, ensuite en école d'ingénieur elles disparaissent, où sont-elles passées ? » regrette Véronique Penin. En raison des stéréotypes attribués à certaines filières, les filles ne vont pas naturellement vers les formations scientifiques et technologiques. Elles doutent de leurs capacités à s’intégrer dans des formations où les garçons sont plus nombreux et, au final, elles s’autocensurent. Aujourd’hui l’école – mais aussi l’éducation familiale – doit jouer un rôle de sensibilisation, des filles mais aussi des garçons, aux différents types d’enseignements afin de ne plus orienter les choix et de permettre à chacun de choisir sa voie en toute liberté. Son domaine, en quelques mots : Véronique Penin étudie numériquement et expérimentalement les écoulements (liquide, gazeux ou les deux) au sein de turbomachines. La succession de roues fixes et de roues mobiles rend ces écoulements fortement instationnaires et tridimensionnels. Son travail consiste en la compréhension de la phénoménologie pour déterminer des paramètres clés sur lesquels jouer pour améliorer le design de ces turbomachines et ainsi augmenter leur rendement.
- Aoife Bharucha
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Aoife Bharucha Physicienne « Toucher l’intouchable, saisir l’insaisissable » Aoife Bharucha est chargée de recherche CNRS au Centre de physique théorique de Marseille [1]. Elle étudie les éléments fondamentaux de l’Univers et leurs interactions. Aoife Bharucha a fondé un groupement de recherche du CNRS, rassemblant une centaine de chercheurs, qui vise à sonder la nouvelle physique en travaillant à la frontière d’intensité. Aoife Bharucha a ressenti très tôt une vocation pour la physique. « Vers l’âge de 16 ans, j’ai trouvé une bande dessinée sur la relativité à une exposition de mon lycée et je me suis dit que c’était la chose la plus cool que j’avais jamais vue ! À partir de ce jour-là, j’ai décidé de devenir physicienne. » Aujourd’hui, le travail d’Aoife Bharucha vise à comprendre un des phénomènes fondamentaux de la matière qui est encore inexpliqué par le modèle standard de la physique : la matière noire. En effet, la matière noire interagit très rarement avec la matière normale, ce qui la rend très difficile à détecter. Pour expliquer cette matière noire, les recherches d’Aoife Bharucha ont pour but de construire des modèles avec des nouvelles particules, et de calculer comment ces particules pourraient être détectées lors d’expériences qui se déroulent en partie au CERN, basé à Genève. Après avoir quitté Londres pour Mumbai, en Inde, avec sa famille à l’âge de 12 ans, puis étudié en Angleterre et vécu en Allemagne, Aoife Bharucha travaille aujourd’hui au quotidien avec des équipes de recherche en France, en Allemagne, en Inde et au Brésil. Elle collabore avec des expérimentateurs afin de s’assurer qu’elle interprète correctement les résultats des expériences, car « [son] travail vise à résoudre des questions sans réponse ». « Le très faible pourcentage de femmes en physique théorique est pour moi une conséquence des préjugés de la société. Il faut que cela change et combattre les préjugés sexistes dès l’école primaire ». Aoife Bharucha aime partager son parcours et son expérience auprès des jeunes et participe régulièrement à des animations, des ateliers, des cafés scientifiques et des conférences. [1] – CPT (Aix-Marseille Université/CNRS/Université de Toulon)
- 'Femmes scientifiques d'Alsace et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui' - "les décodeuses d'informatique"
'Femmes scientifiques d'Alsace et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui' - "les décodeuses d'informatique" 21 janvier 2021 Strasbourg L'exposition Femmes & Sciences 'Femmes scientifiques...' sera présentée le 21 janvier à Strasbourg (cordée de la réussite "les décodeuses d'informatique") L'exposition Femmes & Sciences 'Femmes scientifiques d'Alsace et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui' sera présentée le 21 janvier lors du lancement de la cordée de la réussite "les décodeuses d'informatique" à l'UFR maths info de Strasbourg. 43 filles de 2 collèges strasbourgeois (Sophie Germain et Foch) vont participer. Il s'agit d'un tutorat collectif scientifique avec des figures féminines. Femmes&Sciences et Jardin des sciences Strasbourg < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Delphine Racaud Terroitin
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Delphine Racaud Terroitin Ingénieure et manager dans l’industrie automobile Prenez le volant ! Delphine Racaud est ingénieure de formation et actuellement manager au Mans au sein du groupe Renault où elle pilote la chaîne logistique - ou supply chain, réseau qui coordonne l’approvisionnement, la production et la livraison de châssis de voiture. Sa mission : garantir la fluidité de la production industrielle, dans un environnement où chaque jour apporte son lot de défis. Delphine Racaud a grandi dans un environnement familial tourné vers l’artisanat. Sa mère, styliste-modéliste en maroquinerie, travaillait à la maison, entourée de machines de confection. Très tôt attirée par le bricolage, les casse-têtes et les puzzles, ellerêvait d’être ingénieure, sans trop savoir ce que cela voulait dire. « Je voulais simplement comprendre comment fonctionnent les choses .” Une seconde générale, qu’elle juge “trop conceptuelle ”, ne lui convient pas. Après un bac technique dans l’industrie du vêtement, elle s’oriente vers un DUT génie mécanique – un choix qu’elle doit défendre face aux réticences de l’IUT dans une filière largement représenté par les hommes. Elle obtient son diplôme haut la main puis décroche ensuite un diplôme d’ingénieur en alternance aux Arts et Métiers, en partenariat avec Renault qu’elle n’a pas quitté depuis. Pour elle, “une vraie opportunité de mettre en pratique ce que l’on apprend à l’école ”. Durant ses dix premières années au sein du groupe Renault, Delphine Racaud évolue dans le service qualité. Elle travaille à l’international, notamment au Japon, en Turquie et en Inde, où elle apprend à s’adapter à des contextes culturels parfois complexes. Ces expériences renforcent sa conviction que les femmes doivent apprendre à “décider et imposer des choix ” dans l’industrie automobile, secteur qu’elle compare à un mécanisme complexe, rythmé par des imprévus quotidiens. Aujourd’hui à la tête du département Supply Chain, qu’elle assimile à “l’huile des engrenages ”, elle jongle entre logistique et stratégie pour maintenir la production. “En logistique, il faut parfois modifier le type de pièces produites en fonction des contraintes comme les stocks ou le transport, tout en garantissant l’activité de l’usine. ” Son parcours, entre qualité, gestion de projets et logistique, lui a permis de développer une vision globale des métiers de l’industrie automobile. Elle souhaite rassurer les jeunes générations : “Il n’y a pas de parcours tout tracé et il est normal de ne pas savoir ce qu’on veut faire à la fin du collège. ” Aux jeunes filles, elle veut adresser un message clair : « votre place est avec nous, venez découvrir l'immense champ des possibles pour les femmes issues d'une filière scientifique ». En parallèle de sa carrière, Delphine Racaud a aussi mené une autre aventure, celle de l’adoption de ses deux enfants en Thaïlande, convaincue qu’il est possible de concilier ambition professionnelle et vie familiale.
- Les évènements autour du 11 février et du 8 mars en région Ile-de-France
Les évènements autour du 11 février et du 8 mars en région Ile-de-France De nombreuses actions tout au long des mois de février et mars F&S participera à la Journée du 8 mars organisée par l'Université Sorbonne Paris Nord sur le thème de la place des femmes dans les sciences, à la mémoire de Claudine Hermann, co-fondatrice de l'association Femmes & Sciences. F&S participera ce même jour à la projection du film "Son éducation, notre avenir" à l’Unesco et à une table ronde organisée, à la Tour Séquoia de La Défense, par le ministère de la transition écologique sur "l’égalité femmes-hommes dans ces ministères et l’apport des compétences scientifiques des femmes : les freins et les accélérations possibles". Les adhérentes de F&S rencontreront aussi de nombreux-ses élèves au cours des ces 2 mois. - 2-9 Février : Semaine de l’égalité au Mado Robin (Paris XVII) avec l'exposition La science taille XX elles , une visite de l’école primaire et le visionnage du film "La Cour" - 8-9 Février : Théatre avec toutes les quatrièmes du collège Michelet de St Ouen, projet La Science ça se cultive - 15 Février : rencontre sur le thème des métiers scientifiques avec des élèves de première et seconde au Lycée Joséphine Baker de Hanches Eures et Loir - 28 Février : rencontre sur le thème "Les femmes et les sciences" au Lycée de Savigny le Temple avec des élèves de seconde - 29 Février : rencontre sur le thème "Les femmes et les sciences" au Collège Aubrac de Livry Gargan avec des élèves de 4ème - 11 Mars : rencontre sur le thème "Femmes en sciences" au Lycée Montrouge de Montrouge avec des élèves de première - 14 Mars : rencontre sur le thème "Les métiers scientifiques, métiers inconnus" au Collège de Brie Comte Robert avec des élèves de 5ème et 4ème - 22 Mars : rencontre sur le thème "’IA est il utile pour les sciences, pour les filles ?" au Collège de Noisy le Sec avec des élèves de 5ème et 4ème - 28 Mars : rencontre avec des classes de seonde au Lycée Seilllier de Livry Gargan < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Rencontre avec Adèle B. Combes à Montpellier
Rencontre avec Adèle B. Combes à Montpellier 7 novembre 2022 Amphi 2 du bâtiment 36, campus Triolet, Université de Montpellier et YouTube Conférence / Table Ronde : Parlons du doctorat avec Adèle Combes ! Conditions de travail, santé mentale des jeunes chercheurs : quels constats et quelles solutions ? Les laboratoires de recherche en écologie et environnement du DIPEE Occitanie-Est , avec le soutien de la Faculté des Sciences de l’Université de Montpellier, organisent une rencontre avec Adèle B. Combes, docteure en neurobiologie, initiatrice du projet « Vie de thèse » et autrice du livre Comment l'université broie les jeunes chercheurs ? Précarité, harcèlement, loi du silence (Autrement, 2022). Au travers de son enquête réalisée auprès d’un panel de doctorant.e.s de divers établissements et de disciplines variées, Adèle B. Combes a contribué à libérer la parole sur un sujet encore trop peu abordé : le mal-être parmi les jeunes chercheur·es et les abus dont ils sont parfois victimes. La conférence Adèle B. Combes durera 30 minutes et sera suivie d’une table ronde de 45 minutes pour discuter des solutions concrètes pour améliorer le bien-être et la santé mentale des jeunes chercheur·es. Plusieurs personnes se joindront à cette table ronde : Mme May Morris, directrice de recherches CNRS, iBMM Pôle Chimie Balard Recherche, référente Femmes & Sciences Occitanie Est, membre du CA Femmes & Sciences et coordinatrice du programme de mentorat Femmes & Sciences Mme Mathilde Maillard, docteure en sciences des matériaux, fondatrice de Bien Dans Ma Thèse M. Pierre-OIivier Antoine, professeur Université de Montpellier, directeur adjoint laboratoire ISEM La rencontre sera animée par M. Guillaume Bagnolini, journaliste scientifique de Cosciences . RV le lundi 7 novembre à 17h. Amphi 2 du bâtiment 36, campus Triolet, Université de Montpellier Sur YouTube à https://youtu.be/MeV-S1YwX9I (la rencontre est disponible en replay suivant ce même lien) < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Exposition Femmes de sciences d’hier et d’aujourd’hui - Planet Ocean
Exposition Femmes de sciences d’hier et d’aujourd’hui - Planet Ocean 8 mars 2025 Montpellier Du 11 février au 8 mars, Planet Ocean organise une exposition "Femmes de sciences d’hier et d’aujourd’hui". À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science et jusqu'à la Journée Internationale des droits des femmes, Planet Ocean organise une exposition afin de mettre en lumière les contributions exceptionnelles des femmes dans le domaine scientifique. Cette exposition vise à découvrir, sensibiliser et inspirer en soulignant les réussites et les trajectoires remarquables de femmes scientifiques. En savoir plus : https://www.planetoceanworld.fr/agenda/ https://www.planetoceanworld.fr/evenements/exposition-femmes-de-sciences/ Cette exposition fait suite à une conférence de portraits de femmes scientifiques donnée par May Morris, adhérente et membre du CA de F&S, en 2023. Vous pourrez d'ailleurs retrouver son portrait dans l'exposition. © Planet Ocean < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Mendeleieva aux fêtes de la science de Lingolsheim et de Strasbourg
Mendeleieva aux fêtes de la science de Lingolsheim et de Strasbourg 7 octobre 2022 18 octobre 2022 Alsace L'atelier Mendeleieva, qui fait découvrir de manière ludique 135 femmes scientifiques historiques ou contemporaines, sera présenté aux fêtes de la science de Lingolsheim et de Strasbourg. L'atelier Mendeleieva sera présenté aux fêtes de la science de Lingolsheim entre le 7 et le 9 octobre 2022 (Gymnase im Sand, 31 rue du travail, 67380 Lingolsheim) et à Strasbourg du 14 au 18 octobre 2022 (Palais Universitaire 9 Pl. de l'Université, 67000 Strasbourg). En savoir plus sur Mendeleieva : https://www.femmesetsciences.fr/mendeleieva © F&S < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Editathon "Femmes & Sciences", "Femmes de têtes" à la Casemate
Editathon "Femmes & Sciences", "Femmes de têtes" à la Casemate 16 mars 2023 Grenoble Participation au traditionnel éditathon "Femmes & Sciences", soirée sur le thème "Femmes de têtes" à La Casemate, le 16 mars 2023. Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes et de la Semaine du Cerveau, La Casemate et le Laboratoire de Psychologie et Neurocognition (LPNC – CNRS/UGA/USMB) proposent un éditathon, ou marathon d’édition, d’une soirée sur le thème “Femmes de tête”, en partenariat avec Wikimédia France, les Wikipédien·nes grenoblois·es, le projet “les sans pagEs”, Brassart Grenoble et leurs partenaires. Le fonds documentaire de Parité Science sera à nouveau mobilisé pour cette soirée. Un temps d'échange avec deux chercheuses, Adeline Lacroix (autisme, vision, neurosciences) et Céline Souchay (mémoire, métacognition, neuropsychologie) autour de leurs travaux et de l’inclusion dans le milieu de la recherche est prévu dans la soirée. Plus d'infos Trois membres de F&S, Fairouz Malek, Mireille Lavagna et Céline Ternon participeront à la soirée pour créer, traduire ou améliorer les articles. © Editathon Femmes de têtes organisé par La Casemate et le LPNC en mars 2023 < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Angie Molina Delgado
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Angie Molina Delgado Biologiste "Vos neurones m’en font voir de toutes les couleurs" Après avoir soutenu sa thèse en septembre 2014 à l’Institut Gustave Roussy à Villejuif, Angie Molina Delgado a démarré un post-doctorat en biologie cellulaire à Toulouse en février 2015 au Centre de biologie du développement (CBD – CNRS ; Université Toulouse III – Paul Sabatier) où elle travaille actuellement. La mise en place et le fonctionnement du système nerveux nécessitent une parfaite coordination entre la régulation du cycle cellulaire – l’ensemble des étapes que traverse une cellule avant de se diviser et donner naissance à deux cellules filles - et la détermination du destin cellulaire - ce que la cellule va devenir, neurone ou cellule gliale. La compréhension des mécanismes impliqués dans ces deux processus est importante car elle permet de définir les éléments contrôlant l’équilibre entre prolifération et différenciation tout au long de la vie, durant l’embryogenèse et chez l’adulte. L’altération de ces mécanismes peut entraîner une prolifération cellulaire incontrôlée, caractéristique de la progression tumorale, ou une différenciation prématurée, associée à des troubles neurodéveloppementaux. Angie Molina Delgado a choisi d’élucider ces mécanismes en utilisant les cellules souches ou progéniteurs neuraux, qui composent la moelle épinière embryonnaire. À l’intérieur de ce tissu, les progéniteurs prolifèrent activement avant de se différencier en neurones. Cette jeune chercheuse s’intéresse tout particulièrement à la cinétique du cycle cellulaire et à son rôle sur le destin cellulaire. Grâce à des techniques d’imagerie en temps réel sophistiquées, elle suit individuellement le comportement de progéniteurs dans leur environnement et le corrèle à leur devenir. Au delà de cette problématique fondamentale, les connaissances acquises sur les mécanismes qui contrôlent la balance prolifération/différenciation pourront être extrapolées à d’autres types de cellules souches, comme les cellules souches cancéreuses, en particulier celles des tumeurs cérébrales qui partagent de nombreuses caractéristiques avec les cellules souches neurales normales. C’est un domaine qu’Angie Molina Delgado connaît bien puisqu’elle a effectué une thèse sur l’implication d’une protéine « suppresseur » de tumeurs, ATIP3, dans les métastases du cancer du sein. À terme, ses recherches seront utiles pour développer de nouvelles thérapies. Angie Molina Delgado a reçu la bourse L’Oréal/Unesco pour les Femmes et la Science en 2015. Après avoir quitté Toulouse, Angie MOLINA DELGADO a rejoint le Centro de Investigacion Médica Aplicada (CIMA) de l'Université de Navarre à Pampelune en tant que chercheuse. Ses travaux de recherche se concentrent sur le développement de nouvelles thérapies basées sur le transfert de gènes (thérapie génique) pour les maladies rares et héréditaires du foie pour lesquelles il n'existe pas de traitement efficace.
- Myriam Migliore
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Myriam Migliore Physicienne "Pour moi, la science se conjugue au pluriel. La science mélange les genres, associe les techniques, unifie les langues, fait table rase des origines. La science unit les différences et les extrêmes. Elle fait germer la créativité. On apprend en permanence. La physique du microcosme et du macrocosme nous pousse à ouvrir notre champ de vision et nous réserve encore bien des surprises !" Myriam Migliore est ingénieure de recherche CNRS en développement de dispositifs instrumentaux au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (LPSC - CNRS / UGA - Grenoble INP-UGA). Elle travaille dans les domaines de la physique de l’infiniment petit et de l’infiniment grand. Très tôt, Myriam côtoie le petit monde de la recherche, et la physique ne la lâchera pas. Comprendre ce qui nous entoure la guidera toujours. Après des études académiques et universitaires menées avec pugnacité, elle travaille pendant un temps dans le domaine de l’aérospatial, la “high-tech” sans poussière. Mais très vite, l’expérimentation lui manque. Travailler au CNRS, au LPSC, lui permet de renouer avec les techniques expérimentales et relier deux domaines où lois et objets défient l’entendement et le sens commun. Elle s’intéresse à la fois à produire des ions mono et multi chargés pour étendre les champs de recherche de la physique du noyau et elle développe des dispositifs opto-électroniques pour un projet de cosmologie très ambitieux dont l’un des challenges est l’énergie noire et la matière noire : deux composantes énigmatiques les plus importantes du modèle cosmologique. Pour chaque projet, Myriam Migliore conçoit un instrument répondant à un besoin spécifique de la communauté scientifique. Chaque instrument est unique et donc innovant. Elle utilise et met en œuvre différentes techniques comme l’ultravide, l’électro-magnétisme, l’optique, la CAO mécanique, la haute tension, les matériaux ou les techniques de détection et de mesures, en les utilisant à leurs extrêmes. Son métier est multidisciplinaire. Elle travaille en équipe, qu’elle peut être amenée à piloter, dans des projets d’envergure nationale, européenne ou internationale. Dans ce cadre privilégié de la recherche collaborative, elle apprécie l’absence de frontières linguistique, religieuse et politique. C’est une aventure technique collective, culturelle mais aussi technologique et géopolitique dans laquelle les scientifiques fouillent la matière et l’Univers tout entier.












