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  • Gladys Martial

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Gladys Martial Chargée de projets au service partenariat et valorisation « Son poste est aussi fait de rencontres avec des personnes aussi passionnées que passionnantes. » Pour développer leurs projets, les scientifiques doivent souvent trouver des financements en dehors de leur laboratoire. En tant qu’ingénieure d’études spécialisée dans les subventions, Gladys Martial les accompagne dans leurs démarches. Un poste qu’elle occupe après un parcours jalonné de concours et de formations. C’est depuis un petit bureau de standardiste que Gladys Martial découvre le CNRS, il y a 25 ans : l’agence d’hôtesses d’accueil pour laquelle elle travaille en parallèle de ses études l’a placée là quelques jours en renfort. Alors qu’elle peine à obtenir sa licence de lettres modernes, la jeune femme décide de passer le concours, attirée par la diversité des métiers et l’univers de la recherche. Elle rejoint l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules en tant que secrétaire gestionnaire : concrètement, elle s’occupe de la logistique liée aux actions de formations (commande de billets, réservation de salles et d’hôtels…). Désireuse d’évoluer, Gladys Martial se forme et passe des concours : après un poste au comité d’action et d’entraide sociale où elle propose des activités culturelles aux personnels du CNRS, elle devient gestionnaire de ressources humaines au sein de la délégation Île-de-France-Est. Pendant huit ans, elle y suit les carrières de 250 agents et chercheurs, du recrutement à la fin d’activité, en passant par les concours internes et les avancements. Souhaitant ensuite se rapprocher de la recherche proprement dite, elle intègre en 2016 le service partenariat et valorisation de la délégation Île-de-France Villejuif, avec un niveau désormais d’ingénieure d’études. En tant que chargée de projets, sa mission consiste à accompagner les chercheurs qui souhaitent obtenir des financements pour faire avancer leurs travaux. Car remplir les dossiers est loin d’être simple, surtout quand son métier est de mener des expériences en laboratoire ou des simulations sur ordinateur, pas de décortiquer un contrat ni d’élaborer un budget ! Gladys Martial, elle, est devenue spécialiste des subventions nationales, versées par des financeurs publics ou privés. Elle travaille avec une soixantaine de laboratoires et traite 200 dossiers par an, qu’il s’agisse de biologie, de sciences humaines ou, souvent, de projets pluridisciplinaires. Si son poste comporte beaucoup de contraintes et de délais à respecter, il est aussi fait de rencontres avec des personnes aussi passionnées que passionnantes, estime Gladys Martial, qui se réjouit de contribuer, à son échelle, à faire avancer la recherche.

  • Hala Bayoumi

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Hala Bayoumi Mathématicienne en sciences sociales "Je suis la face cachée des Humanités" Hala Bayoumi est ingénieure de recherche CNRS en traitement, analyse et représentation de l’information spatiale. Depuis 12 ans, elle travaille au Centre d’études et de documentation juridique, économique et sociale (CEDEJ - CNRS/Ministère des affaires étrangères) pour appliquer les mathématiques aux sciences sociales. Après avoir brillamment décroché un doctorat en informatique et mathématiques appliquées aux sciences humaines et sociales à l’École pratique des hautes études à Paris, Hala Bayoumi est ingénieure de recherche, depuis 12 ans au CNRS. Affectée en Égypte, au CEDEJ, un laboratoire implanté dans la capitale du Caire, elle travaille sur les problématiques de l’Égypte contemporaine, en pilotant une équipe composée d’une vingtaine d’ingénieurs, de cartographes et de bibliothécaires. Ses compétences sont mises au service de plusieurs programmes scientifiques, par exemple sur la pauvreté, le recensement national de population, la mise à jour de la carte administrative de l’Égypte, ou la numérisation des archives de presse. Ses actions de recherche ont été l’occasion de nouer un partenariat international avec des institutions égyptiennes telles que le CAPMAS (équivalent de l’INSEE en France) ou la prestigieuse Bibliotheca Alexandrina, à Alexandrie. En 2017, Hala Bayoumi a été lauréate de la médaille de cristal du CNRS pour l’invention d’un algorithme qui a permis de créer, en trois langues (français, anglais, arabe), un portail web de recherche présentant deux millions d’articles de la presse égyptienne sur 40 ans, cedej.bibalex.org . Soucieuse de vulgarisation, Hala Bayoumi co-dirige actuellement le premier atlas de l’Égypte contemporaine, à paraître en France, aux éditions du CNRS, avec une version électronique, gratuite, en arabe. Cette chercheuse a aussi à cœur de transmettre son savoir. Depuis 5 ans, elle coordonne une formation professionnelle de niveau Master à destination des ingénieurs égyptiens du CAPMAS. L’écrasante majorité des 60 diplômés de cette formation étant des femmes, Hala Bayoumi œuvre à la promotion des carrières féminines dans ce pays.

  • Table ronde « L’IA, pas sans elles ! » à la Cité de l’espace

    Table ronde « L’IA, pas sans elles ! » à la Cité de l’espace 28 mars 2026 Cité de l'espace, Toulouse Cette table ronde aura lieu le 28 mars 2026, à l'occasion de la Coupe de France de Robotique Junior organisée par Planète Sciences Occitanie. Samedi 28 mars 2026, à l'occasion de la Coupe de France de Robotique Junior organisée par Planète Sciences Occitanie se déroulera une table ronde « L’IA, pas sans elles ! ». Elle réunira 4 expertes pour discuter du manque de femmes dans l’IA, des biais qui en découlent et des solutions qui existent : • Chloé Braud, chercheuse à l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse au CNRS, • Céline Chantry-Darmon, directrice scientifique de Tekkare, membre de Femmes & Sciences et co-dirigeante de l’association Yeeso, • Corinne Joffre, secrétaire générale d’ANITI (Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institute), • Fatiha Tali Otmani, enseignante-chercheure à l'Université Toulouse Jean Jaurès, membre du laboratoire Éducation, formation, travail, savoirs. > RDV dans le Hall de l'Astralia - Cité de l'espace - Toulouse > de 15h15 à 16h15 Cet évènement est organisé en partenariat avec la Région Occitanie Pyrénées /Méditerranée via le FEDER, la Coupe de France de Robotique, SEMECCEL – Cité de l’espace / L’Envol des Pionniers, Toulouse – Mairie et Métropole, Eurobot, le Centre de l’Imaginaire Scientifique et Technique (CIST), l’Association des Amis de la Cité de l’Espace, l’ENAC, 7Robot – Club Robotique ENSEEIHT et LAAS-CNRS. Plus d'informations sur la journée du 28 mars : ICI © Planètes Sciences Occitanie < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Orientation, formation, emploi : une autre facette des inégalités femmes-hommes

    Orientation, formation, emploi : une autre facette des inégalités femmes-hommes 8 mars 2024 Centre Rabelais, 27 boulevard Sarrail, Montpellier Conférences, projections et débats organisés par la Ville de Montpellier et F&S F&S et la Mairie de Montpellier organisent un événement à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars prochain. Programme de l'évènement : ici La journée se terminera par la remise des prix du concours pocket films "Montpellier pour l'égalité ! " (18h-20h) et par la diffusion des pocket films lauréats (plus d'informations : https://www.montpellier.fr/4401-montpellierpourlegalite.htm ). Ce concours invite les 16-25 ans, les associations, les entreprises ainsi ques les agent.e.s de la Ville à tourner, seul.e ou en équipe, un film court (3 min max) avec les outils dont chacun.e dispose, l'objectif étant de mettre en scène des idées pour faire avancer l'égalité entre les femmes et les hommes. Evénement public mais sur inscription : 380 places ouvertes sur inscription par mail adressé à aurore.lafosse@montpellier.fr , en précisant à quel(s) événement(s) de la journée vous souhaitez assister. Compte-rendu de l'évènement : ici © F&S < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Ghuncha Fatma

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Ghuncha Fatma Biomécanicienne « Elle aspire ainsi à contribuer à la santé des femmes en Europe comme en Inde. » Arrivée en France en septembre 2024, Ghuncha Fatma est doctorante au sein du laboratoire Modélisation et Simulation Multi Échelle (MSME, CNRS/Université Paris-Est Créteil). Ses recherches portent sur l’endométriose, une maladie mal connue d’un point de vue scientifique et qui touche spécifiquement les femmes. Originaire d’Inde, Ghuncha Fatma est la seule femme de sa famille à avoir suivi des études supérieures, y compris parmi ses cousines, pourtant de la même génération qu’elle. Plus qu’une fierté, c’est surtout une chance à ses yeux, dont elle veut faire bénéficier d’autres femmes. C’est pour cette raison qu’après son master en biomécanique à l’Institut Indien de Technologie de Kharagpur, elle choisit de travailler sur l’endométriose, une maladie qui touche 10 % des femmes en âge d’avoir des enfants. Due au développement de tissus semblables à la muqueuse de l’utérus en dehors de celui-ci, l’endométriose provoque une inflammation et des douleurs parfois extrêmement fortes. En Inde, de nombreuses femmes souffrent de maladies gynécologiques sans être diagnostiquées et ailleurs, les recherches sur l’endométriose sont encore peu nombreuses. Ghuncha Fatma découvre cependant que la France a lancé en 2022 une stratégie nationale de lutte contre cette maladie : elle rejoint alors en thèse l’équipe biomécanique du laboratoire Modélisation et Simulation Multi Échelle qui a noué un partenariat avec l’Hôpital Tenon, à Paris. La doctorante peut ainsi mener des expériences sur des tissus prélevés lors d’opérations chirurgicales : elle mesure les propriétés d’élasticité de ces tissus, les déformations qui apparaissent quand on les étire ou les comprime, comme cela arrive quand on fait des mouvements. Une deuxième étape sera d’analyser la production de substances produites par les cellules du système immunitaire, les cytokines, qui pourraient être liées à la sensation de douleur. L’objectif final étant de créer un modèle de simulation numérique en trois dimensions à l’échelle des cellules, des tissus et des organes, afin d’observer et de prévoir les mouvements qui causent la douleur. Ghuncha Fatma espère qu’une meilleure compréhension mécanique de l’endométriose contribuera à mieux diagnostiquer les malades et à développer de nouvelles thérapies pour soulager les patientes. Elle aspire ainsi à contribuer à la santé des femmes en Europe comme en Inde où elle compte retourner après sa thèse pour enseigner et poursuivre ses recherches.

  • Deux chercheuses membres de l'association rencontrent des élèves de première

    Deux chercheuses membres de l'association rencontrent des élèves de première 14 mars 2023 Brest Animation scolaire à destination d’élèves de 1ères du lycée Amiral Ronarc’h de Brest Les chercheuses Gaëlle Friocourt et Cécile Voisset du groupe PRiME (INSERM) donnent rendez-vous aux lycéens et lycéennes brestois pour en apprendre plus sur le fonctionnement du cerveau. © Gaëlle Friocourt < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • France 3 régions s’intéresse aux déambulations scientifiques à Toulouse.

    France 3 régions s’intéresse aux déambulations scientifiques à Toulouse. Des lycéen·nes ont participé à une déambulation scientifique pour la journée internationale des femmes et des filles de sciences. Le 11 février est la journée internationale des femmes et des filles de sciences. Tous les ans, l'association Femmes & Sciences réalise des actions en partenariat avec Les Chemins Buissonniers à cette occasion. France 3 met en avant dans un article ces déambulations scientifiques, qui permettent de découvrir des femmes scientifiques oubliées et les centres de recherche du campus de Rangueil à Toulouse : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/femmes-et-sciences-valoriser-et-susciter-les-vocations-une-necessite-2710794.html En savoir plus sur les déambulations : https://www.femmesetsciences.fr/deambulationFS-8mars2022 < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Les mémoires de Katalin Kariko, Prix Nobel Physiologie Octobre 2023

    Les mémoires de Katalin Kariko, Prix Nobel Physiologie Octobre 2023 NA Katalin Karikó est biochimiste et lauréate du prix Nobel de physiologie ou de médecine 2023. Ses mémoires intitulées "Breaking Through: My Life in Science" viennent de sortir. Katalin KARIKO est une scientifique hongroise aujourd'hui reconnue comme l'une des plus grandes biochimistes du monde, elle a reçu le prix Nobel de physiologie en octobre 2023. Ses travaux ont contribué à créer les vaccins qui ont sauvé des millions de personnes lors de la pandémie de Covid-19. Pourtant, en mai 2013, elle avait été évincée de son laboratoire de l’Université de Pennsylvanie car elle n’avait pas assez de contrats ! Elle a aussi été surnommée " la folle de l'ARNm ". Elle a vécu et travaillé la majeure partie de sa vie adulte aux États-Unis. Pendant trois décennies, elle a travaillé dans l'obscurité, luttant contre les cafards dans un laboratoire sans fenêtre, subissant les rétrogradations, les moqueries de ses collègues et même des menaces d'expulsion. Mais en 2020, la vision de Mme Karikó a été spectaculairement justifiée lorsque son travail a permis de produire les vaccins qui ont mis fin à la pandémie, ouvrant ainsi la voie à des vaccins similaires contre le VIH, le paludisme et d'autres maladies mortelles. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Hélène Mainet

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Hélène Mainet Géographe « Nos choix d’aménagement, nos modes de vie actuels, auront des conséquences sur les générations futures. » Hélène Mainet est géographe, professeure en aménagement de l’espace à l’Université Clermont Auvergne, rattachée au laboratoire Territoires (UMR 1273, AgroParisTech/INRAE/UCA/VetAgro Sup). À travers ses recherches sur les territoires en transitions, elle pense les mondes à venir. Vivre ailleurs, être en transit, Hélène Mainet connaît bien. Elle a eu la chance de vivre une grande partie de son enfance à l’étranger. Cela explique sans doute sa curiosité, son envie de comprendre ce qui se passe, ici et ailleurs. C’est là l’origine de son goût pour la géographie, une discipline qui met en relation les sociétés et leurs espaces. C’est donc tout naturellement qu’elle s’oriente vers cette discipline après une formation scientifique. Les sciences sociales l’attirent et elle a envie de mettre l’humain au cœur de son activité professionnelle. À ses débuts, elle enseigne en collège et lycée en région parisienne, mais garde un pied dans la recherche. Le contact avec le terrain l’attire. À 25 ans, elle s’envole pour l’Afrique du Sud. Nous sommes à la fin des années 1990, au sortir de l’apartheid et en pleine reconstruction démocratique. Dans cette grisante période de transition, Hélène Mainet choisit de réaliser une thèse sur les communautés indiennes dans la métropole de Durban. Dans les quartiers où vivent ces minorités culturelles, les transformations économiques et sociales sont passionnantes à observer. Recrutée trois ans plus tard à l’Université de Clermont-Ferrand comme enseignante-chercheuse, elle y trouve son territoire d’adoption, l’Auvergne. C’est depuis cet ancrage qu’elle continuera à parcourir le monde. Aujourd’hui, la géographe poursuit ses recherches sur les dynamiques des territoires en transitions : écologiques, sociales, économiques, démocratiques et dans des contextes variés (Auvergne, Allemagne, Pologne, Afrique subsaharienne...). Elle s’intéresse particulièrement aux territoires en déclin, en crise, ceux qui sont un peu relégués, voire oubliés. Des espaces qui témoignent d’enjeux complexes et stimulants. Pourquoi les centres de certaines petites villes d’Auvergne se vident-ils de leur population et de leurs commerces ? Pourquoi choisit-on de vivre dans certains lieux plutôt que dans d’autres ? L’aménagement de l’espace est un champ de recherche mais aussi d’action. Avec le « pourquoi », on s’intéresse aussi au « comment » : comment mettre en place des projets d’aménagement qui tiennent compte des enjeux actuels de développement durable ? Comment aider les acteurs d’un territoire – élus, associations, entreprises – dans leurs projets ? « Mes recherches ont des applications concrètes. Il faut être pragmatique et se méfier des solutions toutes faites. Ce qui est valable quelque part ne l’est pas nécessairement ailleurs. » Également enseignante, Hélène Mainet accompagne de nombreuses étudiantes et étudiants de formations professionnelles en licence, master et doctorat. « Finie l’époque où l’on associait la géographie à la liste des départements et capitales ou à de simples localisations sur les cartes ! Cette discipline aide à comprendre le monde, mais aussi ce qui se passe autour de chez nous. » À travers ses cours, les sorties sur le terrain, le suivi des stages et projets collectifs, cette géographe engagée contribue à former les professionnelles et professionnels de l’aménagement de demain aux enjeux actuels et futurs. Avec le changement climatique, les crises énergétiques, les inégalités sociales, les perspectives sont anxiogènes, mais elle reste positive. Sensibiliser les gens, accompagner au changement, ce n’est pas facile mais possible. « Nos choix d’aménagement, nos modes de vie actuels, auront des conséquences sur les générations futures. Le monde dans lequel grandiront mes petits- enfants se pense et se construit aujourd’hui. »

  • Hélène Chanal

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Hélène Chanal Maîtresse de conférences en génie mécanique « Je n’ai jamais passé mes week-ends à bricoler dans un garage, mettre les mains dans les moteurs, ça n’a jamais été mon truc ! » Hélène Chanal est maîtresse de conférences en génie mécanique à l’Institut Pascal (UMR 6602, UCA/CNRS). Faisant fi des stéréotypes, elle développe des techniques pour maîtriser, au dixième de micron près, robots industriels et machines‑outils. Hélène Chanal est tombée sur la mécanique un peu par hasard, comme on tombe amoureuse. À quatorze ans, si on lui avait dit qu’un jour elle développerait des méthodes pour maîtriser les mouvements de robots industriels, elle aurait bien ri. À l’époque, elle passait plus de temps avec des chevaux qu’avec des outils. « Je n’ai jamais passé mes week-ends à bricoler dans un garage, mettre les mains dans les moteurs, ça n’a jamais été mon truc ! », avoue-t-elle. Mais la jeune fille aime apprendre et saisir les sciences et très vite, elle comprend que l’ingénierie donne du sens aux apprentissages : grâce aux mathématiques et aux sciences physiques, il est possible de prévoir le fonctionnement d’un mécanisme et de l’améliorer. Elle réalise que le génie mécanique est une science appliquée, qui permet de structurer les méthodes de création et de réalisation d’un objet. Sans les hommes et femmes formé·es à cette spécialité, il n’y aurait pas de voitures, pas d’avions ni aucun objet technique peuplant notre quotidien ! Au lycée, la technologie lui plaisant plus que les sciences de la vie et de la Terre, elle se dirige vers un baccalauréat scientifique, option technologie, puis une classe préparatoire, l’ENS (École normale supérieure), l’agrégation de génie mécanique (qu’elle majore) et enfin une thèse, soutenue en 2006. Malgré ses réussites académiques, elle doit continuellement affirmer sa légitimité dans ce milieu très masculin, où on ne cesse de lui rappeler que « l’usinage, ce n’est pas pour les filles ». Désormais, chaque jour, après avoir embrassé ses deux enfants, Hélène Chanal s’engouffre dans une grosse boule en verre sur le plateau des Cézeaux, l’école d’ingénieur·es SIGMA Clermont. Là, elle effectue de véritables opérations d’horlogerie : pour la réalisation de certaines pièces automobiles ou aéronautiques, le niveau de précision attendu est de l’ordre de 0,1 millimètre à 0,01 millimètre ! Son travail consiste à représenter, à l’aide de modèles mathématiques, le comportement théorique de robots industriels ou de machines‑outils pendant l’usinage de matériaux métalliques. Pour cela, elle utilise les principes fondamentaux de la mécanique et réalise des mesures expérimentales pour identifier et valider les modèles développés. Fière de son métier, elle participe à un grand défi de société : la réindustrialisation verte et durable de la France. Et elle a le privilège de visiter des lieux exceptionnels : un sous-marin nucléaire en activité, une ligne de production Mazda au Japon, Airbus en France… De quoi alimenter ses futurs projets scientifiques et nourrir son amour inattendu pour le génie mécanique !

  • Femmes Scientifiques à l’occasion des JIFFS 2022

    Femmes Scientifiques à l’occasion des JIFFS 2022 7 février 2022 31 mars 2022 Toulouse et environs L’UNESCO a déclaré le 11 février la Journée Internationale des Femmes et des Filles de Science. Les Chemins Buissonniers, avec Femmes & Sciences, organisent des événements. Rencontres avec des élèves et expositions en février et mars Des chercheuses de l’association Femmes & Sciences, partenaire de cette manifestation, iront tout au long des mois de février et mars à la rencontre d’élèves de CM2 du bassin toulousain pour leur présenter leur parcours, leur métier et les encourager à embrasser des carrières scientifiques. Le tout public ne sera pas oublié puisque leur seront proposé des expositions mettant en lumière des femmes invisibilisées qui ont marqué - et marquent encore - le monde de la recherche de leur empreinte. Soirée le mercredi 9 février à 20h00 Une soirée évènement organisée le mercredi 9 février au Phare de Tournefeuille permettra d’échanger par l’entremise de la pièce de théâtre Objectif Prix Nobel et d’une conférence sur le Mentorat avec Julie Batut notamment ou comment accompagner les femmes dans leur réussite en science. Programme complet en pdf Informations sur le site des Chemins Buissonniers © Les Chemins Buissonniers < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • "Ma course d’orientation" à La Maison de l’Orientation de Bellefontaine

    "Ma course d’orientation" à La Maison de l’Orientation de Bellefontaine © Dominique Morello Le samedi 27 novembre s’est tenue à La Maison de l’Orientation de Bellefontaine à Toulouse "Ma course d’orientation", évènement auquel Femmes & Sciences a participé. Pour "Ma course d'orientation", professionnels et bénévoles accueillaient les jeunes et leurs parents pour parler métiers et découvrir leurs voies d’accès sur trois niveaux. Femmes & Sciences y tenait au côté de l’IPEP (Institut Pour la Promotion de l’Egalité Professionnelle) un stand bien garni. De riches échanges individuels, un quizz sur l’égalité, des témoignages de plusieurs femmes scientifiques auront permis à une cinquantaine d’élèves (de 3ème et 2nde principalement) de découvrir la diversité des métiers scientifiques et réaliser qu’il n’y avait pas de barrière pour s’y engager. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

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