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  • Catherine Jeandel

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Catherine Jeandel Océanologue "L'eau, je ne fais pas que la boire" Catherine Jeandel est océanologue géochimiste. Elle est directrice de recherche au CNRS et travaille au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS/OMP – CNRS ; Université Toulouse III – Paul Sabatier ; IRD ; CNES). Initiée très jeune au milieu marin des rivages de la Bretagne du nord, Catherine Jeandel, en dépit de son désamour pour les mathématiques, poursuit son rêve d’enfance de devenir océanologue. D’une seconde littéraire à une intégration en classes préparatoires scientifiques, elle persiste dans cette voie. Elle effectue sa thèse et son post-doctorat en géochimie marine, à une époque où la chimie marine était balbutiante et intègre le CNRS en 1981. Intéressée par tous les aspects de l’océan : physiques, biologiques, chimiques, elle devient océanologue géochimiste. Depuis, elle sillonne les mers du globe, les explorant en profondeur pour améliorer notre compréhension d’un système si vaste et si complexe. Travailler sur une passion aussi ancrée explique sans doute pourquoi elle aime tant partager ses recherches mais aussi alerter sur les menaces qui pèsent sur notre environnement. Au quotidien, Catherine Jeandel écrit des projets pour obtenir une campagne en mer. Elle embarque pour deux mois avec quelques quarante collègues et échantillonne eau et particules, les rapporte au laboratoire, extrait les traceurs chimiquement en salle blanche pour les protéger des poussières. Puis, elle les analyse au spectromètre de masse, interprète les mesures, écrit des articles, forme des étudiant.e.s de masters, des doctorant.e.s… et surtout, collabore au niveau mondial. En effet, l’océan est si vaste qu’il s’étudie en collaborations internationales car il est impensable scientifiquement de laisser des zones du monde inexplorées ! Actuellement, elle coordonne avec des collègues un projet mondial d’exploration géochimique des mers Intitulé Géotraces. Très impliquée dans la diffusion de la culture scientifique, elle a été l’une des initiatrices toulousaines du Train du climat qui a sillonné la France en 2015, à l’occasion de la COP21, et poursuit l’aventure pour partager les savoirs dans les territoires. Catherine Jeandel a été lauréate de la Médaille de bronze du CNRS 1992.

  • Alexandra Mougin

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Alexandra Mougin Physicienne en nanomagnétisme "Vos disques durs, je ne les quitte pas des yeux" Alexandra Mougin est directrice de recherche au CNRS, spécialisée en magnétisme et spintronique. Elle travaille au Laboratoire de physique des solides (LPS – CNRS/Université Paris-Saclay). Le travail d’une chercheuse, c’est de chercher. Il s’agit, pour Alexandra Mougin, de mettre en place un processus scientifique pour comprendre finement comment une chose fonctionne. Le graal est ensuite de pouvoir optimiser les processus impliqués ou les rendre exploitables dans notre société. Une curiosité d’Alexandra Mougin qui remonte à sa petite enfance. Malgré un large spectre de centres d’intérêt, elle s’est très rapidement dirigée vers les sciences fondamentales et appliquées. Très motivée pour entreprendre des études de physique, malgré la sous-représentation des femmes dans cette discipline, elle réalise une thèse à Nancy et un postdoctorat à Kaiserslautern en Allemagne. Après quoi, elle obtient un poste de chargée de recherche à Orsay, au Laboratoire de Physique des Solides. Ses activités de recherche sont axées sur le magnétisme des systèmes à dimension réduite et portent sur les nanostructures magnétiques, ces aimants microscopiques qui servent de socle aux mémoires telles que celles de nos disques durs. L’alliance de la microélectronique et du magnétisme, également appelée spintronique, est très porteuse. Les géants du numérique s’intéressent tout particulièrement aux mémoires magnétiques, et poussé par les applications potentielles, ce domaine de recherche est extrêmement actif et concurrentiel. La miniaturisation des pièces, sans diminuer la densité de stockage, la consommation d’énergie et la rapidité de lecture et d’écriture des informations sont des questions au cœur des recherches d’Alexandra Mougin. Et pour cause, personne ne rêve d’un ordinateur portable lourd, lent et qui chauffe comme un radiateur. Son activité est essentiellement expérimentale et elle dispose de compétences larges incluant l’utilisation de grands instruments comme le rayonnement synchrotron. Pour proposer et imaginer de nouvelles expérimentations, elle utilise des enceintes sous ultravide, des microscopes, des lasers et des salles blanches. Un des attraits du travail de recherche est son caractère collectif. Loin d’Alexandra Mougin, le mythe du chercheur fou isolé dans son laboratoire. C’est en rassemblant les cerveaux que la Science peut avancer !

  • Table ronde « L’IA, pas sans elles ! » à la Cité de l’espace

    Table ronde « L’IA, pas sans elles ! » à la Cité de l’espace 28 mars 2026 Cité de l'espace, Toulouse Cette table ronde aura lieu le 28 mars 2026, à l'occasion de la Coupe de France de Robotique Junior organisée par Planète Sciences Occitanie. Samedi 28 mars 2026, à l'occasion de la Coupe de France de Robotique Junior organisée par Planète Sciences Occitanie se déroulera une table ronde « L’IA, pas sans elles ! ». Elle réunira 4 expertes pour discuter du manque de femmes dans l’IA, des biais qui en découlent et des solutions qui existent : • Chloé Braud, chercheuse à l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse au CNRS, • Céline Chantry-Darmon, directrice scientifique de Tekkare, membre de Femmes & Sciences et co-dirigeante de l’association Yeeso, • Corinne Joffre, secrétaire générale d’ANITI (Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institute), • Fatiha Tali Otmani, enseignante-chercheure à l'Université Toulouse Jean Jaurès, membre du laboratoire Éducation, formation, travail, savoirs. > RDV dans le Hall de l'Astralia - Cité de l'espace - Toulouse > de 15h15 à 16h15 Cet évènement est organisé en partenariat avec la Région Occitanie Pyrénées /Méditerranée via le FEDER, la Coupe de France de Robotique, SEMECCEL – Cité de l’espace / L’Envol des Pionniers, Toulouse – Mairie et Métropole, Eurobot, le Centre de l’Imaginaire Scientifique et Technique (CIST), l’Association des Amis de la Cité de l’Espace, l’ENAC, 7Robot – Club Robotique ENSEEIHT et LAAS-CNRS. Plus d'informations sur la journée du 28 mars : ICI © Planètes Sciences Occitanie < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Orientation, formation, emploi : une autre facette des inégalités femmes-hommes

    Orientation, formation, emploi : une autre facette des inégalités femmes-hommes 8 mars 2024 Centre Rabelais, 27 boulevard Sarrail, Montpellier Conférences, projections et débats organisés par la Ville de Montpellier et F&S F&S et la Mairie de Montpellier organisent un événement à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars prochain. Programme de l'évènement : ici La journée se terminera par la remise des prix du concours pocket films "Montpellier pour l'égalité ! " (18h-20h) et par la diffusion des pocket films lauréats (plus d'informations : https://www.montpellier.fr/4401-montpellierpourlegalite.htm ). Ce concours invite les 16-25 ans, les associations, les entreprises ainsi ques les agent.e.s de la Ville à tourner, seul.e ou en équipe, un film court (3 min max) avec les outils dont chacun.e dispose, l'objectif étant de mettre en scène des idées pour faire avancer l'égalité entre les femmes et les hommes. Evénement public mais sur inscription : 380 places ouvertes sur inscription par mail adressé à aurore.lafosse@montpellier.fr , en précisant à quel(s) événement(s) de la journée vous souhaitez assister. Compte-rendu de l'évènement : ici © F&S < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Ghuncha Fatma

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Ghuncha Fatma Biomécanicienne « Elle aspire ainsi à contribuer à la santé des femmes en Europe comme en Inde. » Arrivée en France en septembre 2024, Ghuncha Fatma est doctorante au sein du laboratoire Modélisation et Simulation Multi Échelle (MSME, CNRS/Université Paris-Est Créteil). Ses recherches portent sur l’endométriose, une maladie mal connue d’un point de vue scientifique et qui touche spécifiquement les femmes. Originaire d’Inde, Ghuncha Fatma est la seule femme de sa famille à avoir suivi des études supérieures, y compris parmi ses cousines, pourtant de la même génération qu’elle. Plus qu’une fierté, c’est surtout une chance à ses yeux, dont elle veut faire bénéficier d’autres femmes. C’est pour cette raison qu’après son master en biomécanique à l’Institut Indien de Technologie de Kharagpur, elle choisit de travailler sur l’endométriose, une maladie qui touche 10 % des femmes en âge d’avoir des enfants. Due au développement de tissus semblables à la muqueuse de l’utérus en dehors de celui-ci, l’endométriose provoque une inflammation et des douleurs parfois extrêmement fortes. En Inde, de nombreuses femmes souffrent de maladies gynécologiques sans être diagnostiquées et ailleurs, les recherches sur l’endométriose sont encore peu nombreuses. Ghuncha Fatma découvre cependant que la France a lancé en 2022 une stratégie nationale de lutte contre cette maladie : elle rejoint alors en thèse l’équipe biomécanique du laboratoire Modélisation et Simulation Multi Échelle qui a noué un partenariat avec l’Hôpital Tenon, à Paris. La doctorante peut ainsi mener des expériences sur des tissus prélevés lors d’opérations chirurgicales : elle mesure les propriétés d’élasticité de ces tissus, les déformations qui apparaissent quand on les étire ou les comprime, comme cela arrive quand on fait des mouvements. Une deuxième étape sera d’analyser la production de substances produites par les cellules du système immunitaire, les cytokines, qui pourraient être liées à la sensation de douleur. L’objectif final étant de créer un modèle de simulation numérique en trois dimensions à l’échelle des cellules, des tissus et des organes, afin d’observer et de prévoir les mouvements qui causent la douleur. Ghuncha Fatma espère qu’une meilleure compréhension mécanique de l’endométriose contribuera à mieux diagnostiquer les malades et à développer de nouvelles thérapies pour soulager les patientes. Elle aspire ainsi à contribuer à la santé des femmes en Europe comme en Inde où elle compte retourner après sa thèse pour enseigner et poursuivre ses recherches.

  • Deux chercheuses membres de l'association rencontrent des élèves de première

    Deux chercheuses membres de l'association rencontrent des élèves de première 14 mars 2023 Brest Animation scolaire à destination d’élèves de 1ères du lycée Amiral Ronarc’h de Brest Les chercheuses Gaëlle Friocourt et Cécile Voisset du groupe PRiME (INSERM) donnent rendez-vous aux lycéens et lycéennes brestois pour en apprendre plus sur le fonctionnement du cerveau. © Gaëlle Friocourt < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • France 3 régions s’intéresse aux déambulations scientifiques à Toulouse.

    France 3 régions s’intéresse aux déambulations scientifiques à Toulouse. Des lycéen·nes ont participé à une déambulation scientifique pour la journée internationale des femmes et des filles de sciences. Le 11 février est la journée internationale des femmes et des filles de sciences. Tous les ans, l'association Femmes & Sciences réalise des actions en partenariat avec Les Chemins Buissonniers à cette occasion. France 3 met en avant dans un article ces déambulations scientifiques, qui permettent de découvrir des femmes scientifiques oubliées et les centres de recherche du campus de Rangueil à Toulouse : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/femmes-et-sciences-valoriser-et-susciter-les-vocations-une-necessite-2710794.html En savoir plus sur les déambulations : https://www.femmesetsciences.fr/deambulationFS-8mars2022 < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Les mémoires de Katalin Kariko, Prix Nobel Physiologie Octobre 2023

    Les mémoires de Katalin Kariko, Prix Nobel Physiologie Octobre 2023 NA Katalin Karikó est biochimiste et lauréate du prix Nobel de physiologie ou de médecine 2023. Ses mémoires intitulées "Breaking Through: My Life in Science" viennent de sortir. Katalin KARIKO est une scientifique hongroise aujourd'hui reconnue comme l'une des plus grandes biochimistes du monde, elle a reçu le prix Nobel de physiologie en octobre 2023. Ses travaux ont contribué à créer les vaccins qui ont sauvé des millions de personnes lors de la pandémie de Covid-19. Pourtant, en mai 2013, elle avait été évincée de son laboratoire de l’Université de Pennsylvanie car elle n’avait pas assez de contrats ! Elle a aussi été surnommée " la folle de l'ARNm ". Elle a vécu et travaillé la majeure partie de sa vie adulte aux États-Unis. Pendant trois décennies, elle a travaillé dans l'obscurité, luttant contre les cafards dans un laboratoire sans fenêtre, subissant les rétrogradations, les moqueries de ses collègues et même des menaces d'expulsion. Mais en 2020, la vision de Mme Karikó a été spectaculairement justifiée lorsque son travail a permis de produire les vaccins qui ont mis fin à la pandémie, ouvrant ainsi la voie à des vaccins similaires contre le VIH, le paludisme et d'autres maladies mortelles. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Une journée "Sciences, un métier de femmes !" organisée à Strasbourg

    Une journée "Sciences, un métier de femmes !" organisée à Strasbourg 15 mars 2024 Strasbourg Cette action destinée aux lycéennes uniquement leur montrera la diversité des métiers scientifiques pour les aider à élargir leurs choix d’orientation. Cette action a pour but d’inciter les lycéennes à choisir des études scientifiques en leur montrant la diversité des métiers scientifiques. Elle les aidera à élargir leurs choix d’orientation, déconstruira les stéréotypes et les idées reçues qui les restreignent dans leurs choix de parcours d’études et ouvrira les horizons des lycéennes issues de milieux ruraux ou défavorisés pour qu’elles se permettent d’envisager des projets professionnels ambitieux. Lors de cette journée parrainée par Fabienne Keller, membre de F&S et ancienne élève de Polytechnique, 160 lycéennes pourront rencontrer 38 femmes scientifiques (techniciennes, ingénieures et chercheuses) travaillant dans des domaines technologiques et scientifiques variés, assisteront à une conférence d’une sociologue (Céline Pétrovic) expliquant la sous-représentation des femmes en science et à une séance au Planétarium de Strasbourg. Pour en savoir plus : ici © Lauraline Feltz < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Margaux Brégère

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Margaux Brégère Statisticienne pour les systèmes électriques « Prévoir la consommation au plus près pour optimiser la gestion du réseau électrique bas carbone et éviter le black-out. » Professeure associée au Laboratoire de Probabilités, Statistique et Modélisation (LPSM, CNRS/Sorbonne Université/ Université Paris Cité), Margaux Brégère partage son temps entre la recherche académique et celle en entreprise, au sein d’EDF. Son métier : créer des algorithmes pour gérer au mieux notre système électrique. À quels métiers mènent les mathématiques ? Au collège et au lycée, Margaux Brégère n’imaginait que celui de ses enseignants, dans lequel elle ne se projette pas. Si elle s’engage dans la voie scientifique, c’est d’abord pour devenir vétérinaire. Mais elle aime tellement les maths qu’elle se dirige finalement vers une école d’ingénieurs puis, pour approfondir encore plus, vers un master de recherche en mathématiques appliquées aux sciences du vivant. Car si se plonger dans des formules la passionne, la jeune femme souhaite avant tout agir concrètement sur le réel, en particulier dans un domaine qui a du sens pour elle : l’environnement. C’est aussi la raison qui la pousse à faire une thèse au sein d’EDF. Elle développe alors des algorithmes pour piloter la consommation électrique, c’est-à-dire la superviser et l’ajuster en temps réel. En effet, dans la mesure où l’électricité ne peut pas être stockée efficacement à grande échelle, il faut maintenir à chaque instant l’équilibre entre la production et la consommation, en y intégrant le plus possible des énergies renouvelables. Dans un contexte de transition énergétique et d’explosion de l’intelligence artificielle, ce défi apparaît à Margaux Brégère comme extrêmement stimulant sur le plan scientifique, tout en s’inscrivant dans des enjeux environnementaux majeurs et une logique de service public. Après sa thèse, elle intègre une équipe d’EDF mais souhaite garder un pied dans la recherche académique et devient professeure associée à Sorbonne Université. Ce statut lui permet non seulement de tisser des liens entre public et privé, mais aussi de mettre les modèles théoriques à l’épreuve des données réelles. La chercheuse analyse l’évolution des comportements des consommateurs après, par exemple, des changements de tarifs ou une campagne de sensibilisation. Elle travaille aussi sur le pilotage d’équipements, comme la mise en route de chauffe-eaux ou la recharge de voitures électriques. Avec toujours le même objectif : prévoir la consommation au plus près pour optimiser la gestion du réseau électrique bas carbone et éviter le black-out.

  • Carole Saout-Grit

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Carole Saout-Grit Océanographe physicienne Je mets en lumière les sciences de la mer Océanographe et physicienne, Carole Saout-Grit est fondatrice et dirigeante du bureau d’études Glazeo. Elle a également créé le média numérique Océans Connectés avec le souhait de contribuer à développer la curiosité pour les sciences et pour l’océan, afin que chacune et chacun puissent agir pour le protéger. Née dans le Morbihan, Carole Saout-Grit grandit « au bord du golfe », les pieds dans l’eau. Très vite, elle choisit de s’orienter vers les sciences. Après un bac scientifique, deux années de classes préparatoires puis une licence et une maîtrise de physique générale, c’est au cours d’un stage de fin d’études consacré à la mécanique des fluides et à la turbulence dans l’eau qu’elle découvre l’océanographie physique. Elle intègre alors un master à Brest, où elle comprend qu’elle peut étudier l’océan avec ses outils de physicienne. Elle choisit toutefois de ne pas poursuivre en thèse, souhaitant travailler au plus proche des applications concrètes de l’océanographie physique. Elle s’oriente vers un rôle de soutien à la recherche, notamment à l’Ifremer où elle travaille sur les données issues des premiers flotteurs Argo, un réseau mondial d'instruments sous-marins fournissant des mesures en temps réel par satellites. Son expertise porte alors sur l’analyse des paramètres physiques de l’océan, comme la température, la salinité, ou la pression, et sur la qualité et l’exploitation de ces données, essentielles pour comprendre la dynamique océanique. Lorsque sa vie personnelle la conduit à quitter Brest pour Nantes, où l’océanographie physique y est peu représentée, elle prend un tournant professionnel. Face au doute (changer de métier ou persévérer), elle fait le choix de l’indépendance et crée son bureau d’études Glazeo, pour continuer à mettre ses compétences au service des équipes scientifiques. “Aujourd’hui, je traite, contrôle et valorise des données collectées en mer ”, contribuant ainsi à des travaux publiés à l’échelle internationale. De cette trajectoire naît aussi Océans Connectés , un média dédié à la diffusion de la culture (et des coulisses) des sciences de la mer. Articles, portraits, grands formats : Carole Saout-Grit, qui a le goût du partage et de la transmission, y défend une science ouverte et incarnée. “Encore minoritaires dans les sciences de la mer, les femmes y ont pourtant toute leur place ”. Elle plaide pour une diversité de parcours, de voix et de regards, convaincue que la science a besoin de cette pluralité pour mieux comprendre et protéger l’océan.

  • "Ma course d’orientation" à La Maison de l’Orientation de Bellefontaine

    "Ma course d’orientation" à La Maison de l’Orientation de Bellefontaine © Dominique Morello Le samedi 27 novembre s’est tenue à La Maison de l’Orientation de Bellefontaine à Toulouse "Ma course d’orientation", évènement auquel Femmes & Sciences a participé. Pour "Ma course d'orientation", professionnels et bénévoles accueillaient les jeunes et leurs parents pour parler métiers et découvrir leurs voies d’accès sur trois niveaux. Femmes & Sciences y tenait au côté de l’IPEP (Institut Pour la Promotion de l’Egalité Professionnelle) un stand bien garni. De riches échanges individuels, un quizz sur l’égalité, des témoignages de plusieurs femmes scientifiques auront permis à une cinquantaine d’élèves (de 3ème et 2nde principalement) de découvrir la diversité des métiers scientifiques et réaliser qu’il n’y avait pas de barrière pour s’y engager. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

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