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- Femmes En Tête 2023 – Portrait de Caroline Champenois
Femmes En Tête 2023 – Portrait de Caroline Champenois © Collège des Sociétés Savantes Académiques de France Des portraits à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Collège des Sociétés Savantes Académiques de France publie une série de portraits de femmes scientifiques françaises. Parmi elles, Dr Caroline Champenois, adhérente Femmes & Sciences (co-coordinatrice en région PACA), directrice de recherche au CNRS en physique quantique au PIIM à Marseille. Dans ce portrait, sous forme d’entretien, Caroline Champenois aborde son parcours, ses recherches et sa vision de l'égalité femmes-hommes. Voir le portrait : https://societes-savantes.fr/femmes-en-tete-2023-caroline-champenois < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Clémence Perronnet
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Clémence Perronnet Sociologue "Clémence, qu’est-ce que tu lis ?" Clémence Perronnet est chercheuse en sociologie et maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Catholique de l’Ouest. Originaire de Champigny-sur-Marne, grandie auprès de parents professeurs des écoles, Clémence Perronnet suit d’abord la voie scientifique avec un bac S qui l’éloigne définitivement des mathématiques. Elle intègre ensuite une classe préparatoire littéraire et poursuit ses études en lettres modernes à l'ENS de Lyon. Sa rencontre décisive avec la sociologie se fait grâce à « une prof géniale qui donnait un cours sur les mangas : pourquoi les jeunes lisent-ils des mangas ? Quel genre de mangas ? » « Dis-moi ce que tu écoutes, ce que tu lis ou à quoi tu joues, et je te dirai ce que tu es. » La recherche en sociologie consiste à étudier la société, en posant des questions afin d'expliquer et de comprendre pourquoi les choses se passent d'une manière ou d'une autre. Ainsi les sociologues étudient l'armée, la famille, les migrations, etc. Clémence Perronnet fait de la sociologie de la culture : elle s’intéresse à ce que les gens aiment lire ou regarder à la télé, à ce qu’ils aiment quand ils sortent, aux jeux auxquels ils jouent, à ce qu’ils aiment manger ou porter comme vêtements. Clémence Perronnet vient de terminer une thèse intitulée La culture scientifique des enfants en milieux populaires : étude de cas sur la construction sociale du goût, des pratiques et des représentations des sciences. Ces cinq années de recherche au Centre Max Weber (CMW, ENS de Lyon / Lyon2 / UJM / CNRS) ont été guidées par quelques questions simples : pourquoi certains et certaines d'entre nous aiment les sciences et d'autres non ? Pourquoi si peu de femmes dans les sciences ? Pourquoi si peu de scientifiques – hommes et femmes – issus des classes populaires ? Où sont les verrous ? Pour commencer à comprendre, il faut parler de sociologie de l'éducation, c’est-à-dire de tout ce qui se passe à l'école, de la maternelle à la fin de l'université, ou dans les centres de formation pour adultes. À cela, il faut ajouter une analyse de la culture scientifique : tout ce qui se lit, se dit, se regarde ou s'écoute et qui a un lien avec les sciences. La base du métier de sociologue est de poser des questions, d’aller partout à la rencontre de tous ces gens que l'on ne croiserait jamais autrement. « C’est captivant d'étudier le rapport aux sciences à l'école, d’arpenter les salles de classe, les amphis, les couloirs, avec un éternel pourquoi ? aux lèvres. » « Les sciences offrent des professions qui sont vraiment super, et cela vaut pour toutes les disciplines. On ne pourra changer les mentalités qu’en la jouant collectif, les femmes et les hommes. Pour plus de femmes en sciences, il ne faut pas changer les femmes, il faut changer la manière de faire des sciences. » Son domaine, en quelques mots : Les recherches de Clémence Perronnet portent sur la genèse des rapports aux sciences, c’est-à-dire sur les processus sociaux et les conditions matérielles et symboliques de la fabrication du (dé)goût et de l’engagement (ou désengagement) pour les pratiques, filières et carrières scientifiques. Ses travaux considèrent les sciences non seulement comme un corpus de connaissances, mais aussi comme une culture matérielle qui se déploie dans des musées, des jeux, des activités ou des productions écrites et audiovisuelles, i.e. la « culture scientifique ».
- "Sciences, un métier de femmes !" : 2ème édition à Orléans
"Sciences, un métier de femmes !" : 2ème édition à Orléans 4 mars 2025 Orléans 150 lycéennes de la Région Centre-Val de Loire rencontrent plus de 20 marraines (chercheuses, ingénieures et techniciennes) de laboratoires privés et publics. Il s’agit d’un projet à destination de lycéennes pour les inciter à poursuivre leur carrière vers des métiers scientifiques. Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de cette journée "Sciences, un métier de femmes !". Des lycéennes venues des 6 départements de la Région Centre-Val de Loire y participeront. © Anais Groisy < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Myriam Zerrad
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Myriam Zerrad Photonicienne « Les pieds sur Terre, la tête dans les étoiles » Myriam Zerrad est ingénieure de recherche à Aix-Marseille Université. Cette experte en ingénierie photonique travaille à l’Institut Fresnel1, où elle a créé et dirige l’équipe CONCEPT ainsi que la plateforme technologique DIFFUSIF. Myriam Zerrad étudie la lumière et s’intéresse plus particulièrement aux défis scientifiques et technologiques liés à la diffusion de la lumière, de sa mesure à son contrôle. C’est l’organisation désordonnée à l’échelle nanométrique au sein des matériaux qu’elle traverse qui est responsable de la diffusion de la lumière. C’est cet effet qui nous permet de voir les objets avec nos yeux, et sa compréhension et son contrôle sont des enjeux majeurs pour un large panel d’applications : de l’étude de végétaux pour étudier le stress hydrique, aux milieux biologiques pour cibler des mélanomes, en passant par les cosmétiques et les peintures pour les effets visuels ou encore l’automobile car l’optique sera très présente dans la voiture du futur. Pour cela, Myriam Zerrad travaille avec son équipe au développement d’outils et de concepts innovants qui vont jusqu’à l’optimisation de composants optiques de pointe embarqués sur les satellites ou de détecteurs d’ondes gravitationnelles. Myriam Zerrad travaille en effet depuis une dizaine d’années avec le Centre national des études spatiales (CNES) au développement d’instruments uniques au monde pour mesurer la lumière dite « parasite », générée par les composants optiques embarqués sur les satellites qui prennent des images de la Terre et de l’espace, et qui limitent leurs performances. La lumière est aussi au coeur des détecteurs d’ondes gravitationnelles qui permettent d’observer des événements qui déforment l’espace-temps, tels que la fusion de deux trous noirs. Dans ce domaine également, Myriam Zerrad a été sollicitée pour travailler avec son équipe à la conception des détecteurs en cours de développement en Europe : Virgo (Prix Nobel 2017), LISA et Einstein Telescope (E.T.). Grâce à son expertise, Myriam Zerrad préside aujourd’hui le groupe d’experts internationaux Lumière parasite de l’Agence spatiale européenne (ESA) et de son équivalent américaine (NASA) pour le grand projet LISA. « Cette diversité d’applications est une source de créativité et d’apprentissage infinie pour moi » s’enthousiasme Myriam Zerrad, qui souhaite partager sa passion et rendre les sciences de la lumière accessibles aux plus jeunes. « Je fais partie des femmes qui ont la chance d’avoir une carrière scientifique épanouissante et enrichissante. Je m’aperçois qu’une certaine réussite professionnelle est indissociable d’une grande responsabilité vis-à-vis des générations futures et doit passer par une représentation plus importante des femmes de sciences dans les médias et dans les instances. » 1 – Institut Fresnel (Aix-Marseille Université/Centrale Méditerranée/ CNRS)
- Isabelle Dupin, ERC Consolidator Grant, à l’Université de Bordeaux
Isabelle Dupin, ERC Consolidator Grant, à l’Université de Bordeaux Isabelle DUPIN (professeure de Physiologie à l’Université de Bordeaux et membre de Femmes & Sciences) est lauréate d'une ERC Consolidator. Félicitations à Isabelle Dupin (professeure de Physiologie à l’Université de Bordeaux ), membre de Femmes & Sciences et du comité de pilotage du mentorat pour la Nouvelle Aquitaine, qui vient d’obtenir une ERC Consolidator pour son projet KINTSUGI. Ce programme offre des moyens conséquents permettant aux chercheur·es de se consacrer pleinement à un projet de recherche pendant cinq ans. Diplômée de l’ENS ULM en 2006, elle poursuit avec un doctorat à l’Institut Pasteur sur les mécanismes de régulation de la polarité des cellules (2010). Après un post-doctorat à IINS à Bordeaux sur le développement neuronal, elle intègre en 2013 le Centre de recherche cardio-thoracique de Bordeaux (CRTB ) comme assistante hospitalo-universitaire, puis enseignante-chercheuse. Professeure depuis 2021, elle est nommée en 2023 à l’Institut Universitaire de France (Fondamental Junior chair). Elle travaille dans le domaine des maladies chroniques respiratoires, notamment sur la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO ). Ses travaux explorent les mécanismes qui permettent au poumon de s'adapter et de se réparer face aux agressions de la pollution. En savoir plus : https://www.u-bordeaux.fr/actualites/linspirant-succes-europeen-de-2-chercheurs-bordelais https://www.u-bordeaux.fr/actualites/kintsugi-un-souffle-de-recherche-nouveau-pour-isabelle-dupin < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Laëtitia Rapenne
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Laëtitia Rapenne Ingénieure en caractérisation des matériaux "J’ai toujours été attirée par les sciences mais je n’imaginais pas devenir responsable d’un puissant microscope électronique pour regarder les atomes. Je me souviens encore de mon premier contact en travaux pratiques avec un MET devant mon enseignant à l’université sans imaginer que j’en ferais mon métier. L’affiche de l’appel à participation du CNRS à “La Science taille XX elles” a attiré mon regard et m’a donné envie de concourir. Aujourd’hui, je trouve mon métier passionnant et valorisant et j’arrive à le concilier avec ma vie de maman de trois enfants. En relatant mon parcours professionnel, j’espère montrer aux jeunes collégiennes et lycéennes qu’il est possible de se projeter et de s’épanouir dans un univers scientifique très diversifié." Laëtitia Rapenne est ingénieure de recherche CNRS au Laboratoire des matériaux et du génie physique (LMGP - CNRS / Grenoble INP-UGA). Elle travaille dans le domaine de la synthèse de nouveaux matériaux et de leurs caractérisations structurales jusqu’au niveau de l’échelle atomique. Titulaire d’un DESS (équivalent au Master Pro actuel) en techniques d’élaboration et de caractérisation des matériaux, Laëtitia Rapenne se consacre d’abord à l’optimisation de nouveaux matériaux sous forme de couches minces d’oxydes déposées sur différents substrats pour des applications en microélectronique. Grâce à la formation continue du CNRS, elle acquiert ensuite de nouvelles compétences qui lui permettent de prendre la responsabilité du microscope électronique à transmission (MET) dans son laboratoire. Les activités principales de Laëtitia Rapenne concernent la caractérisation structurale de différents types de matériaux pour des applications très variées dans le domaine des énergies renouvelables (cellules solaires), des mémoires résistives et de la santé (matériaux transparents conducteurs, biomatériaux). Afin de réaliser des images à des grandissements supérieurs à un million de ces matériaux grâce au microscope MET, elle doit amincir certains échantillons par polissage mécanique ou par faisceaux d’ions. Ses observations permettent de comprendre et d’optimiser les propriétés physiques, électriques et optoélectroniques des matériaux, en vue d’applications potentielles. Elle travaille en collaboration avec les chercheurs, ingénieurs et techniciens du laboratoire dans le cadre de nombreux projets scientifiques et participe à des congrès nationaux et internationaux.
- Muriel Thomasset
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Muriel Thomasset Ingénieure de recherche en optique instrumentale "Les miroirs, je les mets en lumière" Muriel Thomasset est ingénieure de recherche CNRS en optique instrumentale au sein du Groupe Optique du Synchrotron SOLEIL (SOLEIL – CNRS). Il est clair, dès la seconde, que Muriel Thomasset n’est pas faite pour les études littéraires. « Vous avez plus de logique que de sensibilité littéraire », lui dit sa professeure de lettres. Logiquement, elle opte pour des études scientifiques rêvant de l’université, de ses grands amphis et de ses belles bibliothèques qu’elle a découverts un peu plus tôt grâce à sa grande sœur. Son intérêt pour le concret la conduit vers la physique et elle s’oriente vers un Master d’Optique et Photonique. Après un doctorat en optique instrumentale dans le domaine des rayons X réalisé en 1998, elle tente sa chance dans le privé, mais déçue de son expérience en tant que responsable d’un bureau d’études spécialisé dans l’éclairage par fibre optique, elle retourne à la recherche publique. Cette fois-ci, elle intègre le CNRS en 2000 au laboratoire LURE, l’ancêtre du synchrotron SOLEIL, où elle trouve sa place. Depuis, Muriel Thomasset travaille au synchrotron SOLEIL, un laboratoire capable de produire et de fournir un faisceau de lumière extrêmement intense aux chercheurs du monde entier, et utile pour concevoir des expériences dans toutes les disciplines scientifiques comme la biologie ou la physique fondamentale. Elle conçoit des systèmes de mesure et met en place les contrôles et acceptations des éléments d’optique, comme les miroirs ou les réseaux de diffraction, nécessaires à la focalisation du faisceau lumineux provenant du synchrotron. Son expertise est cruciale car ces éléments d’optique doivent supporter l’intensité extrême du faisceau de lumière et présenter peu de défauts de surface, une qualité difficile à obtenir. Lors de la conception de ces éléments, elle apporte conseils et soutiens aux membres de son groupe pour définir le système optique le plus adéquat aux scientifiques. C’est une activité de service que Muriel Thomasset apprécie beaucoup, car l’important pour elle, « ce n’est pas le sujet sur lequel on travaille mais ce que l’on en fait ». En 2023, Muriel a intégré le Centre de Nanosciences et de Nanotechnologies de Palaiseau, en tant que co-responsable de la plateforme multiphysique.
- Appel à candidature - L'Oréal-UNESCO Programme Jeunes Talents France
Appel à candidature - L'Oréal-UNESCO Programme Jeunes Talents France La Fondation L'Oréal, avec l'UNESCO et l'Académie des sciences, a ouvert l'édition 2021 du programme Jeunes Talents France L'Oréal-UNESCO pour les femmes et la science. En 2021 la Fondation L’Oréal remettra 35 dotations en France : - d’un montant de 15 000 € chacune à des doctorantes, - d’un montant de 20 000 € chacune à des post-doctorantes. Au minimum, 5 de ces dotations seront dédiées à des chercheuses effectuant leurs travaux de recherche dans les Outre-mer. Pour cela, nous vous adressons le lien vers la plateforme digitale du programme www.forwomeninscience.com où vous trouverez le règlement du programme , ainsi que l’affiche de communication. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est le vendredi 19 mars 2021. La Fondation L'Oréal est partenaire de l'association Femmes & Sciences. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Appel à candidature Prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences 2024
Appel à candidature Prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences 2024 Remise du prix 2023, © F&S L’appel à candidature pour ce prix pour l’encouragement des jeunes femmes de talent en situation de handicap est ouvert jusqu'au 30 juin 2024. Le Prix Thierry Célérier – Femmes & Sciences pour l’encouragement des jeunes femmes de talent en situation de handicap est, en 2024, un prix unique doté de 10 000 €, récompensant une jeune femme en situation de handicap, de 20 à 28 ans, ayant pour objectif de réaliser un projet scientifique ambitieux, soit d’études supérieures, soit de recherche, soit d’innovation technologique. Date limite de dépôt des candidatures : 30 juin 2024 Règlement et candidatures : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Occitanie Est | Scolaires | Femmes & Sciences
Occitanie Est SCOLAIRES Interventions dans des établissements scolaires et auprès du grand public Le groupe intervient régulièrement dans des établissements scolaires et auprès du grand public. Pour ne citer que quelques interventions récentes, en 2019 : Florence Apparailly a donné une conférence au Lycée Jean Mermoz de Montpellier pour les journées de la Science ; Claire Loiseau, Manuela Romano, Christine Riou et Anna Cohuet ont fait une intervention au Lycée Victor Hugo de Lunel pour la Semaine de la Science ; Sylvie Corneille, May Morris et Manuela Romano se sont rendues au Lycée Marc Bloch de Sérignant. Contact : Martine Lumbreras MENTORAT RESSOURCES EGALITE ELLES ASSURENT
- Prix Irène Joliot-Curie 2020 : trois chercheuses d’exception à l’honneur
Prix Irène Joliot-Curie 2020 : trois chercheuses d’exception à l’honneur Depuis 2001, le prix Irène-Joliot-Curie récompense chaque année des femmes scientifiques qui se distinguent par la qualité de leurs recherches. Le Prix Irène Joliot-Curie est décerné par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation avec le soutien de l'Académie des sciences et de l'Académie des technologies qui en constituent le jury. Pour cette 19ème édition, le jury, présidé par Catherine Cesarsky, a choisi de récompenser : • Fariba Adelkhah , « Femme scientifique de l’année », directrice de recherche au Centre de recherches internationales de Sciences Po Paris, pour ses travaux de recherche en anthropologie et science politique • Céline Guivarch , « Jeune Femme scientifique », directrice de recherche à l’Ecole des Ponts, pour ses travaux de recherche interdisciplinaires sur le changement climatique combinant sciences du climat, économie et mathématiques appliquées • Sandrine Lévêque-Fort , « Femme, recherche et entreprise », directrice de recherche à l’Institut des Sciences Moléculaires d’Orsay, pour ses travaux de recherche à l'avant-garde de la microscopie optique avec sa start-up Abbelight Pour en savoir plus Le MESRI est partenaire de Femmes & Sciences. Sandrine Lévêque-Fort est mentore du programme de mentorat Île-de-France . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Séverine Moune
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Séverine Moune Volcanologue « Le fait d’être une femme n’a jamais été une barrière pour poursuivre mon chemin universitaire et mon parcours professionnel. » Séverine Moune est physicienne adjointe en volcanologie au Laboratoire Magmas et Volcans (UMR 6524, CNRS - UMR 163, IRD/UCA, Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand). Scientifique globe‑trotteuse, elle se passionne pour l’étude des gaz volcaniques. Séverine Moune se souvient comme si c’était hier de ce voyage familial à Yellowstone, aux États-Unis, au cours duquel elle a rencontré sa passion : les sciences de la Terre. Fascinée par les geysers, enivrée par l’odeur des gaz volcaniques, elle découvre des bassins aux mille couleurs et des jets d’eau brûlants expulsés dans les airs jusqu’à 90 mètres de hauteur. Une véritable éruption intérieure pour la jeune femme de dix-huit ans. C’est décidé : elle explorera les volcans. Rien ne prédestinait pourtant cette Ariégeoise, qui a été élevée loin de toute université, à une carrière scientifique ! Après une première année de physique et une licence en sciences de la Terre à Toulouse, l’étudiante décide de suivre son intuition volcanique. Elle quitte la ville rose pour Clermont-Ferrand, direction le Laboratoire Magmas et Volcans (UMR 6524, CNRS - UMR 163, IRD/UCA) pour continuer sa formation. Là, elle s’intéresse au processus de dégazage volcanique, sujet de sa thèse. Ses objets d’étude ? Deux volcans actifs bien différents : l’un explosif, le volcan Hekla en Islande, l’autre au dégazage passif continu, le volcan Masaya au Nicaragua. Puis elle poursuit ses explorations à Hanovre en Allemagne, à l’Institut de Minéralogie, avant d’intégrer définitivement le LMV (UMR 6524, CNRS - UMR 163, IRD/UCA) avec un poste permanent en tant qu’enseignante‑chercheuse. Amérique Centrale, Amérique Latine, Canada, Islande, Petites Antilles, Réunion, Nouvelle‑Zélande… Séverine Moune, aujourd’hui physicienne adjointe en volcanologie, parcourt le monde pour prélever les gaz des volcans et rapporter des échantillons au laboratoire. Étudier ces gaz, du magma profond à la surface, est crucial, car ils contrôlent le style et la force d’une éruption. Ils ont aussi un impact sur la chimie de l’atmosphère, donc sur le climat et sur la santé des populations environnantes. En plus de cela, cette scientifique passionnée a pour mission l’observation et le suivi de l’activité des volcans de France et d’outre-mer, notamment la Soufrière de Guadeloupe. Elle analyse la composition des gaz volcaniques pour détecter de potentiels signes de réactivation ou d’éruption. « J’ai l’impression d’avoir plusieurs métiers en un, c’est très stimulant ! » Physicienne adjointe en volcanologie, enseignante, directrice adjointe de l’Observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe de 2018 à 2021… Et même éditrice ! Cette année, Séverine Moune co-édite en effet une édition spéciale d’un magazine de renommée internationale, « Women in Science : Volcanology », pour montrer tout ce que les femmes apportent à la science. « Parcourir le monde et être scientifique quand on est mère de deux enfants est loin d’être évident tous les jours », concède‑t‑elle. « Mais je suis ravie de montrer que mon métier est compatible avec une vie de famille. Le fait d’être une femme n’a jamais été une barrière pour poursuivre mon chemin universitaire et mon parcours professionnel. »















