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- Editathon "Femmes & Sciences", "Femmes de têtes" à la Casemate
Editathon "Femmes & Sciences", "Femmes de têtes" à la Casemate 16 mars 2023 Grenoble Participation au traditionnel éditathon "Femmes & Sciences", soirée sur le thème "Femmes de têtes" à La Casemate, le 16 mars 2023. Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes et de la Semaine du Cerveau, La Casemate et le Laboratoire de Psychologie et Neurocognition (LPNC – CNRS/UGA/USMB) proposent un éditathon, ou marathon d’édition, d’une soirée sur le thème “Femmes de tête”, en partenariat avec Wikimédia France, les Wikipédien·nes grenoblois·es, le projet “les sans pagEs”, Brassart Grenoble et leurs partenaires. Le fonds documentaire de Parité Science sera à nouveau mobilisé pour cette soirée. Un temps d'échange avec deux chercheuses, Adeline Lacroix (autisme, vision, neurosciences) et Céline Souchay (mémoire, métacognition, neuropsychologie) autour de leurs travaux et de l’inclusion dans le milieu de la recherche est prévu dans la soirée. Plus d'infos Trois membres de F&S, Fairouz Malek, Mireille Lavagna et Céline Ternon participeront à la soirée pour créer, traduire ou améliorer les articles. © Editathon Femmes de têtes organisé par La Casemate et le LPNC en mars 2023 < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Encarnación Torralba Peñalver
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Encarnación Torralba Peñalver Électrochimiste « Concevoir des matériaux performants pour améliorer le rendement de la réaction chimique et la dépollution. » Encarnación Torralba Peñalver a quitté son Espagne natale pour mener ses recherches en France. Aujourd’hui, elle travaille sur le recyclage photoélectrochimique du dioxyde de carbone (CO2) à l’Institut de Chimie et des Matériaux Paris-Est (ICMPE, CNRS/Université Paris-Est Créteil). Au départ, elle n’était venue que pour un an en France : espagnole, Encarnación Torralba Peñalver a étudié la chimie jusqu’au doctorat à Murcia, dans le sud du pays. Pendant sa thèse, elle cherche à comprendre comment des ions se déplacent à travers une membrane sous l’effet d’une perturbation électrique. Un sujet d'électrochimie pointu, et surtout très théorique qui lui donne envie d’aller vers des expérimentations plus concrètes. L’Institut des Sciences Chimiques de Rennes lui offre cette opportunité : lors de son premier post-doctorat, elle explore le domaine de la photoélectrochimie dans lequel une partie de l’énergie est fournie par la lumière. Elle travaille sur le silicium, utilisé dans les panneaux photovoltaïques, pour transformer l’énergie solaire en énergie chimique via le recyclage du dioxyde de carbone (CO2). Encarnación Torralba Peñalver s’épanouit tellement dans ses recherches qu’elle décide de rester en France et de poursuivre cette voie : après un deuxième post-doctorat, elle passe le concours du CNRS, échoue une fois mais réussit la seconde. Recrutée comme chargée de recherche, elle savoure la chance de faire partie de ce réseau de laboratoires et la liberté de développer des projets. Depuis 2017, Encarnación Torralba Peñalver met à profit ses connaissances à l’Institut de Chimie et des Matériaux Paris-Est pour travailler sur le recyclage du dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique. Heureuse de travailler en équipe sur un sujet aussi crucial, elle développe de nouveaux matériaux pour la conversion photoélectrochimique du dioxyde de carbone (CO2). Cette méthode a deux avantages : l’énergie solaire, difficile à stocker, est ici conservée sous forme chimique. De plus, la réaction crée des carburants et des produits chimiques utiles pour l’industrie. L’enjeu, désormais, est de concevoir des matériaux plus performants pour améliorer le rendement de la réaction chimique, et donc aussi la dépollution. Porteur, le sujet attire des étudiants qu’Encarnación Torralba Peñalver encadre mais, dès qu’elle le peut, la chercheuse s’échappe et retourne à la paillasse. Car elle a toujours la même fascination pour les expérimentations : lancer une réaction chimique et savoir exactement ce qui se passe dans le bécher reste pour elle un moment magique.
- Anne Piscitelli
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Anne Piscitelli Physicienne des lasers La Force laser est avec nous ! Anne Piscitelli est ingénieure du CNRS au laboratoire de physique subatomique et des technologies associées [1]. Elle conçoit et développe des dispositifs expérimentaux où la puissance de la lumière laser permet d’analyser la matière au niveau atomique. De l’environnement à la santé, elle exploite ces outils pour identifier, séparer et mesurer des isotopes [2], présents à l’échelle d’ultra-traces. Fille de chercheur, attirée très tôt par les sciences, Anne Piscitelli se souvient, « émerveillée, des étudiants et des collaborateurs qui passaient régulièrement à la maison ». Après un bac C, elle choisit l’université plutôt que les classes préparatoires : « La Fac, c’était pour moi la liberté ! ». À Limoges, elle s’oriente vers la physique, puis poursuit un doctorat à l’université Paul-Sabatier de Toulouse en physique des plasmas [3], où elle commence à manipuler des lasers. Du simple pointeur « qui fait jouer le chat » aux expériences de haute précision, les lasers ont de multiples applications : mesurer la distance Terre-Lune, cartographier des sols par LiDAR ou restaurer des œuvres d’art. Aujourd’hui, à Subatech, Anne Piscitelli assure la veille technologique et le développement de chaînes opto-laser complexes mêlant miroirs, fibres et instruments de pointe. Elle développe ainsi des dispositifs combinant lasers et spectromètres de masse : les premiers servent à ioniser sélectivement un élément chimique précis, les seconds à en séparer ensuite les isotopes. Pour ce faire, elle travaille notamment avec des lasers pulsés : certains, focalisés sur une cible, y déposent en quelques nanosecondes une énergie suffisante pour chauffer la matière et lui arracher ses atomes constitutifs. « On crée une soupe d’atomes », explique-t-elle. Puis, d’autres viennent ioniser, dans cette « soupe », l’élément d’intérêt grâce à des longueurs d’onde finement accordées. L’analyse par spectrométrie de masse permet alors de séparer, d’identifier et de quantifier les éléments ionisés et leurs isotopes en fonction de leur masse. Ces travaux servent à la production de radio-isotopes pour la médecine nucléaire, mais aussi à des études environnementales sur des éléments chimiques, par exemple le cuivre, dont les signatures isotopiques naturelles peuvent être modifiées par les activités humaines. Pour Anne Piscitelli, pouvoir aller à la rencontre des scientifiques est un vrai plus pour les nouvelles générations et permet de dépasser l’autocensure, encore très présente chez les jeunes filles. «Il ne faut pas sous-estimer l’importance d’un déclic qui vient de l’extérieur ». Si elle aimerait « être ce déclic », montrer « la richesse et la diversité du métier » reste pour elle essentiel. Alors, « osez les lasers » ! [1] Subatech, CNRS/IMT Atlantique/Nantes Université [2] Les isotopes sont des atomes qui possèdent le même nombre d'électrons mais un nombre différent de neutrons. [3] Le plasma est l’état dans lequel passe un gaz soumis à une forte énergie. Aussi connu comme étant le 4ème état de la matière, le plasma est donc un gaz ionisé, constitué d'un mélange de particules neutres (atomes ou molécules), d'électrons et d'ions positifs ou négatifs. La physique des plasmas étudie les propriétés et la dynamique des plasmas, aussi bien dans les plasmas naturels (la foudre ou le Soleil) que dans les dispositifs de laboratoire, ainsi que ses applications.
- Guilaine Lagache reçoit la médaille d’argent du CNRS
Guilaine Lagache reçoit la médaille d’argent du CNRS © Guilaine Lagache Félicitations à Guilaine Lagache, distinguée par la médaille d’argent du CNRS pour la qualité et l’originalité de ses travaux reconnus sur le plan national et international. Guilaine Lagache travaille au laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM - Aix-Marseille/Centre national d’études spatiales/CNRS). La médaille d’argent reconnait ses travaux de recherche sur la formation des étoiles dans les galaxies et les grandes structures et les résultats obtenus grâce aux expériences dans l’infrarouge lointain et le millimétrique, ainsi que son implication dans la mission Planck. Le projet Planck avait pour objectif de mesurer avec une grande précision le rayonnement fossile présent dans l’Univers, permettant ainsi de reconstituer avec justesse le contenu et l’histoire de l’Univers. Elle a été récompensée en particulier sur les opérations, l’étalonnage photométrique de l’instrument HFI, et les composantes d’avant plan, qui ont conduit à la détermination la plus précise des paramètres cosmologiques. Guilaine Lagache, membre active de Femmes & Sciences, est par ailleurs très investie dans la promotion des filières scientifiques et techniques auprès des filles. Pour en savoir plus < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Colloque CNRS / Quels impacts de la crise COVID sur la carrière des femmes ?
Colloque CNRS / Quels impacts de la crise COVID sur la carrière des femmes ? L’objectif de ce colloque, organisé par la mission pour la place des femmes au CNRS et qui aura lieu le 8 mars, est de répondre aux impacts de la crise COVID sur la carrière des femmes. Femmes & Sciences présentera les résultats de l’ « Enquête sur le vécu des femmes et des hommes du monde académique français pendant le confinement du printemps 2020 ». Ces résulats ont été présentés lors du colloque 2020 de notre association. Après avoir défini les buts de l’enquête et la façon de procéder, nous présenterons le profil des personnes ayant répondu à notre enquête. Nous concentrerons nos résultats sur la partie « travail » du questionnaire, en particulier sur les effets ressentis de la baisse de production scientifique engendrée par le confinement. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Ateliers des stéréotypes : nouvelles vidéos
Ateliers des stéréotypes : nouvelles vidéos De nouvelles vidéos pour apprendre à utiliser ces ateliers mis en place par F&S sont en ligne depuis le 7 juillet. Femmes & Sciences lutte contre les stéréotypes de genre avec ses partenaires : le Ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports , la région Occitanie , la CASDEN et le Quai des Savoirs . Depuis 2019, l’association a mis en place des ateliers, lors des interventions en milieu scolaire et "grand public" pour apprendre à identifier et à combattre les stéréotypes de genre, en particulier dans les sciences. Femmes & Sciences met en ligne sur son site internet et sa chaîne Youtube des vidéos décrivant les ateliers. Le tournage a eu lieu au Quai des Savoirs, à Toulouse, en janvier 2021, avec les bénévoles de la délégation Occitanie Ouest et les figurants Leïla Laporte, Juan Antonio Bertran et Camille Job. Ces vidéos ont été réalisées par Barthélemy G. Thumerelle . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- "Sciences & Médias : Femmes scientifiques à la Une !"
"Sciences & Médias : Femmes scientifiques à la Une !" "Sciences & Médias : Femmes scientifiques à la Une !" : replay consultable Le replay de la journée Sciences & Médias sur la représentation des femmes scientifiques dans les médias, qui a eu lieu le 29/01/2021, est disponible sur http://sciencesetmedias.org ou sur https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=h-gpctuN2M4 . Cette journée était organisée par plusieurs sociétés savantes à la BNF. L'association Femmes & Sciences vise à promouvoir les femmes scientifiques et soutient les actions allant dans ce sens. La SFP, co-organisatrice de l'évènement, est membre de Femmes & Sciences. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Rencontre Exploreur du cycle Femmes en Sciences le 2 mars 2021
Rencontre Exploreur du cycle Femmes en Sciences le 2 mars 2021 2 mars 2021 Évènement en ligne Mélina Macouin, géophysicienne, et Sylvie Chambon, enseignante-chercheuse en informatique, animeront cette rencontre autour de leurs parcours, leurs métiers au quotidien et leurs recherches actuelles. Rendez-vous en ligne le mardi 2 mars à partir de 18h. Mélina Macouin, chargée de recherche CNRS, géophysicienne au laboratoire Geosciences environnement Toulouse (GET/OMP - CNRS, IRD, CNES, UT3) et Sylvie Chambon enseignante-chercheuse en informatique Toulouse INP, à l'Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT - CNRS, UT Capitole, UT2J, UT3, Toulouse INP) animeront cette rencontre autour de leurs parcours, leurs métiers au quotidien et leurs recherches actuelles. Le dispositif en ligne est pensé pour favoriser les échanges avec le public. Un quiz introduira les échanges ; il sera animé par Clio Der Sarkissian, membre de l'association Femmes & Sciences et paléo-génomicienne CNRS au Centre d'anthropobiologie et de génomique de Toulouse (CAGT - CNRS/UT3). Lien d'inscription et informations complémentaires Inscription gratuite mais obligatoire Le cycle Femmes en Sciences est proposé par le CNRS Occitanie Ouest et l'association Femmes & Sciences. Il s'inscrit dans le cadre des rencontres Exploreur pilotées par l'Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées © Frédéric Maligne / Photothèque du CNRS < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- 2ème conférence virtuelle pour les chercheuses en Archéologie et en Paléontologie
2ème conférence virtuelle pour les chercheuses en Archéologie et en Paléontologie 7 mars 2022 8 mars 2022 En ligne Après le succès de sa première édition, la Virtual Conference for Women Archaeologists and Paleontologists, est de retour ! Cette année, la conférence se tiendra les 7 et 8 mars 2022 sur la plateforme Zoom. L’objectif de cet évènement reste le même : rendre visible la recherche menée par des chercheuses en début de carrière dans ces disciplines, et réfléchir aux problèmes rencontrés par les femmes dans le milieu des sciences. Le thème général de la conférence porte sur l’étude des populations et des environnements du Néogène au Néolithique . Programme détaillé disponible ici : https://womenpaleoarch.sciencesconf.org/ Le 7 mars à 16h (heure française), la journée se terminera par une conférence de May Morris , directrice de recherche CNRS en biochimie, membre active de l’association Femmes & Sciences et de l’European platform Women in Science (EPWS). Sa conférence s’intitulera “Quitting the Imposter syndrome : Weaving a network of support and confidence through mentoring”. Pour vous inscrire et assister à l’événement en tant que public, c’est gratuit et c’est ici . Pour suivre les infos sur twitter, c'est avec @women_archeopal . © AWAP < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Hélène Bergès
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Hélène Bergès Génomicienne "Montre-moi ton génome, je te dirai qui tu es" Hélène Bergès est directrice du Centre national de ressources génomiques végétales de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) à Toulouse. Elle est docteure en génétique et biologie moléculaire de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier depuis 1995. Après sa thèse, Hélène Bergès a rejoint l’Inra au moment même où les technologies génomiques commençaient à émerger. Comprendre la biologie végétale est fondamental pour améliorer la production et la protection des cultures face au changement climatique. Une meilleure connaissance des génomes des plantes aide à appréhender leurs comportements dans diverses conditions, comme les nombreux stress auxquels elles sont confrontées et permet d’anticiper leur évolution et leurs capacités d’adaptation. Chez les plantes, un grand nombre de caractères agronomiques sont associés à des variations génétiques dans des régions spécifiques de leur génome. Du fait de la complexité en taille et en éléments répétés des génomes végétaux, il est nécessaire de développer des approches génomiques innovantes qui vont permettre de caractériser des régions génomiques responsables de caractères d’intérêt agronomiques et qui peuvent être majeurs pour comprendre un comportement. C’est pour répondre à ces attentes dans le domaine de la génomique que l’Inra a confié à Hélène Bergès en 2003 la création du Centre national de ressources génomiques végétales (CNRGV). Dans le cadre de collaborations avec des laboratoires publics et privés du monde entier, ce centre joue un rôle clef sur la scène internationale, menant une grande variété de projets de recherche allant de l’acquisition de connaissances fondamentales sur le contenu en ADN à la caractérisation de gènes codant pour différentes propriétés importantes sur le plan agronomique tels que le rendement végétal, la qualité gustative, la résistance aux maladies, entre autres. Le centre gère aujourd’hui plus de 20 millions d’échantillons de fragments de génomes parmi plus de 27 espèces sauvages et cultivées, comme Arabidopsis, la luzerne, le tournesol, la canne à sucre, le colza, le piment, le maïs… Grâce à son travail, Hélène Bergès contribue à décrypter la complexité des génomes des plantes et notamment à étudier les mécanismes permettant aux plantes de s’adapter à l’environnement. Hélène Bergès est membre de divers consortia internationaux et considérée comme une experte de référence dans le domaine des ressources génomiques au niveau national et international. Elle est également membre du conseil scientifique de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Enfin, elle a été distinguée par les Lauriers de l’Inra en 2012.
- Fatima-Ezzahra L’Faqihi-Olive
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Fatima-Ezzahra L’Faqihi-Olive Ingénieure en techniques biologiques "Le tri sélectif, c’est aussi pour les cellules" Fatima-Ezzahra L’Faqihi-Olive est ingénieure de recherche en biologie à l’Université Toulouse III – Paul Sabatier et travaille au Centre de physiopathologie de Toulouse Purpan (CPTP) devenu depuis le 1 janvier 2021 l’Institut Toulousain des Maladies Infectieuses et Inflammatoires (INFINITY, UMR INSERM13291 CNRS5051, UT3). Depuis 2002, elle est responsable du plateau technique de cytométrie et tri cellulaire de l’institut. Elle a été lauréate de la médaille de cristal du CNRS en 2017. Après un baccalauréat à Casablanca, Fatima L’Faqihi a poursuivi des études supérieures à Toulouse et a obtenu un DEA de physiopathologie humaine à dominante immunologie. Elle a finalisé ses études par un doctorat en immunologie puis a bénéficié de postes temporaires d’enseignement qui lui ont permis d’enseigner et de continuer la recherche en immunologie avant d’être recrutée en qualité d’ingénieure d’études à l’Université Toulouse III - Paul Sabatier. Depuis plus de vingt ans, elle a la responsabilité du plateau de cytométrie et tri cellulaire d’INFINITY qui est rattaché à la plateforme technologique des sciences du vivant Toulouse Réseau Imagerie (Génotoul-TRI). La cytométrie en flux est une technique quantitative qui permet d’analyser, à partir d’une suspension de particules ou de cellules, les caractéristiques individuelles de chacune de ces particules. Les cellules en suspension préalablement marquées par une molécule fluorescente passent une à une devant un ou plusieurs faisceau(x) laser. Elles émettent des signaux de fluorescence permettant de les identifier, de les compter et de les trier en fonction de leurs caractéristiques. Le cœur de métier de Fatima L’Faqihi est d’accompagner des projets de recherche en proposant des développements et des innovations technologiques aux scientifiques, de regrouper des compétences de cytométrie en flux de haut niveau et de mutualiser des outils technologiques de pointe. Elle travaille au quotidien auprès d’immunologistes et de spécialistes de l’inflammation pour lesquel.le.s elle analyse et trie les cellules du système immunitaire. L’ouverture vers l’extérieur lui a permis d’aborder d’autres thématiques allant des maladies infectieuses et la cancérologie, à la biologie du développement en passant par la microbiologie industrielle et alimentaire. Au-delà de la fonction scientifique, elle est en charge de la gestion administrative et financière du plateau ainsi que des missions de formation, de transfert technologique et d’enseignements à l’université. Fatima L’Faqihi a été élue par ses pairs et siège au Conseil d’administration de l’Association Française de Cytométrie. Elle en charge au niveau national de la coordination de l’ensemble des événements scientifiques de l’association. Fatima L’Faqihi est investie dans l’égalité professionnelle Femme/Homme et est correspondante Égalité de son institut à la fois dans le réseau Coregal CNRS et le réseau PEP INSERM. Depuis Janvier 2021, Fatima L’Faqihi a pris la fonction de Directrice Adjointe d’INFINTY.
- Karine Ballerat-Busserolles
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Karine Ballerat-Busserolles Thermodynamicienne « Travailler sur des sujets aussi importants que le réchauffement climatique, c’est captivant. » Karine Ballerat-Busserolles est ingénieure de recherche CNRS à l’Institut de Chimie de Clermont-Ferrand (UMR 6296, CNRS/UCA) et chercheuse associée Mines Paris-PSL au Centre Thermodynamique des Procédés (MINES ParisTech/ARMINES). Elle se passionne pour la thermodynamique expérimentale, avec en ligne de mire le captage et le stockage des gaz à effet de serre. Lycéenne, Karine Ballerat-Busserolles est fascinée par les avions. Mais quand elle s’adresse à des pilotes lors d’un forum des métiers, l’atterrissage est brutal : « Mademoiselle, vous savez que vous êtes une femme ? » Étonnée autant que vexée, elle s’en ouvre au conseiller d’orientation, qui lui répond : « Tu as de bonnes notes dans les matières scientifiques, tu iras à la fac pour devenir enseignante. » Disciplinée et résignée, elle entre donc à l’université pour devenir « prof de physique-chimie ». D’envol, il n’est plus question, jusqu’à une rencontre décisive. Un professeur de thermodynamique, branche de la chimie qui étudie les échanges thermiques lors de réactions entre molécules, lui explique à la fin d’un cours qu’il existe des métiers dans la recherche, qu’il suffit de poursuivre ses études au lieu de passer le CAPES. Elle ne se le fait pas dire deux fois, et personne ne la détournera de sa nouvelle passion : elle sera Docteure en chimie-physique. Aujourd’hui ingénieure de recherche au CNRS et chercheuse associée à Mines Paris‑PSL, elle participe à réduire l’empreinte des gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. Elle étudie en effet l’absorption des gaz acides dans des phases liquides, une étape essentielle pour comprendre comment extraire le CO2 des fumées d’usines et le stocker dans l’eau salée que contiennent certaines roches sédimentaires (les aquifères salins). Avec ses collaborateurs et collaboratrices, elle développe des dispositifs expérimentaux et mesure les échanges thermiques qui se produisent lorsque le gaz est absorbé dans le liquide, dans des conditions proches de la réalité du terrain (températures et pressions très élevées). Ces données permettent d’évaluer et d’optimiser l’efficacité du captage du CO2 dans les procédés industriels et de prédire l’impact du stockage du gaz sur l’environnement. « Construire et défendre des projets de recherche, c’est stimulant. Travailler sur des sujets aussi importants que le réchauffement climatique, c’est captivant. Et concevoir de nouveaux équipements, travailler dans des conditions extrêmes, tout en s’assurant de la sécurité des gens qui m’entourent, et tout ça pour faire la chasse au CO2 quel kif ! » Karine Ballerat-Busserolles n’est certes pas pilote de chasse ou de ligne, mais elle pilote aujourd’hui des projets de recherche dans un domaine qui la passionne. C’est elle qui dirige les travaux d’étudiantes et étudiants en thèse, elle qui est membre du bureau directeur de plusieurs sociétés savantes et qui est régulièrement invitée à présenter ses résultats lors de conférences partout dans le monde. Démonstration est faite : pas besoin de porter un costume-cravate pour aider à résoudre des problématiques industrielles et sociétales aussi importantes. La recherche n’étant rien sans la transmission des connaissances, Karine Ballerat-Busserolles explique très souvent son métier aux élèves de collèges et lycées : « C’est toujours une petite victoire de voir des jeunes s’intéresser à votre travail et à votre parcours », se félicite‑t‑elle. « Et c’est une grande réussite de leur permettre de découvrir un univers inconnu, sans préjugé ni discrimination. »












