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- L'importance des modèles féminins dans les sciences
L'importance des modèles féminins dans les sciences 2 décembre 2023 Bibliothèque de l'Alcazar, Marseille En amont de l'exposition La Science taille XX elles Marseille, qui aura lieu début 2024, un grand débat sur le rôle des modèles féminins Débat animé par Mathieu Rouault avec : - Isabelle Régner, Professeure en Psychologie Sociale, Vice-Présidente Egalité Femmes Hommes et Lutte contre les Discriminations, Aix-Marseille Université, - Marianne Blanchard, maîtresse de conférence à l’Université Toulouse, chercheuse au Centre d’étude et de recherche travail organisation pouvoir, - Louis Pascal Jacquemond, historien, enseignant, et membre de l'association Mnémosyne, - Thomas Breda, chargé de recherche au CNRS, associé à Paris School of Economics. https://echappeesinattendues.cnrs.fr/event/limportance-des-modeles-feminins-dans-les-sciences/ © Vincent Moncorgé – CNRS / Femmes & Sciences / La Science taille XX elles – 2023 < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- "la Science taille XX elles" en région AURA pendant la Fête de la Science
"la Science taille XX elles" en région AURA pendant la Fête de la Science 30 septembre 2021 22 octobre 2021 Découverte de l'exposition "la Science taille XX elles" et interventions d'ambassadrices dans les classes à l'occasion de la Fête de la Science en région lyonnaise L'exposition "la Science taille XX elles" Rhône-Auvergne poursuit son itinérance. Pendant la Fête de la Science, venez la découvrir à la médiathèque de Nantua (du 1er au 11 octobre) ou à la médiathèque de Mions (du 1er au 22 octobre). Des interventions scolaires par Armelle Corpet, Lucile Savary et Isabelle Vaugin sont organisées: au lycée Xavier Bichat de Nantua : vendredi 8 octobre après-midi ( https://xavier-bichat.ent.auvergnerhonealpes.fr/actualites/la-fete-de-la-science-a-nantua-du-02-au-09-octobre-2021-194950.htm ) au collège Martin Luther King de Mions : mardi 19 et jeudi 21 octobre après-midi Une conférence grand public sur les femmes et les métiers scientifiques est programmée à la médiathèque de Nantua vendredi 8 octobre à 18h © Femmes & Sciences, CNRS, ENS-Lyon < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- "La Science taille XX elles" - Inauguration de l'édition auvergnate
"La Science taille XX elles" - Inauguration de l'édition auvergnate 16 février 2024 Jardin Lecoq, Clermont-Ferrand La version auvergnate de l'exposition "la Science taille XX elles" sera inaugurée le vendredi 16 février 2024 à Clermont-Ferrand, jardin Lecoq. Créée par Femmes & Sciences et le CNRS en 2018 à Toulouse, l'exposition " la Science taille XX elles " poursuit son extension avec la version auvergnate , réalisée en collaboration avec l’Université Clermont Auvergne : venez découvrir les 22 nouveaux portraits de femmes scientifiques qui travaillent dans des laboratoires clermontois, des sites universitaires territoriaux (Le Puy-en-Velay, Moulins, Montluçon, Aurillac, Vichy) ou dans le secteur privé. Ils seront exposés du 08 février au 07 avril 2024 sur les grilles du jardin Lecoq à Clermont-Ferrand . L'inauguration aura lieu le 16 février en présence des partenaires du projet : Femmes & Sciences, le CNRS et l’Université Clermont Auvergne. Tous les portraits ont été réalisés par le photographe Vincent Moncorgé ce qui assure l’harmonie esthétique. Comme pour les autres versions, un catalogue présentant les ambassadrices, leur parcours et leur métier a été édité, disponible sur notre site. Voir le communiqué de presse : ici © Femmes & Sciences, CNRS, UCA, Vincent Moncorgé < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Chercheuses d'Étoiles : Venez rencontrer les femmes du monde de l'astronomie
Chercheuses d'Étoiles : Venez rencontrer les femmes du monde de l'astronomie 15 mars 2022 Campus de Rangueil, Toulouse Un événement pour valoriser la place des femmes dans les domaines de l'astronomie, de l'astrophysique et du spatial Pendant longtemps, les domaines de l'astronomie et du spatial ont été considérés à tort comme "masculins". Depuis quelques années, ils tendent à se diversifier et à offrir aux filles d'aujourd'hui une myriade d'opportunités, même si c'est encore trop peu. Les étudiantes ne doivent plus penser que ces milieux leur sont hors d'atteinte du fait de leur genre. Cet événement, organisé par l’association d’astronomie étudiante UPS in Space basée à l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, met en lumière des femmes de différentes professions qui ont fait de l’espace leur passion, puis leur métier. De la physique à l'astronomie, découvrez celles qui font des Sciences de l’Univers ce qu'elles sont aujourd'hui ! Plaquette de l'évènement avec le programme : ici Femmes & Sciences tiendra un stand lors de cet évènement. < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Valérie Castellani
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Valérie Castellani Biologiste "Un petit pas pour la recherche, un grand pas pour les bébés" Valérie Castellani est directrice de recherche CNRS, elle dirige l'équipe Neuro-développement, cancer et signalisation à l'Institut NeuroMyoGène de Lyon (INMG, Lyon1 / CNRS / Inserm). Spécialiste en biologie du développement, elle s'intéresse aux communications moléculaires entre les cellules et leur micro-environnement dans l'embryon. Elle est également la fondatrice de la start-up OncoFactory. En 2018, elle obtient la médaille de l’innovation du CNRS. « Travailler dans la recherche fondamentale pour étudier et combattre un cancer pédiatrique : le neuroblastome. » Comment le système nerveux se forme dans l'embryon ? Valérie Castellani a choisi cette thématique au fil de ses rencontres, scientifiques ou non, pour finalement conduire des recherches fondamentales axées sur la compréhension des mécanismes cellulaires et moléculaires qui sous-tendent la génération des neurones dans l’embryon, leur migration et leur maturation pour former les structures nerveuses. Ses recherches ont permis de développer diverses approches expérimentales qu’elle transfère alors à la problématique des cancers pédiatriques. L’objectif est d’aborder la tumorigenèse et la dissémination métastatique sous l’angle de la biologie du développement et des interactions spécifiques des cellules tumorales avec leur micro-environnement immature. Le bébé est en effet un être en pleine construction, et bien différent d'un adulte, ce qui confère nécessairement aux cancers pédiatriques des caractéristiques uniques. Dans le cadre d'OncoFactory – start-up créée en 2016 avec Céline Delloye Bourgeois – Valérie a développé une technologie qui permet la reproduction des tumeurs des patients dans des modèles in vivo afin d'évaluer et de prédire l'efficacité des candidats-médicaments. « Curieuse d'esprit, j'aimais me poser des questions, résoudre des problèmes. Travailler dans un contexte qui dépasse un peu l'individu me semblait avoir une dimension universelle. » L'universalité, ne serait-ce pas aussi clarifier l'image des femmes dans la recherche ? « La recherche est un monde passionnant dans lequel les jeunes filles ont toute leur place » affirme Valérie Castellani. « Les femmes scientifiques peuvent pleinement exercer leur métier, de la même façon qu'un homme, tout en ayant des enfants, mais, précise-t-elle, ce qui limite la progression de la carrière des femmes, c'est qu'elles se censurent, parce qu’elles ont besoin de se sentir légitimes. Quant aux hommes, ils les déconsidèrent parfois professionnellement parce qu’elles ne font pas les mêmes choix d’arrangement carrière/famille. Plus tard, le déséquilibre se creuse dans les postes à responsabilité. Les femmes qui vont aujourd'hui vers ces métiers-là doivent avoir la possibilité d'accéder aux mêmes évolutions de carrière que celles des hommes. » C’est ce qu’essaient de mettre en place les établissements d’enseignement supérieur et de recherche en impulsant des politiques d’égalité hommes-femmes. « Suivez vos envies, conseille Valérie Castellani aux lycéennes, allez là où votre curiosité vous porte, les métiers de la recherche sont des métiers passionnants ; vous avez toute votre place dans ce monde-là. Il faut oser, ne pas se limiter et surtout ne pas douter de vos capacités. » Son domaine, en quelques mots : Contrôle des divisions et migrations cellulaires dans l’embryon par les signaux de topographie - L’embryon est le siège de processus spectaculaires de multiplication et de migration cellulaire qui transforment un amas initial de cellules en un organisme extrêmement complexe et organisé. Le dérèglement de ces mécanismes développementaux peut aboutir à la formation de cancers et à la dissémination des cellules cancéreuses dans l’organisme. Valérie Castellani étudie les dialogues des cellules avec leur environnement, pour comprendre la formation de l’embryon et les dérèglements à l’origine de cancers pédiatriques.
- Deux chercheuses membres de l'association rencontrent des élèves de première
Deux chercheuses membres de l'association rencontrent des élèves de première 14 mars 2023 Brest Animation scolaire à destination d’élèves de 1ères du lycée Amiral Ronarc’h de Brest Les chercheuses Gaëlle Friocourt et Cécile Voisset du groupe PRiME (INSERM) donnent rendez-vous aux lycéens et lycéennes brestois pour en apprendre plus sur le fonctionnement du cerveau. © Gaëlle Friocourt < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Nadia Hasnaoui
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Nadia Hasnaoui Ingénieure, responsable technique "La clef des champs éléctro-magnétiques" Nadia Hasnaoui est ingénieure, responsable technique au CERDA – un laboratoire d’essais sur appareillage haute tension – chez General Electric à Villeurbanne. Après un bac S, elle intègre l'INSA et obtient un diplôme d’ingénieur en génie mécanique et conception. Douée pour les sciences et particulièrement intéressée par la mécanique, c’est un peu par provocation que Nadia Hasnaoui s'est orientée vers le génie mécanique et la conception. Elle est aujourd’hui responsable technique et qualité d'un laboratoire d'essais spécialisé dans l'appareillage haute tension. Avant d’accéder à ce poste, Nadia Hasnaoui a été, ingénieure calcul puis cheffe de projet technique. Son travail consistait à réaliser des calculs de simulation multi-physique (électrique, mécanique, magnétique) préalables à toute conception de nouveaux appareils de type disjoncteur haute tension. Nadia Hasnaoui évolue dans un univers où sont abordés des sujets riches et variés : du domaine des matériaux à celui de l’électro-magnétique, en passant par la mécanique des solides et des fluides, tout l’intéresse. « C’est stimulant intellectuellement. On a tendance à croire qu'une fille a une prédisposition pour certains domaines, ce sont des préjugés. L’important est de ne pas se mettre soi-même des barrières. » Investie et passionnée par son métier de conception sous haute et très haute tension, 145 000, 250 000, voire 800 000 volts, l'ingénieure s'enflamme : « Le dimensionnement de nos appareils passe par la simulation numérique des solutions déterminées lors des brainstormings en équipe. On retient quelques idées avant le prototypage en l'atelier, puis viennent les essais de puissance pour investigation et pour finir les validations. » Ce processus peut prendre de un à trois ans pour un unique projet. « On ne s’ennuie jamais. C’est de la recherche appliquée, il y a un client, un marché, un budget, des contraintes et à terme, une production en série. Les produits que l’on conçoit sont assez complexes et de taille importante, ce qui permet de toucher à tout et d’apprendre à partir de différentes disciplines. » Quel est l’aspect le plus enrichissant du métier d’ingénieure ? « L'interaction avec le monde de l'atelier, riche en enseignements. Les ouvriers ont une grande expertise en appréhension de conceptions nouvelles et innovantes, en assemblage et en résolution de problèmes pratiques. » « Et si j’avais un conseil à donner aux jeunes lycéennes et étudiantes, je leur dirais d’être curieuses, de suivre leurs aspirations. Le monde d’aujourd’hui est plein de défis et nous avons besoin de tout le monde, dans tous les domaines. » Son domaine, en quelques mots : La principale préoccupation des services publics est d’assurer la fiabilité, l’efficacité et la sécurité du réseau électrique. Pour y parvenir, des sous-stations complexes de composants électriques haute tension sont installées sur tout le réseau. Ces sous-stations ont pour fonction de distribuer l’énergie, protéger le réseau – qui est soumis à des charges de plus en plus importantes – et absorber des contraintes plus élevées que celles prévues à l'origine. Le laboratoire d'essais CERDA permet aux fabricants et aux exploitants du réseau final, comme RTE, de tester leurs équipements grâce à une expertise approfondie du domaine et à des installations d'essai dimensionnées en conséquence. Les résultats d’essai permettent de développer et d’améliorer les appareillages haute tension et certifier leurs capacités avant introduction sur le marché. Le rôle du service technique que dirige Nadia Hasnaoui est de préparer et de superviser l’exécution de ces essais de puissance, ainsi que tout un catalogue d’essais hors puissance, sur du matériel haute tension. Son périmètre comprend toutes les étapes qui interviennent depuis l’étude de faisabilité jusqu’à à l’établissement des rapports de conformité en accord avec les normes internationales, en passant par la mise en place de circuits d’essais complexes et le pilotage de protocoles d’essais innovants. Nous travaillons aussi à la résolution de problématiques techniques liées aux circuits, et aux installations et à l’amélioration continue de nos moyens d’essais
- À la découverte des femmes scientifiques de Toulouse
À la découverte des femmes scientifiques de Toulouse 19 septembre 2021 Toulouse (en présentiel) Un parcours théâtralisé en 6 étapes de la place de la Daurade à la place du Capitole pour découvrir une douzaine de femmes scientifiques. Une visite dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine 2021 , conçue par l’association Femmes & Sciences et le CNRS, et adaptée par Sonia Moussay (historienne) et Sylvie Bruyère (comédienne). Ce parcours est effectué par deux femmes scientifiques de la région Occitanie ainsi qu'une comédienne et une historienne. Information et inscription : https://www.curieusesvisitescurieuses.fr/event-details/a-la-decouverte-des-femmes-scientifiques-2021 © Les Chemins Buissonniers < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Projection et Repas - débat à la Médiathèque de Balma
Projection et Repas - débat à la Médiathèque de Balma 10 mars 2022 Médiathèque de Balma Une projection du film "Les figures de l'ombre" suivie d’un débat auront lieu le 10 mars à la Médiathèque de Balma. Dans le cadre de l'exposition l'Effet Matilda (conçue par Femmes & Sciences en partenariat avec la Délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS et le Quai des Savoirs), présentée à la Médiathèque de Balma en mars 2022, une projection du film "Les figures de l'ombre" et un repas-débat sont organisés le 10 mars à 9h30. Florence Sèdes, professeure des universités en informatique (laboratoire IRIT ) , vice-présidente Responsabilité Sociétale de l’Université Toulouse III - Paul Sabatier , et administratrice de Femmes & Sciences y interviendra. Plus d'informations : ici < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Colloque 2019 : "Un rêve pour les filles et les garçons : la science"
Colloque 2019 : "Un rêve pour les filles et les garçons : la science" 8 novembre 2019 Auditorium de Grenoble INP - UGA Le 19e colloque annuel de l'association Femmes & Sciences s'est tenu à l'Auditorium de Grenoble INP - UGA le samedi 9 novembre 2019. Co-organisé avec les associations grenobloises Parité Science, Union des Professeurs de Physique et de Chimie de Grenoble et Société Française de Physique, il a bénéficié d'un fort soutien de l'Université Grenoble Alpes, via sa mission Égalité, ainsi que des laboratoires, des institutions et d'associations scientifiques. Il a accueilli 180 participant·es et 70 lycéen·nes. Deux programmes ont été proposés : un théâtre forum, des ateliers de physique ou des conférences, des concours de posters pour les jeunes, et un programme pour les adultes. Plusieurs interventions ont porté sur le numérique : initiation des garçons au respect des filles, raisons de la faible place des femmes dans ces professions. Les freins (stéréotypes, pénurie de modèles, poids social, ...) à l'engagement des jeunes filles dans des études scientifiques ont été discutés. La richesse des contenus et des débats, la mise en synergie de personnes, ainsi que la tournée de trente panneaux de l'exposition "Infinités Plurielles , des femmes vous parlent de sciences", visitée par plus de 5000 personnes, seront un appui pour des initiatives ultérieures à Grenoble et dans sa région. © Dir. communication UGA < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Juliette Billy
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Juliette Billy Physicienne "Les atomes, ça ne me refroidit pas" Juliette Billy est enseignante-chercheuse à l’Université Toulouse III – Paul Sabatier depuis 2013. Elle y enseigne la physique et mène ses travaux de recherche en physique quantique dans le domaine des atomes froids au Laboratoire collisions agrégats réactivité (LCAR - CNRS ; Université Toulouse III - Paul Sabatier). Les recherches de Juliette Billy portent sur l’étude d’ensembles d’atomes refroidis à quelques milliardièmes de degrés au-dessus du zéro absolu (correspondant à -273,15 °C). À ces très basses températures, les atomes utilisés agissent tous de la même manière et peuvent se comporter comme des ondes ; ils forment ce qu’on appelle un condensat de Bose-Einstein, un nouvel état de la matière régi par les lois de la mécanique quantique. Le but des recherches de Juliette Billy est d’étudier expérimentalement les propriétés fondamentales de ces condensats. Dans ses expériences, les rôles de la matière et de la lumière sont échangés par rapport à ce qui est fait traditionnellement : au lieu d’utiliser des objets matériels pour manipuler la lumière, c’est la lumière qui est utilisée pour manipuler les atomes. Plus particulièrement, Juliette Billy s’intéresse à la propagation de condensats dans des paysages lumineux créés avec des faisceaux laser. Il est ainsi possible de créer des « murs » de lumière pour les atomes et elle a, par exemple, récemment étudié le temps nécessaire aux atomes pour passer à travers ces murs de lumière. Les expériences de Juliette Billy ont ainsi pour objectif de mieux comprendre le comportement des atomes froids à l’échelle microscopique et d’aller vers un meilleur contrôle de leurs propriétés. Elles lui permettent également d’étudier de manière très contrôlée des phénomènes relevant de la physique du solide. Les études menées sur les atomes froids, en collaboration avec des laboratoires français et étrangers, permettent généralement d’explorer les possibilités offertes par la mécanique quantique pour le développement de nouvelles technologies quantiques.
- Aude Lereu
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Aude Lereu Physicienne « Lumière sur le nanomonde » Aude Lereu est directrice de recherche CNRS. Après un doctorat entre la Bourgogne et les États-Unis, Aude Lereu effectue trois posts-doctorats, dont un en Espagne et deux en France, avant de rejoindre l’Institut Fresnel [1] où elle travaille aujourd’hui. Elle y étudie les interactions lumineuses avec l’infiniment petit. Les domaines de recherche d’Aude Lereu sont les nanosciences et nanotechnologies et plus spécifiquement la nanophotonique. Cette discipline étudie les interactions de la lumière avec la matière à l’échelle nanométrique. Pour représenter les choses, un nanomètre est 10 000 fois plus petit que le diamètre d’un cheveu. À ces échelles, de nombreux phénomènes, comme les ondes de surfaces, apparaissent et confèrent des propriétés extraordinaires aux matériaux. Aude Lereu suit deux directions principales. La première, comprendre et sonder ces effets invisibles à l’oeil nu. Pour cela, il faut développer et maîtriser des outils dédiés, comme la microscopie à sonde locale qui offre une résolution permettant d’observer des atomes. La seconde, structurer la matière à l’échelle nanométrique pour réaliser des composants optiques innovants. « J’aime les défis et particulièrement les projets interdisciplinaires au service de la santé, de l’environnement ou du développement durable. » L’un de ses projets vise à développer des systèmes d’imagerie et de détection hautement performants afin d’observer des événements qui se déroulent au niveau de la membrane des cellules. Par exemple, les nouveaux virus fabriqués au sein d’une cellule infectée sortent de celle-ci par un mécanisme de bourgeonnement viral. Comprendre et expliquer ces phénomènes vont aider à mieux appréhender la prolifération virale et ainsi permettre de développer des outils de diagnostics rapides et à bas coût. Un autre de ses projets porte sur l’étude du comportement du bois et des plantes à l’échelle nanométrique afin de mieux comprendre leur croissance. « En plus de nourrir ma soif de comprendre notre monde, les applications sont multiples avec des retombées dans les secteurs de la construction, du papier, des biocarburants et bioplastiques, également pour le développement de composants de bâtiments intelligents ou encore l’ingénierie de nouveaux matériaux d’origine végétale, plus respectueux de notre environnement. » « Tout au long de mon parcours scientifique, j’ai rencontré de nombreux obstacles et préjugés. Avec l’expérience, on se forge, on se construit et les obstacles deviennent moins insurmontables. Mon conseil : s’accrocher à ses passions. » C’est aussi ce qui a poussé Aude Lereu à s’investir dans diverses actions de culture scientifique et de promotion des femmes en sciences. Elle a été référente parité au Comité national de la recherche scientifique et est actuellement référente égalité-parité dans son laboratoire afin de bousculer les inégalités diverses et déconstruire les stéréotypes. [1] – Institut Fresnel (Aix-Marseille Université/Centrale Méditerranée/ CNRS)
















