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624 résultats

  • « Le Plafond de verre dans l’enseignement supérieur »

    « Le Plafond de verre dans l’enseignement supérieur » Claudine Hermann interviendra, le 8 mars, dans cet évènement virtuel organisé par une association étudiante. L’Observatoire Etudiant des Violences Sexuelles et Sexistes dans l’Enseignement Supérieur , est une association étudiante d’envergure nationale, avec comme objectifs d’enquêter, recenser et agir. Elle organise le 8 mars de 18h à 20h, par vidéoconférence, une table ronde sur « le Plafond de verre dans l’enseignement supérieur ». Claudine Hermann y représentera l’association Femmes & Sciences, les autres intervenants seront Gilles Jacinto (enseignant-chercheur en Danse à l’université Toulouse 2) et Anaëlle Gateau (vice-présidente en charge du projet Femmes en Sciences de l'AFNEUS et en master de microbiologie à l’université Paris-Saclay). Les points abordés concerneront à la fois la proportion différente de femmes et d’hommes dans les filières du supérieur et les carrières des personnels. On y présentera le point de vue de femmes et d’hommes dans les disciplines où elles ou ils sont minoritaires et celui des étudiant·es. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Femmes de Sciences au collège le Cèdre

    Femmes de Sciences au collège le Cèdre © F&S C’est la deuxième année consécutive que les équipes des disciplines scientifiques du collège le Cèdre proposent le projet Femmes de Sciences aux élèves de troisième. Dans l’enquête internationale Timss (Trends in International Mathematics and Science Study), dévoilée le mercredi 4 décembre 2024, la France est le pays où l’écart de performance entre filles et garçons en mathématiques en classe de CM1 est le plus important (source Le Monde ). D’autre part, les femmes sont encore trop peu nombreuses à s’engager dans une carrière scientifique. Pourtant, celles qui osent et tentent leur chance sont recherchées par les écoles d’ingénieurs, les facultés de sciences et les recruteurs. Partant de ce constat, les équipes des disciplines scientifiques du collège le Cèdre (Murviel-les-Béziers) ont proposé le projet Femmes de Sciences aux élèves de troisième pour la deuxième année consécutive. Au premier trimestre, tous les élèves de troisième ont réalisé des exposés sur de grandes femmes scientifiques qu’ils ont présentés à l’oral avec l’aide de la documentaliste Mme Rignol. En technologie, ils ont mené un travail spécifique sur les découvertes d’Hedy Lamarr, inventrice d’un codage de transmission qui a permis la victoire alliée durant la seconde guerre mondiale, découverte qui est à l’origine du wifi. Dans un deuxième temps, le mardi 21 janvier 2025, les élèves des cinq classes de troisième ont assisté à des conférences animées par trois chercheuses et un chercheur de Montpellier et Gruissan, membres de l’association Femmes & Sciences : – Martine Lumbreras, professeure emerite, membre du conseil de la Faculté des Sciences de Montpellier, inventrice d’un nez électronique pour analyser les gaz présents dans une atmosphère. Elle a donné des exemples concrets d’applications de la physique dans le quotidien des élèves. – Claire Mayer, Directrice de Recherche à l’INRAE, qui crée des alternatives aux produits issus du pétrole à partir de matière végétale. Elle a détaillé ses parcours d’études et de vie passionnants aux élèves. – Cécile Leborgne, Ingénieure de Recherche à l’INRAE, qui travaille dans le domaine de la viticulture au domaine du Pech Rouge à Gruissan. Après avoir évoqué son parcours, elle a proposé une dégustation de jus de raisin et un travail de reconnaissance des odeurs. – Tanguy Lafarge, Directeur de Recherche au CIRAD de Montpellier, qui étudie l’adaptation des cultures au changement climatique et plus spécifiquement la culture du riz. Il a mis l’accent sur les choix d’orientation qui s’offrent aux élèves avec un grand nombre de conseil fondamentaux pour leur réussite. L’objectif de ce projet est de donner de la confiance et de l’ambition aux élèves. Les jeunes femmes, en particulier, ne doivent pas se fixer de barrières à leur réussite dans les différentes disciplines qui leur sont proposées. Pour chaque élève, l’important est de se donner les moyens de travailler dans un domaine qu’il apprécie en allant le plus loin possible. Les intervenantes et intervenant leur ont montré qu’ils avaient haussé leurs objectifs au fil de leur carrière en prenant plaisir à avancer dans leur domaine de prédilection. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Les évènements du 8 Mars en région Grand Est

    Les évènements du 8 Mars en région Grand Est Atelier Mendeleieva, forum des métiers, témoignages et autres actions autour du 8 mars F&S organise une journée Sciences, un métier de femmes ! à Strasbourg le 15 mars. Cette action, initiée à Lyon , a pour but d’inciter les lycéennes à choisir des études scientifiques en leur montrant la diversité des métiers scientifiques. Les adhérentes de F&S rencontreront aussi de nombreux-ses élèves de fin février à fin mars. - Collège Victor Hugo à Colmar : exposition "Femmes scientifiques d’Alsace et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui" , témoignages, conférence "Métiers: demain, la mixité ?" - Collège des Missions Africaines à Haguenau : parcours et discussion avec les filles - Collège Foch à Haguenau : Mendeleieva - Collège Solignac à Neudorf : forum des métiers - Collège Institution Sainte-Marie : Mendeleieva - Lycée Marquette à Pont-à-Mousson (Nancy) : témoignage et Mendeleieva < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Évènements autour du 11 février et du 8 mars 2025 en Ile-de-France

    Évènements autour du 11 février et du 8 mars 2025 en Ile-de-France NA De nombreuses actions tout au long des mois de février et mars En Ile-de-France en 2025, la journée internationale des femmes et des filles de science le 11 février a été l'occasion de plus nombreuses rencontres que la journée internationale des droits des femmes avec de nombreux échanges en classe, dans les médiathèques et bibliothèques (voir ici ) Mais en mars les échanges continuent : en collège à Noisy le Sec comme chaque année pour la semaine du vivre ensemble pour les élèves de quatrième ; à Meaux avec des élèves de troisième ; au lycée d’Ermont avec les élèves de seconde, première et terminale qui se sont emparés du thème des femmes scientifiques ; à St Ouen pour les élèves de cinquième (dans l’idée de déceler pourquoi les filles décrochent en mathématiques) dans le cadre d’ORACCLE, en préparant les jeunes du lycée technique Branly de Créteil, à se projeter vers un métier porteur et ambitieux avec une compagnie de théâtre. Le 8 mars il y aura une rencontre avec le public à la médiathèque de Chatenay Malabry : "Comment nait une vocation scientifique ?" La veille au soir ce sera un échange avec des étudiants d’Amérique latine. Et bien d’autres échanges non répertoriés ici. Et sans oublier Science inFuze, un grand événement dédié au goût des Sciences les 29-30-31 Mars qui se tiendra au Hangar Y de Meudon pour toute l’Ile-de-France. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • En mémoire de Cécile Renault

    En mémoire de Cécile Renault Décès de Cécile Renault, membre très connue et appréciée de Femmes & Sciences et Parité Sciences de Grenoble Cécile, une astrophysicienne que beaucoup de chercheur.es grenoblois.es, entre autres, connaissent, était une passionnée, une communicante hors pair. En dehors de son parcours académique exeptionnel, on se souvient de son extrème gentillesse, de sa camaraderie, de son humeur pétillante. C'était la collègue de travail que tout le monde voudrait avoir. Cécile participait aux activités de diffusion de la connaissance auprès des grands et des petits, à Grenoble, à Lyon, et à Paris avec les CCSTI, le planétarium de Vaux-en-Velin, le festival remue-méninges etc... Elle discutait la semaine dernière avec ses collègues sur le renouvellement de la commission du CNES qu'elle présidait et elle s'inquiétait du fait que les sortants rempilaient mais pas les sortantes, avec les conséquences inévitables sur la parité de la commission. Cécile avait plein de projets pour l'avenir. Elle manquera à ses collègues et à sa famille. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Giulia Mollica

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Giulia Mollica Chimiste « Les poudres et moi, une histoire d’aimants » Giulia Mollica est directrice de recherche CNRS à l’Institut de chimie radicalaire [1]. Après avoir obtenu un doctorat de chimie à Pise, elle a effectué plusieurs post-doctorats en Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis, avant de rejoindre la France en 2010. Giulia Mollica a longtemps hésité entre l’art et la science. « J’ai choisi la chimie car elle avait à mes yeux le juste mélange de magie et de rigueur. » Aujourd’hui, elle s’intéresse à la structure de matériaux dits « polymorphes ». Comme le diamant et le graphite, les solides polymorphes ont la même composition chimique mais forment des structures cristallines distinctes, qui leur confèrent des propriétés radicalement différentes. Ce phénomène a un impact sur des nombreux aspects de notre vie, tels que l’efficacité des médicaments, la constitution des os dans notre corps, la qualité du chocolat, et la formation du calcaire. Le travail de Giulia Mollica consiste à concevoir des expériences originales pour accéder à la structure atomique d’une poudre, elle-même constituée de petits cristaux, et comprendre les mécanismes de la formation de ces cristaux afin de contrôler leur structure, et donc leurs propriétés. Pour y parvenir, Giulia Mollica utilise la résonance magnétique nucléaire (RMN). En irradiant les matériaux avec une lumière en présence d’un champ magnétique intense, les atomes qui composent la matière se comportent comme des petits espions, permettant de sonder l’intérieur de la matière. À terme, Giulia Mollica espère que ses travaux aideront la communauté scientifique à atteindre ce qui est considéré comme étant le Graal en science des matériaux : moduler la forme cristalline d’un matériau en fonction des propriétés recherchées, ce qui aurait d’énormes conséquences économiques et pratiques pour de nombreuses applications. Giulia Mollica aime transmettre son expérience afin que « les jeunes femmes ne doutent pas d’elles, prennent conscience de leurs capacités et puissent décider seules de leur avenir. Femme et scientifique, c’est possible ! » [1 ] – ICR (Aix-Marseille Université/CNRS)

  • Edwige Seminara

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Edwige Seminara Ingénieure logiciel "Le cloud en tête" Edwige Seminara est Manager & Technical Lead pour la société Avanade France. Après un BTS en informatique de gestion, option développement d'applications, elle obtient une licence professionnelle en gestion informatique. Elle intègre ensuite l’EPSI Lyon et se spécialise dans les systèmes d’information et génie logiciel. Elle réalise l’intégralité de son parcours de formation en alternance dans diverses entreprises ce qui lui permet d’entrer très tôt dans le vif du sujet. « Comment devient-on ingénieure logiciel ? Comme tout le monde, avec de la rigueur, du travail et des diplômes. » Être une informaticienne, pour Edwige Seminara, c’est tout simplement être grande amatrice d'innovation, fan d'intelligence artificielle, passionnée de nuages (comprenez clouds), défenderesse de la diversité, leader des communautés techniques du monde entier (Microsoft MVP) et un peu geek. Pourtant, elle est entrée dans le dur du sujet tardivement. « J'avais arrêté mes études, une première scientifique, un bac littéraire ; j'ai fait des petits boulots pendant quatre ans. Quand j'en ai eu assez, j'ai repris cinq années d'études en alternance. J'étais la seule fille, et plutôt mal vue de mes camarades. Ça m'a motivée. J’ai voulu finir major de promo : j'ai fini major de promo. » Inconvénients et avantages d'être une informaticienne parmi des hommes ? Edwige Seminara a su prendre sa place. Au sein de l’entreprise où elle travaille actuellement, elle supervise et réalise l'évaluation des projets. Elle doit répondre à des besoins très spécifiques d’une clientèle de grandes entreprises type CAC40, en proposant des solutions globales : applications mobiles, avec ou sans objets connectés et informatique de gestion sous toutes les formes. Cependant, elle souligne l’existence de stéréotypes masculin/féminin qui perdurent. Ils sont en lien avec ceux que diffuse l'école et la société en général auprès des jeunes filles. « Magazines, jouets, ouvrages pédagogiques, il n'y en a pas assez qui permettent aux filles de se projeter dans des métiers de science ». Par ailleurs, depuis plusieurs années, Edwige Seminara suit de près des actions telles que l’Imagine Cup, un concours fortement soutenu par l'une des sociétés phares du logiciel. Ce type d’initiative permet de faire émerger des start-up, jeunes entreprises qui sont généralement beaucoup plus ouvertes à la parité et qui valorisent l’entrepreneuriat des jeunes filles. Edwige Seminara a pu observer à travers son expérience que les modes de pensée, masculin et féminin, peuvent effectivement différer, notamment en ce qui concerne l’anticipation. C’est heureux ! Edwige n’hésite pas à profiter de ces différences pour enrichir l'approche des projets sur lesquels elle travaille. « C'est avec la diversité que l'on atteint les meilleurs résultats. » Son domaine, en quelques mots : Edwige Seminara est en charge de la conception et de la mise en place d'architecture de solutions logicielles utilisant des objets connectés (Internet Of Things). Ces projets mettent en œuvre différents périphériques comportant plusieurs capteurs, produisant ainsi une grande quantité de données qu'il convient de récupérer, stocker et agréger de manière pertinente afin de permettre leur réutilisation par les algorithmes d'intelligence artificielle souhaités (détection sur image notamment).

  • 72 femmes à inscrire sur la tour Eiffel : remise de la liste à Anne Hidalgo

    72 femmes à inscrire sur la tour Eiffel : remise de la liste à Anne Hidalgo 26 janvier 2026 Paris Le 26 janvier 2026, Femmes & Sciences remettra à la Maire de Paris la liste des 72 noms de femmes scientifiques sélectionnées pour être inscrites sur la tour Eiffel ! Quelle meilleure ambassadrice que la Tour Eiffel pour éclairer de tous ses feux des femmes scientifiques historiques ? 139 ans jour pour jour après le début des travaux de construction de la Tour qui reste un phare de progrès scientifiques, nous remettrons notre liste à la Maire de Paris le 26 janvier 2026 ! Dans son rapport remis à Anne Hidalgo le 5 septembre 2025, la commission d'experts chargée d'étudier la faisabilité du projet recommandait de confier à Femmes & Sciences la charge de constituer la liste des 72 femmes scientifiques . Pour réaliser au mieux cette tâche qui nous honore, nous avons sollicité les organismes de recherches, les sociétés savantes, les associations pour constituer cette liste. Nous avons reçu aussi des propositions spontanées de personnes intéressées. Par leurs travaux et leurs découvertes, toutes ces femmes scientifiques remarquables ont façonné notre compréhension du monde et ont ouvert les portes de nombreux domaines. Beaucoup étaient très injustement tombées dans l'oubli. Nous vivrons un moment magnifique pour les remettre à l'honneur ! En savoir plus sur le projet : ici © Agence Pierre-Antoine Gatier < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • La recherche pour construire un nouveau monde

    La recherche pour construire un nouveau monde © EPPDCSI - 2020 Après un an d'attente, la soirée du 6 mars 2020, "La recherche pour construire un nouveau monde" à la Cité des Sciences dans le cadre du 8 Mars, est enfin en ligne. Il y a un an, F&S fêtat, avec Universcience et le CNRS à la Cité des sciences, la Journée Internationale des droits des Femmes. Cette soirée, grand public, était consacrée aux talents scientifiques au féminin de la région Ile de France avec trois exposés scientifiques de Nicole Vilmer sur le soleil, Caroline Freyssinet sur Mars et la vie extraterrestre, et Inbar Fijalkow sur le réseau 6G, toutes trois ambassadrices XX Elles. Ces exposés étaient suivis d'une table ronde "La science ce n'est pas une affaire de genre " en présence de la député Céline Calvez. La soirée était animée par Sylvaine Turck-Chièze. A cette occasion, l'exposition XX Elles IDF a été présentée dans le hall de la cité des sciences pendant tout le week-end en présence de Vincent Moncorgé. Accéder aux vidéos : https://www.cite-sciences.fr/fr/ressources/conferences-en-ligne/saisons/saison-2019-2020/la-recherche-pour-construire-un-nouveau-monde/ < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >

  • Sandrine Maljean–Dubois

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Sandrine Maljean–Dubois Juriste « S’engager pour la planète, c’est pas si sorcier » Sandrine Maljean-Dubois est directrice de recherche CNRS et travaille au laboratoire Droit international, comparé et européen [1], dont elle a été la directrice. Ses travaux lui ont valu de recevoir plusieurs prix, dont la médaille de bronze du CNRS. Depuis le début de sa carrière, Sandrine Maljean-Dubois s’intéresse aux règles élaborées à l’échelle internationale par lesquelles les États s’engagent à protéger l’environnement. « Je n’ai pas fini d’en explorer toutes les facettes et, entre-temps, ces questions n’ont cessé de prendre de l’importance pour devenir aujourd’hui majeures. » Ses travaux portent notamment sur le rôle du juge, l’articulation entre commerce international et protection de l’environnement, les négociations internationales sur le climat et sur la biodiversité. Sandrine Maljean-Dubois participe en tant qu’experte à de nombreuses négociations internationales, dans le cadre des « COPs » sur le climat ou la biodiversité, à l’UNESCO ou dans le cadre du projet de Pacte mondial pour l’environnement. « Ces expériences de mise en pratique à très grande échelle de mes travaux enrichissent ma recherche et mon enseignement et donnent un sens supplémentaire à mes travaux en les mettant au service de la société au niveau mondial. » Pour Sandrine Maljean-Dubois, permettre aux citoyens et aux futurs citoyens de mieux comprendre les enjeux environnementaux dans leur complexité est primordial ; c’est pour cette raison qu’elle s’investit dans le partage de ses connaissances via des formations ouvertes à distance (MOOC), des événements de culture scientifique, des interventions dans les lycées et les médias. Mais son travail est loin d’être fini. « Sous peine de ne jamais être prises en compte par les décideurs, les recherches sur l’environnement doivent impérativement intégrer cette dimension juridique. Il me semble que la société n’a pas toujours conscience de la réalité de cette recherche et de son importance. » Sandrine Maljean-Dubois souhaite aussi pouvoir montrer que la science n’a pas de genre et qu’il est possible de construire un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. « Mariée depuis près de trente ans et maman de quatre enfants, mon épanouissement personnel a sans cesse nourri mon épanouissement professionnel, et vice-versa. » [1] – DICE (Aix-Marseille Université/CNRS/Université de Toulon)

  • Une journée "Sciences, un métier de femmes !" organisée à Orléans

    Une journée "Sciences, un métier de femmes !" organisée à Orléans 19 mars 2024 Orléans 150 lycéennes rencontrent plus d'une vingtaine de marraines (chercheuses, ingénieures et techniciennes) de laboratoires privés et publics de la région Centre - Val de Loire. Il s’agit d’un projet à destination de lycéennes pour les inciter à poursuivre leur carrière vers des métiers scientifiques. Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques sont mixtes, décrypter les stéréotypes, dépasser les idées reçues, telle est l’ambition de cette journée "Sciences, un métier de femmes !" © Anais Groisy < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >

  • Léonie Canet

    © Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Léonie Canet Physicienne théoricienne "Il y a peu de femmes en physique théorique et ce déficit prive la recherche dans ce domaine de toute une richesse d’approches et aussi d’idées originales. Il me semble que les femmes ont souvent moins d’assurance et de confiance en elles que les hommes, ce qui retient peut-être les jeunes filles de s’engager dans cette voie. Je souhaiterais leur dire qu’elles ne se censurent surtout pas, qu’elles ont toute leur place en sciences et peuvent apporter beaucoup. J’aimerais voir davantage de figures de femmes consultées en tant qu’expertes scientifiques, que leur parole s’entende et pèse autant que celle des hommes, et que cela participe à changer le regard de la société sur les femmes en sciences." Léonie Canet est professeure UGA au Laboratoire de physique et modélisation des milieux condensés (LPMMC - CNRS / UGA). Elle est spécialisée en physique théorique pour comprendre des équations mathématiques caractéristiques de phénomènes physiques comme la turbulence. Attirée par les mathématiques et la physique, Léonie Canet choisit de faire une thèse en physique théorique, dans le domaine de la physique statistique des systèmes hors de l’équilibre. Elle est alors intriguée par les motifs complexes et fascinants qui peuvent être formés par le givre sur une fenêtre, ou ceux créés par les tumultes d’une rivière ou par les volutes des nuages. Ce sont autant de phénomènes qui présentent de façon générique la propriété remarquable d’invariance d’échelle, caractéristique des fractales. Son travail de recherche consiste à comprendre et caractériser comment de tels phénomènes peuvent émerger à partir de la description fondamentale et microscopique de ces systèmes, par exemple l’équation de Navier-Stokes pour la dynamique des fluides ou l’équation de Kardar-Parisi-Zhang pour la croissance stochastique d’interfaces. Pour percer le mystère de ces équations, Léonie Canet utilise des techniques de physique théorique, et en particulier des méthodes comme le groupe de renormalisation fonctionnel et non perturbatif. C’est un aspect original de ses travaux qui lui a permis d’obtenir des résultats jusqu’alors inaccessibles par d’autres approches. Son but est de comprendre et décrire des phénomènes comme la transition rugueuse pour les interfaces ou la turbulence pour les fluides, en caractérisant leurs propriétés statistiques. L’enjeu est d’affiner et d’améliorer les prédictions qui peuvent être déduites de ces équations fondamentales, ainsi que la modélisation effective des comportements qui en découlent. Pour la turbulence par exemple, celle-ci joue un rôle fondamental dans les domaines de la météorologie, des sciences du climat ou de l’ingénierie.

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