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- Martina Pastorino lauréate du "prix de thèse de la parité"
Martina Pastorino lauréate du "prix de thèse de la parité" Martina PASTORINO, qui a fait sa thèse en cotutelle INRIA/Université Côte d'Azur-Université de Gènes a obtenu le "prix de la thèse de la parité" pour l'excellence de sa thèse. Martina Pastorino a obtenu le 10 octobre dernier le prix de thèse de la parité de l'Ecole Doctorale : Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication (EDSTIC) de l'Université Côte d'Azur (UniCA) pour sa thèse en co-tutelle avec l’Université de Gênes en Italie (Josiane Zerubia, directrice de thèse, Inria et membre de F&S; G. Moser, co-directeur de thèse). Cette thèse a été soutenue le 17 décembre 2023. Un beau succès pour Martina ! La condition pour obtenir ce prix est que la thèse soit excellente (les 2 rapporteurs et le président du jury doivent la proposer pour le prix de la meilleure thèse de l'ED STIC). De plus, ce prix n'est attribué qu'`a une étudiante inscrite a l'ED STIC d'UniCA ayant une directrice de thèse.... d’où le nom "le prix de thèse de la parité". Site web de Martina Pastorino : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Retour sur Science in Fuze
Retour sur Science in Fuze © Sylvaine Turck-Chièze Grand succès pour ce tout premier festival de Science pour tous et toutes Merci encore à Françoise Cyrot et toute son équipe de bénévoles pour avoir si bien organisé ce festival. C'est un très gros succès avec 5500 entrées tout public avec : Des conférences, dont plusieurs avec des membres de F&S. Des ateliers, F&S en a tenu 6 pour les enfants avec 3 thèmes : théatre avec Cécilia Payne, Système solaire et Jeanne Villepreux Power. Ils ont tous fait salle comble. Mais il y avait bien d'autres ateliers pour tous âges, beaucoup d'associations, dont F&S avec ORACCLE, Femmes Ingénieures et femmes et mathématiques , des dédicaces de livres ... Trois jours intenses et passionnants qui ont permis de faire encore plus connaitre F&S et pas seulement ses membres d'IDF. Ce festival devrait se pérenniser tous les 2 ans. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Remise des prix Jeunes Talents France L’Oréal-Unesco 2023
Remise des prix Jeunes Talents France L’Oréal-Unesco 2023 © Fondation L'Oréal Félicitations aux 35 doctorantes et post-doctorantes lauréates ! Le 11 octobre dernier a eu lieu à l’Académie des Sciences la cérémonie de remise des Prix Jeunes Talents France L’Oréal Unesco Pour les Femmes et la Science 2023. Ces jeunes chercheuses, sélectionnées parmi plus de 600 dossiers, recevront une dotation financière, ainsi qu’une formation au management, afin de les aider à briser le plafond de verre. Cette récompense est également l’occasion d’inspirer les plus jeunes et de les encourager à se tourner vers des parcours scientifiques : près de 1000 lycéennes et lycéens d’Ile de France ont pu échanger avec les 35 lauréates lors d’une journée à la Cité des Sciences et de l’Industrie. Pour en savoir plus : https://www.fondationloreal.com/sites/default/files/2023-10/cp_fondation_l_oreal_jeunes_talents_2023.pdf https://www.sciencesetavenir.fr/decouvrir/agenda/35-jeunes-femmes-recompensees-pour-leur-carriere-scientifique-lors-du-prix-l-oreal-unesco_174471 < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Mon projet dans le Sup en 180s : partenariat ORACCLE
Mon projet dans le Sup en 180s : partenariat ORACCLE © Sylvaine Turck-Chièze Dans le cadre du partenariat entre F&S et le PIA3 ORACCLE, l'association a accompagné au lycée technologique Branly de Créteil, une classe sélectionnée pour participer à l'action MPS. Femmes & Sciences a un partenariat avec le PIA3 ORACCLE (Orientation Régionale pour l’ACcompagnement du Continuum Lycéens – Étudiants) qui a vocation à améliorer la transition Bac-3, bac+3. Pour cela 10 actions sont en cours et le projet ORACCLE court sur 10 ans. Femmes & Sciences est représentée au COMOP par Edith Legouy et Sylvaine Turck-Chièze. Tout au long de l' année scolaire, les adhérent·es sont investies dans l'action "MPS180s, mon projet dans le sup". Accompagné·es d'une troupe de théatre, de l'Université de Créteil et de F&S, les lycéen·ess sont amené·es à réfléchir à leur avenir et à préparer un oral de 180s présentant leur projet, d'abord en local pour une première sélection. Dans cette classe, il n'y avait qu'une seule fille, Joana Said de nationalité égyptienne (arrivée en France il y a 4 ans), qui a gagné cette sélection. Joana Said s'est ensuite fait remarquée lors de la finale le 16 Mai dans le grand amphi de la Sorbonne puisqu'elle est arrivée seconde. Elle rêve de devenir pilote, F&S lui souhaite le meilleur et espére continuer de la soutenir. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Exposition La Science taille XX elles et conférence à l'I2MC
Exposition La Science taille XX elles et conférence à l'I2MC 8 juin 2022 29 juin 2022 I2MC, Toulouse L'Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires (I2MC) accueille l'exposition La Science taille XX elles et une conférence de Dominique Morello. L'Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires (I2MC) accueille l’exposition La Science taille XX elles du 8 au 29 juin . Cette exposition a été développée conjointement par Femmes & Sciences et la délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS. Elle met en lumière douze femmes scientifiques toulousaines de 10 établissements différents, photographiées par Vincent Moncorgé, qui font la science d’aujourd’hui. Le 21 juin, à 11h, Dominique Morello donnera la conférence « Du cliché 51 aux vaccins à ARN, pleins feux sur des femmes scientifiques remarquables » à la salle Hervé Paris de l’I2MC. La conférence est ouverte au public. Une bonne occasion de venir rendre visite à l'institut en utilisant le Teleo. © Vincent Moncorgé < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Le premier festival Science inFuze au hangar Y à Meudon (29-31 mars).
Le premier festival Science inFuze au hangar Y à Meudon (29-31 mars). 29 mars 2025 Hangar Y, Meudon Sans précédent, ce festival, pour donner le goût des sciences, s'adresse le weed-end aux familles et le lundi aux institutionnels. Ce festival est initié par l'association e-STIM, Femmes & Sciences, la chaire de Dauphine Femmes et Science avec beaucoup d'autres partenaires et sous le Haut patronat du ministère de l'Industrie et de l'Economie. Il a pour but de faire le plein de science et d'adresser des messages face à une certaine désaffection vis à vis des métiers scientifiques, doublée d'une appétence diverse des jeunes selon leur genre. C'est un évènement entièrement gratuit mais avec inscription, et totalement dédié aux sciences avec conférences, ateliers pour enfants, adolescents, adultes, hackathon le lundi et remises de prix. Il y aura de nombreux stands dont celui de Femmes & sciences et ORACCLE (bac-3-bac+3) et l'exposition XX Elles IDF. Visitez le site et inscrivez vous : www.scienceinfuze.com © scienceinfuze < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang Mathématiciennes Rejoignez l'équipe : faisons des maths ensemble ! Marianne Curely, Solune Denis et Yuetong Fang sont doctorantes de l’Université d’Angers au sein du Laboratoire angevin de recherche mathématiques [1]. Mécanique quantique, statistiques des événements extrêmes et géométrie complexe, toutes trois étudient des domaines très différents. Mais elles partagent le même engagement : faire des mathématiques un espace plus ouvert. Au croisement des mathématiques et de la mécanique quantique [2], Marianne Curely s’intéresse à une équation aux dérivées partielles bien spécifique : l’équation de Schrödinger, fondamentale pour décrire le comportement des particules à l’échelle de l’infiniment petit. “Comme ce type d’équations admet rarement des solutions explicites, j’étudie des solutions approchées appelées paquets d’ondes qui permettent de comprendre le mouvement quantique tout en respectant le principe d’incertitude. Ce principe explique qu’on ne peut pas mesurer simultanément et avec une précision parfaite la position et la vitesse”. Autrement dit : plus l’une est connue précisément, plus l’autre devient floue. Après ses classes préparatoires aux grandes écoles à Epinal (88), Marianne Curely poursuit ses études à l’Université Marie-et-Louis-Pasteur à Besançon (25) - licence, magistère, et master - en mathématiques générales et fondamentales. Aujourd’hui, l’enseignement occupe une place essentielle dans son parcours, nourrie par l’influence de plusieurs femmes qui l’ont encouragée et lui ont montré que ces disciplines étaient accessibles aux filles. Elle, qui a toujours aimé les math, fait découvrir aux élèves de licence à l'Université d'Angers des concepts de mathématiques comme le calcul différentiel ou l’analyse numérique. Solune Denis, elle, étudie la théorie des valeurs extrêmes. Elle cherche notamment à modéliser des événements rares comme les crues exceptionnelles, les vagues de chaleur, ou les crashs financiers. “Je m’intéresse à l’estimation de quantités situées tout au bout des distributions de probabilités, là où les données sont peu nombreuses mais les enjeux et les risques majeurs”, particulièrement en assurance. Son parcours est lié au hasard. Attirée par de nombreuses disciplines au lycée à la Réunion, où elle a grandi, passée par une classe préparatoire qui ne lui correspondait pas, elle a longtemps hésité. Elle envisage un temps le journalisme, avant de découvrir en licence que faire des mathématiques, et seulement des mathématiques, c’est cela qui lui convient. Cette trajectoire faite de bifurcations nourrit aujourd’hui un message qu’elle tient à transmettre : “il n’est pas grave de ne pas savoir tout de suite ce que l’on veut faire, ni de se tromper ”. Yuetong Fang travaille en géométrie complexe, une branche des mathématiques qui étudie les variétés complexes, des espaces abstraits dont la sphère est un exemple simple et intuitif. Ses recherches s’appuient sur des équations comme les équations de Monge - Ampère ou les équations hessiennes complexes. « J'analyse les solutions de ces équations pour mieux comprendre ces espaces complexes. J’essaie par exemple de comprendre leur forme et leur courbure, même si on ne peut pas les visualiser directement ». Formée d’abord en Chine, puis arrivée en France pour son master et sa thèse, elle a dû composer avec la barrière de la langue et un environnement où les femmes restaient très minoritaires. Son expérience lui a appris l’importance d’oser : aller parler à un enseignant, poser une question, demander un stage peut suffire à infléchir une trajectoire. “Quand nous sommes ensemble, nous parlons relativement peu de maths, par rapport à d’autres sujets ” s’amuse Yuetong Fang. “Mais c’est rassurant d’être toutes les trois, de se soutenir mutuellement ” ajoute Solune Denis. “Et nous partageons une même conviction : les sciences se construisent aussi par le collectif, la transmission et la diversité des parcours ” insiste Marianne Curely. 1 Larema, CNRS/Université d’Angers 2 La mécanique quantique est une théorie qui décrit les phénomènes physiques dans le monde de l’infiniment petit, à l’échelle des atomes.
- Alpes | XXelles | Femmes & Sciences
Alpes LA SCIENCE TAILLE XXELLES EXPOSITION La Science taille XX elles à Grenoble Un consortium composé de Femmes & Sciences, du CNRS-Alpes, de l'Université Grenoble-Alpes, de Inria et de l'association Parité Science a décliné le concept La Science taille XX Elles dans la région grenobloise pour mettre en lumière les femmes scientifiques d'aujourd'hui et contrer les idées reçues sur la place des femmes en sciences. Vingt et une femmes scientifiques, travaillant dans tous les domaines, ont été photographiées par Vincent Moncorgé. Elles sont techniciennes, chercheures, doctorantes, ingénieures,... et leurs profils variés reflètent la diversité des métiers scientifiques. L'inauguration de l'exposition a eu lieu au jardin de ville de Grenoble le samedi 20 novembre 2021. L'année 2022 verra son déploiement dans les établissements scolaires avec une priorité donnée aux dix établissements bénéficiant du projet "Les cordées de la réussite" et des lieux grand public, ainsi que sur les campus de recherche et d'enseignement des plateaux grenoblois et valencéens. En mars 2022, l'exposition grenobloise sera au coeur de la semaine de l'égalité femmes-hommes. EXPOS JEUX RESSOURCES SCOLAIRES
- Exposition et inauguration de "La Science taille XX elles" à Grenoble
Exposition et inauguration de "La Science taille XX elles" à Grenoble 20 novembre 2021 5 novembre 2021 Jardin de Ville, Grenoble Créée en 2018 par le CNRS et Femmes & Sciences, La Science taille XX elles met en lumière des femmes scientifiques contemporaines. Après Toulouse, Lyon et Paris, Grenoble s'empare du projet en 2021. À l’occasion du congrès ESOF (European Open Science Forum) organisé à Toulouse en 2018, le groupe toulousain de Femmes & Sciences a développé, conjointement avec la délégation régionale Occitanie Ouest du CNRS, le projet La Science taille XX elles . Ce projet avait pour objectif de mettre en lumière des femmes scientifiques qui font la science d’aujourd’hui et celles du passé, souvent remarquables mais toujours méconnues. Ainsi, un parcours a été réalisé au cœur de Toulouse à la recherche de savantes dont les noms mériteraient de figurer sur les plaques de rues et douze femmes scientifiques contemporaines exerçant dans des disciplines variées ont été photographiées. Leurs photos ont constitué une exposition qui a été installée dans les vitrines des Galeries Lafayette puis dans différents sites toulousains. Depuis, la partie exposition du concept a été déclinée dans plusieurs régions de France : en 2019, à Lyon, vingt portraits ; en 2020, en Ile de France, seize portraits et maintenant à Grenoble où 21 femmes scientifiques se sont engagées à donner leur temps et leur image afin de susciter l'intérêt et la curiosité de tous. Tous les portraits ont été réalisés par le photographe Vincent Moncorgé , ce qui en assure l’harmonie esthétique. Pour enrichir ces expositions, un catalogue présentant les ambassadrices, leur parcours et leur métier a été édité pour chaque région. L'exposition sera au Jardin de Ville du 20 novembre au 5 décembre. L'inauguration aura lieu le 20 novembre à partir de 15h en présence de tous les partenaires du projet (Femmes & Sciences, le CNRS, l’Université Grenoble Alpes, Grenoble INP – UGA, Inria Grenoble Rhône-Alpes et l’association Parité Science). < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Femmes & Sciences s'engage pour préserver l'Institut du radium, musée Curie.
Femmes & Sciences s'engage pour préserver l'Institut du radium, musée Curie. © Lacek2, CC BY-SA 3.0 Empêchons la destruction et préservons le Pavillon des sources, ancien laboratoire de préparation de Marie Curie, situé derrière le musée Curie (Paris 5ème). Marie Curie est pour nous, scientifiques, ingénieur·es, épistémologistes, un modèle inestimable d’une femme déterminée qui a révolutionné la façon même de faire de la science en découvrant avec son mari le radium et ses propriétés. Elle n’a eu de cesse de développer les connaissances et de les approfondir pour le bénéfice de l’humanité, de la recherche et de la cancérologie. Unique personne au monde à avoir reçu deux prix Nobel de sciences différents, la Française Marie Curie est une fierté nationale : directrice d’un des plus importants laboratoires de recherche, elle symbolise aujourd’hui dans le monde entier l’accès des femmes à la science à égalité avec les hommes. Les lieux qui ont accueilli ses travaux devraient être sanctuarisés pour que les générations futures puissent en bénéficier. L'association Femmes & Sciences, avec 7 associations co-signataires, a écrit une lettre à la Ministre de la Culture, Madame Rima Abdul Malak, pour préserver ce lieu. Cette lettre est disponible ci-dessous. Lire la lettre : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Clémence Perronnet
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Clémence Perronnet Sociologue "Clémence, qu’est-ce que tu lis ?" Clémence Perronnet est chercheuse en sociologie et maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Catholique de l’Ouest. Originaire de Champigny-sur-Marne, grandie auprès de parents professeurs des écoles, Clémence Perronnet suit d’abord la voie scientifique avec un bac S qui l’éloigne définitivement des mathématiques. Elle intègre ensuite une classe préparatoire littéraire et poursuit ses études en lettres modernes à l'ENS de Lyon. Sa rencontre décisive avec la sociologie se fait grâce à « une prof géniale qui donnait un cours sur les mangas : pourquoi les jeunes lisent-ils des mangas ? Quel genre de mangas ? » « Dis-moi ce que tu écoutes, ce que tu lis ou à quoi tu joues, et je te dirai ce que tu es. » La recherche en sociologie consiste à étudier la société, en posant des questions afin d'expliquer et de comprendre pourquoi les choses se passent d'une manière ou d'une autre. Ainsi les sociologues étudient l'armée, la famille, les migrations, etc. Clémence Perronnet fait de la sociologie de la culture : elle s’intéresse à ce que les gens aiment lire ou regarder à la télé, à ce qu’ils aiment quand ils sortent, aux jeux auxquels ils jouent, à ce qu’ils aiment manger ou porter comme vêtements. Clémence Perronnet vient de terminer une thèse intitulée La culture scientifique des enfants en milieux populaires : étude de cas sur la construction sociale du goût, des pratiques et des représentations des sciences. Ces cinq années de recherche au Centre Max Weber (CMW, ENS de Lyon / Lyon2 / UJM / CNRS) ont été guidées par quelques questions simples : pourquoi certains et certaines d'entre nous aiment les sciences et d'autres non ? Pourquoi si peu de femmes dans les sciences ? Pourquoi si peu de scientifiques – hommes et femmes – issus des classes populaires ? Où sont les verrous ? Pour commencer à comprendre, il faut parler de sociologie de l'éducation, c’est-à-dire de tout ce qui se passe à l'école, de la maternelle à la fin de l'université, ou dans les centres de formation pour adultes. À cela, il faut ajouter une analyse de la culture scientifique : tout ce qui se lit, se dit, se regarde ou s'écoute et qui a un lien avec les sciences. La base du métier de sociologue est de poser des questions, d’aller partout à la rencontre de tous ces gens que l'on ne croiserait jamais autrement. « C’est captivant d'étudier le rapport aux sciences à l'école, d’arpenter les salles de classe, les amphis, les couloirs, avec un éternel pourquoi ? aux lèvres. » « Les sciences offrent des professions qui sont vraiment super, et cela vaut pour toutes les disciplines. On ne pourra changer les mentalités qu’en la jouant collectif, les femmes et les hommes. Pour plus de femmes en sciences, il ne faut pas changer les femmes, il faut changer la manière de faire des sciences. » Son domaine, en quelques mots : Les recherches de Clémence Perronnet portent sur la genèse des rapports aux sciences, c’est-à-dire sur les processus sociaux et les conditions matérielles et symboliques de la fabrication du (dé)goût et de l’engagement (ou désengagement) pour les pratiques, filières et carrières scientifiques. Ses travaux considèrent les sciences non seulement comme un corpus de connaissances, mais aussi comme une culture matérielle qui se déploie dans des musées, des jeux, des activités ou des productions écrites et audiovisuelles, i.e. la « culture scientifique ».
- Clémentine Prieur
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Clémentine Prieur Mathématicienne "Je n’ai jamais douté que les femmes aient un rôle à jouer en Science. Il faut dire qu’avec une grand-mère agrégée en physique et une mère enseignante-chercheuse en mathématiques, je n’avais aucune raison d’en douter. Mais tout le monde n’a pas cette chance. Au contact de mes enfants et de leurs amis, je ressens un manque de confiance plus important chez les jeunes femmes lors du choix de leur orientation, notamment vers les filières scientifiques. C’est pourquoi j’ai envie de trouver du temps dans ma vie très active pour témoigner que la Science est un domaine dans lequel les femmes tout autant que les hommes peuvent exercer leur créativité." Clémentine Prieur est professeure au Laboratoire Jean Kuntzmann (LJK - CNRS / Inria / UGA - Grenoble INP-UGA). Spécialisée dans les probabilités et la statistique, elle oriente ses recherches sur les données et modèles numériques. Un Master, l’agrégation et une thèse de maths en poche, Clémentine Prieur obtient un premier poste d’enseignante-chercheuse à Toulouse. Six années et trois enfants plus tard, elle décroche à 32 ans un poste de professeure à l’Université Grenoble Alpes. Les maths ont toujours été un coup de cœur. Déjà en 6ème, dans la rubrique “que voulez-vous faire plus tard ?”, elle écrit “maître de conférences en maths ”. C’est le métier de ses parents. Elle aime aller dans leur bureau, sentir l’odeur de la craie ou scruter les équations au tableau. Plus tard, elle veut prendre ses distances par rapport à ses parents algébristes et à son fiancé qui s’oriente vers l’analyse et le contrôle. “Alea jacta est - les dés sont jetés”, pour elle, ce sera probabilités et statistique ! Au début, elle est attirée par le côté abstrait des maths. Elle a plaisir à démontrer des théorèmes. Puis elle découvre qu’on peut aussi utiliser les maths pour extraire de l’information des données. Clémentine Prieur apprécie la diversité de son métier. Elle peut passer du temps seule devant un calcul ou à rédiger un article de recherche ou bien enseigner à des étudiants. Elle leur transmet un savoir et les sensibilise aux enjeux de la statistique dans de nombreux domaines comme la climatologie ou la santé. Elle parcourt également le globe pour présenter ses travaux de recherche et rencontrer des chercheurs de différents pays ou continents. Elle trouve cela très riche du point de vue de la science, mais aussi culturellement. Et puis, elle aime l’encadrement doctoral : accompagner un jeune de son stage de Master à la fin de sa thèse, le voir se transformer progressivement d’étudiant en chercheur.










