Recherche
Rechercher sur ce site
624 résultats
- Interventions en milieu scolaire durant le mois de l'égalité, Mars 2023
Interventions en milieu scolaire durant le mois de l'égalité, Mars 2023 8 mars 2023 Interventions en établissement scolaire accueillant l'exposition la Science Taille XXElles durant le mois de Mars 2023 En Mars 2023, le mois de l'égalité, trois interventions en établissement scolaire accueillent l'exposition la Science Taille XXElles. du 6 au 12 mars 2023 - Collège Lionnel Terray à MEYLAN - Évènement témoignages le vendredi 10 mars avec 6 ambassadrices du 24 février au 31 mars - Collège les Rives du Leman à EVIAN - Évènement visio - conférence + témoignages le mardi 28 mars - 3 ambassadrices. du 7 au 24 mars - Lycée Cartan à la Tour du Pin - Évènement témoignages le vendredi 10 mars avec 1 ambassadrice, 3 membres de l'association et 2 doctorantes NA < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Corinne Augier
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Corinne Augier Physicienne "Du côté obscur de la matière" Corinne Augier est professeure de l’Université Claude Bernard Lyon 1, membre de l’Institut de physique des deux Infinis de Lyon (IP2I, Lyon1 / CNRS). Après un bac technique suivi d’études à la faculté d’Orsay, elle obtient un magistère en physique. Suite à une thèse dans un laboratoire de l'École Polytechnique sur l'étude de la diffusion élastique proton-antiproton, elle obtient un poste de maîtresse de conférence à Orsay puis un poste de professeure à Lyon où elle travaille actuellement depuis dix ans. Tout a commencé quand elle était enfant, avec la lecture. Au point qu’elle envisage dans un premier temps de devenir bibliothécaire. À quinze ans, elle change ensuite de direction « j'ai lu un article sur la tomographie à émission de positrons. Ça m'a fascinée que l'on puisse utiliser les particules et le nucléaire pour la médecine, alors je me suis dirigée vers les sciences. Ma famille était fière, mais dubitative et, quelques années plus tard, pas un n'a lu ma thèse. » Aujourd’hui, Corinne Augier aime transmettre. Elle aime répondre aux questions des cent cinquante étudiants de son amphi. « Mon double métier d’enseignante-chercheuse nourrit ma vocation. J'enseigne la physique, de la physique générale en licence à la physique plus spécialisée en master. Et je fais de la recherche sur la matière noire, la Dark Matter de l'Univers. Corinne Augier se perçoit comme une chercheuse curieuse. « Et quand on cherche, parfois on trouve. On arrive même, comme ces chasseurs d’images, à traquer les particules qui nous entourent, qui nous traversent, même si ce ne sont pas encore celles qui constituent la matière noire. » Les détecteurs de particules qu'utilise Corinne Augier sont tout petits, très performants, refroidis à une température proche de moins 273 degrés Celsius, la plus basse température qu’on puisse atteindre physiquement. Ils peuvent ainsi mesurer une infime variation de température, au millionième de degrés près. » « Les énergies que nous voulons mesurer, précise-t-elle, ont la même gamme d'énergie que les particules qui nous entourent, celles de la radioactivité naturelle, ou encore les rayonnements cosmiques dont il faut savoir s'isoler pour qu’ils n’interfèrent pas avec nos expériences. » Pour s’isoler, Corinne Augier travaille régulièrement au Laboratoire souterrain de Modane, sous la montagne du tunnel du Fréjus, ce qui bloque un maximum de rayonnements – par exemple les muons cosmiques, grands frères des électrons – et permet de faire des mesures sans interférences. L'équipe de recherche de Corinne Augier s'appelle Edelweiss, acronyme d'Expérience de Détection des WIMPs en site souterrain. Les WIMPs sont des particules hypothétiques constituant peut-être une solution au problème de la matière noire. Son domaine, en quelques mots : Corinne Augier s’intéresse à la physique des astroparticules, lien entre infiniment petit et infiniment grand. Son expérience, Edelweiss, cherche à comprendre la nature de la Matière Sombre de l’Univers et de quelles particules encore inconnues elle est constituée, grâce à l’interaction de ces dernières dans des détecteurs fonctionnant à ultra basse température. Un petit détour vers le côté obscur ? Les femmes ont donc la tête faite pour la physique autant que les hommes, regardez Marie Curie ou Vera Rubin. Et si un chercheur fait du mauvais esprit, aujourd'hui les chercheuses peuvent se défendre. « La parité n'existe pas encore en physique ni même en biologie même si les femmes y sont plus nombreuses. Et encore moins chez les professeurs d’université : une scientifique maîtresse de conférence, oui ; mais professeure, non… en tout cas pas assez. » Corinne Augier relativise toutefois, « les physiciens ne s'étonnent plus qu'il y ait des physiciennes avec eux. Dans mon laboratoire, les femmes ont le pouvoir. À Lyon ou sous la montagne, la force est avec nous ! »
- Edmée Chandon, première femme astronome professionnelle, honorée à Paris
Edmée Chandon, première femme astronome professionnelle, honorée à Paris Le 11ème arrondissement de Paris rend hommage à Edmée Chandon, première femme française à obtenir un poste d'astronome professionnelle, en 1912. Si les rues portent dans près d'un cas sur deux le nom d'un homme, seulement 2% des rues arborent des noms de femmes. Et les femmes scientifiques ne sont vraiment pas à l'honneur. À Toulouse par exemple, 1725 voies honorent un homme mais seulement 5 (moins de 0.3%) honorent à une femme scientifique ! La place des femmes dans l’espace public est pourtant un enjeu d’égalité femmes-hommes dans la société. Le 11ème arrondissement de Paris rend hommage à Edmée Chandon en donnant son nom à un square . Née dans cet arrondissement en novembre 1885, Edmée Chandon est reçue première, avec les félicitations du jury, au concours d’agrégation de mathématique en 1908, à l’âge de 23 ans, alors que les filles n’ont pas encore accès à l’Université. Elle entre cette même année à l’Observatoire de Paris en tant que stagiaire. Ses compétences remarquables lui valurent d'accéder le 1er mars 1912 au statut d’aide-astronome, devenant la première française astronome professionnelle. Une cérémonie dévoilant la nouvelle plaque aura lieu samedi 20 novembre 2021, à l'occasion du colloque de Femmes & Sciences . < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Intelligence Artificielle et Société : un miroir déformant ?
Intelligence Artificielle et Société : un miroir déformant ? 12 novembre 2025 17 rue de Rémusat, Toulouse Dans le cadre des " mercredis " de l'AMOPA, Florence Sèdes donnera une conférence. Cette conférence proposera une présentation générale de l’Intelligence Artificielle et de sa longue histoire, bien antérieure à l’émergence de l’IA générative. Fortement impliquée dans l’avancement de la science des données, Florence Sèdes abordera les enjeux majeurs liés à l’IA, dans des domaines tels que la santé, l’éducation,… en mettant particulièrement en lumière les biais que ces technologies peuvent générer ou amplifier. Elle explorera comment l’IA, en tant que miroir de nos sociétés, peut reproduire — ou au contraire aider à corriger — nos biais cognitifs, et par là même certaines inégalités. S’appuyant sur ses travaux, elle évoquera les stratégies et régulations pour développer une intelligence artificielle plus responsable et accessible à tous. À travers des exemples tirés de son parcours et de ses recherches, Florence Sèdes illustrera les défis et opportunités liés à l’IA, ainsi que les initiatives qu’elle pilote pour favoriser une approche plus inclusive des technologies émergentes. Cette conférence s’adresse à toute personne souhaitant comprendre les mécanismes de l’IA, ses implications éthiques et son impact sur notre société. Venez découvrir les coulisses de cette révolution technologique et participer à une discussion essentielle sur son avenir. En savoir plus : ICI Florence Sèdes est Professeure des Universités à l’Université de Toulouse et chercheure à l’IRIT en science des données et Intelligence Artificielle. Engagée pour la place des filles et des femmes en sciences, elle promeut la diversité dans la recherche, l’enseignement et les usages de l’IA. Elle est membre de Femmes & Sciences, élue au CA de l'association, trésorière adjointe et co-ccordinatrice des actions à Toulouse. < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Lucile Savary
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Lucile Savary Physicienne "Le cantique des quantiques" Lucile Savary est chargée de recherche au CNRS, théoricienne de la matière condensée au Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon (LP, ENS de Lyon / Lyon1 / CNRS). Ancienne étudiante de l'ENS de Lyon, elle a effectué un doctorat à l'Université de Californie à Santa Barbara, puis obtenu une bourse postdoctorale ‘Gordon et Betty Moore’ au MIT. Ses recherches portent actuellement sur les phénomènes exotiques dans les systèmes réels, avec un accent particulier sur les électrons fortement corrélés. En 2017, elle reçoit le F. Nevill Mott Prize 2017. En 2019, elle est lauréate du 'Young Scientist Prize in Statistical Physics' 2019. « La première chose que j'ai à dire aux jeunes filles qui veulent faire de la physique, c'est : Yes, you can ! Allez-y ! Pourquoi pas vous ? » Magnétisme quantique, liquides de spins quantiques, criticité quantique, ordre par le désordre, RIXS, systèmes spin-orbitalaires, transport thermique dans les isolants magnétiques, supraconductivité non conventionnelle dans les matériaux à fort couplage spin-orbite et multiples bandes, les thématiques de recherche que Lucile Savary aborde aujourd’hui résultent d’une vocation qui lui est venue en terminale grâce à une « prof exceptionnelle ». Lucile – seule femme de son équipe de recherche – ne sait pas pourquoi les femmes sont si peu nombreuses en physique. Il arrive même à Lucile de se rendre à des conférences où elle est la seule femme parmi une quarantaine d’hommes. Interrogée sur la parité, Lucile estime que les mentalités ont évolué mais qu’elles doivent encore changer. En physique, comme dans d’autres domaines, même si la prise de conscience est réelle, les femmes pâtissent encore des représentations archaïques et subissent les postures de pouvoir que prennent parfois certains scientifiques. On a l’exemple d’un chercheur assez connu qui s’est risqué un jour à décrire la physique comme un « métier d’homme ». La place des femmes en sciences serait-elle contestée ? Bien sûr que non, mais les cas de « mansplaining » (où un homme explique à une femme ce qu’elle sait déjà parfaitement) ne sont malheureusement pas rares. Pour lutter contre les biais implicites, il existe des politiques de discrimination positive, mais ce type d’initiative crée parfois des tensions au lieu de les apaiser. Car certains hommes – voire certaines femmes – font encore de la résistance. Alors, comment faire pour inverser la tendance ? Le parcours académique d’une femme est souvent plus compliqué que celui d’un homme mais Lucile Savary pense que la prise de conscience du problème commence à être bien réelle et qu’il faut persévérer dans la poursuite de l’équité, par l’éducation, par le démontage des représentations sociétales, par l’information et par des politiques volontaristes pour contrecarrer les biais que nos sociétés ont créés. Il faut cultiver la diversité « Les approches des femmes sur certains problèmes ou sur la pédagogie varient de celles des hommes. On ne peut que gagner à profiter de toutes ces différentes méthodes. Les gens ont désormais beaucoup plus conscience de l'importance que cela revêt, à la fois pour la qualité de la recherche, pour la qualité de vie de chacun et pour l’ambiance générale dans les laboratoires. » Son domaine, en quelques mots : Lucile Savary travaille sur la physique quantique des matériaux. L’objectif est de comprendre comment les électrons se comportent à l’échelle microscopique dans les solides qui nous entourent, et donnent lieu à des phénomènes observables, ou exploitables, à notre échelle. Déchiffrer les propriétés fondamentales de la matière, concevoir des systèmes où on peut se saisir de l’immensité des possibilités offertes par la mécanique quantique, mais aussi comprendre des résultats d’expériences de collègues, et proposer des modèles font partie de son quotidien. Ses travaux peuvent également ouvrir des perspectives sur l’élaboration de solutions nouvelles, plus performantes, plus efficaces, plus petites, plus rapides dans le domaine des technologies.
- Nalini Anantharaman : une mathématicienne au parcours époustouflant !
Nalini Anantharaman : une mathématicienne au parcours époustouflant ! © P. Imbert, Collège de France Nalini Anantharaman est nommée, en octobre 2022, professeure du collège de France, titulaire de la chaire de géométrie spectrale. Maîtresse de conférence à Normale Sup Lyon, chargée de recherche et professeure sur une chaire « Hadamard » de l’Ecole Polytechnique, invitée à Berkeley, Princeton, professeure à l’IRMA et à l’USIAS (Strasbourg), elle est nommée, en octobre 2022, professeure du collège de France, titulaire de la chaire de géométrie spectrale. Née en 1976, elle a étudié les mathématiques à l’Ecole Normale Supérieure (Paris), et a obtenu un doctorat à l’Université Paris 6 sous la direction de F. Ledrappier, intitulée « Géodésiques fermées d'une surface sous contraintes homologiques » . Elle a reçu une dizaine de prix et distinctions, dont le prix Henri-Poincaré (2012), la médaille d’argent du CNRS (2013), the Infosys Prize in Mathematics (2019), the Frederic Esser Nemmers Prize in Mathematics (2020). Nalini fait partie de l’exposition « Femmes scientifiques d’Alsace et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd‘hui » réalisée par la section Alsace de Femmes & Sciences en collaboration avec le Jardin des Sciences de l’Unistra ( https://www.femmesetsciences.fr/alsace-expositions ). Son CV complet, la liste de ses distinctions et son cours introductif « Histoires de spectres » sont disponibles sur le site du collège de France : www.college-de-france.fr/personne/nalini-anantharaman < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Magali Schweizer
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Magali Schweizer Océanographe Mieux connaître les environnements marins pour mieux les protéger Magali Schweizer est enseignante-chercheuse de l’Université d’Angers au Laboratoire de planétologie et géosciences [1]. Elle étudie les foraminifères, de petits organismes unicellulaires dont la plupart ont une coquille, afin d’identifier les différentes espèces présentes dans l’environnement et évaluer la biodiversité passée ou présente dans les milieux marins. Lors de ses études en archéologie préhistorique - équivalent à une licence et un master - à l'Université de Genève, suivant la piste de restes retrouvés dans une grotte du Doubs, Magali Schweizer s'est d'abord intéressée aux ours des cavernes et aux ours bruns. Parallèlement, elle poursuit une licence en biologie où elle découvre les foraminifères, des protistes [2] omniprésents dans les milieux aquatiques et même dans les sols. « A l’époque, on connaissait beaucoup moins bien ces microorganismes … que les ours des cavernes » sourit-elle. Elle part ensuite aux Pays-Bas pour effectuer un doctorat en géosciences sur les foraminifères. Aujourd’hui, Magali Schweizer cherche à mieux comprendre ces protistes dont les mieux connus protègent leur unique cellule dans une coquille en calcaire ou en grains agglutinés. Elle s’intéresse à leur écologie, à leurs modes de vie, à leurs stratégies d’alimentation : certains consomment des bactéries, d’autres des diatomées ou vivent en symbiose. Dans les estuaires et les fjords, « je recherche aussi des espèces invasives qui pourraient proliférer et perturber l’écosystème ». Elle utilise pour cela l’ADN environnemental (ADNe), plus précisément l’ADN présent dans les sédiments, afin d’identifier les fragments libérés par les organismes. Cet outil permet d’établir un inventaire précis de la biodiversité actuelle mais aussi passée. Les fossiles de foraminifères constituent également une archive naturelle unique pour comprendre leurs adaptations face aux changements rapides de température, de pollution, ou face à l’acidification des océans. En combinant analyse des fossiles et recherche d’ADNe, elle étudie leurs réponses physiologiques, morphologiques ou génétiques aux stress environnementaux. A terme, elle espère pouvoir les étudier dans les profondeurs de l’océan. Enseignant également les géosciences à l’Université d’Angers en licence et master, Magali Schweizer observe que la part de femmes diminue plus l’on s’avance dans les études et carrières scientifiques, « parce qu’il est souvent question de faire un choix entre la vie de famille et sa carrière si l’on n’a pas la chance d’avoir un conjoint qui souhaite partager les tâches domestiques » souligne-t-elle, elle qui a deux enfants. Sans pour autant mettre les garçons de côté ni donner l’image d’une superwoman, elle souhaite donner l’exemple : « je voudrais montrer aux jeunes filles, dès le plus jeune âge, que les filières scientifiques peuvent offrir de nombreux débouchés et qu’elles peuvent se projeter dans des carrières auxquelles elles ne pensent pas forcément ». [1] LPG, Univ Angers/Nantes Université/Le Mans Université/CNRS [2] Un protiste est un organisme vivant unicellulaire
- Femmes En Tête 2023 – Portrait de Caroline Champenois
Femmes En Tête 2023 – Portrait de Caroline Champenois © Collège des Sociétés Savantes Académiques de France Des portraits à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Collège des Sociétés Savantes Académiques de France publie une série de portraits de femmes scientifiques françaises. Parmi elles, Dr Caroline Champenois, adhérente Femmes & Sciences (co-coordinatrice en région PACA), directrice de recherche au CNRS en physique quantique au PIIM à Marseille. Dans ce portrait, sous forme d’entretien, Caroline Champenois aborde son parcours, ses recherches et sa vision de l'égalité femmes-hommes. Voir le portrait : https://societes-savantes.fr/femmes-en-tete-2023-caroline-champenois < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Parvis des Sciences 2025 sur le campus GIANT (MINATEC)
Parvis des Sciences 2025 sur le campus GIANT (MINATEC) 7 octobre 2025 11 octobre 2025 Parvis des Sciences, Grenoble La fête de la Science au campus GIANT aura lieu du mardi 7 octobre au samedi 11 octobre avec tout un ensemble d'évènements L'association Parité Science, antenne de F&S pour le territoire alpin, animera des activités et un stand au Parvis des Sciences. Le vendredi 10 octobre, les scolaires seront accueillis par des membres de l'association pour une sensibilisation aux métiers scientifiques. Le samedi 11 octobre (journée du grand public), l'association tiendra un stand sur le Parvis des Sciences avec des jeux de sensibilisation à destination du grand public. Les membres de l'association seront présent-es pour discuter avec, et répondre aux questions du public. © MESR < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- "We are open, the door is just very heavy", intervention de Florence Sèdes
"We are open, the door is just very heavy", intervention de Florence Sèdes Effet Matilda, syndrôme de l'imposteur, effet tube de dentifrice, falaise de verre... de la désaffection pour les spécialités scientifiques au lycée jusqu'au pénomène d'"opting out" (non merci) dans les carrières à haut niveau. Florence Sèdes, membre du CA de F&S - Professeure à l'Université Toulouse III Paul Sabatier - Vice présidente responsabilité sociétale, a réalisé une intervention en juin 2022 à l'invitation des référents égalité du Lab Info Grenoble ainsi que des Inspecteurs Pédagogiques Régionaux de l'Académie. Comme dans une majorité de domaines d'activité ou de pans de société, la représentation des femmes en sciences est déficitaire : même dans les domaines comme les sciences de la vie où les étudiantes sont majoritaires, le plafond de verre sévit quand il s'agit de se projeter dans les carrières académiques. Que dire de l'informatique qui plafonne avec une dizaine de % d'étudiantes dans ses filières ? Quelles que soient les causes évoquées pour expliquer ce déséquilibre, malgré des injonctions et mesures encore timides mais concrètes prises pour tenter d'y palier, la situation déclenche des alertes fortes, par exemple de la part des industriels volontaires pour recruter des filles en priorité, à compténces égales. Beaucoup d'études ont été menées : ainsi, le « paradoxe de l’égalité des sexes » fait observer que la sous-représentation des femmes dans les domaines scientifiques est une caractéristique des pays dits « développés ». « We are open. The door is just very heavy ». La porte n’est pas fermée mais s’avère beaucoup plus lourde pour les femmes qui doivent investir pour avoir « un pied dedans » afin d’être invitées, intégrées, acceptées, embauchées, promues, etc. Tout comme l’inclusivité et l’accessibilité permettent à toutes et tous de bénéficier d’aménagements destinés initialement aux situations de handicap, visible ou non, des mesures doivent être prises pour atteindre un équilibre via la mixité, la diversité, l’inclusion et la cohabitation équitable sans discrimination. Support de l'intervention : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Évènements autour du 11 février 2026 en Ile-de-France
Évènements autour du 11 février 2026 en Ile-de-France © Département 92 Chaque année, F&S Ile-de-France répond à de nombreuses sollicitations à cette période, voici quelques unes des activités de 2026 (dont certaines récurrentes). Comme l'an dernier, les adhérentes ont été sollicitées pour intervenir auprès de 120 garçons de secondes du lycée Gilles de Gennes pour parler de l'égalité filles-garçons dans les métiers scientifiques et techniques. Cet évènement, qui s'appelle FIRST, est franchement utile. Le 10 février aura lieu le rendez vous annuel avec les collégiens du 92 : les sciences : pourquoi pas moi ? Le 11 février RV Astro et spatial à la petite bibliothèque ronde de Clamart, car toutes les médiathèques du 92 jouent le jeu. Verrons nous Sophie Adenot décoller pour l'ISS le jour des femmes et des filles de sciences ? Intervention aussi dans un collège de Paris, la Grange aux Belles RV avec des chercheuses et chercheurs et l'exposition XX Elles affichée tout le mois. Enfin une rencontre est prévue au lycée Rosa Park de Saint Denis pour parler du livre Les filles sont parfaites pour les sciences . D'autres belles rencontres sont prévues en Mars. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Émilie Capron
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Émilie Capron Paléoclimatologue "En tant que maman qui a construit sa carrière entre la France et l’étranger et qui est partie à plusieurs reprises travailler au Groenland et en Antarctique, je souhaite participer à casser le stéréotype du chercheur vieux, échevelé et isolé dans son laboratoire et inciter les jeunes filles à s’engager dans des carrières scientifiques. Sensibiliser notre société aux problématiques liées au changement climatique actuel et futur est aussi essentiel. En tant que chercheuse en sciences du climat, je considère que cela relève de ma responsabilité de communiquer sur ce sujet avec le public, et la jeune génération en particulier." Émilie Capron est chargée de recherche CNRS à l’Institut des géosciences de l’environnement (IGE - CNRS / IRD / UGA - Grenoble INP-UGA). Elle étudie le climat passé à partir de l’analyse d’échantillons de glace polaire. Il y a dix ans, Émilie Capron était confinée volontaire avec six personnes, pendant soixante jours, dans un camp isolé en Antarctique pour participer au forage de carottes de glace. Depuis, elle réalise la chance qu’elle a de faire ce métier. Il lui permet de vivre des aventures scientifiques et humaines uniques dans un des endroits les plus fascinants sur Terre ! Pourtant, adolescente, peu de choses la prédestinent à cet avenir puisqu’un professeur de physique au lycée lui déconseille vivement de poursuivre dans une filière scientifique. Elle a alors en tête de devenir professeure des écoles. Mais à l’université, son goût pour les études, sa découverte de la paléoclimatologie et sa rencontre avec deux chercheuses passionnantes en sciences du climat, ses futures directrices de thèse, en décide autrement ! Émilie Capron porte un projet de recherche financé par l’initiative “Make Our Planet Great Again”. Le but est de déterminer l’évolution du climat et de la concentration atmosphérique en CO2pendant des périodes du passé, caractérisées par un réchauffement polaire dont l’amplitude est proche de celle projetée pour la fin du siècle. Pour cela, elle analyse des données géochimiques mesurées sur la glace et l’air piégé dans des carottes de glace forées en Antarctique qui sont ensuite reliées à différents paramètres climatiques et environnementaux. Ses données offrent une meilleure compréhension de l’impact d’un climat chaud sur les calottes polaires et représentent des bancs d’essai pour évaluer les modèles du climat utilisés pour effectuer les projections climatiques pour le futur.











