Séverine Louvel

© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences

Séverine Louvel

Sociologue

"J’aimerais communiquer sur tout ce qui fait la beauté de mon métier : la liberté pour organiser mon travail, l’alternance entre travail individuel et en équipe, les échanges et les rencontres, l’ouverture internationale, l’autonomie pour décider de mes recherches et l’apprentissage tout au long de ma carrière"

Séverine Louvel est maîtresse de conférence Sciences Po Grenoble au laboratoire Pacte, laboratoire de sciences sociales (Pacte - CNRS / UGA - Sciences Po Grenoble-UGA). Elle étudie les relations entre sciences et sociétés.


Au lycée, Séverine Louvel veut être journaliste, par goût de l’écriture et pour explorer des sujets de société. Elle découvre la recherche en sociologie une fois étudiante au département de sciences sociales de l’ENS Cachan, en licence et en master. Elle est attirée par la grande liberté intellectuelle qu’offre la recherche, la possibilité d’approfondir sa réflexion, de transmettre des connaissances par l’enseignement. En licence, elle explore un peu tous les domaines de la sociologie, sans savoir véritablement vers lequel s’orienter. Elle découvre la sociologie des sciences en master, par des lectures et des rencontres avec des chercheuses et des chercheurs du domaine. Elle commence alors à se passionner pour les sujets relatifs à l’organisation de la recherche ou encore aux retombées sociales de la science. Finalement, elle fait une thèse sur les transformations de l’organisation des laboratoires de recherche en France depuis les années 1970 à l’université de Grenoble, avant d’être recrutée comme enseignante-chercheuse à Sciences Po Grenoble.


Les recherches de Séverine Louvel portent aujourd’hui sur trois sujets : la recherche interdisciplinaire qui associe les sciences sociales et les sciences de la vie ; la présence médiatique des sciences émergentes et le développement de l’intelligence artificielle en médecine. Elle recourt à des entretiens approfondis avec les acteurs concernés, des observations de terrain et des analyses statistiques sur des gros corpus de documents (littérature scientifique ou encore contenus médiatiques). Elle travaille avec des collègues de Pacte ou d’autres laboratoires en France et à l’étranger. Ces collaborations sont essentielles pour mettre en évidence la dimension internationale des phénomènes qu’elle étudie ou pour relever certaines spécificités françaises.

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