Laura Pruszko et Céline Coutrix

© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences

Laura Pruszko et Céline Coutrix

Informaticiennes

"Nous sommes passionnées par ce sujet de recherche et par toutes les possibilités qu’il offre aux humains du futur. La recherche est pour nous comme un jeu de découverte et de construction qu’il nous semble important d’ouvrir davantage aux femmes, pour qu’elles construisent elles-mêmes et pour elles-mêmes les technologies de demain."

Laura Pruszko et Céline Coutrix sont respectivement doctorante UGA et chargée de recherche CNRS au Laboratoire d’informatique de Grenoble (LIG - CNRS / Inria / UGA - Grenoble INP-UGA). Leurs recherches s’inscrivent dans le domaine de l’interaction humain - machine.


Le 5 décembre 2018, Céline Coutrix reçoit un e-mail d’une étudiante intéressée par son stage : “interaction avec des dispositifs faits de tous petits éléments robotiques permettant le changement de forme du dispositif”. Cette étudiante, c’est Laura Pruszko, pluridisciplinaire et passionnée par l’interaction humain - machine : elle a un master d’informatique et d’ergonomie sur le sujet. Le domaine de l’interaction humain - machine regroupe différentes disciplines, dont l’informatique et l’ergonomie, et vise à faciliter l’utilisation des technologies informatiques par les humains. La matière programmable, faite de petits robots pouvant se déplacer, pourra permettre, dans le futur, d’adapter la forme de l’interface entre l’utilisateur et l’ordinateur aux capacités de l’utilisateur, aux situations dans lesquelles il interagit, ou à ce qu’il veut faire.


Ensemble, elles travaillent sur ce sujet depuis 2019. Laura Pruszko propose par exemple des expériences ou des concepts, pour élargir les connaissances sur l’interaction avec des dispositifs faits de tout petits éléments robotiques. Céline Coutrix, avec les autres encadrants de la thèse de Laura Pruszko, la guide dans cette aventure. Elle commence à l’aider, par exemple, à organiser son travail, à trouver les informations, à prendre des décisions, et elle s’assure que la recherche se passe bien. À la fin de sa thèse, Laura Pruszko saura faire cela seule, et deviendra une chercheuse autonome. En attendant, Laura Pruszko a déjà montré quelle taille de robots permet une interaction satisfaisante, et a proposé un espace théorique pour aider la conception d’interfaces faites de petits robots, car l’espace des possibles est très grand !