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- Accueil des femmes ukrainiennes
Accueil des femmes ukrainiennes Des femmes ukrainiennes universitaires, diplômées ou étudiantes, sont actuellement en grand danger. Nous appelons à les accueillir en France. Cette plateforme de l'association Femmes & Sciences est dédiée à l'accueil des femmes scientifiques ukrainiennes en exil qui arrivent en France. Contact : soutenir.ukrainiennes@femmesetsciences.fr Nos collègues ukrainiennes vivent une situation dramatique et nous devons les aider. Chacune et chacun, dans nos universités, nos écoles et nos entreprises, nous sommes prêtes à identifier des départements d’accueil, à les accompagner pour bénéficier du programme PAUSE ou d’autres programmes, à les aider à retrouver du travail, à persuader nos présidentes ou présidents, nos directions et nos collègues de se battre pour les accueillir le mieux possible et leur offrir un environnement de travail qui leur permette de poursuivre leurs études pour les étudiantes, leurs recherches et leurs enseignements pour les universitaires, de poursuivre leur carrière professionnelle pour les diplômées. Nous appelons toutes les personnes qui connaissent des étudiantes, des diplômées et des universitaires ukrainiennes à entrer en contact avec nous et à nous fournir les informations qui nous aideront à les identifier et à préparer leur accueil dans nos universités ou nos entreprises. Nous appelons toutes et tous les collègues qui souhaitent contribuer à les sauver à nous indiquer quels départements, quelles universités ou quelles entreprises sont prêtes à accueillir ces étudiantes, ces professeures ou ces diplômées. Nous appelons le gouvernement et les services de l’État à faire sortir ces collègues ukrainiennes de zones de guerre et à leur accorder l’asile en France. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Un atelier F&S sur les stéréotypes sera présenté le 8 mars à Orange.
Un atelier F&S sur les stéréotypes sera présenté le 8 mars à Orange. © Collège Jean Giono Géraldine Krausz et Odile Berge animeront un atelier sur les stéréotypes F/G lors d’un évènement préparé par les élèves de Classes Citoyennes du collège Jean Giono. 1) Cérémonie mémorielle : les élèves présenteront leurs travaux de recherche sur 40 portraits de femmes résistantes qui ont changé notre histoire (femmes entrées au Panthéon, femmes compagnons de la libération, femmes justes parmi les nations...) puis à l'appel des noms feront une remise de fleurs sur chaque portrait mis en avant. 2) Discours des autorités, dépôts de gerbes, intervention du Souvenir Français. Présence des porte-drapeaux, de l'ONACVG, des autorités préfectorales, départementales, députés, maires, ... 3) Animation d'ateliers par six associations, dont Femmes & Sciences, ou femmes d'exception intervenantes qui accueilleront 6 classes de 3ème. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Catherine Jeandel
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Catherine Jeandel Océanologue "L'eau, je ne fais pas que la boire" Catherine Jeandel est océanologue géochimiste. Elle est directrice de recherche au CNRS et travaille au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS/OMP – CNRS ; Université Toulouse III – Paul Sabatier ; IRD ; CNES). Initiée très jeune au milieu marin des rivages de la Bretagne du nord, Catherine Jeandel, en dépit de son désamour pour les mathématiques, poursuit son rêve d’enfance de devenir océanologue. D’une seconde littéraire à une intégration en classes préparatoires scientifiques, elle persiste dans cette voie. Elle effectue sa thèse et son post-doctorat en géochimie marine, à une époque où la chimie marine était balbutiante et intègre le CNRS en 1981. Intéressée par tous les aspects de l’océan : physiques, biologiques, chimiques, elle devient océanologue géochimiste. Depuis, elle sillonne les mers du globe, les explorant en profondeur pour améliorer notre compréhension d’un système si vaste et si complexe. Travailler sur une passion aussi ancrée explique sans doute pourquoi elle aime tant partager ses recherches mais aussi alerter sur les menaces qui pèsent sur notre environnement. Au quotidien, Catherine Jeandel écrit des projets pour obtenir une campagne en mer. Elle embarque pour deux mois avec quelques quarante collègues et échantillonne eau et particules, les rapporte au laboratoire, extrait les traceurs chimiquement en salle blanche pour les protéger des poussières. Puis, elle les analyse au spectromètre de masse, interprète les mesures, écrit des articles, forme des étudiant.e.s de masters, des doctorant.e.s… et surtout, collabore au niveau mondial. En effet, l’océan est si vaste qu’il s’étudie en collaborations internationales car il est impensable scientifiquement de laisser des zones du monde inexplorées ! Actuellement, elle coordonne avec des collègues un projet mondial d’exploration géochimique des mers Intitulé Géotraces. Très impliquée dans la diffusion de la culture scientifique, elle a été l’une des initiatrices toulousaines du Train du climat qui a sillonné la France en 2015, à l’occasion de la COP21, et poursuit l’aventure pour partager les savoirs dans les territoires. Catherine Jeandel a été lauréate de la Médaille de bronze du CNRS 1992.
- Palais de la découverte : inquiétudes
Palais de la découverte : inquiétudes © Celette, CC BY-SA 4.0 Lettre à Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Face à la menace de non-réouverture du Palais de la Découverte, plus de quarante sociétés savantes et associations ont adressé une lettre au Ministre de l'Enseignement Supérieur et la Recherche, appelant de leurs vœux la réouverture du Palais de la Découverte, à la fois ancré dans une longue et formidable tradition et tourné vers les outils et les préoccupations de la recherche actuelle et future. Monsieur le Ministre, Le Palais de la Découverte est né en 1937, d’une initiative de Jean Perrin, lauréat en 1926 du prix Nobel de physique pour la mise en évidence expérimentale de l’existence des atomes, et alors sous-secrétaire d’État à la recherche. Jean Perrin propose au public de voir « la science en train de se faire », selon son expression. Après la fermeture du Palais de la Découverte pour travaux, et plus de trois ans de travail de la communauté scientifique avec les équipes du Palais, un nouveau projet est sur le point d’être déployé. Ce projet innovant vise à réactualiser la vision de Jean Perrin en permettant l’accès aux sciences au plus grand nombre, y compris dans ses développements les plus récents, tout en tenant compte de ces défis majeurs de notre société que sont le combat contre l’obscurantisme, la désinformation, et la perte d’intérêt pour les filières et les carrières scientifiques. Le Palais de la Découverte est ancré dans l'esprit collectif comme un lieu emblématique de valorisation du métier de scientifique. Nous avons peu de lieux "totem" permettant aux chercheurs et chercheuses de valoriser leurs travaux auprès du grand public, y compris dans les disciplines moins médiatisées (maths, physique fondamentale, chimie, etc.). Ce lieu offre une visibilité concrète à la recherche et constitue une passerelle vers les vocations scientifiques, contribuant à l’attractivité des carrières scientifiques. Nous nous associons aux Commissaires pour nous alarmer du possible renoncement à ce projet en faveur d’un programme moins scientifique, amoindri ou partiel. Par ailleurs, il nous semble essentiel que le Palais de la découverte puisse continuer à accueillir le public au sein du Grand Palais. Les propos que vous avez tenus en ce sens jeudi 19 juin nous semblent rassurants ; nous espérons vivement que ce maintien sera prochainement acté. Nous nous interrogeons sur les modalités de cette future présence du Palais de la Découverte au sein du Grand Palais : y aura-t-il une convention d’occupation des locaux sur une longue durée ? Quelle sera sa surface ? L’exposition préparée pourra-t-elle bien s’étendre sur les espaces prévus ? Enfin plus généralement nous nous inquiétons de la dotation du Palais de la Découverte, et de la place des scientifiques dans sa future organisation. Nous réaffirmons donc ici l’attachement de l’ensemble de la communauté scientifique française au Palais de la Découverte, et espérons vivement que vous saurez lever nos inquiétudes sur tous ces aspects. Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre très haute considération. Signataires : Association des Enseignants-chercheurs de Psychologie des Universités Association Femmes & Mathématiques Association Femmes & Sciences Association Française d'Ethnologie et d'Anthropologie Association Française pour l’Étude du Sol Association Française de Sociologie Association des Professeurs de Mathématiques de l’Enseignement Public Association pour la Recherche en Didactique et Acquisition de l'Anglais Association pour la Recherche en Didactique des Mathématiques Association Tous Chercheurs Collectif Maths&Sciences Comité d’Information et de Liaison pour l’Archéologie, l’Étude et la Mise en Valeur du Patrimoine Industriel Comité de Liaison Enseignants et Astronomes Commission Française pour l’Enseignement des Mathématiques Conférence des Doyens de Sciences Fédération Biogée Groupe Français de Rhéologie Météo et Climat Petits Débrouillards Société Chimique de France Société d'Études Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe Siècles Société Française d’Acoustique Société Française d’Astronomie et d’Astrophysique Société Française de Biologie du Développement Société Française de Biométrie Société Française de Biophysique Société Française pour l'Étude du Comportement Animal Société Française de Génétique Société Française d'Ichtyologie Société Française de Microbiologie Société Française d'Optique Société Française de Physique Société Française de Phytopathologie Société Française de Psychologie Société Française de Statistique Société Francophone de Biologie Théorique Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public Société Informatique de France Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles Société Mathématique de France Société des Professeurs d’Histoire Ancienne Union des Professeurs de classes préparatoires Scientifiques Union Rationaliste Télécharger la lettre : ici < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Intervention au Collège Kleber Sur le thème "Femmes et Sciences"
Intervention au Collège Kleber Sur le thème "Femmes et Sciences" Intervention d'une membre de Femmes & Sciences au Collège Kléber sur le thème "Femmes et Sciences" auprès de 3 classes de 4ème Florence Beck, membre de Femmes & Sciences, directrice des études à l'Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre, fera une intervention au Collège Kléber sur le thème "Femmes et Sciences" le 8 mars après-midi auprès de 3 classes de 4ème. Elle répond ainsi à la demande d'une enseignante de Sciences de la Vie du collège. < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- Isabelle Billard
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Isabelle Billard Physicochimiste "De nombreux milieux, autres que celui du domaine scientifique, sont encore difficiles d’accès aux femmes. C’est le cas du monde des échecs, avec seulement 17% de femmes (en France). En tant que présidente de l’Échiquier grenoblois, et ancienne présidente de l’association Échecs&Mixte !, je tente de faire évoluer les choses. Ma nomination en juin 2021 à la présidence de la commission “mixité” de la Fédération Française des Échecs est un pas dans la bonne direction. Les esprits valent ce qu’ils exigent." Isabelle Billard est directrice de recherche CNRS au Laboratoire d’électrochimie et de physicochimie des matériaux et interfaces (LEPMI - CNRS / UGA - Grenoble INP-UGA / USMB). Elle travaille au sein du groupe “recyclage, valorisation et seconde vie”. Petite, quand Isabelle Billard demande pourquoi certains ont les yeux bleus et elle marron, ses parents adaptent leurs explications de l’hérédité à son âge mais quand elle leur demande pourquoi il faut dire bonjour ou mettre la fourchette à gauche de l’assiette, ils répondent simplement «parce que », ce qui l’agace prodigieusement. Ces « parce que » vides de sens lui donnent envie de faire des sciences pour avoir toujours une vraie réponse. À vingt ans, elle adore les mathématiques qui décrivent le monde et sont si élégantes. En école d’ingénieurs, la physique du solide la déçoit, par son absence de fantaisie. En thèse, elle découvre le joyeux désordre qui règne dans les liquides mais qui est cependant décrit par les mathématiques et elle sait alors qu’elle veut étudier la physicochimie des liquides. Isabelle Billard tente de recycler les métaux présents dans les objets du quotidien ou dans les déchets industriels : nickel et terres rares dans les aimants des éoliennes, batteries des téléphones portables, platine et cobalt des piles à combustible des voitures à hydrogène, chrome et fer des déchets d’aciérie. Pour cela, elle cherche des méthodes d’extraction liquide-liquide peu dommageables pour l’environnement et peu coûteuses pour les industriels. Il faut expérimenter pour un métal unique, puis comprendre pourquoi ça marche ou pas, en utilisant les mathématiques qui décrivent la chimie et enfin vérifier dans un cas réel. Elle adore se confronter à la difficulté du cas réel qui lui rappelle toujours que rien n’est jamais gagné. Son métier est différent tous les jours, avec ses surprises et ses déceptions. La routine n’existe pas, elle ne s’ennuie jamais.
- 8 mars : live sur le facebook de la ville de Montpellier (11h à 18h)
8 mars : live sur le facebook de la ville de Montpellier (11h à 18h) 8 mars 2021 Évènement en ligne Débats, visio-conférences, animations... Toute la journée, suivez une série de live sur la page Facebook de la Ville de Montpellier 11h – 11h30 : Prise de parole officielle Michaël Delafosse, Fatma Nakib et Stéphanie Canovas 11h30 - 11h50 : Lecture hommage à Gisèle Halimi 11h50 – 12h30 : Présentation des associations Marion Coutarel, Association Mixeuses solidaires et Association Club Zonta 13h05 - 14h : Annonce du palmarès et interview du concours Pocket Films 14h - 14h40 : Conférence avec l'association nationale "en avant toute" Ynaée Benaben, Marie-Clothilde Ramos-Ibanez et Léa Thuillier 14h45 - 15h55 : Présentation des associations Osez le féminisme 34, Nous toutes 34, Face à l'inceste, Association chèvre-feuille étoilé, Association France Victimes et Planning familial 15h55 - 16h45 : Conférence vers l'égalité professionnelle 2 initiatives locales publiques et privées (CIRAD & DELL) proposée par l'association Femmes & Sciences et l'Association ingénieurs et scientifiques de France Cindy Van Hyfte, Lisa Hellin 16h45 - 17h50 : Présentation des associations CIDFF : Centre d'Information Des Femmes et des Familles ; Citoyenne maintenant ; Association Cyclinks ; Association les Mécanas du Vieux Biclou ; Mouvement du Nid ; Amicale du Nid 18h : Conclusion Lien pour voir le programme détaillé et suivre l'évènement < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Parité Science a fêté ses 20 ans le 8 novembre 2022 à la Casemate.
Parité Science a fêté ses 20 ans le 8 novembre 2022 à la Casemate. De gauche à droite : Céline Ternon, présidente de Parité Science, Giovanna Fragneto, organisatrice et ex-présidente, Fairouz Malek, organisatrice et ex-présidente, Claudine Lacroix, ex-présidente, Mireille Lavagna, ex-présidente et actuelle secrétaire et Jacqueline Etay, ex-présidente. L’association Parité Science a fêté ses 20 ans le mardi 8 novembre à la Casemate à Grenoble ! Parité Science (APMST) a été créée en 2002 afin d’œuvrer pour une réelle égalité femmes/hommes dans les métiers scientifiques et techniques et pour inciter les jeunes, et particulièrement les filles, à s’engager dans des carrières scientifiques. Pour cet anniversaire, le programme a été varié : interventions de la directrice de la Casemate, d'Isabelle Vauglin, présidente de F&S, de responsables des institutions scientifiques grenobloises (UGA, Grenoble INP, CNRS, Innovative Giant et EPN Campus) et de représentants des communautés éducative et territoriale (Rectorat, Grenoble Alpes Métropole), conférences sur le thème des femmes et de la parité, table ronde pour discuter des progrès et des reculs de la parité dans ces 20 dernières années. L’après-midi s’est terminé par un buffet convivial pour fêter l’événement ! < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
- La Science se livre 92 : Femmes & Sciences du 1er au 15 Février 2025
La Science se livre 92 : Femmes & Sciences du 1er au 15 Février 2025 1 février 2025 15 février 2025 Département 92 Hauts-de-Seine Cette année 2025, le département 92 consacre sa 29ème édition de la Science se livre à la thématique Femmes & Sciences dans tous les lieux publics du département Femmes & Sciences est partenaire du département des Hauts de Seine depuis plus de 10 ans en tant que membre du jury qui désigne un livre scientifique pour adulte et un pour adolescent lors de la manifestation La Science se livre . L'attribution de ces prix est suivie d'un mois de Février dédié à des activités scientifiques en médiathèques, bibliothèques, mairies, établissements scolaires... Cette année 2025, la thématique choisie est Femmes & Sciences et donc notre association est particulièrement sollicitée pour bâtir un programme de qualité partout dans ce département. Nous sommes plus de 14 de notre association à proposer des conférences, témoignages, pièce de théatre, rencontres avec les collégiens dans différentes villes de ce département. Le programme est très riche et en partie à découvrir sur le site du département: https://www.hauts-de-seine.fr/lascienceselivre . © Hauts-de-Seine < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Inscription de noms de femmes scientifiques sur la Tour Eiffel ?
Inscription de noms de femmes scientifiques sur la Tour Eiffel ? 4 septembre 2025 Le rapport de la commission chargée de l'inscription de femmes scientifiques sur la Tour Eiffel sera remis à la Maire de Paris vendredi 5 septembre. Suite à la décision de la Maire de Paris de retenir le projet porté par Femmes & Sciences d’inscrire des noms de femmes scientifiques sur la Tour Eiffel, la commission chargée d’en étudier la réalisation a terminé ses travaux. Les recommandations figurant dans ce rapport seront dévoilées vendredi 5 septembre, lors de la remise officielle du rapport à Anne Hidalgo par Jean-François Martins , président de la SETE , et Isabelle Vauglin , vice-présidente de Femmes & Sciences. Alors, bientôt des noms de savantes sur la Tour Eiffel pour rejoindre les noms de savants choisis par Gustave Eiffel ? La réponse sous peu... Ce serait en tous cas un geste historique majeur ! Détails sur le projet et son avancée en cliquant ici © Isabelle Vauglin < Précédent Voir tout l'agenda Suivant >
- Alexandra Rézard
© Vincent Moncorgé Photothèque CNRS Association Femmes & Sciences Alexandra Rézard Technicienne de recherche « Ce qui m’épanouit, c’est de me sentir utile au bien commun. » Alexandra Rézard est technicienne de recherche au laboratoire M2iSH (Microbes Intestin Inflammation et Susceptibilité de l’Hôte, UMR 1071, Inserm/UCA) à l’Université Clermont Auvergne. Tombée amoureuse des sciences du vivant, elle met ses compétences au service des chercheurs et chercheuses pour mieux comprendre le rôle des bactéries dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Alexandra Rézard se souvient encore du jour où le monde du vivant s’est ouvert à elle. Il avait la forme d’un squelette anatomique et était peuplé de curieux noms latins : radius, cubitus… Elle est en CE1 et déjà très décidée : elle met le cap sur les sciences de la vie. En troisième, après un stage à Maisons‑Alfort, elle se voit déjà vétérinaire. Finalement, elle travaillera bien aux côtés des animaux, mais en tant qu’animalière de laboratoire. Elle veillera au confort des animaux élevés en laboratoire, à leurs conditions d’hébergement et aux soins qui leur sont prodigués. L’occasion de découvrir un autre monde tout aussi fascinant, celui de la recherche. Pendant quinze ans, elle assiste des équipes de biologistes, à l’hôpital Necker à Paris puis à Clermont-Ferrand. Elle travaille dans des domaines aussi variés que l’immunologie, le diabète et ce qui est, depuis 2018, sa nouvelle passion : le microbiote intestinal. Déjà concernée par les facéties de ses propres intestins, Alexandra Rézard a la fabuleuse opportunité d’orienter ses missions autour de cet organe sous-estimé au sein du laboratoire M2iSH (UMR 1071, Inserm/UCA). Là, elle apprend avec enthousiasme à connaître les habitants de son « deuxième cerveau », nommé ainsi car un vaste réseau de centaines de millions de neurones s’étend le long du tube digestif. Sa mission est d’apporter un soutien technique aux scientifiques et aux équipes de recherche. Préparation des échantillons, réalisation d’expériences… : sa contribution à la gestion du laboratoire est primordiale. Elle apporte ainsi sa pierre à l’édifice de l’étude de l’interaction entre les bactéries Escherichia coli, – associées aux maladies inflammatoires de l’intestin, notamment la maladie de Crohn – et les cellules de l’intestin. Quand elle évoque son sujet de recherche, Alexandra Rézard est intarissable : « Les bactéries sont des organismes unicellulaires microscopiques, qui font partie des premières formes de vie connues sur Terre, elles sont fascinantes car elles sont partout ! », s’enthousiasme-t-elle. « Sur nous, à l’intérieur de nous, dans notre environnement et surtout, il en existe des “bonnes” et des “mauvaises” et c’est de ce subtil équilibre que dépend notre état de santé général ». Ce que la jeune femme aime par-dessus tout, c’est jouer aux Experts dans le domaine de la biologie moléculaire : comme dans les séries télévisées, ses maîtres-mots sont « extraction d’ADN » et « génotypage par PCR » pour déterminer le profil génétique, non pas des humains, mais des souris ! Quand ses rongeurs sont bien identifiés, elle se préoccupe d’autres organismes bien plus microscopiques mais tout aussi vivants : les bactéries. Son rôle est alors de faire croître et se multiplier ces micro-organismes dans des milieux de culture spécifiques. En parallèle, Alexandra Rézard doit gérer les stocks, commander le matériel et les produits nécessaires à la réalisation de ces activités. Elle doit aussi se préoccuper du respect de l’environnement et de la santé d’autrui dans l’accomplissement de ses missions… sachant que dans un laboratoire, le tri des déchets n’est pas aussi simple qu’à la maison ! Pleine d’énergie, volontiers volubile, elle accompagne aussi les nouveaux membres du personnel et stagiaires dans la découverte du laboratoire de recherche, les forme aux techniques qu’elle maîtrise… « J’aime transmettre. Ce qui m’épanouit, c’est de me sentir utile au bien commun, de participer à mon niveau à la recherche médicale. »
- Tribune : Cessez de parler « d’autocensure »
Tribune : Cessez de parler « d’autocensure » Image générée par IA Cessez de parler « d’autocensure » : ce ne sont pas les femmes qui se taisent, ce sont les structures qui les réduisent au silence Parler d’autocensure pour expliquer la faible présence des femmes dans les espaces de pouvoir, de savoir ou de parole est devenu un réflexe, presque un lieu commun. Si elles ne s’expriment pas, c’est qu’elles n’oseraient pas. Si elles n’occupent pas certains postes, c’est qu’elles ne s’y projetteraient pas. Cette interprétation, aussi répandue que commode, occulte une réalité bien plus structurelle : ce ne sont pas les femmes qui choisissent de se taire, ce sont les institutions, les normes et les dynamiques de pouvoir qui les y contraignent. Des interprétations erronées qui déplacent la responsabilité Sous couvert d’objectivité, l’idée d’autocensure opère un glissement insidieux : elle fait porter aux femmes la responsabilité de leur propre invisibilisation. Comme si le problème n’était pas dans l’environnement, mais dans leur comportement, leur manque de confiance ou une prétendue réserve naturelle. Or, les recherches montrent que dans un climat inclusif et équitable, les femmes prennent la parole autant que les hommes. Ce n’est donc pas le courage qui leur manque, mais des conditions propices à l’écoute et à la reconnaissance. Lorsque les femmes hésitent à s’exprimer, à publier ou à postuler dans des secteurs historiquement masculins, est-ce vraiment par choix ? Ou s’agit-il d’une réponse rationnelle à un environnement où elles savent que leurs interventions risquent d’être minimisées, interrompues, voire reprises à leur compte par certains hommes qui s'en attribuent alors le mérite ? Parler d’autocensure dans ces cas-là, c’est ignorer les sanctions – explicites ou implicites – qui pèsent sur leurs prises de parole. Une parole toujours sous surveillance Le paradoxe est connu : quand les femmes parlent peu, on leur reproche leur silence ; quand elles s’expriment avec assurance, on les juge trop émotionnelles ou alors trop directes voire autoritaires. Ce double standard crée un climat où toute intervention devient un exercice d’équilibriste. Il faut parler – mais pas trop. S’imposer – mais sans heurter. Se faire entendre – tout en restant aimable. Dans le monde académique, cette tension est particulièrement manifeste. Les chercheuses sont moins sollicitées comme expertes, moins invitées dans les conférences, moins citées dans les publications. Et quand elles accèdent à la visibilité, elles doivent encore prouver leur légitimité, souvent davantage que leurs homologues masculins. Changer les mots pour changer le regard Le terme « autocensure » a l’apparence de la neutralité, mais il masque les rapports de force. Il invisibilise les mécanismes d’exclusion, le sexisme intériorisé, les normes implicites qui définissent qui a le droit de parler – et d’être écouté. Plutôt que d’enjoindre aux femmes de « prendre la parole », il est urgent d’agir sur les causes systémiques de leur invisibilisation. Cela suppose de : • Limiter les interruptions et le mansplaining dans les réunions ; • Assurer une représentation paritaire dans les comités et les organes décisionnels ; • Reconnaître et valoriser à égalité les contributions des femmes ; • Interroger les biais à l’œuvre sur la légitimité de celles et ceux qui s’expriment. Cesser de confondre la cause et la conséquence En définitive, ce que l’on nomme « autocensure » n’est bien souvent qu’une adaptation à des environnements où la parole des femmes est empêchée par des contextes sexistes et des dynamiques de pouvoir. Ce n’est pas aux femmes de « parler plus fort », mais aux institutions de créer les conditions d’un véritable accès à la parole, dans toute sa diversité. Changer les mots, c’est déjà commencer à changer le regard. Et ce changement de regard est indispensable pour ouvrir la voie à une transformation profonde en vue de l’égalité réelle entre femmes et hommes. C’est pourquoi il est temps de délaisser le mot « autocensure » pour nommer convenablement cette cause et parler dorénavant de censure sociale et institutionnelle . Version pdf de cette tribune : ICI < Précédent Voir toutes les actualités Suivant >
















