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Marlène Assié - Physicienne nucléaire

"Les atomes, je les cible en plein coeur"

Marlène Assié est physicienne, spécialisée dans la physique expérimentale, chargée de recherche au CNRS. Elle travaille au Laboratoire de physique des 2 infinis Irène Joliot-Curie (IJCLab - CNRS/ Université Paris-Saclay).

Très jeune, Marlène Assié regarde le ciel avec son grand-père en lui posant de nombreuses questions pour comprendre le fonctionnement des étoiles et la création de l’Univers. Animée par la curiosité, elle veut décrypter le monde qui l’entoure et s’oriente vers des études scientifiques.

Marlène termine une classe préparatoire en mathématiques avant de rejoindre l’Université où elle découvre la mécanique quantique. Cette rencontre décisive la convainc de persister dans les études de physique fondamentale. Après un stage d’été au CERN, elle décide de s’intéresser plutôt à l’infiniment petit et effectue une thèse mi-expérimentale mi-théorique en physique nucléaire. L’implication sans relâche des équipes de chercheurs et de techniciens avant et pendant l’expérience et l’excitation des premiers résultats lui permettent de faire son choix : elle sera physicienne expérimentatrice !

Après un post-doctorat en astrophysique nucléaire, Marlène Assié intègre le CNRS en 2009. Son travail de chercheuse consiste à imaginer et réaliser des expériences dans différentes installations mondiales, avec pour objectif d’étudier certains aspects des noyaux atomiques. Souvent les expériences durent une semaine et une importante collaboration internationale est sur le pont pendant cette période 24h sur 24. Ensuite, l’analyse des données débute pour extraire les résultats qui seront publiés.

Aujourd’hui les noyaux sont le terrain de jeu de Marlène Assié : elle les casse, leur rajoute des nucléons, les déforme pour extraire tous leurs secrets. Parfois, des phénomènes étonnants se produisent : certains noyaux gonflent leur taille artificiellement, d’autres forment des sortes de grumeaux. Et Marlène essaie de comprendre les mécanismes à l’origine de ces bizarreries.

En parallèle de ce travail, Marlène Assié développe les détecteurs et les dispositifs expérimentaux nécessaires à ses mesures. Une mission qu’elle mène au sein d’une collaboration internationale et avec l’aide des équipes d’ingénieurs du CNRS.