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« Comprendre la biologie végétale est fondamental pour améliorer la production et la protection des cultures [...] »

Hélène Bergès est directrice du Centre national de ressources génomiques végétales de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) à Toulouse.

Elle est docteure en génétique et biologie moléculaire de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier depuis 1995. Après sa thèse, Hélène Bergès a rejoint l’Inra au moment même où les technologies génomiques commençaient à émerger.

Comprendre la biologie végétale est fondamental pour améliorer la production et la protection des cultures face au changement climatique. Une meilleure connaissance des génomes des plantes aide à appréhender leurs comportements dans diverses conditions, comme les nombreux stress auxquels elles sont confrontées et permet d’anticiper leur évolution et leurs capacités d’adaptation. Chez les plantes, un grand nombre de caractères agronomiques sont associés à des variations génétiques dans des régions spécifiques de leur génome. Du fait de la complexité en taille et en éléments répétés des génomes végétaux, il est nécessaire de développer des approches génomiques innovantes qui vont permettre de caractériser des régions génomiques responsables de caractères d’intérêt agronomiques et qui peuvent être majeurs pour comprendre un comportement.

C’est pour répondre à ces attentes dans le domaine de la génomique que l’Inra a confié à Hélène Bergès en 2003 la création du Centre national de ressources génomiques végétales (CNRGV). Dans le cadre de collaborations avec des laboratoires publics et privés du monde entier, ce centre joue un rôle clef sur la scène internationale, menant une grande variété de projets de recherche allant de l’acquisition de connaissances fondamentales sur le contenu en ADN à la caractérisation de gènes codant pour différentes propriétés importantes sur le plan agronomique tels que le rendement végétal, la qualité gustative, la résistance aux maladies, entre autres. Le centre gère aujourd’hui plus de 20 millions d’échantillons de fragments de génomes parmi plus de 27 espèces sauvages et cultivées, comme Arabidopsis, la luzerne, le tournesol, la canne à sucre, le colza, le piment, le maïs…

Grâce à son travail, Hélène Bergès contribue à décrypter la complexité des génomes des plantes et notamment à étudier les mécanismes permettant aux plantes de s’adapter à l’environnement. Hélène Bergès est membre de divers consortia internationaux et considérée comme une experte de référence dans le domaine des ressources génomiques au niveau national et international. Elle est également membre du conseil scientifique de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Enfin, elle a été distinguée par les Lauriers de l’Inra en 2012.