Cette charte avait été discutée entre la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’industrie et des finances Agnes Pannier-Runacher, des fabricants de jouets, des distributeurs, l’union des marques , le CSA et des associations, dont Femmes et Sciences représentée par Véronique Ezratti, Elles Bougent, Famille de France, le Jeu pour tous, Pépite sexiste (sur le web), et Women in Toys.

Le 24 septembre, dans une salle du ministère une trentaine de personnes étaient présentes, et dans une ambiance conviviale, chaque partenaire s’est d’abord présenté en 2mn. Véronique étant indisponible, j’ai représenté Femmes et Sciences à sa demande, en rappelant la phrase de Françoise Vouillot à notre colloque qui décrivait bien les raisons de l’élaboration de cette charte-merci à Valérie Archambault de nous l’avoir rappelée- :  

« Les psychologues qui ont étudié l’influence des jouets dans le développement des enfants, et en particulier la question des jouets des filles et des garçons, montrent que les jouets-type garçon ont la particularité d’être des jouets en kit – le Meccano de nos grands-pères – où il faut, à partir d’éléments, imaginer un objet en trois dimensions et le réaliser. Cela crée dans le cerveau des connexions neuronales qui vont permettre le développement de compétences en représentation dans l’espace, compétences qui vont être sollicitées dans certaines matières scolaires et dans certains métiers. Il ne faut pas en priver les filles si on veut qu’ensuite elles puissent envisager de faire de la technologie.

Les jouets type-fille sont au contraire des jouets « prêts à jouer », avec une sollicitation différente. Ces jouets sont en lien avec l’humain : les bébés, la sphère domestique, le soin aux autres… Ils développent la fonction symbolique, qui est quelque chose d’important chez les humains. Il ne faut pas en priver les garçons, car ainsi plus tard, ils trouveront normal de s’intéresser aux bébés, aux soins à la personne, à la sphère domestique... »

J’ai pu constater que Françoise Vouillot était reconnue et appréciée par de nombreux partenaires.

La signature s’est passée dans une atmosphère très conviviale, tous les partenaires montrant leur bonne volonté pour arriver à atteindre l’objectif de ne pas faire d’erreurs dans la présentation, la dénomination, l’exposition des jouets dans les catalogues et faire en sorte que les progrès soient mesurables d’une année sur l’autre. Cependant la suite à donner à cette charte n’a pas été précisée. La ministre souhaite demander à l’un de ses collaborateurs de suivre cette affaire.

La presse était assez nombreuse : BFM, France inter, M6-RTL et elle s’est intéressée à tous les partenaires, en particulier à la grande entreprise de jouets Mattel qui présentait ses poupées Barbie « neutres » : astronaute, pompière, footballeuse. Ces poupées sont déjà dans certains magasins de jouets.