Catherine Picart a obtenu le 15 octobre 2019 le Prix Emilia Valori de l’Académie des Sciences. Ce Prix pour l’application des sciences, est attribué à un chercheur ou une chercheuse ayant apporté une contribution significative dans un domaine susceptible d’avoir des applications technologiques dans les disciplines relevant de la division des sciences chimiques, biologiques et médicales et leurs applications.

Catherine, âgée de 47 ans, est  ingénieure diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de Physique de Grenoble, docteure de l’Université Joseph Fourier (1997), en séjour post-doctoral en 1998 à l’Université de Pennsylvanie «UPenn». Elle a été de 1998 à 2004 maîtresse de conférences à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, puis professeure dans le Département Biologie et Santé de l’Université de Montpellier. Depuis 2008, elle est professeure à l’Institut Polytechnique de Grenoble (Grenoble INP) enseignante à l‘Ecole Nationale de Physique, Electronique et Matériaux (Phelma) et Chercheure au Laboratoire des Matériaux et du Génie Physique (INP et CNRS), en délégation à l’Institut Universitaire de France pour la période 2016-2021. En 2016, elle a été professeure invitée au Département d’Ingénierie Biomédicale de l’Université de Boston durant un semestre, séjour soutenu par la Commission franco-américaine Fulbright.  Depuis le 1er septembre 2019, elle est en détachement à la Direction de la Recherche Fondamentale du CEA où elle vient de prendre la direction du Département Santé de l’Institut de Recherches Interdisciplinaires de Grenoble (IRIG).

Elle est biophysicienne et est internationalement reconnue dans le domaine des biomatériaux et de l’ingénierie de tissus humains pour ses travaux sur les surfaces bioactives et leurs applications biomédicales.  Ses travaux l’ont notamment conduite à développer des projets de recherche collaboratifs avec des biochimistes et des biologistes pour décortiquer des mécanismes  physiologiques et pathologiques (cancer) se produisant dans les cellules et tissus humains, et avec des cliniciens pour développer de nouveaux biomatériaux pour réparer les os. Elle a récemment développé un système robotisé pour déposer des films de polyélectrolytes bioactifs dans des plaques de culture cellulaire, ce qui permet de faire des tests cellulaires in vitro à haut débit.

Ses travaux ont été en grande partie réalisés dans le cadre d’un projet européen ERC-Consolidating Grant et de trois projets ERC-Proof-of-Concept dérivés du projet initial.

Elle a reçu la  Médaille d’argent du CNRS (2016) et a été nommée Chevalier de l’Ordre National du Mérite (2012).